Wilhelm Steinitz

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Wilhelm Steinitz

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Wilhelm Steinitz

Naissance
Prague, Empire d'Autriche
Décès (à 64 ans)
New York
Nationalité Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Joueur d'échecs
Distinctions
Champion du monde d'échecs

Wilhelm Steinitz ( à Prague, Empire d'Autriche - à New York) est un joueur d'échecs autrichien, naturalisé américain en 1888 (à cette occasion il changea officiellement son prénom en William). Il a été le premier champion du monde officiel des échecs de 1886 à 1894, et a, le premier, étudié scientifiquement le jeu d'échecs pour en dégager les règles de stratégie. À ce titre, il est considéré comme le père des échecs modernes.

Premiers succès (1859-1883)[modifier | modifier le code]

Débuts aux échecs[modifier | modifier le code]

Steinitz naquit à Prague en 1836, un an avant le champion américain Paul Morphy. Morphy, qui avait achevé une tournée triomphale en Europe en 1858, retourna aux États-Unis en 1859 et cessa de disputer des matchs et des tournois à partir de 1860. Steinitz débuta sa carrière aux échecs à Vienne en 1859. Lors des championnats de Vienne, en 1859 et 1860, il termina troisième puis deuxième avant de remporter le tournoi en 1861.

Installation en Angleterre (1862)[modifier | modifier le code]

Steinitz, au début de sa carrière, était connu en raison de ses combinaisons brillantes. Son apparition sur la scène échiquéenne europeéenne remonte à son arrivée à Londres en 1862 où il termina sixième du tournoi organisé à l'occasion de l'exposition universelle de 1862.

Match contre Anderssen (1866)[modifier | modifier le code]

Steinitz en 1866

Steinitz battit en 1866 le vainqueur du tournoi de Londres 1862, l'Allemand Adolf Anderssen dans un match à Londres (+8 -6). Il fut alors considéré comme un des meilleurs joueurs du monde (après la retraite de Paul Morphy en 1860). Sa supériorité concernait surtout les matchs. Sa domination ne s'étendait pas à tous les tournois toute rondes où chaque joueur affrontait une fois chacun de ses adversaires. Dans les tournois, Steinitz termina troisième lors du tournoi de Paris 1867, remporté par Kolisch devant Winawer et deuxième du tournoi de Dundee la même année. Il fut devancé en 1870 par Anderssen lors du tournoi de Baden-Baden.

Victoires aux tournois de Londres 1872 et Vienne 1873[modifier | modifier le code]

Ses victoires aux tournois de Londres en 1872 (devant Blackburne et Zukertort) et à Vienne en 1873 (vainqueur du départage contre Blackburne) et son succès écrasant contre Blackburne par 7 victoires à 0 (sans nulle) en 1876, affirment clairement la suprématie de Steinitz dans les années 1870, notamment sur Anderssen.

Victoire au tournoi de Vienne 1882[modifier | modifier le code]

De 1874 à 1881, Steinitz se consacra à la rédaction des articles d'échecs dans (en)« The Field ». En 1882, suite à un désaccord avec le rédacteur de « The Field », il reprit la compétition et fut invité au tournoi du 25e anniversaire du club de Vienne qu'il remporta à égalité avec Winawer.

Article détaillé : Tournoi d'échecs de Londres 1883.

Steinitz fut devancé de trois points par Johannes Zukertort lors du tournoi de Londres en 1883.

Premier champion du monde du jeu d'échecs[modifier | modifier le code]

Installation aux États-Unis (1883)[modifier | modifier le code]

Page couverture du International Chess Magazine, vol. 4, 1888, éd. William Steinitz.

Steinitz s'expatria aux États-Unis en 1883 pour y fonder le magazine (en) The International Chess Magazine. Pendant plusieurs années, de 1885 à 1891, il y exposa le fruit de ses recherches d'une grande rigueur il considérait le roi comme étant une pièce offensive puissante surtout lorsqu'il y a peu de matériel sur l'échiquier.Le grand champion Reuben Fine disait exactement la même chose avec raison.

Match contre Zukertort (1886)[modifier | modifier le code]

Steinitz en 1886

comme

Steinitz fut le premier champion du monde officiel d'échecs en 1886 en battant Johannes Zukertort par 10 victoires à 5 (et 5 nulles). À cette époque, le champion choisissait son challenger et un match en plusieurs parties avait lieu.

