Thiraucourt

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Thiraucourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Mirecourt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mirecourt
Maire
Mandat
Ervé Perrin
2014-2020
Code postal 88500
Code commune 88469
Démographie
Gentilé Thiraucurtien(ne)s
Population
municipale
104 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 35″ N 6° 04′ 24″ E / 48.2930555556, 6.0733333333348° 17′ 35″ Nord 6° 04′ 24″ Est / 48.2930555556, 6.07333333333  
Altitude 296 m (min. : 283 m) (max. : 388 m)
Superficie 3,02 km2
Localisation

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Thiraucourt

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Thiraucourt

Thiraucourt est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Thiraucurtiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Thiraucourt ; en arrière-plan, Domvallier.

Thiraucourt fait partie du canton de Mirecourt. Le village a trouvé refuge dans la petite vallée du val d’Arol, un peu à l’écart des principaux axes routiers.

De nombreux vergers, haies, bosquets, bois composent le paysage, offrent ainsi à ce petit village un cadre naturel riche et varié. Sur le haut du talus les fruitiers dominent largement la végétation, tandis que la partie basse (293 m) de la vallée du Val d’Arol est composée d’arbres majestueux et de prairies offrant quelques jolies variétés d’orchidées.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est en 1180 qu’apparaît pour la première fois le nom du village de Thiraucourt, orthographié à l’époque Tirocourt.

La haute justice de la commune de Thiraucourt appartenait au duc de Lorraine. Le curé avait quelques droits dans la seigneurie. Un fief fut érigé à Thiraucourt le 12 juillet 1736. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on trouve comme coseigneurs de Thiraucourt, François Violet de Saint-Victor, major au régiment de Chartres, dont la veuve, Élisabeth de Genter, décédée à 83 ans, en 1767, est inhumée à l’entrée du chœur de l’église, puis Balthazard de Saint-Victor qui vendit à la veille de la Révolution tout ce qu’il possédait à Thiraucourt à la famille de Bassompierre[1].

Au spirituel, la paroisse de Thiraucourt était à la collation de la dame secrète du chapitre de Remiremont. Le curé percevait la totalité des dîmes et devait chaque année aux seigneurs du val d’Harol un résal de blé et autant d’avoine. L’église, dédiée à saint Lambert, a été reconstruite au XVIIIe siècle.

Au plan de la géographie historique, Thiraucourt faisait, sous l’Ancien Régime, partie de la petite circonscription du val d’Arol, au bailliage de Mirecourt. L’église relevait du diocèse de Toul, doyenné de Porsas.

En 1789, peu concerné par les troubles de la Révolution, le village vit en autarcie. On sait que le Chevalier Balthazard de Saint-Victor résidait au château qui s’écroula et permit aux habitants de consolider et d’agrandir leurs maisons. Le chevalier mourut ruiné laissant derrière lui deux filles qui vécurent cloîtrées dans une chaumière du village.

Une ordonnance du 27 juillet 1832 a distrait du territoire de Thiraucourt, pour le rattacher à celui de Remicourt, le lieudit « Le Queniot de Remiremont ».

La mairie et l’école ont été construites en 1842. Le village très rural ne connaît pas beaucoup de changement à travers les années. Sa population n’est pas très élevée et le nombre de ses ruraux ne cessera de décroître.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Ervé Perrin    
mars 2001 mars 2008 Daniel Terel (né en 1946) DIV Directeur de société
juin 1995 mars 2001 Gérard Delignon PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
107 139 161 169 177 190 214 210 188
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
187 184 184 186 173 166 142 153 160
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
134 102 96 82 86 89 102 90 77
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
80 94 93 89 96 104 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Thiraucourt est connu dans les environs pour son maréchal-ferrant dans les années 1960. En effet, Léon Barthélémy est réputé pour son art de faire dans le ferrage des chevaux de trait de tous les agriculteurs de la région. C'est chez lui qu'est venu un riche propriétaire terrien de Vittel faire poser aux sabots de ses deux plus beaux chevaux des fers à cheval en or massif. Léon Barthélémy dut acheter des lingots d'or qu'il transforma en fer à cheval pour poser aux sabots de ces bêtes. Ces dernières, désormais, avaient une valeur inestimable ![réf. nécessaire]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011