Chapelle royale (Ancien Régime)

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La Chapelle royale était l'une des institutions auxquelles collaboraient les chapelains et les musiciens laïcs du roi de France pour chanter dans les offices religieux et y faire entendre de la musique religieuse moins directement liturgique.

Sainte-Chapelle à Paris, Chapelle royale la plus importante depuis Saint Louis (1248).
Chapelle du château de Versailles, le dernier édifice construit en tant que Chapelle royale (1710).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous le règne des Mérovingiens[modifier | modifier le code]

Avant de devenir la Chapelle royale, les oratoires auprès des résidences royales étaient soutenus par les Mérovingiens, notamment un certain nombre de rois ainsi que de reines très chrétiens. Néanmoins, les renseignements au regard des oratoires des rois mérovingiens ne sont pas nombreux, même dans la première chronique royale française, l'Histoire des Francs, par l'évêque de Tours saint Grégoire.

Si l'époque ne connaissait pas encore de notation musicale et qu'il soit difficile à établir l'usage de la musique faute de documents, vraisemblablement les offices auprès des oratoires royaux étaient exécutés par le chant liturgique des ecclésiastiques mérovingiens. En effet, d'après saint Ouen, saint Éloi était capable de chanter les psaumes : « Lorsqu'il demeurait à la cour, un appartement contigu à celui de Dadon.... Lorsqu'il [y] avait longtemps prié, il chantait les psaumes, comme pour prendre quelque repos, et après le chant il lisait[1],[2]. » De plus, en 567, le concile de Tours confirma l'usage des hymnes ambrosiens ainsi que d'autres hymnes, tels psaumes[l 1]. En raison de cette évolution, on peut considérer que la liturgie était soutenue de la musique au VIe siècle, à la cour des Francs aussi.

Clovis et sainte Clotilde[modifier | modifier le code]

Statue de sainte Clotilde dans le jardin du Luxembourg (Jean-Baptiste-Jules Klagmann, 1847[3]), la première reine chrétienne des Francs, fondatrice de plusieurs établissements religieux telle basilique Saint-Germain d'Auxerre.

L'histoire de la Chapelle royale se commença bien entendu lors du baptême de Clovis († 511). La certitude de cet événement était donnée par l'Histoire des Francs de saint Grégoire de Tours († 594), Livre II, 31[4], d'après une biographie de saint Remi de Reims († 533), écrite peu de temps après le décès du saint mais perdue de nos jours[k 1], ainsi que la citation d'une lettre authentique de sa condoléance adressée à Clovis qui avait subi la disparition de sa sœur Alboflède[k 2]. C'était un Noël, vraisemblablement entre 496 et 499[j 1].

Sous le règne de Clovis, il fallait que, tout d'abord, les prêtres à la cour apportent les reliques, par exemple, jusqu'à Angoulême pour son siège[y 1].

On ignore l'oratoire auquel le couple souverain assistait à ses offices. Toutefois, comme le palais de Constance Chlore situé sur la rive gauche est presumé en tant que sa résidence parisienne[k 3],[5], il est possible qu'un oratoire provisoire fût bâti dans ce palais ou il s'agirait d'une église inconnue près de celui-ci. En effet, avant que Clovis ne décède, le couple avait fait bâtir alentour un oratoire royal, basilique des Saints-Apôtres dans laquelle le roi fut inhumé en 511[6],[j 2],[k 3]. À la suite de ce trépas, il est probable que la reine Clotilde († 545) devint la régente[j 3] et que son oratoire était dorénavant les Saints-Apôtres à Paris[7].

La veuve était également la première reine chrétienne qui ait fondé plusieurs abbayes et oratoires royaux, telle la basilique d'Auxerre[8]. Parmi ceux-ci, l'abbaye Saint-Martin de Tours était la plus importante pour elle tandis que, dans la villa royale de Chelles près de Paris, sainte Clotilde fonda un oratoire modeste et dédié à saint Georges[9], en y attribuant une petite congrégation de religieuses[k 4]. Sous les Carolingien, ce dernier devint toutefois l'une des perles monastiques de la France[k 4].

Après que Clodomir, son fils, était mort en 524, elle se retira dans l'abbaye Saint-Martin de Tours, en y passant ses dernières années[6],[j 3]. Aussi l'abbaye devint-elle, dans ce siècle, l'oratoire royal le plus distingué[l 2], dont les rois étaient les abbés laïcs plus tard, dès les Carolingiens tout comme ceux de Saint-Denis. De plus, sa relique, chape de Saint Martin de Tours, jouait un rôle considérable dans l'histoire de la Chapelle royale.

C'était le premier couple souverain chrétien, mais une famille très chrétienne. Car, au contraire de ses successeurs, Clovis respectait le lit conjugal[k 5]. Il est donc normal que la reine souhaitât être inhumée avec son époux, à la basilique des Saints-Apôtrs à Paris[j 3],[10]. Toutefois, ces oratoire et sarcophage royaux, future l'abbaye Sainte-Geneviève, étaient souvent abandonnés à partir du IXe siècle, à cause des dangers, notamment menacés par les Vikings[k 6].

Par ailleurs, une légende attribuait l'origine de l'ancienne abbaye de Nesle-la-Reposte à Clovis[y 2]. Toutefois, cette antiquité hypothétique de l'abbaye mérovigienne n'est pas archéologiquement confirmée, selon les objets restants[11]. La Vita sanctæ Chlothildis au XIVe siècle, quant à elle, mentionnait Clotilde en tant que fondatrice d'un couvent royal aux Andelys[12],[k 4]. Quoi qu'il en soit, le livre s'attache à belles notations des offices de Clotilde, et se commence avec le baptême de Clovis [lire en ligne]. De même, il est vraiment difficile à rétablir la fondation de l'abbaye royale Saint-Pierre-le-Vif à Sens[y 2] ainsi que sa fondatrice présumée sainte Théodechilde[13],[k 7] par ce couple souverain, faute de documents sûrs.

Culte de sainte Radegonde[modifier | modifier le code]

On comprend que la reine Radegonde († 587) ait dû quitter son époux Clotaire Ier († 561), meurtrier du frère de celle-ci[14]. Donc, l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers fondée et demeurée par cette sainte n'était pas royale. Néanmoins, durant la guerre de Cent Ans, le culte de sainte Radegonde, ancienne reine légitime des Francs, fut établi à la cour des rois de France, car Poitiers restait fidèle à la couronne, notamment à Charles VII qui rétabli sa chapelle royale dans cette ville[15]. En 1428, la reine Marie d'Anjou donna naissance à Radegonde de France, fille aînée.

Clercs permanents auprès de l'oratoire de Clotaire II[modifier | modifier le code]

Depuis le temps du roi David, le confesseur était la première fonction du prêtre à la cour[16]. Sous les Mérovingiens, le chef des clergés, abbé, obtenait de plus en plus plusieurs fonctions y compris responsable des offices et de l'oratoire palatial[16]. Le roi Clotaire II († 628) nomma l'évêque de Cahor saint Rustique († 630) Abbatiam Palatini Oratorii regalis[u 1],[16]. Il s'agit de l'origine du chapelain du roi[16]. L'évêque de Chartre saint Béthaire († vers 623) et l'évêque de Bourges saint Sulpice († 647) se qualifiaient également la même fonction, en tant que prédécesseur et successeur de saint Rustique[16].

En fait, afin d'établir l'autorité de l'oratoire royal, il fallait retourner à l'ordre, en imposant l'unité et la paix, par la normalisation des élections des évêques. Avec l'édit de Clotaire II, le roi était rangé en tant que non seulement la tête du royaume Regnum mais aussi celle de l'Église, depuis 614[l 3].

Dagobert Ier et Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Il est probable que Dagobert Ier († 639) était le premier roi des Francs qui ait transformé l'église de Saint-Denis en oratoire royal officiel[17]. La fondation de celle-ci était bien précisée et attribuée à sainte Geneviève d'après la Vie de sainte Geneviève[18], rédigée vers 520[d 1]. En dépit du temps difficile[d 2],[d 3], la première communauté y fut établie ver 600 selon la règle de saint Colomban, sous l'autorité de l'évêque de Paris Dodon[19].

Encore, au VIIe siècle, la résidence du roi dans le domaine de Clippiacum[t 1], plus précisément située dans la commune de Saint-Ouen[d 4],[t 1] de nos jours, devint-elle le principal palais des rois, en raison d'une excellente proximité des reliques de saint Denis, leur patron particulier[d 5],[17],[20]. Ceux qui préféraient cette villa étaient Clotaire II († 628), Dagobert Ier et Clovis II († 657)[t 2],[d 4]. Il est certain qu'elle possédait son propre oratoire, car saint Ouen y séjourna avec roi Dagobert, en qualité de référendaire dès 632 jusqu'en 639[t 3], enfin lors de son décès. L'oratoire était capable de tenir ses obsèques, en y accueilliant de nombreux évêques[t 4].

Mais Dagobert voulait que la communauté de Saint-Denis devienne un véritable centre de prières pour les rois mérovingiens[l 4].

Le document royal, conservé, authentique et le plus ancien remonte jusqu'en 625. Il s'agit d'un diplôme de Clotaire II auprès des Archives nationales K1, no 7-1, confirmant la donation d'un terrain situé à Paris en faveur de l'abbaye de Saint-Denis, effectuée auparavant par son fils Dagobert[21].

La construction d'un nouveau oratoire sur l'ancienne tombe de saint Denis était principalement informée dans la Vie de Dagobert (Gesta Dagoberti)[22]. Cette œuvre, éditée vers 835 sans doute par Hilduin de Saint-Denis et Hincmar, afin de « célébrer les relations étroites du roi Dagobert et du sanctuaire[23] », était certes un témoignage important citant plusieurs actes perdus. Mais, ces derniers restent parfois douteux[23]. En manquant de détails, la Chronique de Frédégaire du VIIe siècle attribuait plus sûrement le grand bâtisseur de l'abbaye à Dagobert Ier[d 6].

Aux regard des travaux de la nécropole royale, si l'origine remonte à la période du Bas-Empire[d 7] puis à celle de sainte Geneviève[24], la Vie de saint Éloi[25], remaniée au VIIIe siècle, contribua définitivement au XXe siècle à établir archéologiquement les aménagements de tombeaux par Dagobert[d 8],[26]. C'était lui qui fut finalement inhumé, pour la première fois et avec ses épouses, à Saint-Denis en tant que roi des Francs[27],[26].

De la villa de Clippiacum, le roi expédiait encore ses actes de donations des villages, souscrits par saint Ouen, afin de soutenir les marguilliers de l'abbaye qui étaient loin d'être riches, par exemple, Écouen en 632[t 3], Ursines en 633[28], Saclas, Toury, Tivernon, Rouvray, Monnerville, Garsanval en 635[t 5]. Non seulement le monastère mais aussi la ville s'accroissaient amplement à partir du règne de Dagobert. La communauté était tellement nombreuse que les offices pour la dévotion du roi étaient désormais assurés jour et nuit[d 4], plus précisément selon le rite de la louange perpétuelle la laus perennis adoptée par ce souverain, en priant très symboliquement que la dynastie mérovingienne soit toujours protégée par Dieu[29],[l 4]. C'est pourquoi ce souverain était souvent considéré comme fondateur. La bibliothèque de Karlsruhe conserve une description en détail de la basilique, écrite en 799 et envoyée vers 830 à l'abbaye de Reichenau : « ... faites de l'argent du roi Dagobert de sainte mémoire, qui construisit ce monastère et [d 9]... »

Clovis II et sainte Bathilde[modifier | modifier le code]

Statue de sainte Bathilde dans le jardin du Luxembourg (Victor Thérasse, 1848[30]), fondatrice de l'abbaye royale de Chelles.

Il est possible qu'un oratoire royal ait été établi à Attigny sous le règne de Clovis II († 657), car ce dernier fit y bâtir, pour la première fois, son palais en 647[k 8]. Durant plus de 400 ans d'histoire, ce palais se distingua des rois. Notamment, en 785, soumis par Charlemagne, plusieurs chefs de Saxons tel Widukind de Saxe y reçurent le baptême[31].

Il semble que les ressources de l'abbaye de Saint-Denis restassent encore fragiles. De nos jours, le plus ancien diplôme authentique de la foire dont la bénéficiaire était cette abbaye est celui de Childebert III, daté le 13 décembre 711[32],[d 10]. Mais, selon des historiens, l'institution de ce marché remonterait jusqu'à Clovis II[d 11].

Devenu veuve et régente, épouse de Clovis II sainte Bathilde († 680) adoptait une politique très chrétienne. Grâce à une œuvre écrite en latin au VIIIe siècle, la Vita Bathildis, ses soutiens et postérités étaient bien renseignés[9]. En aidant plusieurs monastères, elle fonda pareillement ses deux abbayes, celle des moines et celle des femmes[j 4]. La première fonctionnait en tant qu'oratoire royal, car l'abbaye de Corbie fut fondée entre 657 et 661 sous le nom de son fils, futur roi Clotaire III, dans une villa royale[9]. Mais l'abbaye de Chelles aussi était vraisemblablement l'oratoire de la reine, parce que cette dernière confia à son amie Bertille la direction de ce monastère. De plus, vers 665, Bathilde se retira en tant qu'humble moniale dans cette abbaye à laquelle sa vie se termina en 680 ou 681[9].

Plus tard, sous les premiers Carolingiens, l'abbaye de Chelles était particulièrement respectée et distinguée, en y accueillant, en qualité d'abesses, plusieurs membres de la famille royale, telle la sœur de Charlemagne Gisèle[9]. Il n'est pas difficile à trouver sa raison. Il s'agissait de l'établissement absolument légitime : existence des deux églises fondées par les deux reines très chrétiennes et légitimes de la première dynastie, à savoir l'église Saint-Georges fondée par l'épouse de Clovis ainsi que la Sainte-Croix bâtie par celle de Clovis II.

« sous ses habits royaux, Bathilde servait avec plus d'application le Christ. »

— Répons au deuxième nocturne des offices auprès de l'ancienne abbaye de Chelles (Xe ou XIe siècle)[9]

En 2008, l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes sortit son Ve tome de l'édition critique en grégorien Antiphonale monasticum dans lequel sont soigneusement restaurées les antiennes propres de la fête de sainte Batilde, le 30 janvier[33].

Thierry III et Wulfram[modifier | modifier le code]

En raison des services de son père Fulbert sous Dagobert Ier et Clovis II, le jeune moine Wulfram de Sens[34] fut accueilli à la cour de Thierry III († 691). Il est possible que Wulfram fût l'un des officiels de son oratoire[u 2], jusqu'à sa démission de l'évêque de Sens. Cependant, la plupart de ses biographies manquent de ceux qui concernent dans le domaine liturgique.

Si la décadence se commençait, Thierry III demeurait assez chrétien. Avec son épouse Clotilde, il assista en 683 ou 686 aux funérailles de saint Ouen à la villa royale de Clippiacum, en présence de plusieurs évêques. Cela suggère que la résidence possédait son oratoire royal de taille suffisante[t 6] :

« Enfin on ouvrit toutes les portes du palais. Le roi et la reine, accompagnés de la foule des évêques, des maires du palais et d'autres dignitaires, portant sainte dépouille sur une civière, célébrèrent les obsèques avec tristesse. Et tous à l'envi se faisaient une joie d'être jugés dignes de porter le saint corps sur leurs épaules. C'est ainsi qu'il fut mené en grand honneur et en grande pompe jusqu'à Pontoise. Puis le roi et la reine, après avoir passé la nuit à louer Dieu avec tout le peuple, revinrent le pleins de tristesse dans leur palais, laissant le cortège continuer sa marche vers Rouen. »

— Acta Sanctorum, Août, tome IV, p. 809[t 4]

Après cet événement, ce palais royal et son oratoire distingués furent, toutefois, quasiment abandonnés, et octroyés à l'abbaye de Saint-Denis avec ses terrains par Chilpéric II en 717[35],[t 7], puis totalement par Charles Martel en 741[t 8].

