Rumilly-lès-Vaudes

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Rumilly-lès-Vaudes
Manoir.
Manoir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Troyes
Canton Canton de Bar-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Barséquanais
Maire
Mandat
Brigitte Girard
2014-2020
Code postal 10260
Code commune 10331
Démographie
Population
municipale
476 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 37″ N 4° 13′ 02″ E / 48.1436, 4.2172 ()48° 08′ 37″ Nord 4° 13′ 02″ Est / 48.1436, 4.2172 ()  
Superficie 42,38 km2
Localisation

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Rumilly-lès-Vaudes est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Rumilly daterait du néocomien, bas étage du crétacé. Dans l’ancien lit de la Seine on trouve sable et graviers. Les argiles, présentes au-delà de la place du Turot renferment entre autres des pierres de lumachelle qui ont notamment servi à la construction du Manoir des Tourelles et de l’église Saint-Martin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie succincte[modifier | modifier le code]

  • 1104 – Le comte de Champagne fait don de sa terre de Rumilly à l’abbaye de Molesme.
  • 1250 – L’abbé de Molesme abandonne au comte de Champagne, la moitié de ses droits sur la terre et les bois de Rumilly en échange de la garde de la seconde moitié du domaine.
  • 1308 – Pour le différencier des autres Rumilly, Remilly… le village prend le nom de Rumilly-lez-Vaudes (à côté de Vaudes.)
  • 1493 – Jacques Colet obtient à Rome une bulle d’indulgences pour la réparation et la conservation de l’église (ancienne).
  • 1527 – Première pierre de l’église nouvelle.
  • 1532 – Le Manoir de Pierre Pion est « tout neuf ».
  • 1549 – Consécration de l’église Saint-Martin.
  • 1739 – Un orage abat le campanile du transept.
  • 1798 (an VI) – L’incendie ravage la toiture de l’église.
  • 1844 – Réception de la mairie-école, à côté de l’église.
  • 1850 – La commune gagne le procès qu’elle a intenté contre l’État, au sujet des droits d’affouages en forêt.
  • 1902 – Le manoir est acquis par la commune qui en fait sa mairie et l’école des garçons.
  • 1925 – L’électricité à Rumilly.
  • 1954 – Translation du cimetière, des abords de l’église à l’embranchement de la route de Saint-Parres et de celle de Vaudes.
  • 1957 – Les enfants entrent dans le groupe scolaire nouvellement construit.
  • 1966 – L’eau coule au robinet.
  • 1978 – Ouverture du logement foyer du Vaudois.
  • 1979 – Approbation du plan d'occupation des sols (POS)
  • 1988 – Recherche de pétrole en forêt.
  • 1984-1991 – Opposition à la décharge Chazelle en limite de forêt
  • 2002 – Premières plaques (et numéros) de rues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rumilly-lès-Vaudes Blason De gueules au manoir d'argent, flanqué de deux tours, le tout couvert du même, au chef d'or chargé d'un chevron d'azur surchargé d'une étoiles aussi d'or, accompagné de trois œillets du champ.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 476 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
780 737 734 607 681 730 740 687 729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
652 620 605 574 562 586 573 588 598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 509 471 415 420 461 481 464 472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
472 471 459 485 475 484 466 466 468
2011 - - - - - - - -
476 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Le logement[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1787 1790 Claude Dutertre syndic    
1790   M.J.Cl.François Chauvet du Brosset    
29 nov.1790 1792 M.Etienne Tisserand    
1792 (quelques mois)   M.Claude Debure    
fin 1792 (An VII) 1811 Jean-Joseph Vuibert    
1°Février 1811 1816 François Lemaire    
juillet 1816 1826 Jean-François Frappier    
juillet 1826 1835 Victor Paillot de Loynes    
janvier 1835 1848 François Delaine    
1848 1860 Jacques Eugène Paillot (fils de Paillot Deloyne)    
25juin 1860 1884 Victor Paillot Fils de Jacques    
1884 1892 André Carré-Delaine    
1892 1900 Numa Carré    
1900 1901 Etienne Goussin    
1901 1912 Alexandre Dart    
1912 (remplacement de Dart Alexandre)   Servule Balson    
1912 1919 ré-élection d'Alexandre Dart    
février 1919   (quelques mois) Henri Mégret    
1919 1941 Léon Singoth    
1941 1945 Auguste Brunon    
1945 1956 Maurice Naudin    
1956 1976 Marcel Singoth    
1977 1995 Jean Daunay    
mars 1995 2014 M. Jean-Louis Milesi[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Rumilly vit principalement de l’agriculture et de la forêt avec pour compléments commerces et artisans. Quelques fermes dont l’une produit encore du lait (pour le fromage dit « de Chaource »). S’y ajoutent : un jardin pour cueillette individuelle et une basse-cour de produits locaux (volailles-porcs). Deux scieries qui exploitent le bois de la forêt. Les habitants y jouissent du droit d’affouage.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Manoir des Tourelles[modifier | modifier le code]

Manoir de Rumilly

Demeure fortifiée à l’origine comme en témoignent les quatre tourelles d’angle percées de canonnières, proche de la « grange aux dîmes, elle fut résidence administrative des représentants du roi de France, gérant le domaine, en son nom et en celui de l’Abbé de Molesme, tous deux seigneurs sur la terre de Rumilly.


