Roger Boussinot

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Roger Boussinot aussi connu sous les pseudonymes Emmanuel Le Lauraguais et Roger Mijema, est un écrivain, critique, historien du cinéma et réalisateur français, né le 2 mai 1921 à Tunis[1] et mort le 14 mai 2001 à Bassanne (Gironde) dans sa maison connue par ses volets bleus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Charles Boussinot (instituteur, anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et adhérent du mouvement Freinet), il suit des études de philosophie à Bordeaux et à Paris. Il devient journaliste à la Libération, spécialiste du cinéma ; il collabore à la revue L'Écran français - dont il a été le rédacteur en chef à partir de mars 1950[2] -, aux journaux Action et Arts. Il est également directeur de l’Agence littéraire et artistique parisienne.

Il publie des ouvrages consacrés au cinéma, dont une imposante encyclopédie (dont la subjectivité, pourtant précieuse, lui a souvent été reprochée), et une vingtaine de romans, dont plusieurs sont portés à l'écran. Il réalise des films pour le cinéma et la télévision et quelques émissions d'Italiques, l'émission littéraire de Marc Gilbert en 1974.

Considéré comme un humaniste et un libertaire, il a été le maire de la commune de Pondaurat (en Gironde) de 1977 à 1995.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision
    • Les coups, 1971
    • L'étang de la Breure, 1973
    • Le temps d'une république : le chien de Munich, 1978
    • Le mal bleu, 1979
    • Jean Chalosse, 1980
    • Le bourrier, 1982
    • Tout est dans la fin, 1987
    • Des enfants dans les arbres, 1994
  • Réalisateur :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son père Charles fut le premier de la famille à quitter la condition des brassiers, paysans qui n’avaient que leurs bras pour vivre ; il devint instituteur à Tunis où il sera un promoteur de l’école Freinet et l’un des fondateurs du Parti communiste tunisien. Le père et le fils ont eu en commun une profonde culture de gauche, des amitiés et des compagnonnages communistes.
  2. Époque où l'on assiste à une reprise en main du journal par le PCF, Roger Boussinot ayant pour mandat implicite de transformer la revue en organe de propagande (Laurent Marie, Le cinéma est à nous : le PCF et le cinéma français de la Libération à nos jours, L'Harmattan, 2005, p. 87)
  3. BNF : notice

Liens externes[modifier | modifier le code]