Shridath Ramphal

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Sir Shridath Surendranath "Sonny" Ramphal, né le 3 octobre 1928 à la Nouvelle-Amsterdam en Guyane britannique, est un ancien barrister (avocat) et homme politique guyanien, et fut notamment le second Secrétaire général du Commonwealth, de 1975 à 1989[1].

Son père, James Ramphal, descendant d'immigrés venus d'Inde dans les années 1880, était un enseignant presbytérien, un « pionier de l’éducation secondaire dans le Guyana », et le « premier Guyanien à être nommé à un haut poste au gouvernement », devenant commissionnaire au Département du Travail pendant la Seconde Guerre mondiale. Ramphal fut scolarisé à Georgetown dans une école fondée par son père[1].

En 1947, il débuta ses études de droit au King's College, puis également à Gray's Inn, à Londres. Il y rencontra l'infirmière Lois Winifred King, qu'il épousa en 1951, l'année où il devint barrister ; le couple allait avoir quatre enfants. Il revint en Guyane britannique, et y travailla comme procureur de la Couronne (Crown counsel). Il commença à s'intéresser au droit constitutionnel, soutint la création de la Fédération des Indes occidentales en 1958, et rejoignit le gouvernement de celle-ci cette même année, chargé de participer à la rédaction de sa législation. En 1959, il y fut nommé avocat général, puis vice-procureur général en 1961, avant que la Fédération ne se disloque l'année suivante. En 1962, il s'installa comme avocat à Kingston, en Jamaïque[1].

En 1965, Forbes Burnham, premier ministre d'une Guyane britannique qui s'acheminait vers l'indépendance, l'invita à rentrer au pays pour y être nommé procureur général et participer à la préparation de la Constitution du nouvel État. Le Guyana devint indépendant l'année suivante[1].

En 1967, il fut nommé secrétaire d'État aux Affaires étrangères, puis ministre des Affaires étrangères en 1972, et conjointement ministre de la Justice en 1973. En 1970, il fut nommé chevalier. Il exerça un rôle prépondérant dans l'élaboration de la politique étrangère du Guyana, et notamment son non-alignement. Au-delà des frontières de son pays, il « renforça les relations entre les pays des Caraïbes et ceux d’Amérique latine » et fut « l’un des principaux porte-parole » des États en voie de développement, caribbéens, africains et océaniens, lors des négociations avec la Communauté économique européenne aboutissant à la Convention de Lomé en 1975[1].

En 1975 également, il fut élu Secrétaire général du Commonwealth, succédant au Canadien Arnold Smith. Il exerça ces fonctions jusqu'en 1989. Ses principales priorités furent la promotion de la pression diplomatique et économique à l'encontre de la politique d'apartheid en Afrique du Sud ; et la promotion de la coopération économique entre pays développés et en développement[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) "Shridath Surendranath Ramphal", Encyclopedia of World Biography