Matchs contre Tchigorine et Gunsberg (1889-1892)[modifier | modifier le code]

Pour défendre son titre, Steintiz choisit comme adversaire le Russe Mikhail Tchigorine qu'il battit en 1889 à La Havane : 10 victoires à 7 et une nulle. Peu après, il refusa les propositions de match de James Mason et de Henry Bird dont les résultats étaient insuffisants. En 1890, le Hongrois Isidor Gunsberg, qui avait remporté les tournois de Hambourg 1885 et de Bradford 1888 ainsi qu'un match contre Blackburne en 1887, fit match nul contre Tchigorine à La Havane. Steinitz accepta de l'affronter mais gagna difficilement le match du 9 décembre 1890 au 20 janvier 1891 : six victoires à quatre et neuf parties nulles. La même année (1891), il perdit un match par câble contre Tchigorine : 0 à 2. L'enjeu de ce match par câble était de 750 dollars américains que Steinitz dut débourser. Pour compenser cette perte il accepta un match revanche contre Tchigorine en 1892. Il gagna ce match de justesse avec 10 victoires à 8 et 4 nulles.

Matchs contre Emanuel Lasker (1894-1897)[modifier | modifier le code]

Steinitz perdit son titre en 1894 face à Emanuel Lasker par 5 victoires à 10 et 4 nulles et le match revanche, disputé en 1896, fut une défaite écrasante pour l'ancien champion du monde.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Steinitz revint en Europe disputer des tournois après son échec lors du match contre Lasker. Les derniers tournois disputés virent le déclin de plus en plus marquant de Steinitz au fil des années. Il était capable de remporter des victoires brillantes, fruit de l'application de sa conception du jeu, mais les forces physiques lui faisaient de plus en plus défaut. Ainsi lors du tournoi de Londres en 1899, il finit pour la première fois de sa vie hors de la liste des récompensés. Il repartit pour New York où il erra dans les jardins de la ville et mourut dans la plus grande pauvreté.

Le père de la stratégie moderne[modifier | modifier le code]

Wilhelm Steinitz a approfondi les thèses de Philidor sur les pions et leur structure. Il en vint à considérer le jeu d'échecs comme une activité se prêtant à une étude scientifique. Se basant sur ses études, il devint un spécialiste des gains de pions qu'il transformait en victoire en finale.

Wilhelm Steinitz

Son étude et son jeu marquèrent la fin du style du jeu « attaque à outrance » qui ne respectait pas les règles stratégiques saines. Si le mat était le but, il n'était pas le seul de la partie. Steinitz a théorisé tout un système de jeu, rassemblant un ensemble de critères pour évaluer une position et ainsi définir les objectifs, le plan à adopter, etc. L'attaque n'était plus seulement le fruit d'une inspiration brillante mais aussi la motivation pour exploiter les faiblesses de la position de l'adversaire. Son jeu défensif était souvent supérieur à celui des joueurs qui recherchaient activement une attaque de mat flamboyante. Steinitz était cependant capable de combinaisons géniales comme le montre sa partie contre Von Bardeleben en 1895.

Contributions à la théorie des ouvertures[modifier | modifier le code]

Steinitz a laissé également son nom à plusieurs variantes d'ouvertures.

  • Dans la partie espagnole : 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 d6 et 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 d6 (défense Steinitz différée).
  • Dans la défense française : 1.e4 e6 2.d4 d5 3.Cc3 Cf6 4.e5 Cfd7.

Il a même laissé son nom à un gambit réputé douteux dans la partie viennoise : 1.e4 e5 2.Cc3 Cc6 3.f4 exf4 4.d4 ?! Dh4+ 5.Re2 dans lequel il estime que le roi peut se défendre lui-même pourvu que les Blancs conservent leur suprématie centrale.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Sources :

  • (fr) Les champions du monde de Morphy à Alekhine, ed. Grasset, 1984
  • (en) : fiche de Steinitz sur le site edochess[1]

1859-1866 : premiers succès à Vienne et à Londres[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à sixième
1859 Championnat de Vienne (3e)
(victoire de Carl Hamppe devant Eduard Jenay)
1860 (Vienne) Matchs amicaux
contre Max Lange (3-0), contre Jenay (2 à 2),
contre Reiner (3-0) et contre Strauss (3-0)
Championnat de Vienne (2e après Hamppe)
1861 Championnat de Vienne : 30 / 31 (+30 -1 =0)
1862 Championnat de Londres : 7 / 7

(Londres) Match contre Dubois : 5,5–3,5 (+5 –3 =1)
Tournoi de Londres (6e) : 8 / 13[2] (+8[3] –5 =3)
(tournoi remporté par Anderssen : 12 / 13,
devant Paulsen, Owen, MacDonnell et Dubois)
(Londres) Match amical contre Anderssen : +1 –2
1862-1863 : (Londres) Match contre Blackburne : 8–2 (+7 -1 =2)
1863 (Londres) Match contre Deacon : 5,5–1,5 (+5 -1 =1)
Match contre Augustus Mongredien : 7–0
Match contre Owen[4] : 5,5–1,5 (+5 –1 =1)
1863-1864 : (Londres) Match contre Green : 8–1 (+7 =2)
1865 (Londres) Match contre James Robey : +4 –1
Tournoi de Dublin : 4 / 4 (+4 =1) (devant MacDonnell)
1865-1866 :
match à handicap contre De Vere
(Londres) : 4-8 (+3 –7 =2)
1866 (Londres) Match contre Anderssen : + 8 –6
Tournoi à handicap de Londres : 8 / 9 (+8 =3)
(Londres) Match contre Bird : 9,5–7,5 (+7 –5 =5)