D'autres rois des Francs[modifier | modifier le code]

Théodebert Ier[modifier | modifier le code]

Selon saint Grégoire de Tours, son oncle saint Gal Ier de Clermont († 551) fut l'un des officiers auprès de l'oratoire de Théodebert Ier († 548)[u 3], souverain du royaume de Reims, futur Austrasie, y compris l'Auvergne[36].

Gontran[modifier | modifier le code]

Saint Grégoire de Tours soulignait les foi et charité du roi de Bourgogne saint Gontran († 592) qui conservait son amitié avec cet historien. Il est probable que, dans son oratoire gardé à Chalon-sur-Saône, il assistait fréquemment à l'office de matines[u 4]. À Saint-Marcel près de Chalon, le roi fonda une abbaye royale[37] dans laquelle il séjournait souvent[u 5]. D'ailleurs, l'évêque de Tours précisa son goût pour le chant réligieux. Le 4 juillet 585, jour de la fête de Saint Martin de Tours, le roi arriva à Orléans[38]. Il s'agissait d'un festin tenu le lendemain :

« Vers le milieu du repas, le roi m'ordonna de faire chanter mon diacre, qui, la veille à la messe, avait dit les répons des psaumes. Pendant que le diacre chantait, le roi m'ordonna encore de faire chanter devant lui tous les prêtres présens, en assignant à chacun la partie qui lui appartenait d'après son emploi. Je transmis aux prêtres les ordres du roi, et chacun chanta comme il put des répons de psaumes[39],[40]. »

— Grégoire de Tours, Histoire des Francs, Livre VIII

Childebert II[modifier | modifier le code]

Le roi d'Austrasie Childebert II († 595), également successeur de Gontran depuis son décès, possédait un oratoire dans sa maison de Molsheim où de nombreuses tombes mérovingiennes se trouvent. En effet, saint Grégoire de Tours le mentionnait, dans l'Histoire des Francs, en écrivant qu'un jour, un homme inconnu demeurait dans cet oratoire[41].

Sous le règne des Carolingiens[modifier | modifier le code]

Pépin le Bref et Étienne II[modifier | modifier le code]

À la suite d'un long séjour du pape Étienne II en 754, l'abbaye de Saint-Denis, celle de la maison de Pépin le Bref, devint chapelle royale fondamentale carolingienne, puis française, en raison d'énormes privilèges octroyés. De plus, les rois étaient ses abbés laïcs.

Menacé par les Lombards, Étienne II est le premier pape qui soit passé les Alps. En 754, il fut accueilli à Saint-Denis auprès de Pépin le Bref[f 1]. Deux conséquences importantes. D'une part, il s'agissait bien entendu du sacre de Pépin et de ses enfants par le pape, célébré le 28 juillet. D'autre part, ce dernier réussit à faire adopter le rite romain en latin dans royaume carolingien où le rite était très différent, vraisemblablement en langue vulgaire. Car leur évangélisation avait été effectuée par les prêtres grecs tel Irénée de Lyon[42].

Il fallait absolument des chantres romains pour cette installation, faute de notation musicale. Le premier pas fut établi en 760. L'archevêque de Rouen Remi, frère de Pépin le Bref, ramena un des maîtres de chapelle auprès de la schola cantorum, lors de son voyage à Rome. Après l'arrivée de ce chantre à Rouen, l'archevêque envoya encore plusieurs de ses clercs au Saint-Siège[f 2]. L'enseignement ne dura pas longtemps, car, à la suite de la mort du premier maître de la schola cantorum, le pape dut rappeler le chantre de Rouen[43]. Mais, grâce à un autre promoteur du rite romain, l'évêque de Metz Chrodegang, une école du chant romain fut fondée à Metz[44].

Pépin le Bref n'ayant jamais sa capitale commença à passer à Aix en 765. Il fit bâtir une villa royale possédant une chapelle et son autel des reliques[u 6],[f 3]. La petite ville ne s'appelait qu'Aix tandis que la chapelle était modeste[f 3].

L'un des officiels les plus distingués à la cour de Pépin était Fulrad, abbé de Saint-Denis. Il se qualifiait comme chapelain du Palais, à savoir archichapelain qui était non seulement responsable de la chapelle et des offices mais aussi chef de tous les clercs[f 4]. À la suite de la mort de Carloman Ier en 771, il devint également archichapelain de Charlemagne[f 4].

Devenue chapelle royale incontestable, l'abbaye Saint-Denis, située dans le fief de Pépin, jouait désormais un rôle eminent. Ses abbés, tel Fulrad, aussi. Ainsi, les privilèges accordés par les papes à l'abbayé en 757 et 786 interdisaient à tout prêtre d'y célébrer la messe sans l'autorisation de l'abbé, y compris l'abbé laïc, à savoir le roi[e 1],[h 1].

Terme chapelain[modifier | modifier le code]

Charlemagne et liturgie romaine[modifier | modifier le code]

En 789 dans l'Admonitio generalis, Charlemagne se qualifiait « roi » et « recteur » du royaume des Francs ainsi que « défenseur » et « auxiliaire » de l'Église[g 1],[f 5]. Il s'agit de la meilleure définition au regard de la fonction du roi chrétien[g 1]. Il est vrai qu'il assistait toujours à la messe et respectait toutes les fêtes religieuses. Cependant, il est plus important qu'en tant que roi-prêtre, il ait fait améliorer la connaissance de la foi dans tous les domaines, de sorte que son peuple souhaite la loi de Dieu[j 5].

Le trône de Charlemagne dans cette chapelle.

En 800, Charlemagne se rendit à Rome afin de se faire couronner empereur. Sans doute y amena-t-il sa chapelle, à savoir son chœur du chant grégorien[42], alors que Rome, la schola cantorum, conservait son propre chant vieux-romain. Né à Metz, le chant liturgique carolingien, qui est théologique et plus artistique donc supérieur à d'autres chants monodiques, remplacèrent d'autres chants jusqu'au XIe siècle, et finalement, le chant vieux-romain au XIIIe siècle. Dès 1600 par céremonial du pape Clément VIII[a 1] jusqu'ici, le chant grégorien est toujours le chant litirgique en excellence de l'Église.

En fait, afin d'établir le rite romain dans le royaume carolingien, les papes continuaient à soutenir Charlemagne, en lui envoyant les textes liturgiques[43]. Pour le roi, il fallait ce rite pour régner et unifier ses vastes territoires. Ainsi, il avait ordonné en 789 que le chant romain soit obligatoirement chanté dans toutes les églises « pour l'unanimité de l'Église[f 6]. » Par conséquent, une immense centralisation de la liturgie fut effectuée. L'Église romaine ne connaît sa centralisation de liturgie que deux fois : par Charlemagne ainsi que le pape Pie X au XXe siècle, et parachevée grâce à la création du chant grégorien puis à la restauration de celui-ci[47].

C'était principalement Alcuin, vrai promoteur de la Renaissance carolingienne, qui soutenait le roi dans cette optique. Il avança l'usage du rite romain, en révisant les textes liturgiques octroyés par les papes, pendant presque vingt ans[f 7]. Au contraire du texte, la pratique du chant vieux-romain subit une considérable résistance, même sous le règne de Charlemagne[f 6]. C'est la raison pour laquelle le chant messin, l'origine du chant grégorien, fut composé, selon les textes parfaitement romains mais avec la tradition de la mélodie gallicane. Le chant s'appelait encore chant romain en raison de la matière liturgique[43]. En qualité d'archichapelain, évêque Enguerrand de Metz contribua considérablement à remplacer l'ancien chant gallican par ce nouveau chant[48].

Il semble que Charlemagne ait autrement enrichi le répertoire. Car, la série des antiennes Veterem hominem pour l'Épiphanie aurait été élaborée à la demande de celui-ci qui avait entendu une légation byzantine chanter l'office en grec vers 802. Charmé par la beauté de mélodie, le roi aurait fait effectuer sa traduction adaptant à la mélodie byzantine[49],[50].

Vers 794[f 8], le roi avait choisi Aix-la-Chapelle comme nouvelle capitale, car cette ville était située au cœur du vieux pays franc. Il fit y bâtir la chapelle palatine, un reflet de Constantinople et de Ravenne[f 9]. Son fonctionnement était réservé non seulement à la famille royale mais aussi aux fidèles. Un trône en marbre était placé dans la tribune, face au Christ de l'Apocalypse de la coupole et à l'autel du Saint-Sauveur situé à son niveau. C'est-à-dire, le roi-prêtre y était le médiateur entre son peuple fidèle et le Christ[g 2]. Dès 806, Charlemagne y restait quasiment toujours. Donc, sa dernière chapelle royale achevée en 804 devint un haut lieu où même Napoleon Ier se rendit, le 7 septembre 1804, de sorte que ses reliques lui soient présentées[f 10].

De nombreux palais de Charlemagne étaient également organisés autour des deux pôles constitués par la chapelle et le palais, reliés par des galeries couvertes : Mayence, Maastricht, Nimègue, Ratisbonne, Compiègne, Verberie, Francfort, Paderborn, Erfurt, Ingelheim am Rhein[f 11]. Cette communication entre les deux édifices était respectée par ses successeurs, à Senlis, à Paris, à Versailles.

L'archievêque de Cologne Hildebold, qui présida le Concile de Mayence, se qualifiait en tant qu'archichapelain du roi[y 4],[u 8], mentionné par une lettre du roi en 797[51]. À la chapelle de Charlemagne, l'abbé de Saint-Riquier Angilbert était aussi l'un de ses chapelains[g 3]. D'après la chronique de cette abbaye, il ordonna à ses religieux de dire, 30 fois par jour, les messes basses particulières, pour le pape Adrien Ier et Charlemagne[u 9]. Il est certain que cet abbé était apprécié par le roi, car ce dernier l'appelait minister Cappellæ[u 10].

Terme chapelle[modifier | modifier le code]

Autorité des archichapelains[modifier | modifier le code]

Louis Ier, successeur de Clovis[modifier | modifier le code]

Roi d'Aquitaine depuis son enfance, Louis le Débonnaire était plutôt successeur de Clovis que celui de Charlemagne. D'une part, en demeurant en Aquitaine, il était le premier roi des Francs qui ait littérairement hérité son nom : « CLOVIS > cLOVIS > LOVIS > LOUIS[54] ». D'autre part, Louis le Pieux était le premier souverain qui ait renouvelé et confirmé l'autorité de Clovis. Ainsi son sacre fut-il célébré par le pape Étienne IV, le 5 octobre 816, à la cathédrale Notre-Dame de Reims où Clovis avait été baptisé[g 4]. En commençant la nouvelle tradition, elle devint, plus tard, quasiment l'une des Chapelles royales, à la place de la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle.

Dès son sacre jusqu'à son trépas en 840, la Chapelle royale de Louis le Pieux demeura encore à Aix-la-Chapelle, tel le temps de son père. En 817, le 9 avril Jeudi saint, la galerie de bois reliant la chapelle au palais s'écroula au passage de celui-ci, juste après la messe. À la suite de cet incident, il décida de régler sa succession par l'Ordinatio imperii, et cela provoqua une grosse erreur politique pour son dernier fils Charles, né plus tard, en 823[g 4],[f 12]. Afin que soit assurée la succession destinée à ce fils cadet, le roi Louis modifia soigneusement la composition de son palais, durant ses dernières années. La direction de la chapelle fut confiée au demi-frère de roi Drogon, évêque de Metz, qui restait constamment fidèle à Louis[g 5],[u 15]. Donc Drogon succéda à Hildebold vers 813[u 16].

Le roi fit bâtir une autre chapelle royale à Thionville[u 17], à l’imitation de celle d'Aix. Elle fut détruite au Xe siècle, par, soit Otton Ier, soit l'évêque Adalbéron de Metz, en situation conflictuelle[55].

Il semble que cela fût Louis le Pieux qui envoya Amalaire de Metz à Rome, auprès du pape Grégoire IV, afin d'obtenir le meilleur livre liturgique[u 18]. En dépit de la discordance des quatre tomes qu'il trouva à l'abbaye royale de Corbie, apportés de Rome par l'abbé Wala auparavant[56], ce grand personnage contribua profondément à améliorer les répertoires de nouveaux chants liturgiques.

Par ailleurs, plusieurs auteurs écrivirent que, vers 820, le premier prototype d'orgue en Europe ait été fourni par un prêtre vénitien dans la chapelle d'Aix[57],[u 19],[y 9]. Pourtant, il n'y a guère de détails pour confirmer cette histoire[58].

Chapelle royale en tant que pépinière d'évêques sous Charles II[modifier | modifier le code]

Consacré en 877, la collégiale Sainte-Marie de Compiègne était la principale chapelle royale si distingué, au lieu d'Aix-la-Chapelle[u 18].

Avant le règne de Charles II le Chauve, les évêques étaient essentiellement issus des milieux monastiques, tel Hincmar de Reims. Au cours du IXe siècle, sous Charles II, la Chapelle royale se transforma en incubateur d'évêques. L'ancien prélat de ce roi devint désormais très souvent cette fonction, comme Énée de Paris, Jonas d'Autun[g 6],[u 20]. Gozlin, célèbre protecteur de la capitale contre les Vikings, était abbé de Saint-Denis, puis évêque de Paris ainsi qu'archichapelain de Charles le Chauve[59],[y 10]. Auparavant, c'était l'évêque de Poitiers Ébroïn qui conservait cette fonction de la Chapelle royale[y 11].

Lorsqu'il était jeune, l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre était surtout soutenue par ce souverain qui y effectuait nombreux séjours. En 841 et 859, il assista à la translation des reliques, à la suite des aménagements de la crypte[60].

Certes, le souverain se déplaçait encore. Cependant Charles le Chauve demeurait de plus en plus à Compiègne[u 21] où il possédait une bibliothèque importante[61], en y fondant en 877 sa chapelle royale, collégiale Sainte-Marie, issue de la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle[62]. L'Antiphonarius, ou Antiphonaire dit de Compiègne, aurait été préparé pour la consécration de cet établissement. Il s'agit de l'un des plus anciens témoins de la notation du chant grégorien, neume[63] [lire en ligne]. On ignore sa connaissance concernant la musique. Mais enseigné par Walafrid Strabon, son précepteur, il s'agissait d'un prince très cultivé qui appréciait la théologie[64]. Vraisemblablement, les dernières années de ce roi se consacraient à cet établissement. Non seulement des reliques de saint pape Corneille et de saint Cyprien de Carthage y furent accueillies[65],[u 22] mais également le roi y fonda cent chanoines[u 22].

Charles II y décéda peu après, en octobre 877. C'était Hincmar de Reims qui sacra le nouveau roi Louis II dans cette nouvelle chapelle en décembre[61],[u 23].

Donateur Charles III[modifier | modifier le code]

La principale chapelle royale de Charles III demeurait dans la ville d'Attigny de laquelle il expédia presque toutes ses ordonnances[31]. Il fit bâtir une nouvelle chapelle dans son palais, en y attribuant 12 chanoines[u 24]. En effet, sous le règne de ce souverain, les deux événements arrivèrent en 911. D'une part, il s'agissait du traité de Saint-Clair-sur-Epte avec les Vikings. D'autre part, après avoir pareillement hérité la Lotharingie, il devait séjourner aussi à Herstal et à Aix-la-Chapelle[j 6]. Cela expliquerait ce déplacement du chef-lieu.

