Yangban

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Deux Yangban jouent au Janggi, une sorte d'échecs est-asiatique qui ressemble beaucoup au Shogi du Japon. Celui à gauche fume une cigarette coréenne.

Les yangban (양반, 両班) étaient une classe sociale que l'on voyait en Corée jusqu'en 1910. Elle était constituée d'hommes éduqués selon l'idéal confucéen. Le mot yangban (littéralement : les deux classes) réfère aux deux enseignements professés aux yangban en devenir: l'enseignement littéraire (munban) et l'enseignement martial (muban).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les yangban étaient l'équivalent, dans la dynastie Chosŏn (1392-1910), des anciens nobles Koryŏ ayant reçu les enseignements confucéens et bouddhistes. La succession des généraux Yi durant la dynastie Chosŏn et les nombreuses luttes de factions ayant marqué cette époque laissaient un besoin d'installer une administration mieux organisée dans toute la Corée, et une nécessité de créer un nouvel ordre de fonctionnaires, plus instruits, élevés par un système d'éducation nouveau qui voit le jour sous la dynastie Song, le système d'examination de service civil. Les yangban furent en fait inspirés par le modèle de la bureaucratie chinoise durant la dynastie Song.

Un individu pouvait devenir yangban en réussissant les concours, ses résultats déterminant son rang dans l'administration. Mais en pratique, c'était surtout les gens nantis, ou qui connaissaient les personnages influents, qui pouvaient espérer être reçu dans l'administration. Vers la fin de la dynastie Chosŏn, les tests étaient même dirigés de manière à favoriser les fils de familles aisées et les fils de yangban.

Les yangban ont dominé la cour royale et militaire durant avant l'époque contemporaine de la Corée. Ils étaient souvent exemptés de certains impôts et pouvaient se soustraire à certaines lois.

Si le système yangban était relativement exempt de corruption au début de la dynastie, le système commença à éprouver des ratés après le conflit avec le Japon connu sous le nom de guerre de Sept Ans, alors que l'économie coréenne se mit à péricliter. Il était courant pour un yangban de recevoir des pots-de-vin ou une rémunération en échange de places avantageuses au sein des cours royale ou militaire. Des yangban corrompus allaient même jusqu'à imposer aux propriétaires terriens et aux paysans des impôts aux montants ridiculement élevés, sachant pertinemment que ceux-ci seraient incapables de s'acquitter de ces sommes, créant ainsi un prétexte pour confisquer les terres et se les approprier.

Dans la Corée du Sud actuelle, les yangban ne possèdent plus aucun avantage, mais plusieurs tirent une fierté de compter des yangban parmi ses ancêtres. Les ancêtres yangban peuvent être retracés en consultant le jokbo ou chokbo, un registre des ancêtres qui se transmet traditionnellement du père de famille au fils aîné, de génération en génération. Le jokbo est l'équivalent coréen des arbres généalogiques que l'on retrouve dans les cultures occidentales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]