1867-1883 : tournois et matchs disputés en Europe[modifier | modifier le code]

Johannes Zukertort, le rival de Steinitz en 1880
Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième ou troisième
1867 (Dundee) Match à handicap contre Fraser : 7,5–1,5 (+7 –1 =1)

(Dundee) Match contre Fraser : 4–2 (+3 -1 =2)

Tournoi à handicap de Dundee : 3 / 3 (ex æquo avec Fraser[5])
Tournoi de Paris (3e) : 18[6] (+18 -3 =3)
(victoire de Kolisch devant Winawer)

Tournoi de Dundee (2e) : 7 / 9 (+7 –2)
(victoire de Neumann : 7,5 / 9)
1868-1869 : tournoi à handicap de Londres : 5 / 5
1870 (Londres) Match contre Blackburne : 5,5–0,5 ou[7] 1,5–0,5

Tournoi de Baden-Baden (2e) : 10,5 / 16 (+11[8] -4 =3)
(tournoi remporté par Anderssen)
1871-1872 : tournoi à handicap du club de la cité de Londres : 12 / 12
1872 Grand tournoi de Londres[9] : 7 / 7 (+7 =1)
(deuxième congrès de la fédération britannique)
(devant Blackburne, Zukertort, MacDonnell et De Vere)
(Londres) Match contre Zukertort : 9–3 (+7 –1 =4)
1872-1874 : match par télégraphe Londres - Vienne : 1,5–0,5
Tournoi à handicap de Londres[10] : +1 -1 =2[11]
(éliminé au second tour par Zukertort)
1873 (Londres) Match à handicap[12] contre Huttley  : 2-0
Tournoi de Vienne (ex æquo avec Blackburne)
(Vienne) : 10 / 11 (20,5 / 25, +18 −2 =5)
(Vienne) Match de départage contre Blackburne : 2-0
1876 (Londres) Match contre Blackburne : 7-0
De 1874 à 1881, mis à part le match contre Blackburne, Steinitz ne disputa aucune partie de compétition[13].
1882 Tournoi de Vienne (ex æquo avec Winawer)
(Vienne) : 24 / 34 (+20 –6 =8)
(Vienne) Match de départage contre Winawer : +1 –1
1883 Tournoi de Londres (2e) : 19 / 26 (+19 –7 =7)
(tournoi remporté par Zukertort : 22 / 26)

1882-1894 : championnats du monde et matchs disputés en Amérique[modifier | modifier le code]

En 1882, après sa victoire au tournoi de Vienne, Steinitz reçut une invitation pour venir jouer en Amérique. En 1883, après le tournoi de Londres, Steinitz émigra aux États-Unis. Il s'installa d'abord à Philadelphie, puis à New York, et pendant dix ans, de 1884 à 1894, ne disputa que des matches. En 1885, il créa son propre magazine : le « International Chess Magazine » qui fut pendant longtemps déficitaire avant que Steinitz ne mette fin à sa publication après sept années, en 1891.

Steinitz à La Nouvelle-Orléans en 1883
Zukertort et Steinitz en 1886
Match contre Emanuel Lasker en 1894
Année Matches gagnés Matches perdus
1882 Matchs exhibition
(Philadelphie) Matchs contre Martinez : 7-0 et 4,5–2,5 (+3 –1 =3)
(Baltimore) Match contre Sellman : 3,5–1,5 (+2 -0 =3)
1882-1883 (Philadelphie) : match contre Elson : 2–1
1883 Matchs exhibition
(New York) Match contre Delmar : 1-0
(New York) Match contre Mackenzie : 3,5–1,5 (+3 –1 =1)
(La Havane) Match contre Golmayo : 8,5–0,5 (+8 –1 =1)
(Philadelphie) Match contre Martinez : 10—1 (+9 –0 =2)
(New York) Match exhibition
contre Teed : 0-1
En 1883, Steinitz termina deuxième du tournoi de Londres (derrière Zukertort) puis partit s'installer aux États-Unis.
1885 (Baltimore) Match contre Alexander Sellman : 3-0
1886 Championnat du monde contre Zukertort
(New York, Saint Louis, Nouvelle Orleans) : 12,5–7,5 (+10 –5 =5)
1888 (La Havane) Matchs exhibition
Matchs contre Golmayo (5-0 et 4-0), contre Ponce (4-1 et 2-0)
et contre Vasquez (5-0 et 2-0)
Matchs à handicap contre Lopez (0-1 et 5-4)
1889 (La Havane) Match contre V. Carvayal : 4-1
Championnat du monde contre Tchigorine
(La Havane) : 10,5–6,5 (+10 -6 =1)
1890