Mais son soutien restait en Francie occidentale. La première épouse du roi Frédérune était si pieuse que Charles III fit fonder auprès de la collégiale royale Sainte-Marie de Compiègne, selon sa volonté[u 24], d'abord la chapelle Saint-Clément par lettre patente datée du 7 juillet 915, puis la collégiale Saint-Clément le 1er juin 921, en l'honneur de ce saint. Encore se trouve le nom de la chapelle Sainte-Vaubourg dans l'acte du 25 avril 921[61].

Lothaire de France[modifier | modifier le code]

S'il nous manque de renseignements détaillés dans les chroniques à la fin du règne des Carolingiens[u 25], une lettre de Gerbert d'Aurillac destinée à un moine du palais dénonçait que Lothaire conservait plusieurs moines à la Chapelle royale, tout comme ses prédécesseurs[u 26].

Par ailleurs, l'évêque saint Wolfgang de Ratisbonne vint en 978 jusqu'à Montmartre lors du siège de Paris, car Otton II ordonna que sa chapelle y chante un alléluia pour menacer l'Île de la Cité[66],[u 27]. Mais il dut enfin, les moines allemands écrivirent-ils, traverser à l'Aisne à pied sec. L'évêque était le fondateur du chœur Regensburger Domspatzen, celui qui est actuellement le plus ancien après la Schola cantorum à Rome, depuis 975.

Au Moyen Âge sous le règne des rois de France de la troisième race[modifier | modifier le code]

En créant simultanément leurs chapelains, plusieurs rois de France fondèrent, au Moyen Âge, les chapelles auprès de leurs palais, parfois si modestes, de sorte que les offices soient effectivement assurés. Parmi elles, la Sainte-Chapelle à Paris était la plus distinguée. Celle-ci restait la principale Chapelle royale jusqu'à ce que soit consacrée celle de Versailles.

Les Chapelles royales, héritages de Charlemagne, furent entièrement divisées et séparées entre les deux dynasties carolingiennes. Alors que les rois de France étaient dorénavant sacrés auprès de l'une des Chapelles royales toujours dans la Francie orientale par archevêques, notamment à Reims, les empereurs romains germaniques se rendaient à Rome en passant par la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle à partir d'Otton III[f 13].

Chapelle royale de Raoul à Sens[modifier | modifier le code]

Avant de devenir roi de France en 923, Raoul était le duc de Bourgogne. En conséquence, il soutenait continuellement et singulièrement l'abbaye Sainte-Colombe de Sens[u 28]. Selon son intention, il y fut inhumé en 936[j 7]. Auparavant, son prédécesseur Robert Ier avait choisi la même abbaye lors de son décès en 923[j 8] alors que le frère aîné de ce dernier Eudes avait été inhumé en 898 à Saint-Denis[j 9].

Plusieurs Chapelles royales d'Hugues Capet[modifier | modifier le code]

En dépit de sa notoriété, la vie d'Hugues Capet est moins connue que celle des successeurs. Il est probable qu'il assistait régulièrement à la messe à Reims, célébrée par Adalbéron de Reims[67], puis Gerbert d'Aurillac, futur pape Sylvestre II. En séjournant dans cette grande ville carolingienne[68], ces deux archevêques de Reims étaient en effet les secrétaires royaux (plus précisément, le dernier chancelier carolingien et le deuxième chancelier de France) dont Hugues Capet avait besoin. Il n'est pas nonobstant certain que ceux-ci, souteneurs du roi depuis son élection, eussent la fonction de la Chapelle royale.

Il fallait qu'Hugues Capet demeure également à Paris, dans l'Île de la Cité, fief de la maison[e 2]. Pour lui, l'ancienne église Saint-Barthélemy était son principal établissement religieux, en raison des reliques qu'il fit transférer de la Bretagne[z 1],[69]. Elle était située près de la Sainte-Chapelle actuelle[70]. Il est assez probable qu'il s'agissait de la chapelle où le roi assistait à la messe avec ses chanoines[y 12] et que le parais était bâti vis-à-vis de cette église[z 1],[70].

Une autre Chapelle royale fut fondée, par la reine Adélaïde de Poitiers, à Senlis où Hugues Capet avait été élu. Il s'agissait de la chapelle Saint-Frambourg à laquelle la reine créa douze chanoines[z 2]. Avec Beauvais, Noyon, Laon et Châlons, l'évêché de Senlis constituait en effet la province ecclésiastique de Reims ; c'était donc l'une de villes les plus importantes carolingiennes, mais également la plus proche de Paris[71].

Saint roi Robert le Pieux (Grandes Chroniques de France[72], BNF Fr2609, fol.14v (chapelle imaginaire au XVe siècle par Robinet Testard, Jean Fouquet ou autre[73])). Robert II au centre de quatre petits enfants de chœur chante les heures (en raison de l'autel vide) en compagnie des chanoines de Saint-Aignan d'Orléans[74]. C'est le chantre qui dirige cet office, en tournant les pages du livre de chant. Néanmoins, le roi est vêtu en qualité d'ecclésiastique[73].

Chapelle de Robert II dans l'Île de la Cité[modifier | modifier le code]

Adélaïde de Poitiers, qui n'était que l'épouse de duc des Francs Hugues Capet, choisit Gerbert d'Aurillac en tant que précepteur de son fils aîné Robert[h 2]. L'enseignement fut effectué à l'école de la cathédrale de Reims, vers 980[h 2], avec d'autres disciples[75],[e 3],[76]. Ce pédagogique réputé était capable de leur enseigner la musique, le dernier art du quadrivium qui était distingué du chant réservé aux seuls chantres, notamment la théorie de celle-ci de Boèce le De institutione musica[77],[e 4]. Toutefois, il était essentiellement un moine bénédictin connaissant la liturgie musicale et l'orgue[h 3],[e 5]. Aussi le prince devint-il homme de culture, celui qui était exceptionnel à l'époque comme souverain[78],[76].

Ce roi Robert le Pieux, grand pèlerin, gardait si profondément sa foi que de nombreux établissements religieux furent fondés dans le royaume[74],[79]. Alors que sa dernière épouse Constance d'Arles établit sa propre chapelle dans son nouveau palais à Étampes[74],[z 3], le roi, quant à lui, fit édifier le sien et sa chapelle dans l'Île de la Cité[74]. Quoiqu'un moine Helgaud de Fleury n'ait écrit qu'une église dans la ville de Paris, en l'honneur de saint Nicolas[79],[80] juste après le trépas du souverain, certains historiens considéraient qu'il s'agît du lieu où la Sainte-Chapelle est actuellement située[81]. En 1645, l'abbé Du Peyrat écrivit nonobstant : « ... qui furent transferez en la Chapelle de S. Nicolas, à présent dite S. Michel, dans la closture du Palais[y 12],[82], »

Certes, sa destination et donc chapelle préférée était dorénavant la collégiale Saint-Aignan d'Orléans qu'il fit agrandir, en passant par Étampes, car il était né à Orléans. Mais il n'oublia pas d'anciennes chapelles royales. Ainsi, il continuait à soutenir l'abbaye royale de Compiègne[61]. Les études au regard des lieux où ses actes furent signés établirent ses oratoires préférés[83] :

- au moins 11 séjours : Orléans
- 6 séjours ou plus : Paris, Compiègne
- 3 séjours ou plus : Dreux, Sens, Saint-Denis, Tours
- 2 séjours ou plus : Bourges, Chelles, Laon, Massay, Melun, Senlis, Gand sur la frontière

À Senlis sous Henri Ier[modifier | modifier le code]

Au regard du responsable de la Chapelle royale, Balduinus se trouve en qualité d'Archi-Capellanus ainsi que de Capellanus Regis sous le règne d'Henri Ier[y 13]. Celui-ci Baudouin était le chancelier de France de Robert II et de son fils Henri Ier[y 14]. La chapelle était donc dirigée par un archichapelain qui était également officiel ecclésiastique si important au milieu du XIe siècle. Henri Ier nomma, vraisemblablement après la quittance de celui-ci, Alardus Archi-capellanus Regis, qualifié par une bulle, et encore en 1055 par une charte de l'évêque de Laon Élinand[y 13].

Il semble que la chapelle fût presque stabilisée à Senlis, car, à la suite de ses deuxièmes noces avec Anne de Kiev en 1051, Henri Ier y demeurait quasiment en permanence avec sa famille[84],[85].

Louis VI et Saint-Denis[modifier | modifier le code]

En raison d'une difficulté politique, le roi Philippe Ier fit enfermer son épouse Berthe de Hollande au château de Montreuil. Ainsi le jeune héritier Louis, futur Louis VI, passa-t-il un certain temps jusque vers 1093, dans l'abbaye de Saint-Denis[j 10] où il fit connaissance du futur abbé de celle-ci Suger[d 12]. Devenu roi en 1108, puis neveu du pape Calixte II en 1115 par alliance avec Adélaïde de Savoie, Louis VI faisait toujours confiance à lui. En tant qu'ami, ou « en qualité de familier[86] », l'abbé Suger commença vers 1125 à accroître cette abbaye royale et à y ajouter des chapelles[d 12]. Après le décès du roi, tout d'abord, les trois chapelles furent consacrées le 9 juin 1140[d 13],[87]. Sous le règne de Louis VII, ces liens furent particulièrement renforcés, car pendant la croisade de celui-ci, c'était l'abbé Suger, en qualité de régent, qui célébrait les offices royales à Saint-Denis[i 1].

Louis VI fonda ou restaura d'ailleurs une chapelle royale à Paris, dédiée à Notre Dame et à saint Nicolas[80]. Quelle que soit sa situation géographique, celle-ci fut remplacée par la Sainte-Chapelle sous le règne de Louis IX[81],[z 4]. Dans les années 1130, il fit reconstruire également le palais de Senlis dans lequel une chapelle était installée au rez-de-chaussée ainsi que sa tribune à l'étage[88],[89].

Terme aumônier[modifier | modifier le code]

Création de l'aumônier sous le règne de Louis VII ou Philippe II[modifier | modifier le code]

Michel de Corbeil, patriarche latin de Jérusalem et frère ou fils de Pierre de Corbeil, serait le premier aumônier[z 6],[z 7]. Puis, sous le règne de Philippe Auguste, il semble qu'aient été chargés Philippe de Harveng († 1183), abbé de Bonne-Espérance, ainsi qu'Anseau († 1207), évêque de Meaux[z 6],[z 8]. Cependant, il y a moins de certitude au regard des personnels avant le XIIIe siècle[y 18]. Car, les actes royaux et d'autres documents n'étaient pas intensivement conservés, jusqu'à ce que Louis IX établisse les aumoires du roi à l'étage supérieur de la Sainte-Chapelle dans ce siècle[i 2],[u 29].

Pour la famille royale, Louis VII fonda une chapelle à Fontainebleau en établissant un chapelain. Elle aurait eu l'honneur d'être visitée par saint Thomas Becket en exil[z 9].

En 1214, la bataille de Bouvines eut lieu, comme le titre du livre de Georges Duby, un jour de dimanche. Donc, Philippe Auguste assista à sa messe dominicale avant le combat[z 10]. La chapelle soutenait l'armée royale, notamment par le chant de son chapelain Guillaume Le Breton[i 3], toujours exécuté dans le dos du roi. Celle-ci, avec sa prière, chantait en chœur des psaumes tel le Benedictus Deus meus[93],[z 10]. Avant cette victoire définitive pour le royaume de France en péril, Guillaume Le Breton faisait en chanter depuis le siège de Château Gaillard en 1204. À la suite de cette bataille, le roi fonda une abbaye royale importante, abbaye Notre-Dame-de-la-Victoire-lèz-Senlis[y 19], l'une de principales résidences de Louis XI au XVe siècle.

Philippe Auguste héritait la chapelle Saint-Nicolas, avec le palais du roi et une tour de pierre ronde, à la pointe ouest de l'Île de la Cité. Si, à cette époque-là, la ville de Paris subissait une sérieuse crise de logement, ses chapelains étaient assurés de résider avec la famille royale[i 4].

Saint Louis et Sainte-Chapelle[modifier | modifier le code]

Statue de Saint Louis, dans la Sainte-Chapelle. Le souverain était le fondateur de celle-ci qui devint l'un des établissements les plus importants de la musique religieuse du royaume de France. Ainsi, Marc-Antoine Charpentier y passa ses dernières années en tant que maître de musique des enfants de cette chapelle[94].

Tels Charles V, Henri III, la journée de Louis IX se commençait avec sa prière lors des offices du matin. Avant le repas, il entendait deux messes, l'une grande en public et l'autre dans l'oratoire. Son aumônier bénissait les viandes que le roi répartissait avec les pauvres invités. À la suite d'un peu de repos d'après-midi, le roi célébrait les vêpres. Encore fallait-il Saint Louis aille à la chapelle pour les complies[z 11]. De plus, selon son épouse Marguerite de Provence, le roi sortait souvent de son lit, doucement et nu-pieds, et demeurait longtemps en oraison dans la chapelle[95].

Les ecclésiastiques de la chapelle sous le règne de ce roi étaient surtout importants pendant les croisades, en raison de la célébration, non seulement pour le roi mais également pour les chefs de guerre ainsi que les soldats. Ils étaient essentiellement des ordres de Cîteaux, de Cluny et des Prêcheurs, tels Geoffroy de Beaulieu[z 12], Guillaume de Chartres[y 20]. D'après Jean Richard, la tradition de l'hymne Domine salvum fac regem se commença en 1245 lors d'un assemblage de Cîteaux, pour la dévotion de Saint Louis préparant sa prochaine croisade. Désormais, ce dernier verset du psaume 20 (19) était exécuté lors de la célébration de la messe dans toutes les abbayes cisterciennes du royaume[96].

Proche des moines depuis son enfance, Saint Louis avait fondé l'abbaye de Royaumont, une grande abbaye selon la volonté du feu roi Louis VIII[z 13]. Mais c'était la Sainte-Chapelle à Paris qu'il fit bâtir principalement sous son règne. Il s'agissait certes de l'établissement surtout dédié aux saintes reliques. Toutefois, elle devint de plus en plus l'un de deux centres de la musique sacrée du royaume de France, avec la cathédrale Notre-Dame de Paris.

L'édification de la chapelle n'était pas facile, en raison de son coût considérable. De plus, il fallait pareillement une dépense importante des croisades ainsi que l'aménagement des établissements religieux dans le royaume selon l'intention du roi[97], Enfin, la Sainte-Chapelle fut consacrée le 26 avril 1248[98]. Car, ce roi était capable d'inspecter attentivement ces projets, jusqu'à toutes les réalisations[j 11].

D'ailleurs, il avait créé une autre Chapelle royale au château de Saint-Germain-en-Laye en 1238[99]. Elle fonctionnait jusuqu'à ce que Louis XIV déplace entièrement sa chapelle au château de Versailles en 1673.

Saint Louis améliora également, quoique plupart de biographies manquent de ce domaine, la liturgie de l'époque. Ainsi, il fit établir auprès de la Sainte-Chapelle son propre usage liturgique Usum Parisiensis Ecclesiæ, quem Capellani Capellæ ipsius Domini Regis Parisiis observant. De plus, il assistait lui-même sérieusement aux offices. Notamment dans la Semaine sainte, le roi récitait intégralement le psautier avec un des chapelains pendant la nuit du Jeudi saint au Vendredi saint[z 14]. Après le trépas de sa mère Blanche de Castille en 1252, le roi ajouta l'office de mort à ceux de jour et de Vierge, et lui-même recitait désormais tous les trois offices. Une messe quotidienne de Requiem aussi était célébrée par un des chapelains, même lors des fêtes solennelles, par une approbation particulière du pape[z 15].

