Société générale de banques en Côte d’Ivoire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis SGBCI)
Aller à : navigation, rechercher

Société Générale de banques en Côte d’Ivoire

Description de l'image Logo SGBCI 2014.png.
Création Novembre 1962
Forme juridique Société anonyme
Slogan Développons ensemble l'esprit d'équipe
Siège social Drapeau de Côte d'Ivoire 5 et 7 avenue Joseph Anoma, Le Plateau, 01 BP 1355 Abidjan (Côte d'Ivoire)
Direction Hubert de Saint Jean (administrateur directeur général)
Activité Services financiers
Produits Banque
Société mère Société générale
Filiales SogesPar, SogeBourse
Site web www.societegenerale.ci
Capitalisation 3 066 667 F CFA d'actions (2010)
Fonds propres 88 000 000 000 F CFA (2010)
Bilan comptable 798 milliards de francs CFA (2012)[1]

La Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI) a été fondée en 1962 avec la participation de l’État et de plusieurs partenaires financiers internationaux. En 2014, elle se place 22e des banque d'Afrique de l'Ouest[2] (et 1re banque ivoirienne)[réf. souhaitée].

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

En 1941, la Société Générale ouvre une première succursale en Côte d'Ivoire. Le , la banque rachète 3 guichets à la banque commerciale africaine dans le pays. Le , la nouvelle entité Société Générale des banques en Côte d'Ivoire est créée, avec l'appui de plusieurs partenaires internationaux : la Société générale, la Banca Nazionale del Lavoro, le Crédit suisse, la Bayerische Vereinsbank, et la Bankers International Corporation[3].

La SGBCI hébergeait le compte de Laurent Gbagbo depuis que Tiémoko Yadé Coulibaly y tenait la direction de 1975 à 1999[4]. En 1989, la SGBCI entre en conflit avec la société Afrique Construction et Financement (AFRICOF) appartenant à l'homme d'affaire libanais Zaher Nagib, et est condamnée en mars 1992 lui payer 2 millions de francs CFA, alors que la banque lui réclame le remboursement d'un prêt de 8 milliards de francs CFA. Ce conflit ne se résout pas et provoque en 2001 l'arrêt des opérations de la banque, après que son matériel ait été saisi suite à une décision de justice[5].

Le , la SGBCI rentre en bourse (à la BRVM)[3]. En 1979, la banque dispose de 29 agences dans le pays[3].

En 2003, la banque réalise un bénéfice net de 4 milliards de francs CFA[6].

En 2005, la banque abandonne son logo historique et s'intègre dans l'identité de son groupe en adoptant le logo rouge et noir[3].

En février 2011, alors que le système bancaire ivoirien traverse une crise majeure post-électorale, le premier ministre N'gbo Aké décide que la SGBCI, ainsi que d'autres banques, sera nationalisée[7]. La chute du gouvernement Gbagbo quelques mois plus tard laissa cette décision sans suite.

En 2013, la banque doit faire face à une contestation salariale d'envergure et spontanée[1]. Les services du premier ministre Daniel Kablan Duncan effectuent une médiation entre la direction de l'établissement et les salariés, salariés qui réclament une augmentation de 100% de leurs salaires[8]. Cette même année, les bénéfices de la banque s'écroule, perdant 144% par rapport à l'exercice précédent, s'élevant à seulement 20 millions d'euros. Cette baisse conséquente est le fruit des mouvements sociaux connus cette année-là qui ont mené à des augmentations de salaire, et donc à une augmentation de son coefficient d'exploitation, ainsi qu'à la baisse de moitié du budget que le groupe devait consacrer à sa filiale ivoirienne cette année-là[9]. En octobre 2013, le français Hubert de Saint Jean est nommé directeur général, chargé de réaffirmer le leadership de la direction[10].

Modernisation[modifier | modifier le code]

Immeuble siège de la banque, dans la commune du Plateau.

En 1972, SGBCI acquiert un IBM 360-30, ce qui lui permet de gérer ses comptes en temps réel[3].

En 1980, la banque déploit son réseau informatique à l'ensemble de son réseau pour interconnecter ses agences[3].

En 1998,SGBCI lance Vocalia Plus, un serveur vocal permettant aux usagers de la banque d'accéder aux informations générales relatives à leurs comptes, d'en consulter le solde, et de commander des relevés bancaires. Cette même année, la banque lance un partenariat avec Western Union pour offrir aux usagers la possibilité d'opérer des virements bancaires internationaux depuis 43 de ses agences.

En 2000,SGBCI devient la première banque de la Afrique de l'Ouest à émettre des cartes Visa. Elle modernise et installe des nouveaux distributeurs de billets en Côte d'Ivoire.

En 2006, la banque lance Messalia, un service qui permet à l'usager de recevoir par SMS les informations relatives à son compte bancaire. En , la banque lance aussi Sogeline, un service à distance permettant la gestion de comptes par internet.

En 2008, SGBCI lance YERI, le premier centre de relations clients bancaire en Côte d'Ivoire. Il fournit aux clients un service leur évitant de se déplacer en agence pour des informations et certaines opérations.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Le logo de SGBCI est aujourd'hui une variante de celui de la maison mère, Société générale. Le premier logotype est cependant apparu avant l'ancien logo « Pasquier » rouge en forme de spirales. Unique, il persistera jusqu'en 2005. Il a alors été remplacé par le proéminent carré rouge et noir stendhalien, et reprenant la police de caractère Novarèse élargie pour marquer l'acronyme de l'établissement, mais uniquement du côté noir. En 2014, le logotype est modernisé en substituant la police pour une plus fine et arrondie sans empattement.

Filiales[modifier | modifier le code]

  • SogesPar : Société de gestion de parts agréée en qualité de gestion d'OPCVM.
  • SogeBourse : Société anonyme avec Conseil d'administration, elle a été agréée le , par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) en qualité de Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI)[11].

Direction[modifier | modifier le code]

Composition de la direction en 2015[12]:

  • Hubert de Saint Jean : directeur général
  • Bassirou Diagne : directeur général adjoint
  • Harold Coffi : directeur général adjoint, entreprises et marchés financiers

Notre réseau[modifier | modifier le code]

Un réseau de 67 agences à travers tout le pays, notamment à Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro, Daloa, San Pédro, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Côte d'Ivoire : la Société générale face à une contestation salariale d'un genre nouveau, Jeuneafrique.com, 19 août 2013.
  2. Eric Dupuy, « Les 50 premières banques d'Afrique de l'Ouest », sur Jeuneafrique.com,‎
  3. a, b, c, d, e et f « Historique », sur Sgbci.ci
  4. Cissé Cheick Ely, « Nouveau gouverneur de la Bceao - Tiémoko Yadé, super favori », sur Abidjan.net,‎
  5. « Les clients de la SGBCI désemparés », sur Panapress.com,‎ 2001
  6. Pascal Airault, Jean-Dominique Geslin, « Atouts des uns et faiblesses des autres », sur Jeuneafrique.com,‎
  7. « Fermeture des banques : Voici les dernières décisions du Gouvernement », sur Abidjan.net,‎
  8. Baudelaire Mieu, « Côte d'Ivoire : le gouvernement médiateur du conflit à la SGBCI », sur Jeuneafrique.com,‎
  9. Baudelaire Mieu, « Côte d'Ivoire : la SGBCI se couvre, ses bénéfices trinquent », sur Jeuneafrique.com,‎
  10. « Citoyens français, patrons ivoiriens », sur Jeuneafrique.com,‎
  11. « SOGEBOURSE », sur Socgen.com
  12. « Equipe dirigeante », sur Sgbci.ci

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]