Saint-Méard

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Saint-Méard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Châteauneuf-la-Forêt
Intercommunalité Communauté de communes Briance Combade
Maire
Mandat
Henri Lavaud
2014-2020
Code postal 87130
Code commune 87170
Démographie
Population
municipale
384 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 57″ N 1° 32′ 57″ E / 45.6658, 1.549245° 39′ 57″ Nord 1° 32′ 57″ Est / 45.6658, 1.5492  
Altitude Min. 330 m – Max. 560 m
Superficie 24,51 km2
Localisation

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Saint-Méard

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Saint-Méard

Saint-Méard (Sent Mèrd en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Méard en Haute-Vienne.

Le nom de la commune est une déformation de Saint Médard (Sancti Médardi, attesté vers 1090). Il s'agit du même nom que la commune corrézienne de Saint-Merd-les-Oussines (Merd = Médard en occitan). Cette dernière était d'ailleurs orthographiée Saint Méard en 1700 (registres paroissiaux).

Communes limitrophes de Saint-Méard
Saint-Bonnet-Briance Linards Châteauneuf-la-Forêt
Glanges Saint-Méard
Saint-Vitte-sur-Briance La Croisille-sur-Briance

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour d'Échizadour
La tour (ou donjon) d'Échizadour

Aux environs de l'an 1200, le terroir de Saint-Méard fait partie de la châtellenie de Châteauneuf, dont le donjon d'Echizadour est un des points essentiels de défense. La famille de Châteauneuf est probablement - mais sans certitude - issue d'une branche cadette des Laron.

Une communauté de religieux vivait à Bourdelas au Moyen Âge (attestée par des tombes)

Les forges de St Méard [XVIIe siècle - XVIIIe siècle] : La haute vallée de la Briance, depuis La Croisille jusqu'à Linards, était une « petite zone industrielle », réputée pour ses moulins et ses forges. Ainsi, des activités installées à proximité du village du Pont des Deux Eaux. On y trouvait un moulin, dit « de Bouriquet », pour la farine et le papier. Mais surtout une forge, qui n'existe plus, située à la place d'un bois, aujourd'hui en face de l'île séparant alors le cours naturel de la Briance du canal et de l'écluse (le bief), alimentant la forge. On trouve sa trace sur de vieux plans, au pied du village de Bourdelas : la carte de Cassini (XVIIIe siècle[1]) et le cadastre dit « napoléonien » de 1832 (Feuille des Veyssières C1)[2] où le village est noté Pont les deux Eaux. À cette dernière date, la forge n'existait plus, étant devenue une simple ferme. L'histoire de cette forge est indissociable de la famille Piquet (ou Picquet), sur six générations. C'est leur nom qu'on retrouve tout près au « Pont de Piquet » (aujourd'hui dans la commune de Linards), dont quelques bâtiments, aujourd'hui disparus, sont visibles sur le plan du cadastre de 1832 (Feuille de Bourdelas D1)[3] où il est noté Pont chez Piquet.

Les conditions de fonctionnement. L'énergie utilisée était bien sûr le bois (« chatenier, boullau, fayau, chêne » lit-on dans un acte de 1761), provenant de toutes les forêts environnantes, surtout de La Garenne à Linards. On en tirait aussi du charbon de bois. C'est donc grâce à deux ressources naturelles locales – bois et eau – qu'on pouvait produire du fer et du cuivre. Le principal client était un négociant métallurgiste de Saint-Léonard, le SR Robert : pots en fonte, « reliages », pièces de fer pour socs de charrue, et des chaudrons en cuivre « rouge »). Ce dernier à raison de 120 quintaux/an. Le personnel était peu nombreux : 2 maîtres de forge – un Piquet, plus un second, un gendre (vers 1750, Hennequin, habitant Bourdelas), plus un ou 2 ouvriers, tel Jean Dinaud, et plus tard (1788), Jean Chapelle Un inventaire des outils très détaillé, établi en 1763 à la demande de Brochard, permet de se faire une idée précise des méthodes de travail. À partir de 1750 environ, la forge avait donc périclité. Les Piquet possédaient aussi des terres proches des forges, puis au-delà du pont sur la Briance, vers Linards (aujourd'hui pont de Piquet). On n'en sait rien avant 1782, où elles sont confiées en métayage à Mourelaud, dont le chef de famille se prénomme Georges, qui y cultive des céréales (blé, seigle), des pois, et élève des bovins (bail à cheptel de 1789.

Durant tout le XVIIIe siècle, les actes concernant la vie de la « dynastie » Piquet permettent de croiser quelques notables de Saint-Méard : un curé, Constant, la famille Martinot, seigneurs de La Valade (dont un notaire, et un vicaire), la famille d'Eschisadour. On rencontre aussi un aubergiste du bourg, le sieur Pierre Barget, surnommé « le dragon » ou « le cavalier » (sans doute avait-il servi ainsi dans l'armée), qui était sûrement fortuné, puisqu'il pratiquait les prêts d'argent. On relève aussi quelques faits divers : les crues de la Briance (1742) furent telles qu'elles emportèrent un jeune voiturier de Voutezac, dont le corps ne fut retrouvé que 4 mois plus tard. En 1788, un marchand de Châteauneuf dut s'excuser par écrit d'avoir insulté gravement Jean-B. Piquet lors de la foire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu'à 1879, les maires n'étaient pas élus, mais désignés par les préfets.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1879 Louis Mosnier    
1879 1901 Léonard Jumeau    
1901 1909 Léonce Jumeau    
1909 1947 Jean Lachaud    
1947 1956 Léonce Jumeau (fils)    
1956 1965 Jean Reilhac    
1965 1977 René Tarse    
1977 1983 Jean-Jacques Azzopard    
1983 mars 1989 Désiré Martageix    
mars 1989 2014 Henri Lavaud[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 384 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 066 1 043 1 120 1 137 1 203 1 127 1 135 1 184 1 192
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 145 1 088 1 160 1 066 1 080 1 060 1 121 1 146 1 114
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 106 1 091 971 891 851 765 768 692 655
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
642 610 549 435 367 330 372 384 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Estimation en 1700 (règne de Louis XIV) : environ 930 habitants (d'après les registres paroissiaux, avec un taux de natalité de 38 pour 1000).
Particularité (partagée avec Roziers-Saint-Georges dans le canton) : la population du bourg ne représente que 10 % de l'ensemble communal.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • la collection complète de la revue "Lo Palhisson", éditée par l'association "La Limousine" (M. René Roux) - plus de 400 numéros - résume la vie de la commune depuis les années 1950, et présente de nombreux témoignages sur la vie rurale et l'histoire locale.

3 . cf. Revue LEMOUZI, Albert Sage : les forges de la Haute-Briance / n° 169, janvier 2004 : article très détaillé, retraçant la chronologie et fourmillant de données, principalement issues des actes notariés.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte générale de France 033 Limoges », sur gallica.bnf.fr (consulté le 09/09/2014)
  2. « Plan cadastral de Saint-Méard Feuille C1 », sur www.archives-hautevienne.com (consulté le 09/09/2014)
  3. « Plan du cadastre de Saint-Méard - D1 », sur www.archives-hautevienne.com (consulté le 09/09/2014)
  4. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011