Le règne de Saint Louis s'illustrait notamment de l'enseignement de Thomas d'Aquin à l'université de Paris. Surtout le théologien distingué Robert de Sorbon était chapelain et confesseur du roi[100]. Vraisemblablement, Mathieu de Vendôme lui succéda[y 21].

Article connexe : Sainte-Chapelle.

Deux messes à la Chapelle royale[modifier | modifier le code]

Chapelle sous le règne de Philippe IV[modifier | modifier le code]

Si sa chapelle restait modeste en comparaison de celle de ses successeurs, Philippe le Bel, petit-fils de Saint Louis, accrut la chapelle du roi (Philppe le Bel et sa famille (1315)).

Le roi Philippe IV organisa, pour sa cour, une structure effectivement hiérarchisée, l'Hôtel du roi, sous l'autorité d'un grand maître de l'Hôtel. La chapelle composait l'une des Chambres, plus importantes que les Services, avec la Chambre du roi, le sceau et la Chambre aux deniers[101],[z 16]. Historiquement, de nombreux successeurs de la couronne de France pouvaient bénéficier si profondément de ses précepteurs de haute qualité que la Chapelle royale était respectée par ces rois très chrétiens. Pour Philippe IV, il s'agissait de Gilles de Rome, un fidèle disciple de Thomas d'Aquin[z 17].

En 1286, l'année suivante de son sacre, la chapelle comptait trois chapelains ainsi que trois clercs de chapelle[z 16]. Le roi augmenta en 1288 le nombre de personnels de la chapelle, en nommant plusieurs nouveaux officiels, tel Nicolas de Luzarche, futur évêque d'Avranches[z 18]. En outre, à la cour de Philippe le Bel, non seulement le confesseur et l'aumônier mais aussi les chapelains et clercs de la chapelle étaient distingués d'autres officiels, même d'autres ecclésiastiques[z 19]. Les sommeliers de la chapelle étaient attribués plus de gages que ceux de la Chambre du roi[z 20].

Sous le règne de ce roi, en 1297, Louis IX fut canonisé. Puis, Philippe IV demanda au pape français Clément V d'agréer la translation d'une partie de ses reliques vers Paris[z 21]. Avec son approbation, les ossements de Saint Louis furent transportés en mai 1306[102] par un grand nombre d'évêques, de Saint-Denis à la Sainte-Chapelle[103]. De sorte que s'amplifia considérablement la présence de cette dernière en tant que chapelle du roi de France. Après cette procession, Philippe IV créa encore un chapelain à la chapelle du logis du Louvre[z 22].

Après 1311, l'archevêque de Rouen Gilles Ier Aycelin de Montaignut se qualifiait Capellanus Regis (chapelain du roi) dans une lettre officielle[z 23]. Il était l'un de principaux conseillers et ambassadeurs de Philippe le Bel ainsi que fondateur du célèbre collège de Montaigu.

Devenu régent en 1316, le futur roi Philippe V expédia une ordonnance. Il est évident qu'il réduisit les officiels de la chapelle[104]. Depuis le règne de Philippe IV, la règle de la table du roi pour manger était, à vrai dire, le protocole de cour[101] :

« Item les chapelains, trois, touz joursz a court, et deux provendes et trois clers et chascun une provende et les gages acoustumez au temps du roy Phelippe. Item deux[z 24] sommeliers de chapelle qui mengeront a court et non plus[104]. »

— Vincennes, le 5 juin 1316 (Archives nationales, JJ 57 F, 44 v.)

Papes et Sainte-Chapelle[modifier | modifier le code]

Sainte-Chapelle à Paris.

Fondée par le roi Louis IX, la Sainte-Chapelle fonctionnait au Moyen Âge en tant que principale chapelle royale. Ainsi les rois de France attribuaient-ils successivement leurs privilèges à cette chapelle[105], jusqu'en 1666, la lettre patente de Louis XIV, dernière[106].

Mais les papes aussi octroyaient leurs privilèges à cette chapelle royale française. Elle avait en effet la même composition de la schola cantorum auprès du Saint-Siège, qui avait un chantre de musique nommé primicerius ou prior scotæ cantorum, et sous celui-ci, il y avait quatre autres : primus, secundus, tertius et quartus scotæ. Les trois premiers étaient nommés paraphonistæ ainsi que le dernier s'appelait archiparaphonista dont les offices étaient de soumettre au pape[v 1]. Ainsi, l'un des bulles expédiées en 1243 par le pape Innocent IV déclara que les chapelains et clercs de la Sainte-Chapelle ne pouvaient pas être excommuniés par les légats du Saint-Siège et autres évêques[106].

Ceux qui concernent étaient ensuite les bulles de Grégoire X en 1272, de Honoré IV en 1286, de Benoît XI en 1303 ainsi que de Clément V en 1312[106]. Notamment, le pape Jean XXII, originaire de Cahors, expédia en 1316 plusieurs bulles parmi lesquelles une autorisation attribuée au roi Louis X, avant le décès de ce dernier. En dépit de l'interdiction générale, le roi de France pouvait désormais faire dire les offices à voix basse dans ses chapelles[106]. Ce pape s'illustrait exceptionnellement de la liturgie musicale romaine, surtout de l'interdiction de la polyphonie, à savoir Ars nova, lors des offices, afin de défendre la tradition du chant grégorien[107]. Donc, le pape soutenait déjà la chapelle de Philippe V en 1316, dès le commencement de son pontificat[z 25].

Aux chapelles de Charles V[modifier | modifier le code]

Charles V et Jeanne de Bourbon, couple souverain très chrétien. Ils possédaient au moins une vingtaine de bréviaires pour leurs offices.

Tout comme quelques successeurs, et contrairement à bon nombre de ses prédecesseurs, le roi Charles V assistait quoitidiennement à la grande messe à huit heures, chantée par les ecclésiastiques à la chapelle, « a chant melodieux et solennel[108]. » Avant celle-ci, il lisait son bréviaire[c 1] en compagnie d'un chapelain, en disant ses heures matines, laudes et prime[c 2] [Bréviaire dit de Charles V : lire en ligne]. Après la grande messe, retiré dans son oratoire, il entendait encore la messe basse. Parfois, la reine Jeanne de Bourbon répartissait la lecture et les offices[109] [Bréviaire dit de Jeanne de Bourbon : lire en ligne]. À quinze heures, il s'agissait des vêpres, chantées[c 2],[z 26],[110]. Le roi Jean II avait en effet nommé Nicole Oresme précepteur du dauphin Charles, futur roi exceptionnellement sage[z 27]. Charles V le nomma enfin évêque de Lisieux en 1377, mais à condition que soit continué son enseignement théologique et philosophique, et vraisemblablement musical aussi, à la cour[z 28].

Charles V fonda une autre chapelle royale au château de Vincennes, Sainte-Chapelle de Vincennes, non seulement en bâtissant celle-ci mais aussi en y attribuant un maître-chapelain, neuf chapelains, quatre vicaires et deux clercs. Ils obtinrent les mêmes privilèges de la Sainte-Chapelle à Paris, car les officiels de la chapelle royale étaient, sous le règne de ce roi, ceux de cette dernière. Lors de la chasse, il assistait aux offices à une autre Sainte-Chapelle du château du Vivier, créée auparavant, vraisemblablement avant son sacre[z 29].

Comme Charles V était le premier roi qui ait commencé à demeurer au château du Louvre, ce dernier fut considérablement transformé. Il fit y installer deux chapelles très ornées, celle du roi et celle de la reine, à la place d'une seule auparavant. Outre, celle de l'Hôtel Saint-Pol accueillait l'aménagement intérieur autant que le Louvre. Cela signifie la priorité de la chapelle dans la vie quotidienne de Charles V[c 3].

Dans le domaine liturgique, il apprit joyeusement que, par Pierre de Macheliés, le chancelier du roi Pierre Ier de Chypre, l'église d'Orient célébrait la fête de la Présentation de la Vierge Marie, le 21 novembre[111], une liturgie musicale[112]. Afin de demander des secours, le roi de Chypre était arrivé à Avignon le 29 mars 1363[113]. Charles V ordonna que la fête soit également célébrée à toutes les chapelles royales[z 29].

Guillaume de Machaut, poète et compositeur, était tout d'abord serviteur du futur empereur Charles IV depuis 1323. Puis, il entra, après 1346, au service du dauphin Charles, son neveu. La dite Messe du sacre de Charles V, l'une des premières messes polyphoniques, fut présumée pendant longtemps comme œuvre pour le sacre du roi en 1364[114],[115]. Cependant, il s'agissait traditionnellement du chant grégorien lors du sacre des rois de France, même en 1722, du sacre de Louis XV[b 1]. Quoi qu'il en soit, la chapelle du roi et de la reine accueillait dorénavant un certain nombre des compositeurs les plus distingués dans l'histoire de la musique occidentale.

Selon l'abbé Archon, un nombre considérable des livres de l'Église, notés pour le chant grégorien et possédés par ce prince, se trouvèrent également. L'abbé conclut : « on peut juger par-là, que par tout où il alloit, il y faisoit célebrer Office Divin avec toute la décence nécessaire[z 30]. »

Pendant la guerre de Cent ans[modifier | modifier le code]

Si le duc de Guyenne (droite) avait succédé à la couronne, l'histoire de la Chapelle royale aurait été florissante plus tôt.

Si la capitale était toujours menacée durant la guerre de Cent ans, la chapelle pouvait fonctionner.

Notamment, grâce à l'aumônier et chancelier Jean Courtecuisse, les chantres de la chapelle pouvaient célébrer au collège de Navarre la fête du saint Guillaume, patron de la Nation de France, en présence du roi Charles VI[z 31]. Le chapelain de ce dernier était Jean Guiot, procureur de cette nation et chanoine de Sens et de Champeaux[116],[y 23]. Cela suggère que la chapelle de ce roi avait un lien fort avec l'université de Paris.

Un personnage particulier de cette époque-là, c'était le dauphin Louis de Guyenne. Ce prince qui aimait jouer l'orgue très longuement possédait sa propre chapelle distinguée : un aumônier, un sous-aumônier, un premier chapelain, six chapelains, trois clercs de chapelle, un maître des enfants de chapelle, quatre enfants de musique et deux valets d'aumônes[z 32]. Le dauphin décéda toutefois en 1415.

Une fois que les Anglais, y compris 32 chapelains[z 31], étaient entrés dans la capitale en 1419, la chapelle dut se déplacer. Rétablie à Poitiers, elle célébrait dorénavant tous les jours deux messes avec le nouveau roi Charles VII. Ses personnels n'étaient pas ceux du feu roi mais les mêmes officiers lorsque celui-ci fut dauphin[z 33].

Même pendant cette période difficile, la Chapelle du roi et de la reine de France était également protégée par les papes. Ainsi, en mai 1352, le pape Clément VI octroya à la chapelle ses privilèges par bulle[y 24],[z 34].

Célébration de la fête de l'Immaculée Conception à la Chapelle royale[modifier | modifier le code]

Si le dogme Immaculée Conception ne fut adopté qu'en 1854, la tradition était assez ancienne. En France, sa célébration à la Chapelle royale remonte en effet à la fin du XIVe siècle. Il s'agissait des deux aumôniers du roi Charles VI, Pierre d'Ailly et Michel de Creney, qui lui conseillèrent cette célébration, après avoir théologiquement battu un docteur aragonais Jean de Montson[z 35]. Ce dernier enseignait que la sainte Vierge Marie serait née avec le péché originel et était condamné depuis 1387[z 36]. Selon cette recommandation, la chapelle commença, vraisemblablement en 1389, à la célébrer en décembre[z 35].

Maître Johannes Ockeghem[modifier | modifier le code]

Parmi les maîtres du roi au Moyen Âge, notamment Johannes Ockeghem se distinguait de trois rois, Charles VII, Louis XI et Charles VIII.

En tant que chantre de la chapelle du duc de Bourbon à l'âge de 20 ans environ, il s'installa à Moulins. Ensuite, invité à la cour de France, il devint compositeur et chapelain de chapelle de Charles VII, enfin maître. Demeurant à Tours, il restait au service de Louis XI pendant tout le règne de celui-ci[117]. Sacré en 1461, le roi lui octroya en 1465 formellement le titre « maistre de la chapelle de chant du Roy[118]. » Il était le plus grand compositeur au XVe siècle. On présume que l'un de ses chef-d'œuvre Requiem fut composé pour les funérailles de Charles VII[z 37], ou de Louis XI. Il s'agit de l'un des Requiem polyphoniques les plus anciens.

Selon les études récentes, en 1486 et donc sous le règne de Charles VIII, la chapelle comptait douze chantres dont le maître était encore Ockeghem[119]. Mais il est probable que ce nombre était stabilisé durant la fonction de ce compositeur[120],[z 38].

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

Louis XII et Chapelle royale[modifier | modifier le code]

Josquin des Prés, également l'un des compositeurs les plus distingués à l'époque, aurrait été maître sous le règne de Louis XII, car il est possible que son motet De profundis clamavi ait été écrit lors des obsèques de ce roi, en 1515[119]. Pour cette hypothèse, aucun justificatif ne fut cependant trouvé jusqu'à nos jours, s'il est certain qu'en 1501 le compositeur se joignait à Louis XII au château de Blois[119].

Comme le roi était fréquemment frappé des maladies, une tradition liturgique française fut créée. À Blois, il tomba dans un état sérieux, après unes Pâques. Il souhaitait que tous les évêques dans le royaume fassent chanter désormais l'hymne O salutaris Hostia à la messe haute, pour la dévotion envers le Saint-Sacrement. En priant Dieu la guérison du roi, la Chapelle royale exécutait quotidiennement cette hymne de Thomas d'Aquin, mais en remplaçant les mots fer auxilium par serva lilium, à savoir conservez le lys (roi)[z 39]. Selon l'abbé Du Peyrat, c'était un vœu de ce roi au lieu de la maladie qui commença la tradition[y 25]. Quoi qu'il en soit, il est assez probable que la chapelle était l'origine de l'évolution du texte.

À la suite du décès de la reine Anne de Bretagne en 1514, elle recueillit la plupart d'anciens chantres de celle-ci, et l'année suivante, lors des obsèques de Louis XII, la Chapelle du roi se composait de 25 musiciens dont huit chantres de la feue reine ainsi que, pour la première fois, un organiste Pierre Mouton[119] à 120 livres de gages[y 26]. Aussi la chapelle fut-elle provisoirement agrandie.

Établissement de la Musique du roi ou Grande-Chapelle par François Ier[modifier | modifier le code]

Elle connut son apogée sous l'Ancien Régime. À la suite de la création de plusieurs nouvelles charges, Musique du roi fut organisée par le roi François Ier au XVIe siècle[x 1], puis réorganisée par Henri IV dans les premières années de son règne[a 2].

Dès le règne de François Ier, la Chapelle du roi s'accroissait considérablement.

François Ier, grand amateur de musique, et, qui composait vraisemblablement de la musique[j 12], réforma vers 1520 la Chapelle du roi qui devint Chapelle de musique. Le roi créa en 1526[y 27] une autre chapelle, Chapelle de plain-chant, pour les offices quotidiennes. La première était désormais réservée aux célébrations ecclésiastiques[121]. Mais parfois, les deux corps se réunissaient lors des cérémonies solennelles, en tant que Grande-Chapelle[x 2].

