René-Émile Godfroy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Officier général francais 3 etoiles.svg René-Émile Godfroy
Naissance 10 janvier 1885
Paris, 16e
Décès 16 janvier 1981 (à 96 ans)
à Fréjus
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Grade Vice-amiral
Années de service 1901 – 1943
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Commandement Force X

René-Émile Godfroy, né le 10 janvier 1885 dans le 16e arrondissement de Paris et mort le 16 janvier 1981 à Fréjus[1]) est un officier de marine français. Il termine sa carrière avec le grade de vice-amiral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre à l'École navale en octobre 1901[2] et sert sur différents navires avant de participer à la seconde expédition Charcot, visant à explorer la côte de l'Antarctique en 1908[2]. Il effectue la Première Guerre mondiale avec le grade de lieutenant de vaisseau[2] et en 1921, il est promu capitaine de corvette[2]. Contre-amiral en 1936[2], il est nommé commandant de la Force X en Méditerranée en avril 1940[2]. Il est nommé vice-amiral le 19 juin 1940[2].

En juin 1940, la Force X est stationnée à Alexandrie. Le 3 juillet, Churchill, craignant que la flotte française tombe un jour ou l'autre aux mains des Allemands, lance l'opération Catapult. Celle-ci consiste à s'emparer des navires français se trouvant dans les ports britanniques et à neutraliser ceux qui se trouvent dans les ports de l'Empire français, au besoin par la force, comme ce fut le cas à Mers el-Kébir.

À Alexandrie, Godfroy reçoit un ultimatum mais négocie avec son beau-frère, l'amiral britannique Andrew Cunningham, l'internement pacifique de son escadre, conduisant à un accord le 7 juillet. Les Français acceptent de vider leurs soutes à mazout et retirer les mécanismes de tir de leurs canons, en échange de quoi les navires restent sous le contrôle de Godfroy. Cunningham promet de rapatrier les équipages.

L'amiral Godfroy attend jusqu'au 31 mai 1943 pour se mettre, avec sa flotte, sous les ordres du gouvernement d'Alger, au moment où se met difficilement en place le Comité français de la Libération nationale. Favorable au général Giraud, il est écarté de tout commandement par les partisans de De Gaulle au sein du CFLN et mis à la retraite d’office par décret du 10 décembre 1943[2], décret qui est annulé par le Conseil d’État en avril 1955[2].

Il est l'auteur de L’Aventure de la force X (escadre française de la Méditerranée orientale) à Alexandrie, Plon, Paris, 1953.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GO ribbon.svg Palmes academiques Officier ribbon.svg Ordre du Merite maritime Chevalier ribbon.svg
Medaille commemorative des Dardanelles ribbon.svg Medaille commemorative de Syrie-Cilicie (Levant) ribbon.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 16/45/1885 (acte du 12 janvier 1885 précisant « né le 10 janvier courant ») ; avec mention marginale du décès.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j [PDF] Service historique de la marine – Inventaire semi-analytique des archives orales – V.A René Godfroy (Fonds R. Chalmers Hood III), p. 57-61, sur le site servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]