Rodolphe Kreutzer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kreutzer.

Rodolphe Kreutzer

alt=Description de l'image Rodolphe Kreutzer.jpg.
Naissance 16 novembre 1766
Versailles, Drapeau de la France France
Décès 6 janvier 1831 (à 64 ans)
Genève, Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale violoniste, compositeur, chef d'orchestre
Distinctions honorifiques Légion d'honneur[1]

Rodolphe Kreutzer est un violoniste français, également professeur, compositeur et chef d'orchestre, né le 15 novembre 1766, baptisé le 16/11/1766 en l'église Notre-Dame de Versailles et mort le 6 janvier 1831 à Genève où il fut inhumé au Cimetière des Rois, fils de Jean Jacob Kreutzer (mort vers 1782/1783), musicien du roi dans le régiment des Gardes Suisses et de Elisabeth Trabol (morte vers 1782/1783), le parrain fut Rodolfe Krettly, musicien au régiment des Gardes Suisses et la marraine Louise Vincent.

Le 28 août 1788, il avait épousé à Versailles, Adélaïde-Charlotte Foucard (née le 31-12-1771), fille mineure d'Honoré Foucard, valet de chambre du comte d'Artois. "C'était une femme d'esprit très distingué, fort intelligente et fort instruite, et dont les parents avaient particulièrement soigné l'éducation. C'est certainement grâce à elle que Kreutzer put arriver à la haute situation qu'il occupa par la suite ; et c'est encore elle qui fit de sa maison, un centre où les célébrités les plus diverses tinrent à honneur d'être admises" ("Rodolphe Kreutzer : sa jeunesse à Versailles 1766-1789)", Joseph Hardy, 1910). Enterrée au cimetière du Père-Lachaise à Paris (13e division), près du cénotaphe élevé à la mémoire de son mari[2], elle fut exhumée en 1995.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un musicien allemand, il reçut ses premiers cours de musique de son père, et étudia plus tard avec Anton Stamitz. Il se fit remarquer dès l'âge de 13 ans en exécutant avec une rare perfection un concerto qu'il avait composé lui-même. Il voyagea ensuite en Italie, en Allemagne et se fixa en France. À 16 ans, il est nommé premier violon de l'orchestre royal à la suite de son père par faveur spéciale de la reine Marie-Antoinette car il venait de perdre ses parents et il était chargé de leurs trois plus jeunes enfants. Il prend ensuite la place du violoniste solo au Théâtre Italien, mais pense à composer un opéra. Il est membre de la loge maçonnique parisienne La Concorde dès 1785[3]. Dans les trente années suivantes, il écrit une quarantaine d'opéras, dont il dirige les représentations. En 1817, il devient chef de l'Opéra Parisien, et membre de l'Académie de musique.

Il était professeur de violon au Conservatoire depuis sa fondation en 1795 jusqu'en 1826. Il est membre de la commission des sciences et des arts lors de la campagne d’Italie, à la suite du général Bonaparte. Après que Ludwig van Beethoven l'eut entendu à Vienne en 1803, ce dernier lui dédie sa sonate pour violon nº 9, qui devient « sonate à Kreutzer ».

Avec ses collègues Pierre Rode et Pierre Baillot, il met au point la Méthode de violon du Conservatoire. On peut désigner le trio comme fondateurs de l'École française du violon. Rodolphe Kreutzer meurt le 6 janvier 1831 à Genève. Depuis dix ans il ne jouait plus du violon ayant eu le bras cassé lors d'un voyage qu'il fit dans le Midi de la France. Il avait reçu la légion d'Honneur en 1824.

Parmi les ancêtres de Rodolphe Kreutzer figure le compositeur Henry Purcell (1658 - 1695). Rodolphe Kreutzer était le frère du violoniste et compositeur Jean Nicolas Auguste Kreutzer (1778 - 1832) et un oncle du compositeur Léon Charles François Kreutzer (1817 - 1868).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 19 concertos pour violon
  • Musique de chambre
  • 40 opéras, parmi lesquels Jeanne d'Arc à Orléans (1790), Paul et Virginie (1791), Lodoïska ou Les Tartares (1791), La mort d'Abel (1810, révision 1825)
  • 42 études ou caprices de 1796, qui est toujours un ouvrage pédagogique connu pour les violonistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la photographie de la tombe
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 445
  3. Le cosmopolitisme musical à Paris à la fin du XVIIIe siècle par Pierre-François Pinaud chroniques d'histoire maçonnique N°63

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :