Saint-Just-la-Pendue

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Saint-Just-la-Pendue
La rue centrale
La rue centrale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Saint-Symphorien-de-Lay
Intercommunalité Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône
Maire
Mandat
Guy Fabre
2014-2020
Code postal 42540
Code commune 42249
Démographie
Population
municipale
1 602 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 42″ N 4° 14′ 38″ E / 45.895, 4.24388888889 ()45° 53′ 42″ Nord 4° 14′ 38″ Est / 45.895, 4.24388888889 ()  
Altitude Min. 428 m – Max. 637 m
Superficie 19,88 km2
Localisation

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Saint-Just-la-Pendue
Liens
Site web saint-just-la-pendue.fr

Saint-Just-la-Pendue est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Just-la-Pendue appartient au canton de Saint-Symphorien-de-Lay, à l'arrondissement de Roanne, au département de la Loire et est en France. Les habitants de Saint-Just-la-Pendue étaient au nombre de 1640 au recensement de fèvrier 2012. La superficie est de 19,9 km2. Saint-Just-la-Pendue porte le code Insee 42249 et est associée au code postal 42540. Elle se situe géographiquement à une altitude de 582 mètres environ.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de santo justo la pendua figure dès le XIe siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny. Le surnom de "La pendue" qui a traversé les siècles sans changement, a beaucoup intrigué les voyageurs. Il reprend une tradition orale, à savoir la pendaison d'une femme pour cause d'adultère pendant 4 jours au bout desquels "elle tomba à terre pleine de vie", preuve de son innocence. Le lieu attribué au supplice, un bois, porte aussi le nom de La Pendue[1].

Au Moyen Âge, les châtelains de L'Aubépin, sur la commune actuelle de Fourneaux, sont seigneurs de Saint-Just-la-Pendue qui constitue la part la plus importante de leur fief. Ils y possédaient leur prison à Montmezard et étaient ensevelis dans l'église.

Économie[modifier | modifier le code]

On tissait le coton à Saint-Just dès les XVII-XVIIIe siècles. L'industrie textile s'y renforce considérablement au XIXe siècle grâce à la mousseline. Saint-Just devient alors l'un des principaux centres de la "Montagne" manufacturière dépendant de la fabrique de Tarare. Plus de 1000 métiers à tisser y battent au milieu du XIXe siècle chez des artisans ou dans des usines.

Au XXe siècle, les fibres artificielles et synthétiques viennent supplanter le coton dans la réalisation des tissus fins. À partir de 1920, on travaille la rayonne pour la fabrication de rideaux. Plus tard le tissage du voile tergal a été expérimenté par des artisans locaux qui sont plus de cent, avant d'être vulgarisé dans toute la région dans les années 1960. Le village connait alors une belle vitalité et sa population s’accroît.

Enfin, une imprimerie est passée en vingt ans du stade artisanal au stade industriel avec l'utilisation de techniques de pointe. Dans les années 1980, elle offrait plus de 100 emplois dont beaucoup hautement qualifiés. Aujourd'hui, l'Imprimerie Chirat, cotée en bourse, compte environ 250 salariés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 1989 Rondepierre    
mars 1989 1995 Rondepierre    
mars 1995 2001 Guy Fabre    
mars 2001 2008 Guy Fabre    
mars 2008   Guy Fabre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 602 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 505 1 825 2 046 2 637 2 504 2 606 2 741 2 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 927 3 082 3 201 3 156 3 123 2 974 2 704 2 726 2 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 724 2 716 2 705 2 148 2 187 2 045 1 894 1 610 1 702
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 756 1 810 1 731 1 656 1 466 1 420 1 510 1 523 1 602
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au dernier recensement (2011) la population de 1630 habitants

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies et lieux-dits[modifier | modifier le code]

101 odonymes recensés à Saint-Just-la-Pendue
au 15 juin 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Cours Impasse Montée Place Pont Quai Route Rue Square Autres Total
0 5 [N 1] 0 4 [N 2] 1 [N 3] 0 0 0 3 [N 4] 1 [N 5] 0 3 [N 6] 20 [N 7] 0 64 [N 8] 101
Notes « N »
  1. Avenue du 8-Mai, Avenue de Bellevue, Avenue des Granges Blanches, Avenue des Seignes et Avenue Philibert Vignon.
  2. Chemin Carras, Chemin de Liesse, Chemin des Amoureux et Chemin des Terres.
  3. Clos du Grand Rey.
  4. Place de l'Église, Place de la Chapelle et Place de Verdun.
  5. Pont Charavois.
  6. Route de Néronde, Route de Saint-Marcel et Route de Sainte-Colombe.
  7. Dont Rue du 11-Novembre.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre Dame de Liesse[modifier | modifier le code]