Parmi ces délégués du pouvoir, fut le sénéchal de Champagne Louis II d'Orléans (1384), le futur Louis XII ; ses armes mutilées ornent la porte nord du manoir et le cheminée est du rez-de-chaussée. C’est Pierre Pion, riche boucher troyen qui, vers 1530, a donné sa touche personnelle au bâtiment, avant qu’après sa mort, François II de Vienne, abbé de Molesme, en fasse décorer les manteaux des quatre cheminées.


Déclaré bien national à la Révolution, il échut aux Labille de la Rocatelle (un domaine sur le territoire de Rumilly). La commune l’acquiert en 1902 pour y installer la mairie et l’école des garçons. En 1947, les deux classes qui y avaient trouvé asile le quittent pour intégrer un groupe scolaire tout neuf. Le manoir des Tourelles reste aujourd’hui mairie officielle de Rumilly et le rez-de-chaussée a été aménagé en salle de réception.


Une galerie court au premier étage de sa façade sud, ornée de culs-de-lampe moyenâgeux, soutenue par six colonnes torses aux chapiteaux armoriés. La porte d’entrée est surmontée des armes royales entourées du cordon de l’ordre de Saint-Michel. Du côté nord, la porte de la tourelle centrale hexagonale, ouvre sur un escalier à vis aux marches d’une largeur exceptionnelle, orné à chaque angle d’un animal ou personnage de légende. Au rez-de-chaussée, sur une poutre du beau plafond Renaissance (tant plein que vide), Pierre Pion a fait sculpter ses armes avec celles de sa femme et des membres de sa famille. Au premier étage, la cheminée ouest, offre les armoiries d’Antoine II de Vienne abbé de Molesme. Une des quatre tourelles abrite un oratoire à la voûte élégante, simple et discret. A l’entrée du grenier - dont la charpente est en forme de carène de vaisseau renversé, - la colonne au chapiteau sculpté qui termine la vis de l’escalier voisine avec une galerie de pierre ajourée.


Le souvenir des Compagnons qui ont contribué à la construction et à la rénovation du manoir plane de manière évidente et constante à l’extérieur et à l’intérieur de l’édifice : trois caveaux en sous-sol, en hommage aux trois fondateurs du compagnonnage, colonne aux spires inversées, images du chien et du loup, du renard tenant en sa gueule une poule, erreur dans la composition d’un plaque de cheminée. Tout est à voir dans ce manoir, le seul édifice rural du département classé XVIe siècle, et conservé dans son intégrité.

L’église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église de Rumilly

L'édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[4].

Le mystère de la vierge noire disparue ...[modifier | modifier le code]

On a dit qu'elle trônait autrefois sur le noir autel de la chapelle du Manoir des Tourelles, où on devait la voir, non seulement noire de peau comme on pourrait le penser, mais toute de noir faite, de bois d'ébène ou de pierre de jais, héritière de cette "Ève" que Ronsard a qualifiée de "bénite", l'eau bienfaisante et pure, issue du sein de la terre, là où ne pénètre pas la lumière, en ces profondeurs où tout doit être d'un noir profond. Pour les humains, pour les animaux et la végétation, indispensable à la vie, vierge que la religion n'a pas pu ne pas reconnaître. A Rumilly, n'y aurait-il pas comme une sorte de corrélation entre cette vierge noire du Manoir et la vierge de la source de la "Sainte" de Chaussepierre ? Celle-ci, à condition que les deux intéressés aillent ensemble boire de son eau et y jeter une épingle, censée favoriser leur mariage, donc appeler à la vie ?

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les comtes de Champagne et les Abbés de Molesme ont été les propriétaire du village ; en 1250 le village est partagé entre le comte et les abbés.

Les Goncourt y ont visité leurs cousins, les Henrys et les Labille.

Charles Fichot, vers 1860 a croqué tous les aspects architecturaux du Manoir et de l’Eglise.

Jean Colet a fait construire l’église actuelle de 1527 à 1542.

Pierre Pion, riche boucher troyen a rénové le Manoir, dit aujourd’hui « des Tourelles ».

Nicolas Parent, avocat du roi, a guidé la rédaction du cahier de doléances.

Les Chambiges, maîtres d’œuvre, ont inspiré l’architecture de l’église Saint-Martin.

Paillot-Deloynes au château de La Motte fut tour à tour maire de Troyes, président du conseil général, maire de Rumilly et député (1800-1835).

Luce Balson . En 1814, au fort de Ham, résiste à l’attaque prussienne ce qui lui vaut la Légion d’Honneur

Culture[modifier | modifier le code]

Nouvellement créée en 2012, l’association Rumilly Histoire et Patrimoine a acquis, pour l’église Saint-Martin, un orgue numérique, un instrument qui sera utilisé pour des concerts ainsi que pour la formation des futurs organiste. Visites guidées du Manoir et de l’Eglise sur demande.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rumilly, mon village. Prix du Conseil Général de l’Aube. 1965. Reprint. Le livre d’histoire Lorisse. 180 pages. 14x20
  • Monuments de Rumilly. (Église et Manoir)Éd. Daunay. 80 pages. 14x23.5
  • Rumilly, histoire et patrimoine Éd. Daunay. 360 pages. 24x21. Nombreuses illustrations.
  • Un village de Champagne de 1939 à 1945 Éd. Daunay. 221 pages 16x24
  • Le retable de Jean Colet Éd. Daunay. 20 pages 16x23.5 30 photos couleur
  • Parlers de Champagne. 2 vol. reliés toile. Aube-Marne-Haute-Marne Éd Daunay. Plus de 1000 pages. 26000 mots anciens.
  • Le franc-champenois. Notes sur les parlers de Champagne Éd. Daunay. 270 pages. 14x22.5 110 croquis.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]