Suffren (croiseur)

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Suffren
Image illustrative de l'article Suffren (croiseur)
Le Suffren dans le port de Toulon le 21 septembre 1945.

Autres noms Océan
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Lancement 3 mai 1927
Armé 4 avril 1926
Statut Retiré du service le 1er octobre 1947
Caractéristiques techniques
Type Croiseur
Longueur 194 mètres
Maître-bau 9,1 m
Tirant d'eau 6,35 m
Déplacement 10 000 tonnes Washington
12 780 à pleine charge.
Propulsion 3 turbines,
9 chaudières Guyot
Puissance 90 000 ch
Vitesse 31 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage coque 60 millimètres
pont 25 millimètres
tourelles 30 millimètres.
Armement 8 canons de 203 mm calibre 50
8 canons anti-aériens de 90mm calibre 55
8 canons anti-aériens de 37 mm
12 mitrailleuses de 13,2 mm calibre AA
6 tubes à torpilles de 550 mm
Aéronefs 2 hydravions Loire-Nieuport 130, 2 catapultes
Rayon d'action 4500 miles à 15 nœuds
Autres caractéristiques
Équipage 773 hommes

Le Suffren était un croiseur lourd de classe Suffren, ayant servi dans la Marine nationale française. Il fut, comme beaucoup d'autres navires avant lui, nommé en l'honneur de l'amiral Pierre André de Suffren.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début du mois de juin 1940, les croiseurs Suffren, Duquesne, Tourville et Duguay-Trouin ainsi que trois contre-torpilleurs participent à l'opération Vado en représailles contre l'Italie qui a déclaré la guerre à la France le 10 juin 1940. Plus tard en juin, le Suffren participa à une opération commune avec la Royal Navy — la dernière avant l'Armistice.

Lors de l'Armistice de 1940, le Suffren se trouvait à Alexandrie, en Égypte, en compagnie d'autres navires de guerre français. Contrairement à la situation à Mers el-Kébir, les amiraux britanniques et français, Cunningham et Godfroy, parvinrent à s'entendre. Le Suffren fut placé sous contrôle britannique le 3 juillet 1940, son mazout et ses munitions débarqués. Il rejoignit le camp allié et fut réarmé le 30 mai 1943.

Le 17 juillet 1943, le Suffren porta secours aux survivants du Ville de Canton, torpillé au large de Beira, Mozambique.

Une désinformation prétend que le croiseur a bombardé la ville de Haiphong en Indochine française en 1946, mais seuls 3 avisos ont participé à cette opération[1].

Il a été déclassé le 1er octobre 1947, devenu ponton école, il prit le nom d’Océan. Durant cette époque, il a servi d'école d'armes pour la formation de canonniers puis de missiliers, jusqu'à l'ouverture du centre d'instruction naval (CIN) de Saint-Mandrier en 1971. C'est un des derniers bâtiments français où les marins dormaient encore dans des hamacs car il n'était pas équipé de couchettes. Quatre chaloupes pour le transport des élèves de l'école, communément appelées « barcasses », constituaient sa drôme. Seul un groupe électrogène de secours fonctionnait, le chauffage étant assuré par un « chaland chauffeur » accosté au ponton.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Maurice Vaïsse, L'Armée française dans la guerre d'Indochine (1946-1954) : Adaptation ou inadaptation, 2000, p. 276

Articles connexes[modifier | modifier le code]