Elles étaient dorénavant placées sous la direction d'un maître de chapelle, ecclésiastique de haut rang, mais sans fonction musicale[x 3],[a 2]. Il s'agissait du responsable de la liturgie, des cérémonies et de l'ensemble de personnels, afin d'assurer l'exécution musicale[x 4].

Par ailleurs, cette année 1526, selon le traité de Madrid, il avait fallu que deux princes, le dauphin François et Henri, s'en aillent à Madrid comme otages, de sorte que le roi soit libéré. Un aumônier, deux chapelains, un clerc de la chapelle ainsi qu'un confesseur les accompagnaient pour leurs offices, jusqu'à ce que les fils aînés de François Ier regagnent le royaume de France[z 40].

En tant que prince de la Renaissance, le roi François nomma vers 1537 Pierre Duchâtel aumônier après la mort du prédécesseur depuis le règne de Louis XII Guillaume Petit[x 5], dominicain et grand théologien. La chapelle profitait désormais de ses études sous influence de l'esprit de la Renaissance, surtout celui d'Érasme[x 6].

C'était encore ce prince qui avait créé, sous les ordres du grand aumônier de France, les fonctions du premier aumônier et du maître de l'Oratoire[122], vraisemblablement en 1523[y 28].

Le souverain nomma enfin le cardinal François de Tournon, pour la première fois, maître de chapelle ecclésiastique en 1543[x 2],[v 2], à 1 200 livres de gages[z 41]. Il était issu d'une famille très distinguée, mais également un homme de grande qualité, notamment en raison de son talent de diplomatie et de négociation[x 7] ainsi que de sa connaissance profonde dans les domaines de la théologie, de la philosophie et de l'histoire[y 29]. Au regard de ses sous-maîtres de la Chapelle de musique, Claudin de Sermisy conservait 600 livres de gages alors qu'un autre, Louis Aurant (probablement Louis-Hérault de Servissas[v 3]), n'était attribué que 300 livres. Pour un seul sous-maître de la Chapelle de plain-chant, Guillaume Gallicet, il s'agissait de 140 livres de gages[z 41].

La particularité, ou plus précisément sa dignité, de la chapelle de François Ier s'amplifia encore. En 1543, le roi nomma pareillement cardinal Antoine Sanguin de Meudon grand aumônier de France, à la suite du trépas du cardinal Jean Le Veneur qui soutenait si intensément ce prince[z 42]. L'année suivante, le maître de l'Oratoire Jacques d'Annebault fut créé cardinal par le pape Paul III. La chapelle était dorénavant dirigée par ces trois cardinaux, jusqu'au trépas de ce souverain[x 8].

En 1547, lors du décès de François Ier, la Chapelle de musique comptait 23 musiciens : six haute-contres, à savoir enfants de chœur[121], six tailles, cinq basse-contres, trois chapelains de hautes messes, un compositeur Pierre Sandrin et deux sous-maîtres Claudin de Sermisy ainsi que Louis-Hérault de Servissas[119].

Ce Claudin de Sermisy était le compositeur le plus important de la chapelle de François Ier. Il était déjà sous-maître en 1532[120]. S'il écrivit également nombreuses pièces profanes, ses principales œuvres sacrées dont la qualité était remarquable, telles ses 12 messes, furent composées à partir de cette année. Ce sous-maître se consacrait sérieusement à cette fonction[120].

Nouveaux officiers sous le règne d'Henri II[modifier | modifier le code]

Henri II établit des privilèges pour les officiels de la chapelle en 1554.

Il est certain qu'en 1547 le cardinal de Tournon conservait sa fonction en tant que maître de la chapelle, le jour où les obsèques du roi François Ier furent tenues, car avec deux autres cardinaux, il reçut « huit aunes & demie de fine écarlate à 12 livres l'aune[x 9]. » Néanmoins, le nouveau roi Henri II supprima toutes les trois fonctions, grand aumônier de France, maître de l'Oratoire et celui de la Chapelle du roi. En conséquence, il ne restait de principaux officiers que le premier aumônier Jean Gagnée, à la chapelle. D'une part, il s'agirait des raisons politiques[x 10]. D'autre part, l'épouse du roi Catherine de Médicis elle-même s'accompagnait d'un nombre considérable d'aumôniers et de chapelains tel le futur cardinal Bernardo Salviati[z 43], et en raison de la richesse de la maison de Médicis, vraisemblablement plus nombreux que ceux de la reine Éléonore de Habsbourg[z 44].

Il est possible que l'un des sous-maîtres, Louis-Hérault de Servissas, aussi ait dû démissionner de sa charge, car il quitta la chapelle cette année-là[119],[123].

Le roi rétablit enfin les trois fonctions dans la même année. Au regard du maître de la chapelle, il nomma l'évêque de Cahors Paul de Caretto ou Carretto, issu d'une famille illustrée, l'une des plus anciennes italiennes[124]. Le prince de la Renaissance n'hésita pas à y accueillir des Italiens. D'ailleurs, désormais la Chapelle du roi se distinguait toujours des eccésiastique de grandes maisons. En 1553, Paul de Caretto mourut[x 11]. Jean de La Rochefoucauld fut nommé[125],[y 30]. À la suite du décès de celui-ci, son neveu François de La Rochefoucauld lui succéda en 1584[x 12]. Cette maison illustrée était particulièrement éminente à la cour du roi François Ier, car François Ier de La Rochefoucauld, grand-père de Jean, était parrain de ce roi en attribuant son nom François au souverain[126].

Si le roi Henri II expédiait, en faveur de la chapelle, des lettres patentes concernant les offrandes réservées aux chapelains et chantres[x 13], il ne reste guère ceux qui concernaient dans le domaine musical sous le règne de ce souverain. Vraisemblablement, la musique ne passionnait pas le fils de François Ier. Il n'était toutefois pas indifférent. En revanche, c'était lui qui établit par édit en 1554 les privilèges de la chapelle[y 31].

Par ailleurs, en dépit des problèmes de succession de l'autorité, Claudin de Sermisy gardait sa fonction et était attribué 700 livres de gages, soit 100 livres plus. Les deux nouveaux sous-maîtres, Guillaume Belin et Hilaire Rousseau, quant à eux, étaient respectivement chargés avec 300 livres[v 1].

Évolution sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Charles IX, grand amateur de musique religieuse[modifier | modifier le code]

Dans la vie quotidienne de Charles IX, la Chapelle du Roi occupait une position dominante. Par conséquent, les personnels de celle-ci étaient bien protégés ainsi que promus.

Comme le roi Charles IX dont le précepteur était Jacques Amyot assistait à la messe, très souvent en chantant avec les chantres et en tant que taille[x 3], il est normal que ce souverain soutînt considérablement la Chapelle du roi[z 45]. Le roi créa vers 1565, pour la Chapelle de plain-chant, un autre maître eccléastique qui conservait désormais les mêmes droits et la même autorité sur les chantres, tout comme celui de la Chapelle de musique[x 3]. Nommé grand aumônier de France, l'évêque Amyot, qui avait participé au concile de Trente, aidait excellement le roi et ses chapelles[x 14].

Pareillement, en faveur des chantres, amis du roi d'après l'abbé Brantôme[x 15], une ordonnance fut expédiée en 1561, de sorte que la ressource de ceux-ci soient améliorée par les privilèges de grandes églises et cathédrales dans le royaume[x 16]. En effet, sous son père Henri II, même Guillaume Gallicet, le chantre, chanoine et surintendant de cette chapelle, ne recevait toujours que 140 livres de gages[v 1]. De même, il confirma en janvier 1567 l'édit « par lequel il est accordé aux chantres, chapelains, clercs, officiers & enfans des chapelles de musique & de plein-chant, chantres de la chambre, chapelains & clercs de l'oratoire du Roi, prendre fruits & revenus, ensemble les distributions quotidiennes & manuelles des dignitez & benefices, desquels seront pourvûs pendant tems qu'ils seront au service de sa Majesté, & à la charge du nombre y specifié. » Cet édit avait été expédié en avril 1554, par Henri II[w 1],[w 2]. En septembre 1472 encore une fois, il expédia sa propre lettre patente qui serait confirmée par Henri III en 1584 et Henri IV en 1594[y 32]. Cependant, leurs privilèges n'étaient pas nécessairement respectés même cent ans plus tard :

« Entre sous-mâitres, chapelains, chantres, enfans des chapelles, oratoire, chambre de sa Majesté, beneficiers, & officiers de la sainte Chapelle de Paris, & autres emploïez dans les Estas de sa Majesté, demandeurs en requête inserée en arrêt du Conseil, du 19. Juin 1668. d'une part, & le doïen, chanoines & Chapitre de l'église roïale & collegiale de saint Quentin, en Vermandois, défendeur d'autre[w 3]. »

— Arrêt du Conseil de l'État, du 22. Novembre 1678. qui regle le tems pendant lequel les Chanoines qui sont officiels de la chapelle & oratoire du Roi ...


Dès le règne de François Ier, un musicien ecclésiastique, Antoine Subiet, dit Cardot, gagnait une immense réputation à la chapelle[x 17]. Charles IX nomma cet avignonnais évêque de Montpellier vers 1572[127],[x 17]. Lorsqu'il quitta la chapelle, le roi, grand amateur de musique, voulait recruter un autre grand personnage. De sorte que Roland de Lassus s'en alla de la Bavière. Nonobstant la chapelle ne put pas l'accueillir, car, Charles IX décéda en 1574, avant que le compositeur n'arrive à Paris[x 17].

Si la chapelle était réservée à la famille royale, il y eut un événement particulier. La Musique du roi assista, le 24 février 1586, aux obsèques solennelles de Pierre de Ronsard, vieil ami de Charles IX, tenues à la chapelle du collège de Boncourt de Paris[x 18],[128].

Henri III et liturgie romaine[modifier | modifier le code]

Afin de lutter contre le protestantisme, le roi Henri III transforma la Chapelle du Roi en véritable oratoire de la liturgie romaine.

Quand la Chapelle de plain-chant devint celle de la reine en 1585, toutes les fonctions furent à nouveau attribuées à la Chapelle de musique par Henri III[x 19].

À cette époque-là, le royaume de France subissait les guerres de religion. Sous le règne de ce souverain, la chapelle célébrait ses offices quotidiennement, telles les abbayes, en respectant la liturgie des heures selon les bréviaire romain et missel romain. Aussi la célébration s'y commençait-elle à six heures du matin, en présence du roi Henri III, hormis les temps de campagne. En particulier, le dimanche, durant le déjeuner officiel du roi, l'équipe de la chapelle devait chanter jusqu'à ce que le repas se termine[x 20].

Il est probable qu'auparavant, la Chapelle royale célébrait l'Officium Gallicanum au lieu du rite romain. C'était donc ce roi qui établit l'usage de la liturgie romaine, vraisemblablement vers 1583[y 33].

La liturgie était déjà assurée en quartier[x 21] :

« Sa Majesté voulant cognoistre doresnavant tous ceux desquels Elle doit estre servie par chascun quartier, ordonne que dans le troisieme jour du premier mois de chascun desdits quartiers, sans faute aucune, lui soient présentés par ledit Grand-Aumosnier, Maistre de l'Oratoire, & Maistre de la Chapelle, chascun pour ce qui entreront esdits quartiers, & lesquels, s'ils ne se trouvent audit jour, ne recevront rien de leurdit quartier, qui sera donné à ceux qui auront servi en leur lieu, suivant le mémoire qui en sera baillé, signé de la main de Sa Majesté, en vertu duquel ceux qui serviront seront payés dudit quartier, & non autrement[x 22]. »

Il est encore étonnant que le roi ait expédié en 1587 un nouveau et long règlement selon lequel l'équipe de la chapelle était effectivement précisée. Le roi ordonna :

« que tous ceux de la Chapelle de Sa Majesté, tant de la Musique d'icelle, que Prestres, Chapelains & Clercs de Chapelle, servirons désormais, à commencer de ce premier jour de janvier 1587, par semestre en ladite Chapelle : à sçavoir, six basses-contres, six tailles, cinq hautes-contres, deux dessus muez[129], cinq Chapelains, quatre Clercs de Chapelle, & un Precepteur en Grammaire, qui font vingt-neuf par chacun semestre. Et pour l'Oratoire, quatre Chapelains, & quatre Clercs de Chapelle, qui sont huit par chacun semestre, & ordinaire six enfans pour servir en ladicte Chapelle[x 21]. »

La dernière ligne fut écrite de la propre main du roi : « C'est l'ordre que j'ai ordonné estre suyvie, à commencer le susdit jour de janvier, en ma Chapelle. HENRY[x 23]. »

L'ordonnance confirma à nouveau l'usage de la liturgie romaine, sans exception[x 24]. Ensuite, tout comme auprès des abbayes, le commencement des offices quotidiennes fut avancé à cinq heures du matin « tous les jours de chacune année », en tant que matines. Pour les offices de Noël et des trois derniers jours de la Semaine sainte, celui-ci se commençait à quatre heures où plus tôt[x 25]. La messe était célébrée à neuf heures tandis que l'on solennisait les vêpres à seize heures sauf le temps du Carême. Bien entendu, les laudes, prime, tierce et sexte étaient complètement respectés à l'heure, à moins que le roi ne doive les modifier[x 26].

Si la chapelle respectait parfaitement les bréviaire romain et missel romain, le psaume Exaudiat te Dominus était toujours chanté à la fin de la messe, pour la prospérité du roi et de deux reines ainsi que la tranquillité de son État, notamment afin de « donner lignée au Roy à l'honneur de Dieu[x 26]. » Il est remarquable que, selon le goût du roi, les chants en faux-bourdon fussent fréquemment exécutés, avant que cette manière ne devienne habituelle au XVIIe siècle[x 27].

Parfois la chapelle effectuait ses processions jusqu'à la cathédrale Notre-Dame de Chartres ainsi que même à la basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André[x 28], en suivant le roi qui priait Notre Dame afin d'obtenir la naissance d'un héritier masculin[z 46]. Donc, la chapelle sous le règne d'Henri III est considérée en tant que la Chapelle du Roi la plus liturgique dans l'histoire de celle-ci. On l'appelait l'étiquette de la Cour[x 23].

La chapelle subit nonobstant une grosse difficulté, après que son maître François de La Rochefoucauld avait quitté la capitale afin de soutenir la Ligue dans son diocèse de Clermont[x 29]. Même le grand aumônier de France Jacques Amyot, qui avait été toujours fidèle aux rois Charles IX et Henri III[z 47], s'allia à ses habitants d'Auxerre[z 47],[x 29]. Mais grâce aux premier aumônier Nicolas Fumée et maître de l'Oratoire cardinal Pierre de Gondi, elle fut rétabli vers la fin de l'année 1590[x 30]. Ainsi le nouveau maître de la chapelle Philippe du Bec fut-il nommé en 1591[x 31].

Chapelle de plain-chant[modifier | modifier le code]

Dès le règne d'Henri IV, trois corps[modifier | modifier le code]

Depuis le règne d'Henri IV, la chapelle comprenait officiellement trois corps : la Chapelle, la Chambre et l'Écurie[a 2]. Cette dernière, originaire de troupe musicale militaire, se consistait de trompettes, de tambourins et de fifres, pour l'exécution en plein air, mais plus tard, pour accompagner les bals[121]. La Chambre se composait d'un groupe vocal à part ainsi que de quelques joueurs des instruments tels harpes, luths, afin de jouer la musique dans la Chambre, salle de réception[121],[119]. Au regard de la Chapelle, les musiciens étaient placés directement, à cette époque-là, sous les ordres du sous-maître, musicien professionnel[a 2]. Lors des célébrations en grande pompe, ces trois corps se réunissaient[121].