Cette chapelle a été élevée sans doute après la peste de 1457. En 1670, le curé Duvivier fait remplacer le vieux monument par un nouvel édifice surmonté d'un clocher. Il fait tapisser le chœur d'un retable et de boiseries magnifiques . Des villages voisins, on vient admirer ce chef-d'œuvre et faire dévotion auprès des saints dont les statues naives symbolisent la vie. Il y sera inhumé après sa mort en 1694[4].

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Église du village[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église

Elle fut édifiée en 1850 sur l'emplacement d'un édifice dont la plus ancienne mention connue est du XIe siècle, mais on n'élève pas le clocher; on se contente d'en commencer l'embase pour y loger les anciennes cloches. Il faudra attendre 3/4 de siècle pour qu'elle soit surmontée de son clocher actuel, avec ses 4 flèches gothiques caractéristiques, grâce à la générosité d'une paroissienne mariée avec un industriel de Bussière. Son autre originalité est qu'il abrite à l'intérieur un château d'eau de 50 m3[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Dupuis[4][modifier | modifier le code]

Monument à la mémoire de Jean Dupuis

Jean Dupuis est un explorateur né à Saint Just en 1828 et mort en 1912 à Monaco où il passait ses hivers, après une vie pleine d'aventures.

Après ses études à Tarare, il reprit la production textile familiale à Saint Just. À 19 ans, il devint représentant de commerce et voyagea dans tout le midi de la France. Il fut enthousiasmé par le percement du canal de Suez en 1854 et quatre ans plus tard il s'embarqua pour l'Égypte et ouvrit un bazar à Alexandrie. Il partit ensuite pour Changaï avec une cargaison de marchandises. Puis, il fonda un comptoir commercial à Hankéou principalement en thé, soiries et armes.

C'est dans ce dernier négoce qu'il se fit connaître en fournissant des armes importées de France aux autorités chinoises en lutte contre des populations musulmanes au Yunnan. Pour les y acheminer, il résolu d'utiliser une nouvelle route par le Fleuve Rouge à travers le Tonkin, plus courte que celle qui consistait à remonter le Yang Tse Kiang à partir de Changhaï. En novembre 1872, il entama la remontée du Fleuve Rouge avec une cargaison d'armes (7000 fusils et 30 canons), et arriva au Yunnan 6 mois plus tard. À son retour au Tonkin, il fut très mal accueilli par les autorités annamites opposées à son initiative et il demanda au gouverneur de la colonie française de Cochinchine de lui venir en aide. Celui-ci saisit cette occasion pour envoyer deux cannonières avec un détachement de 212 hommes commandés par Francis Garnier, un stéphanois. Après l'échec des négociations avec les autorités annamites, ils s'emparèrent de la forteresse de Hanoï tenue par 7000 hommes, puis ils conquirent les principales villes du delta de Fleuve Rouge. Francis Garnier proclama l'ouverture commerciale du Fleuve Rouge et le protectorat français sur le Tonkin.

Un traité fut signé en 1874 entre la France et l'Annam, mais Jean Dupuis devint le bouc émissaire sur lequel les deux pays rejetèrent la responsabilité du conflit qui les avait opposé. Ruiné, il rentra en France en 1876. Il lui fallu attendre 1888 pour que le gouvernement français le dédommage en lui attribuant l'ile de Kébao au large du Tonkin pour y développer une industrie minière. Il reçut aussi du gouvernement annamite le fermage des produits forestiers de deux provinces au nord de l'Annam. Il vendit ses droits sur l'ile de Kebao à des investisseurs parisiens et partagea les dernières années de sa vie entre Saint Just et le Tonkin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grande encyclopédie des communes du Forez et de la Loire sous la direction de JP Houssel Editions Horvath 1984, et documentation de l'association "Les Chemins du Passé"
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. a, b et c Documentation de l'association « Les Chemins du Passé »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]