1891
décembre 1890 - janvier 1891 :
Championnat du monde contre Gunsberg
(New York) : 10,5–8,5 (+6 -4 =9)
octobre 1890 et mars 1891 :
match par cable contre Tchigorine : 0-2
1892 Championnat du monde contre Tchigorine
(La Havane) : 12,5–10,5 (+10 -8 =5)
1894 (New York) Match contre Etlinger : 10-0 Championnat du monde contre Lasker
(New York, Philadelphie, Montreal)
Steinitz-Lasker : 7–12 (+5 -10 =4)

1894-1899 : retour en Europe[modifier | modifier le code]

Après la défaite contre Lasker au printemps 1894, Steinitz disputa son premier tournoi depuis celui de Londres en 1883. À l'automne 1894, il prit part au championnat de New York. L'année suivante, il revint pour la première fois en Europe depuis son départ en 1883.

Tournoi d'Hastings 1895
Tournoi de Nuremberg en 1896
Tournoi de Vienne en 1898
Année Vainqueur Deuxième à dixième
1894 Championnat de New York : 8,5 / 10 (+8 –1 =1)
1895 Tournoi d'Hastings (5e) : 13 / 21 (+11 -6 =4)
(victoire de Pillsbury devant Tchigorine, Lasker et Tarrasch)
1895-1896 Saint-Pétersbourg (2e) : 9,5 / 18 (+7 –6 =5)
(tournoi quadrangulaire à 6 tours remporté par Lasker)
1896 (Rostov sur le Don)
Match contre Schiffers : 6,5 – 4,5 (+6 -4 =1)
Nuremberg (6e) : 11 / 18 (+10 -6 =2)
(tournoi remporté par Lasker
devant Maroczy, Pillsbury, Tarrasch et Janowski)
1897 New York (ex æquo avec S. Lipschütz)
(Thousand Island) : 2,5 / 4 (+2 –1 =1)
(New York) Départage contre S. Lipschütz : 1-1
1896-1897 : Championnat du monde contre Lasker
(Moscou) : 4,5 – 12,5 (+2 -10 =5)

1898 Vienne (4e) : 23,5 / 36 (+18 -7 =11)
(victoire de Tarrasch devant Pillsbury et Janowski)
Cologne (5e) : 9,5 / 15 (+8 –4 =3)
(victoire de Burn devant Charousek, Cohn et Tchigorine)
1899 Londres (10e-11e) : 11,5 / 27 (+8 -12 =7)
(victoire de Lasker devant Pillsbury, Maroczy, Janowski
suivis de Schlechter, Blackburne et Tchigorine)

Parties remarquables[modifier | modifier le code]

Quatrième partie du match Steinitz-Tchigorine, 1892[modifier | modifier le code]

Steinitz-Tchigorine, Championnat du Monde, La Havane, 1892, le coup 20. Df1, préparant 25. Dh1+, est d'une profondeur stratégique remarquable.

Steinitz - von Bardeleben, 1895[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gedeon Barcza, Laszlo Alfody et Jeno Kapu, Les Champions du monde du jeu d'échecs, tome 1, De Morphy à Alekhine, Grasset et Fasquelle, 1985. ISBN 2-246-33411-X
  • Charles Devidé, William Steinitz selected Chess Games, Dover, 1974

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Steinitz sur edochess.
  2. Les nulles ne comptaient pas et devaient être rejouées jusqu'à ce qu'un des joueurs l'emporte.
  3. Dont deux victoires par forfait.
  4. Les champions du monde de Morphy à Alekhine, page 117
  5. Steinitz et Fraser marquèrent 3 points sur 3 et partagèrent la première place en ne disputant pas leur partie de la dernière ronde.
  6. Les nulles comptaient comme zéro
  7. Kurt Landsberger, William Steinitz, Chess Champion, Mc Farland, 1993, p. 406
  8. Inclut deux victoires contre Stern qui se retira du tournoi.
  9. Les nulles ne comptaient pas et étaient rejouées.
  10. Finale disputée entre Thorold et Whisker.
  11. Kurt Landsberger, William Steinitz, Chess Champion, Mc Farland, 1993, p. 405
  12. Match entre le club de la cité de Londres et le club de Bermondsey.
  13. William Steinitz selected games donne deux parties jouées en 1880 et 1881 où les adversaires de Steinitz jouaient en consultation.
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1886–1894
Emanuel Lasker