Concernant les privilèges de la chapelle, le roi confirma d'abord en mars 1594 ceux de Charles IX. Mais le 9 mars 1606, il les augmenta grandement par lettre patente[y 35].

Eustache du Caurroy était un sous-maître important d'Henri IV. Le compositeur écrivit surtout un Requiem, dit Requiem des rois de France, exécuté lors des obsèques de ce souverain[131] [écouter en ligne]. Cette œuvre devint la musique officielle des funérailles royales, jusqu'en 1789[a 3],[132].

Obsèques du roi Louis XIII, les 19 mai et 22 juin 1643[modifier | modifier le code]

Le roi Louis XIII, grand amateur de la musique sacrée catholique.

Ces jours-là, la Chapelle-musique assista, à la basilique de Saint-Denis, aux funérailles de Louis XIII. La musique de la messe était de nouveau celle d'Eustache du Caurroy[a 3] :

« Quatre Aumosniers en Rochet, portoient les quatre coins du Poësle, l'Evêque de Meaux Premier Aumosnier revêtu de ses habits Pontificaux, ayant à ses côtez les Evêques de Dardanie & de Saint Brieu leva le corps, après que la Musique de la Chapelle eût chanté les Vêpres des Morts ; avant que le Chariot sur lequel étoit le corps partit, la Musique de la Chapelle chanta encore un Deprofondis & un Libera. ......... le jour du grand service ayant été marqué pour le vingt-deuxième de Juin, la Musique du Roy fut avertie de s'y trouver, les sceance prises la Messe commença ; ......... les anciens & nouveaux Religieux de l'Abbaye étoient en Aubes près de l'Autel avec le Clergé de la Chapelle & Oratoire du Roy ; la Musique du Roy chanta la Messe. ......... La Messe étant finie il y eut une aumosne generalle distribuée par les Aumosniers du Roy à plus de dix mille pauvres, à qui outre l'argent on donnoit des bas, des robbes & des souliers. M de Bernage Doyen des Aumosniers dina à la table du Grand Maître, y benit la viande & dit graces pour le Grand Aumosnier : les graces dites, la Musique de la Chapelle du Roy chanta, Laudate Dominus omnes gentes[z 51] »


Encore reste-t-il un autre témoin de la célébration du 22 juin. Il s'agit d'H. Sauval, gazetier de la Gazette de France :

« Douze flambeaux blancs [étaient] portés par autant de pages de la Chambre du Roy ......... et la musique y fut excellente, où le sieur [Eustache] Picot, entre autres, ancien maistre de la Chapelle du roy, qui l'avoit servi à son sacre, émeut grandement toute l'assistance pas les accens plaintifs de ce chant funèbre qu'il conduisait[a 3]. »

— H. Sauval, Histoires et recherches des antiquitez de la Ville de Paris (posthume 1724)


Certes, il y avait été peu de changement sous le règne de ce prince[z 52]. Mais, en respectant presque toutes les grandes messes, il aimait si profondément la musique que la Chapelle royale était effectivement protégée. De plus, parfois ce roi chantait avec ses musiciens[z 53]. Donc, sous le règne d'Henri IV ainsi que de Louis XIII, la chapelle comptait 51 personnels : un maître ecclésiastique, huit chapelains ainsi que quatre clercs de chapelle, deux sous-maîtres, deux joueurs de cornets, six enfants de chœur ainsi que ses deux précepteurs de grammaire, deux dessus mués[129], huit haute-contres, huit tailles et huit basse-contres[y 36].

Par ailleurs, lors des noces de ce souverain avec Anne d'Autriche en 1615, l'équipe de la chapelle s'était déplacée jusuq'à Bordeaux, pour la célébration : « la Messe finit par le Cantique d'Allegresse chanté par la Musique du Roy[z 54]. » En tant que maître de Chapelle, Christophe de Lestang, évêque de Carcassonne, était l'un de principaux personnages qui dirigèrent la cérémonie[z 55].

Si la Chapelle royale restait dans la tradition, de nouvelles musiques à la place du chant grégorien commencèrent à charmer le roi. Il s'agissait notamment des motets composés par des oratoriens, surnommés Pères au beau chant, auprès de l'ordre fondé à Paris en 1611. Louis XIII faisait enfin en exécuter dans la chapelle[x 34].

Sous le règne de Louis XIV[modifier | modifier le code]

Dans le domaine de la musique, une immense centralisation jamais vue à Versailles s'acheva par le Roi Soleil. Tous les musiciens voulaient obtenir, à cette époque-là, une fonction à la cour dont la Chapelle royale. Par exemple, voici les 35 candidats du concours pour élire quatre sous-maîtres, tenu en 1683 : Mignon, Oudot, Dache, Michel-Richard de Lalande, Guillaume Minoret, Danielis, Pascal Colasse, Louis Grabu, Le Sueur, Marc-Antoine Charpentier, Jean-François Lalouette, Menault, Malet, Jean-Féry Rebel, François-Joseph Salomon, Nicolas Goupillet, Sevry, Jouvain, Girard, Poirier, Charles-Hubert Gervais, Henry Desmarest, Fernon, Fossart, Bouteiller, Pierre Tabart, La Garde, Burat, Loisele, Renault, Champenois, Paolo Lorenzani, Prévoist, La Grillière, Guillaume-Gabriel Nivers[133].

Auparavant, la Chapelle royale répartissait traditionnellement sa fonction liturgique avec la cathédrale Notre-Dame de Paris ainsi que la Sainte-Chapelle dans le royaume de France[119],[z 56]. Toutefois, une immense centralisation à Versailles fut effectuée sous le règne du roi Louis XIV[134]. En comprenant que la musique pouvait contribuer effectivement à renforcer le prestige des princes, il décida d'assumer à lui seul la responsabilité du pouvoir dans tous les domaines y compris la musique sacrée[a 4]. Désormais, le Roi Soleil assistait toujours à la messe quotidienne tels Louis XI, Henri III, mais la messe enrichie par trois motets en latin[135].

Sous-maître et son devoir[modifier | modifier le code]

Le jeune roi adopta un système de quartier, en effectuant un concours en 1663. Les quatre sous-maîtres de la chapelle se répartissaient dorénavant leurs tâches, trois mois par an, selon les quartiers de janvier, d'avril, de juillet et d'octobre[a 5]. Cela serait Jean-Baptiste Lully qui les lui avait conseillés afin qu'une grande variété de la musique soit assurée[136] (Article détailé : Liste des sous-maîtres aux XVIIe et XVIIIe siècles).

Le sous-maître devait enseigner la musique à une dizaine de garçons (appelés les pages de la Chapelle[b 2]), membres du chœur à part entière où il chantaient la partie aiguë (la partie de soprano). Des sous-maîtres d'étude donnaient un enseignement général à ces enfants[121]. Il n'y avait auparavant en principe ni femmes ni castrats selon la tradition française[137]. Le sous-maître était chargé des répétitions du plain-chant liturgique pour la grande messe, à savoir dominicale et des fêtes religieuses[b 3]. Cependant, sa fonction était notamment la composition d'autres pièces, traditionnellement monodiques[a 6], mais surtout au XVIIe siècle polyphoniques figurant dans la messe basse en presence du roi et les offices royaux[b 3]. Il fallait donc que les compositeurs soient capables d'écrire ses grands motets, à la place des messes[x 35].

À cette époque-là, les deux types de messes se distinguaient en effet auprès de la Chapelle royale de Versailles.

  • grande messe ecclésiastique[b 3] :
  • messe basse
    • messe quotidienne ; Louis XIV n'hésitait pas à assisiter à cette messe ;
    • avec un grand motet, durée quinze minutes, un petit motet pour l'élévation ainsi qu'un motet Domine salvum fac regem à la fin de la communion[a 7],[135] ;
    • auparavant par la Chapelle de plain-chant, mais depuis 1585, également par la Chapelle-musique[x 32]

Cependant le système de quartier ne fonctionnait pas nécessairement. Ainsi, les trois sous-maîtres nommés en 1683 n'étaient pas capable de satisfaire leurs tâches[b 4], au contraire de Michel-Richard de Lalande. Vraisemblablement selon l'intention du roi, ce dernier accumula toutes les positions importantes, sauf celle de l'organiste. Le 6 janvier 1700, il obtint tous les quartiers du compositeur de la musique de la Chambre. Puis, le 17 juillet 1709, il occupa tous les deux semestres du maître de musique de la Chambre. Enfin, depuis le 1er juillet 1715, tous les quartiers du sous-maître de la Chapelle royale (Article détaillé : Les principales dates de la vie de Michel-Richard de Lalande).

Par ailleurs, ce système créa une nouvelle tradition. En tant que quartier d'octobre à décembre, De Lalande voulait enrichir la liturgie dans cette saison et organisa une célébration de la fête de Sainte Cécile, la patronne de la musique et des musiciens, le 22 novembre 1687. Elle fut tenue à l'église Notre-Dame de Versailles depuis les premières jusqu'aux secondes vêpres. À la suite de la réputation de celle-ci, notamment de « grands applaudissemens » selon le Mercure galant, Louis XIV décida de reconduire la célébration chaque année[b 5], et la tradition se conserve jusqu'ici, par exemple, auprès de la Schola Sainte Cécile à Paris.

Instrumentiste[modifier | modifier le code]

La Chapelle royale connut toutefois plusieurs bouleversements selon la volonté de ce roi.

Rappelons que la chapelle sous le règne de Louis XIII ne comptait que deux joueurs, ceux de cornets[x 35]. Il est probable que Louis XIV avait néanmoins ordonné à Henry Du Mont et à Pierre Robert l'usage des violons à la chapelle. En citant la contradiction du concile de Trente, l'un de ces deux sous-maîtres, vraisemblablement Pierre Robert[139], aurait tenté de persuader le roi de renoncer cette idée[x 36]. Toutefois, c'était Jean-Baptiste Lully qui avait convaincu Louis XIV et la cour, en connaissant bien l'intention de celui-ci[x 36]. En fait, douze grands motets en symphonie (à cette époque-là, ce terme ne signifiait qu'ensemble instrumental[b 6]), notamment son Te Deum, furent écrits par lui, quoiqu'il n'eût aucune obligation à la chapelle[b 7].

Secrètement préparé, le motet Te Deum LWV 55 furent exécuté par ce surintendant de la Musique de la Chambre et son équipe en 1677, à la suite du baptême de son fils aîné Louis dont le parrain était le roi[x 36]. Son impact était considérable. Surtout, l'exécution des motets Te Deum était dorénavant réservée à cette fonction et non au sous-maître de la chapelle[x 37].

Par conséquent, les instrumentistes dits symphonistes de la Musique de la Chapelle, payés sur la cassette de Louis XIV, furent officiellement inaugurés. Il s'agissait des musiciens de quatre dessus de violons, de deux flûtes d'Allemagne, à savoir flûtes traversièrs, de trois parties d'accompagnement, soit haute-contre, taille et quinte, de trois basses de violon, d'une basse de cromorne, d'un basson, et encore d'un théorbe ou « de la grosse basse de violon. »[b 2].

Il faut remarquer nonobstant que ce phénomène restait une exception[140], en raison d'une cour si puissante. En 1750, l'abbé Léonard Poisson écrivit : « De grandes Églises comme celle de Lyon & celle de Sens n'en admettent point d'autres [que la voix à l'unisson]. Et ce n'est que très-récemment que l'Église de Sens a admis l'Instrument appellé Serpent.......... Le cardinal Bona, dit qu'il n'y a point d'Orgue dans la Chapelle du Pape. L'Église de Lyon n'en a point non plus, ni aucun autre Instrument[141]. » Le serpent, il s'agit exactement du basse du cornet à bouquin qui était exclusivement autorisé à la chapelle de Louis XIII.

Castrat et voix de femmes[modifier | modifier le code]

Au regard de la voix du dessus, la chapelle sous le règne de Louis XIV se caractérisait des deux particularités.

D'une part, non seulement il y existait des castrats mais aussi le roi en appréciait. En 1697, la chapelle comptait neuf castrats dont cinq italiens[b 8]. À dire vrai en 1679, le roi avait chargé à Paolo Lorenzani de recruter en Italie « cinq belles voix », à savoir des castrats, avant qu'il ne commence sa fonction en tant que surintendant de la musique de chambre de la reine, le 1er janvier 1680. En effet, les castrats n'auraient été autorisés dans le royaume de France que les étrangers, en dépit de l'autorisation des recrutements de ceux-ci par le pape Sixte V en 1589[142].

D'autre part, le roi y invita des chanteuses laïques et professionnelles, et non moniales. Ainsi, le Mercure galant précisait que sur ordre de Louis XIV, une de deux filles du sous-maître Michel-Richard de Lalande, vraisemblablement Jeanne, chanta à la chapelle en septembre 1702, lors de la fête de la Nativité de la Vierge. Elle n'avait que 15 ans[b 9]. Ce compositeur commença alors à écrire des œuvres liturgiques destinées à la voix de femmes. En fait, il s'agissait de ses filles ainsi que de son épouse Renée Anne Rebel, chanteuse depuis son enfance[x 38]. Cette dernière était la sœur aînée de Jean-Féry Rebel, et donc tante de François Rebel, futur responsable de l'Académie Royale de Musique, du Concert Spirituel et de l'Opéra de Paris.

Organiste[modifier | modifier le code]

La charge d'organiste de la Chapelle royale, initialement dévolue à un seul musicien, fut ensuite divisée également par quartiers, en 1693, à la suite de l'arrivée de François Couperin. Ce dernier occupait cette fonction en tant que le quartier de janvier, jusqu'en 1730. De même, Jean-Baptiste Buterne était chargé d'effectuer celui d'avril tandis que Guillaume-Gabriel Nivers obtint celui de juillet, enfin Nicolas Lebègue, le dernier, celui d'octobre[b 2].

Évolution de la Chapelle royale[modifier | modifier le code]

À la mort du Roi Soleil en 1715, la Chapelle royale, vraiment agrandie, comptait au total 110 choristes (soprano, haute-contre, ténors, barytons et basse) et 20 instrumentistes (violons et violes, basses de violons, théorbe, flûtes, hautbois, basse de cromorne, serpents et basson).

L'abbé Oroux conclut en 1777 : « Quoi qu'il en soit de ce procès, qui paroît maintenant décidé à l'avantage des Sous-maîtres, les essais de Lulli ne firent qu'enflammer de plus en plus le desir qu'avoit Louis XIV d'introduire la symphonie dans la Chapelle[x 37]. »

Afin de conserver cette équipe, le roi Louis XIV n'hésitait pas à dépenser plus de cent mille écus par an[x 39].

Siège de la Chapelle royale[modifier | modifier le code]

Chapelle royale actuelle du château, inaugurée en 1710. Donc le roi Louis XIV ne put y assister aux offices que seul pendant cinq ans, avant son décès.

La Chapelle royale restait au château de Saint-Germain-en-Laye au début du règne du Roi Soleil. Elle s'installa pendant les travaux de nouveau château entre 1673 et 1682[a 8], dans le secteur Sud, à savoir la salle du Sacre, jusqu'à ce que la cour de Louis XIV se déplace définitivement à Versailles en 1682. C'est la raison pour laquelle un autre concours pour recruter quatre nouveaux sous-maîtres, parmi 35 candidats, fut organisé en avril 1683. En effet, le roi voulait renouveler l'équipe de la chapelle, à la suite de ce déplacement[a 5],[x 37]. Toutefois, il fallait que la Chapelle royale demeure encore dans une salle provisoire, actuellement le salon d'Hercule, en attendant que sa propre chapelle soit inaugurée en 1710. Car, les guerres coûteuses, notamment celle de succession d'Espagne, empêchaient la construction de ce dernier bâtiment du château[b 10].

