Saïda Agrebi

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Saïda Agrebi

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Saïda Agrebi lors d'une conférence tenue le 8 mars 2005

Naissance (69 ans)
Nationalité tunisienne
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Profession Éducatrice en santé publique
Enseignante en santé reproductive
Activité principale Présidente de l'Organisation tunisienne des mères
Membre du Parlement panafricain
Autres activités
Membre du Conseil économique, social et culturel de l'Union africaine
Formation

Saïda Agrebi, née le 22 janvier 1945, est une femme politique tunisienne. Figure influente du régime de Zine el-Abidine Ben Ali selon Frida Dahmani[1], elle préside notamment l'Organisation tunisienne des mères de 1992 à 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Spécialiste des affaires de la femme[modifier | modifier le code]

Originaire du Sud tunisien[1], Saïda Agrebi est diplômée de l'Université du Maryland et de l'Université de Californie[2] où elle obtient un master en santé publique grâce à une bourse d'État[1]. Elle est intégrée à l'Organisation arabe du travail où elle est directrice du bureau de la femme arabe active jusqu'en 1987[3],[1].

En tant qu'experte dans divers domaines, notamment la santé reproductrice et publique, les droits des femmes, la société civile, l'émigration et le développement durable, Agrebi participe à divers événements organisés par l'Organisation des Nations unies[2]. Elle est ainsi éducatrice en santé publique dans les réserves indiennes de l'Arizona et du Nevada au milieu des années 1970[2] mais aussi enseignante en santé reproductive en Jamaïque[3]. Elle édite également divers articles sur la femme au travail, la femme arabe, les femmes rurales et le planning familial en anglais, français et arabe[3].

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

De retour en Tunisie, elle est nommée directrice de communication à l'Office tunisien de la famille et de la population et puis se trouve promue PDG de ce dernier, poste qu'elle occupe jusqu'en 1995[3]. Cette même année, elle devient PDG de l'Office des Tunisiens à l'étranger. Elle est également élue membre de la Chambre des députés[2] en 1999.

Membre du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD)[4], Agrebi est aussi conseillère municipale de l'Ariana[2] et membre d'autres organismes : vice-présidente de l'African Women's Development and Communication Network et de l'Organisation internationale de la famille, membre de Femmes Afrique Solidarité[5], elle fonde en 1992 l'Organisation tunisienne des mères (OTM) qui devient, selon Frida Dahmani, une tribune pour la propagande du RCD[1].

En 2003, Agrebi devient l'une des cinq femmes élues à la Commission de l'Union africaine (UA) à l'occasion de la deuxième assemblée générale tenue à Maputo (Mozambique), poste auquel elle renonce[2]. Membre du Conseil économique, social et culturel de l'UA, elle y représente l'Afrique du Nord ; elle siège également au Parlement panafricain pour représenter la Tunisie[5].

Parcours post-révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Le 21 janvier 2011, à la suite de la révolution tunisienne, elle est destituée de ses fonctions à la tête de l'OTM[6] et placée en résidence surveillée[7]. En février, elle tente de franchir la frontière, déguisée en handicapée[1]. Le 25 juin, elle obtient auprès du tribunal de première instance de Tunis la nomination d'un administrateur judiciaire à la tête de l'OTM[7].

Le 2 août, le ministère de l'Intérieur annonce qu'elle a pu quitter le pays pour la France le 30 juillet en indiquant « qu'aucune décision de justice n'interdisait son départ »[8]. L'interdiction de sortie n'ayant pas été signifiée à temps, le magistrat chargé du dossier est dessaisi[1].

Agrebi se justifie le lendemain dans une interview accordée à Al Chourouk où elle dément les accusations lancées contre elle[9]. Un mandat d'arrêt international est émis à son encontre le 15 août à la suite d'une plainte pour corruption au sein de l'OTM[10] ; on lui reproche des dépenses injustifiées, des adhésions non répertoriées, des falsifications de bilan et la non-restitution de véhicules[1]. Elle est arrêtée le 12 mars 2012 à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle[11] avant d'être relaxée et placée sous contrôle judiciaire[12],[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Saida Agrebi » (voir la liste des auteurs)