Déclin et disparition de la Chapelle royale[modifier | modifier le code]

Après le trépas de Louis XIV en 1715, la Chapelle royale subit considérablement sa détériotation.

D'abord, la cour se déplaça subitement au début de l'année 1716[x 40], par le régent Philippe d'Orléans, à Paris où le duc gardait ses musiciens préférés[b 11]. On ignorait, à cette époque-là, le reste de la vie de l'ancien maître de chapelle jusqu'en 1716, le cardinal Melchior de Polignac[x 41]. De même, il reste peu de renseignements concernant la Chapelle royale durant cette période. Néanmoins, il est certain que le nouveau maître Charles-Louis-Auguste Le Tonnelier de Breteuil ne respectait plus la tradition établie auparavant[x 42] tandis que le régent tenta en 1720 de réduire la dépense de la chapelle y compris ses pensions, jusqu'à cinquante mille écus, à la place de plus de cent mille écus sous le règne de Louis XIV[x 43].

Certes, le roi Louis XV rétablit ensuite la cour de Versailles en janvier 1723, en nommant à nouveau quatre sous-maîtres dont Michel-Richard de Lalande restant encore à sa place[b 12]. Mais la chapelle se diminuait de plus en plus. Et personne ne put empêcher son déclin. En effet, à Paris, le Concert Spirituel devenait progressivement le centre de la musique sacrée, en attirant des musiciens talentueux[a 9]. Ainsi, en 1740, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville fut accueilli en grande pompe à Versailles en tant que sous-maître de quartier du mois de juillet. Il était pareillement un violoniste distingué du Concert Spirituel, puis, à partir de 1755, le directeur de celui-ci[a 9].

En 1749, la Chapelle royale perdit son grand et dernier protecteur Armand Gaston Maximilien de Rohan, cardinal ainsi que grand aumônier de France depuis 1713[x 44]. Désormais, avec des changements fréquents, notamment ceux de l'équipe, la tranquillité auprès de la chapelle ne se rétablit jamais[x 45].

Après le décès du maître Louis-Guy de Guérapin de Vauréal en 1760, évêque de Renne, personne ne fut nommé, car l'année suivante, en août, le roi Louis XV supprima cette fonction ecclésiastique[x 46],[143]. Dorénavant, la chapelle était placée sous les ordres du grand aumônier de France[v 2].

Le nombre des musiciens fut sévèrement réduit par le même édit, avec le regroupement des différents départements de la musique royale, nommé à nouveau Grande-Chapelle[x 46] et auparavant déjà donné par François Ier[x 2], jusqu'à la disparition brutale de la chapelle musicale en août 1792, du fait des évènements révolutionnaires qui précipitèrent la fin de la monarchie d'Ancien Régime.

Principaux musiciens ayant eu des fonctions à la Chapelle royale[modifier | modifier le code]

Liste des maîtres ecclésiastiques de Chapelle du roi (1543 - 1761)[modifier | modifier le code]

Il est évident que cette honorable fonction se distinguait toujours des ecclésiastiques issus de grandes familles[x 47].

  1. François de Tournon (1489 - † 1562) : 1543 - 1547, cardinal et archevêque d'Auch[x 2],[119]
  2. Paul de Carrette (1503 - † 1553) : 1547 - 1553, évêque de Cahors[z 57]
  3. Jean de La Rochefoucauld[z 58] ( - † 1583) : 1553 - 1583, évêque d'Auxerre par le roi Henri II[x 11],[125], puis abbé de Villeloin, de Cormery et de Marmoutier[z 58]
  4. François de La Rochefoucauld (1558 - † 1645) : 1584 - 1591, évêque de Clermont[z 59],[147],[x 31]
  5. Philippe du Bec (1519 - † 1605) : 1591 - 1600[x 48], évêques de Nantes[148],[z 60] puis archevêque de Reims[z 61],[y 37]
  6. Christophe de Lestang (1560 - † 1621) : 1600 - 1621, évêque de Carcassonne[z 62],[x 49]
  7. Jean-François de Gondi (1584 - † 1654) : 1621 - 1643, premier archevêque de Paris[y 37],[z 63]
  8. Cyrus de Villiers de la Faye (1619 - † 1665) : 1643 - 1665, évêque de Périgueux[143],[z 63]
  9. Charles-Maurice Le Tellier (1642 - † 1710) : 1665 - 1710, archêveque de Reims[b 3],[x 50]
  10. Melchior de Polignac (1661 - † 1741) : 1710 - 1716, cardinal, archevêque d'Auch[b 3]
  11. Charles-Louis-Auguste Le Tonnelier de Breteuil (1689 - † 1732) : 1716 - 1732, évêque de Rennes[x 51],[b 3]
  12. Louis-Guy de Guérapin de Vauréal (1687 - † 1760) : 1732 - 1760, évêque de Rennes[143]

La fonction de maître de Chapelle ecclésiastique fut supprimée en août 1761[x 46],[143].

Liste des maîtres de Chapelle de plain-chant au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Pistes bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Eleonore Alquier, La religion du Roi. Lieux et expressions de la dévotion à la cour de Louis XIV (1643-1682), École nationale des chartes (Paris) : Thèse pour le diplôme d'archiviste paléographe,‎ 2009, 411-93 p.
  • Alexandre Maral, La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV : cérémonie, liturgie et musique, Sprimont : Mardaga,‎ 2002, 478 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p.  66
  2. a, b, c et d p.  306
  3. a, b et c p.  307 ; comme cette œuvre manque de Dies iræ, quelques chants composés par d'autres musiciens furent chantés au lieu de celui-ci.
  4. p.  305
  5. a et b p.  308
  6. p.  294 ; il reste peu d'exemples, mais Hymni sacri et novi dont ancien sous-maître Henry Du Mont était l'un des compositeurs ; chez Dionysium Thierry, Paris 1689
  7. p.  315
  8. p. 308 ; Louis XIV séjourna pour la première fois à Versailles en 1674.
  9. a et b p.  432 ; « Il est bien évident que le Concert spirituel, dans les locaux qu'il a successivement occupés, et avec ses nombreux effectifs, offrait aux compositeurs une audience beaucoup plus vaste, plus diverse aussi, que celle de la Chapelle royale de Versailles, même refaite. »
Michel-Richard de Lalande, sous-maître le plus distingué à la Chapelle royale de Versailles et sous Louis XIV.
  1. p.  64
  2. a, b et c p.  82
  3. a, b, c, d, e et f p.  35
  4. p. 38 ; deux de nouveaux sous-maîtres, Nicolas Goumillet et Guillaume Minoret étaient des ecclésiastiques ; donc, la chapelle pouvait éviter de l'augmentation de dépenses, en dépit de la réintroduction du système cartier.
  5. p.  39
  6. p.  139
  7. p.  81
  8. p.  83
  9. p.  56 : « cette fille de quinze ans (Catherine Massip : nous ne savons laquelle des deux sœurs ; mais Marie-Anne naquit en 1686 et Jeanne en 1687) a d'abord chanté pendant l'octave de Pâques, puis devant le roi en son cabinet, puis pendant son souper, enfin, la voici à la Chapelle, le jour de la Nativité de la Vierge, toujours sur ordre du roi. »
  10. p.  36 - 37
  11. p.  61
  12. p.  65
Entrée de Charles V dans la ville de Paris. Ce roi très chrétien fonda plusieurs Chapelles royales à Paris ainsi qu'à Vincennes.
  • Action artistique de la Ville de Paris, sous la direction de Frédéric Pleybert, Paris et Charles V, Arts et Architecture, collection Paris et son Patrimoine, Action artistique de la Ville de Paris et Mairie de Paris, Paris 2001 (ISBN 2-913246-29-X) 241 p.
  1. p.  226 ; « La Librairie royale renfermait plus d'une vingtaine de bréviaires dont les plus beaux étaient conservés dans la chambre du roi au château de Vincennes, qui faisait en quelque sorte office de réserve précieuse. Parmi eux figuraient le merveilleux Bréviaire de Belleville, dû au pinceau du grand Pucelle, et le Bréviaire de Charles V qu'il inspira. La reine Jeanne de Bourbon disait aussi ses heures dans un Bréviaire, tel le manuscrit latin 1288 de la BnF, protégé alors par un étui de soie brodé à ses armes, et qui est ainsi décrit dans l'inventaire de 1373-1380 : « un autre breviaire couvert d'une chemise de sathanin double de sendal azure brodee aux armes de la royne, a .II. fermers d'or dont les tissus sont garnis de perle et les fermoers aussi chascun a .IIII. peles et a au bout de chascun desdits fermoers un laz de soie ouquel a un bouton de perles, a une pipe d'or a .II. perles, et y faut la pierre du milieu. » »
  2. a et b p.  227
  3. p.  144 ; selon Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, tome II, p. 281 - 282, 1724 ; lire en ligne http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/FB1926Index.asp puis la rubrique (gauche) « Les dedans des maisons royales »
  • Atlas historique de Saint-Denis, Des origines au XVIIIe siècle, sous la direction de Michaël Wyss, Documents d'archéologie française, n° 59, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Ministère de la Culutre, Ministère de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, Centre national de la recherche scientifique, Association pour les fouilles archéologiques nationales, Paris 1996 (ISBN 2-7351-0618-7) 447 p.
  1. p.  20
  2. p. 31 ; d'une part, faute de protection, l'église aurait subi les vols par l'armée de Sigebert Ier en 574 ; il s'agit d'un manuscrit latin de l'Histoire des Francs, publié en 1885 par Krusch, p. 535 - 536. Cependant, ce passage ne se trouve pas dans les deux publications en France au XIXe siècle.
  3. p. 31 ; d'autre part, selon l'Histoire des Francs de saint Grégoire de Tours († 594), son autel dut être privé de la célébration liturgique, en 579, à cause d'une querelle sanglante entre deux familles (http://books.google.fr/books?id=xNX_k6vLnIwC&pg=283)
  4. a, b et c p.  188
  5. p. 188 ; particularis patronus noster
  6. p.  23
  7. p.  28
  8. p. 30 ; la recherche archéologique réussit à attribuer le demandeur des travaux à Dagobert Ier : « Éloi fabriqua à Paris [dans la région parisenne] le mausolée du saint martyr Denis et, par-dessus, un tugurium (un ciborium) de marbre d'un merveilleux travail, d'or et de pierres précieuses, ainsi que la crête et le fronton ; et il couvrit d'or la balustrade de bois placée autour de l'autel et, sur celle-ci il fixa des pommes d'or arrondies et ornées de pierreries. Avec le même soin, il recouvrit de métal d'argent le pupitre et les portes et il couvrit aussi de pièces de bois revêtues d'argent le toit abritant le trône de l'autel. Il fit aussi une repa (un baldaquin) sur le lieu de l'ancien tombeau et il y fabriqua un autrel au dehors, aux pieds du saint martyr. » (texte original en latin, Krusch 1902 ; traduction en français, D. Gaborit-Chopin, 1973/1991 )
  9. p.  35
  10. p.  316
  11. p. 316 ; en effet,
  12. a et b p.  50
  13. p.  53
Gerbert d'Aurillac, précepteur de Robert II, chancelier d'Hugues Capet, enfin pape Sylvestre II.
  1. p.  495
  2. p.  409 ; si la maison capétienne connaissait déjà ses deux rois Eudes et Robert Ier, le règne d'Hugues et de Robert II était considéré comme provisoire. Gerbert d'Aurillac écrivit à l'évêque Adalbéron, juste avant le décès de ce dernier : « Le frère germain de feu Lothaire Auguste, a été expulsé du royaume, alors qu'il était l'héritier de ce royaume. Ses rivaux, c'est l'opinion de beaucoup, n'ont reçu que l'intérim du pouvoir royal. » Il fallait donc établir solidement leur souveraineté. L'Île-de-France y compris la ville de Paris était presque seul et propre territoire de sa maison.
  3. p.  463 : « Viennent à ma pensée le visage rayonnant de Monseigneur Robert, la joie de son regard, nos fréquentes conversations, vos propos plein de sagesse et de gravité, et puis l'aimable affabilité des Grands et des évêques ; » (lettre de Gerbert à la reine Adélaïde, veuve, au printemps ou en été 997)
  4. p.  686 - 699
  5. p.  684
  • Association cantalienne pour la commémoration du pape Gerbert, Gerbert, Moine, Évêque et Pape, Actes des journées d'étude d'Aurillac, 9 - 10 avril 1999, Aurillac 2000 (ISBN 2-85579-020-4) 315 p.
  1. p.  252 Jean-Pierre Brunterc'h, Gerbert, archevêque de Ravenne et pape en Italie : « ... mais la manière dont Gerbert y fait allusion dans la lettre qui nous renseigne laisse entendre que le pape avait autorisé l'abbé à faire appel à n'importe quel évêque pour célébrer la messe. Or, l'abbé, en l'occurrence, n'était autre que le roi Hugues Capet. » encore la note no 109 : « S'agit-il, comme on le prétend généralement, des privilèges de 757 et 786 ? On peut en douter car le premier d'entre eux ne concerne pas Saint-Denis, mais tous les monastères que le pape Étienne II autorise Fulrad, archiprêtre et abbé, à construire en Francia dans n'importe quel lieu qui est sa propriété ou qui lui est advenu par suite d'un achat, d'un héritage ou d'une concession royale. Il est notamment interdit à tout évêque de célébrer des messes dans ces établissements sans y avoir été invité par l'abbé (Rolf Grosse, Papsturkunden in Frankreich, neue Folge, 9... etc.) Dans le deuxième cas, Hadrien Ier, confirmant les dispositions prises par son prédécesseur Étienne, permet à l'abbé et aux moines de Saint-Denis d'élire et de faire consacrer un évêque claustral, qui aura la cura pastoralis sur tout ce qui dépend et relève du monastère (ibid., etc.) »
  2. a et b p.  48 ; Pierre Riché, Gerbert écolâtre
  3. p.  45 et 50 ; Pierre Riché, Gerbert écolâtre
Charlemagne, roi-prêtre des Francs. Il établit le rite romain y compris le chant romain dans tous ses territoires. Encore transforma-t-il sa nouvelle capitale en ville sainte, Aix-la-Chapelle.
  1. p.  38 - 39
  2. p.  418 - 419
  3. a et b p.  283 et 286
  4. a et b p.  274
  5. p.  401
  6. a et b p.  421
  7. p.  420 et 456 - 457
  8. p.  288
  9. p.  558 - 559
  10. p.  582 et 690
  11. p.  510
  12. a et b p.  509
  13. p.  615 - 621
  1. a et b p.  105
  2. p.  50
  3. p.  36
  4. a et b p.  68
  5. p.  79
  6. p.  114
  1. a, b, c, d et e p.  349
  2. a et b p.  350
  3. p. 349 ; il est possible que ce sous-maître fût originaire de la même famille de Claudin de Sermisy, car, ce dernier s'appelait souvent Claude de Servisi.
  • Ministres de l'Église, Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du Clergé de France, Augmenté d'un grand nombre de pièces & d'observations sur la Discipline presente de l'Église, Et mis en nouvel ordre, suivant la Déliberation de l'Assemblée générale de Clergé du 29 août 1705, tome II, François Muguet, Paris 1741, 1964 p. [lire en ligne]
  1. p.  1014 - 1015 ; Arrêt du Conseil privé du 19. Juin 1585. portant reglement sur le nombre des privilegiez de la Chapelle du Roi & des Reines, qui peuvent être dans chacune des élgises cathedrales ou collegiales, sur le tems de leur non-residence, & sur les fruits qu'ils peuvent percevoir pendant leur service prés leurs Majestez.
  2. p.  1007 ; voir aussi, Les dignitez & les chanoines qui sont officiels de la chapelle & de l'oratoire du Roi & de la Reine, sont dispensez de la residence, & perçoivent les fruits de leurs prebendes pendant le tems de leur service (Bulle du pape Clement VI. du 12. Kalendes de Mai, la neuvième année de son pontificat, qui tombe suivant la suppitation ordinaire au 20. Avril 1351) ; Lettres patentes du Roi Henri III. du 28. Septembre 1581. registrées au Parlement le 25. Janvier 1582. qui ordonne l'execution de la dispense de resider, accordée aux chanoines qui sont chantres de la chambre, ou chantres & chapelains de la chapelle & oratoire du Roi et le reste (p. 1007-1014)
  3. p.  1031
Durant la bataille de Bouvines, la Chapelle royale de Philippe Auguste y soutenait l'armée royale avec sa prière et son chant des psaumes tel le Benedictus Dominus Deus. Le royaume en péril fut sauvé, grâce à la victoire définitive lors de cette bataille en 1214.
  1. p.  474
  2. p.  513
  3. p.  499
  4. p.  435 et 437
  1. p.  541 : « Nous avons encore aujourd'hui un livre de sa vie, où il est dit qu'il ressuscita un mort. »
  2. p.  578 ; il ne restait qu'une autre lettre du saint destiné à Clovis, afin de féliciter son avènement au trône, publiée par Dom Bouquet.
  3. a et b p.  499 ; texte en ligne : http://www.mediterranee-antique.info/Auteurs/Fichiers/JKL/Kurth/Clovis/Clovis_48.htm
  4. a, b et c p.  513
  5. p.  509
  6. p.  521
  7. p.  494 ; notamment, Théodechilde était la fille de Thierry Ier.
  8. p.  595 ; Louis Demaison, Le lieu du baptême de Clovis ; en dépit de la légende attribuée à Clotilde, épouse de Clovis Ier, c'était certainement Clovis II qui établit un palais royal à Attigny : « car Attigny n'est entré dans le domaine royal que beaucoup plus tard, sous le règne de Clovis II. Helgaud dans son Epitome vitæ Roberti regis (Duchesne, Historia Francorum scriptorum, tome IV, p. 59), nous apprend que Liébaud, abbé de Saint-Aignan d'Orléans, avait cédé à Clovis II la terre d'Attigny, « agellum Attiniacum, cum cunctis sibi adjacentibus, super Axonam fluvium situm »,  en échange du domaine de Fleury-sur-Loire. »
  • Didier Feuer et Jean d'Hendecourt, Dictionnaire des Souverains de France et de leurs épouses, Pygmalion, Paris 2006 (ISBN 978-2-7564-0030-3) 469 p.
  1. p.  133
  2. p.  134
  3. a, b et c p.  131
  4. p.  36
  5. p.  55 et 59
  6. p.  76
  7. p.  438
  8. p.  441
  9. p.  153
  10. p.  249
  11. p.  271
  12. p. 165
  1. p.  122
  2. p.  108
  3. p.  153
  4. a et b p.  155
  • Léopord Pannier, La nobre-maison de Saint-Ouen, la Villa Clippiacum et l'ordre de l'Étoile, d'après les documents originaux, Histoire de Saint-Ouen-sur-Seine, première partie : Moyen Âge, Librairie A. Franck et Librairie A. Aubry, Paris 1872 [lire en ligne]
  1. a et b p.  31
  2. p.  35
  3. a et b p.  29
  4. a et b p.  39 - 40
  5. p.  30
  6. p. 31 ; à vrai dire, le palais lui-même n'était pas de simple et petite villa, car le 1er mai 635 ou 636, un concile d'évêques y fut tenu, grâce auquel saint Ouen obtint un privilège pour son abbaye de Rebais
  7. p.  42
  8. p.  43
  9. p.  47
  • Étienne Oroux, Histoire Ecclésiastique de la Cour de France, Où l'on trouve tout ce qui concerne l'histoire de la Chapelle & des prinicipaux Officiers Ecclésiastiques de nos Rois, Par Abbé Oroux, Chapelain du Roi, Abbé de Fontaine-le-Comte, tome II, Imprimerie Royale, Paris 1777, 693 p. [lire en ligne] table des matières A - Z
  1. p.  2
  2. a, b, c et d p.  51
  3. a, b, c, d et e p.  140
  4. p. 51 ; précision par l'abbé Oroux : « Ses fonctions étoient d'examiner les mœurs & la capacité de ceux qu'on devoit admettre, soit parmi les Musiciens, soit parmi les Chantres, de recevoir leur serment, d'avoir l'œil sur leur service, & de donner les ordres, afin que chacun s'acquittât exactement de son devoir : fonctions d'un grand détail ; mais il pouvoit s'y faire soulager par des Sous-Maîtres, qu'on avoit établis en même-temps, dans l'une & l'autre Chapelle, & qui étoient chargés de veiller au maintien de la discipline. »
  5. p.  26 ; confesseur du roi XII ; il fut notamment chargé par François Ier d'établir les cours classiques au Collège de France, tout d'abord un collège pour la langue grecque
  6. p.  27 et 37
  7. p.  52
  8. p.  67 ; d'après l'abbé Brantôme, à cette époque-là, il y avait 22 cardinaux dont 13 français dans le royaume de France.
  9. p.  83 - 84 ; ainsi qu' « aux Clercs des Chapelle, six aunes & dimie à 4 livres l'aune
  10. p.  85
  11. a et b p.  110
  12. p.  179
  13. p.  97
  14. p.  129
  15. p.  142
  16. p.  143 ; il s'agissait des « Sainte-Chapelle, Nostre-Dame de Poissy & Sainct-Melon de Pontoise, Nostre-Dame de Ronde, la petite-église de Saint-Michel, & Hopital du Roy à Rouen, l'église collègiale de Mortagne, Nostre-Dame & Saint-Spire de Corbeil,  Nostre-Dame d'Estamps, Nostre-Dame de Clery, Saint-Sauveur de Blois, le Plessis-lez-Tours, Saint-Martin & Saint-Lo d'Angers, Saint-Pierre du Mans, Saint-Estienne de Troyes & Sainct-Urbain, la Sainte-Chapelle de Dijon, Nostre-Dame de Moulins, Montluçon, Herisson, Vitri-en-Pertois, Abbeville, Peronne, Roye, Saint-Quentin & Villeneuve-lez-Avignon, »
  17. a, b et c p.  153
  18. p.  152
  19. p.  182
  20. p. 182-187 ; grâce aux plusieurs documents, la fonction de la chapelle de l'époque d'Henri III était magnifiquement précisée : « L'ordre que le Roy veut être tenu par son Grand-Aumônier, le Maître de son Oratoire, & le Maître de Chapelle (Ordre daté le 1er janvier 1585, manuscrit de Dupuy, tome 218) : Chacun de susdits assemblera le second jour du premier mois de chaque cartier, tous ceux qui seront sous sa charge, & fera lire en sa presence ce que Sa Majesté veut être observé par iceux, à ce que pas un ne pretende cause d'ignorance. Donnera ordre le Grand-Aumônier, que la Messe de Sa Majesté soit toujours preste devant six heures du matin, si Elle ne la commandoit plus tôt ; & pour cet effet sera dès les cinq heures un Clerc de Chapelle en sa garde-robe, lequel fera dire à Sa Majesté par le Valet de garde-robe qui portera ses habillemens, qu'il est en ladite garde-robe pour sçavoir en quel lieu Elle voudra ouyr la Messe ; & fera aussi tenir les Vespres prestes entre trois à quatre heures du soir, & que tant à la Messe qu'à Vespres tous ceux qui dépendent de sa charge, & qui doivent y estre, s'y trouvent. Tous les jours se dira la Grand-Messe devant Sa Majesté, avec les hymnes & autres dévotions ordonnées par icelle devant & après ladite Messe ; & aussi durant icelle se diront deux basses Messes, excepté les jours qu'elle ira par les champs, sans sejourner un seul jour, qu'elle n'oïra que lesdites deux basses Messes, si ce n'est les dimanches & les festes comandées. Chacun jour se diront aussi Vespres & Complies, & le Salve à la fin d'icelles, excepté, comme dit est cy-dessus, lorsque Sa Majesté ira par les champs. Se diront aussi devant Sa Majesté aux festes de Noël, de Pâques, la Pentecôte, la Toussaints, la Trinité, &c, toutes les six festes Nostre-Dame, & tous les premiers dimanches de chacun mois, comme aussi tous les dimanches de Caresme et l'Advent, Matines & tous le service suivant jusques à Tierce, & après la Grand Messe, Sexte & None ; lequel service se commencera dès les six heures du matin pour le plus tard, excepté si elle alloit par les champs en ces jours-là, ou qu'elle en fuft empeschée pour quelques occasion particulière. Tous les Prélats, tant Cardinaux, Archevêques, qu'Evequês ne faudront, s'ils sont à la Cour de Sa Majesté, de se trouver à sa Messe & à ses Vespres, s'ils n'ont légitime empeschement ; & aux dimanches, quatre festes annuelles, festes du Corps Domini & de l'octave, & les six festes de Nostre-Dame, & des Apostres, & de la Saint-Jean, y porteront chascun leur rochet & camail ; comme aussi les autres Prélats s'y trouveront, & de se seront avertis par les deux Clercs de Chapelle de Sa Majesté, & y tiendra la main ledit Grand-Aumosnier ; Lequel ordonnera à un desdits Clercs de Chapelle d'avertir tout haut un chascun de se mettre à genoux au commencement de la Messe, comme aussi après icelle, tant que durera l'Exaudiat & l'oraison qui se dit après ; au commencement de Vespres aussi, & à la fin de Complies, depuis le commencement du Salve jusques à l'oraison. Sa Majesté sera toujours suivie de sa Chapelle ; sinon quand il ne menera toute sa Cour, s'il ne commande audit Maître de sa Chapelle de faire suivre sadite Chapelle, en ce ca ne la fera suivre ni aucun d'icelle. Le drap de pied de Sa Majesté avec ses carreaux, tapis & dais sera toujours dressé où Sa Majesté oyra la Messe ou Vespres, en quelque Chapelle ou Oratoire retirée, s'il s'en trouve de commode ; si elle ne le commandoit autrement, ou que le lieu ne fuft à propos pour ce faire, en ce cas seront mis au milieu, ainsi qu'il avoit accoustumé d'estre. La Messe de Sa Majesté l'attendra toujours jusques à midy, & Vespres jusques à six heures du soir, sans qu'il y ait faute ; & lesdites heures sonnées, si elle ne le commande autrement, se pourront retirer ceux de ladite Chapelle. Advertira ledit Grand-Aumônier les Predicateurs que Sa Majesté a retenus pour servir par quartier, de ne faillir de se rendre chascun en leur quartier, lesquels Sa Majesté entend, quand Elle sera au sejour de sa Cour, qu'ils preschent tous les dimanches & festes commandées de chascune année, le matin après l'offrande de la Grand-Messe. Aussi ledit Predicateur qui sera en service preschera tous les jours de Caresme & de l'Avent ; mais ce sera devant ou après ladite Grand-Messe. Se tiendra ledit Grand-Aumônier, durant la Messe de Sa Majesté & à Vespres, à genoux auprès d'Elle, s'il n'a excuse légitime pour ne s'y trouver, ou pour ne s'y pouvoir tenir. Se trouvera le Grand-Aumônier, ou fera trouver un des Aumôniers servants en quartier, pour dire le Benedicte & grâces, selon que Sa Majesté l'a ordonné, tous les jours au dîner & souper de Sadite Majesté. Le Grand-Aumônier se trouvera au dîner de Sa Majesté le plus souvent qu'il pourra, & y demeurera jusques après les grâces, & entrera dans les barrieres, s'il y en a. Se trouvera la Musique de la Chapelle de Sa Majesté au disner d'Icelle, tous les jours de dimanche en lieu de sejour, quand Elle mangera en public, pour chanter audit lieu durant le disner, & jusques à ce que la table se leve : laquelle Musique se tiendra en tel endroit, qui se trouvera le plus à propos pour estre mieux entendre de Sa Majesté. Sa Majesté voulant cognoistre doresnavant tous ceux desquels Elle doit estre servie par chascun quartier, ordonne que dans le troisieme jour du premier mois de chascun desdits quartiers, sans faute aucune, lui soient présentés par ledit Grand-Aumônier, Maistre de l'Oratoire, & Maistre de la Chapelle, chacun pour ce qui est de la charge, au lieu où Elle commandera, tous ce qui entreront esdits quartiers, & lesquels, s'il ne se trouvent audit jour, ne recevront rien de leurdit quartier, qui sera donné à ceux qui auront servi en leur lieu, suivant le mémoire qui en sera baillé, signé de la main de Sa Majesté, en vertu duquel ceux qui serviront seront payés dudit quartier, & non autrement. Ne sera payé nul des susdits en quartier, qu'il n'ait rendu l'assiduité & sujection durant tout le temps du quartier qu'il lui est ordonné de servir, & que le dernier jour dudit quartier, il n'ait, signé de la main desdits Grand-Aumosnier & Maistres de l'Oratoire & de la Chapelle, chascun pour ce qui est de la charge, le certificat de ce que dessus, pour bailler Tresorier duquel il doit estre payé, estant defendu audit Tresorier d'en payer aucun, qu'après avoir veu & tenu pardevers lui ledit certificat. Enjoignant Sa Majesté, très-expressément à tous ceux qui sont sous la charge desdits Grand-Armosnieur, Maistres de l'Oratoire & de la Chapelle, d'observer de point en point le contenu cy-dessus, chascun en ce qui le concerne, sur peine d'estre privés de leurs estats ; & ausdits Grand-Aumosnier, Maistres de l'Oratoire & de la Chapelle, de l'observer & faire observer sur peine d'en respondre à Sa Majesté. »
  21. a et b p.  191 ; après le décès d'Henri III, le système de quartier fut de nouveau rétabli (voir note (o)).
  22. p.  186
  23. a et b p.  195
  24. p. 187-188 ; « L'ordre que le Roi veut estre suivi & observé desormais pour le Service divin, par ceux de la Chapelle aux Eglises que Sa Majesté choisira pour cet effet, ez lieu où Elle fera sejour plus de huits jours ; & à ceux où Elle demeurera moins, & où Elle sera suivie de sadite Chapelle, Sadite Majesté veut, que celuy qui y commandera lui vienne demander si ledit ordre y sera gardé ; voulant aussi Sa Majesté que tout le service qui se fera doresnavant soit selon l'usage de Rome, & ainsi qu'il est particulierement déclaré dans ce Reglement. »
  25. p.  188
  26. a et b p.  189
  27. p.  190
  28. p.  196
  29. a et b p.  220
  30. p.  222
  31. a et b p.  227
  32. a, b et c p.  181
  33. p. 181 - 182
  34. p.  383 - 384
  35. a et b p.  519
  36. a, b et c p.  520
  37. a, b et c p.  521
  38. p.  522 - 523 ; abbé Oroux précisa encore que Louis XV aussi avait fait la voix de femme le 25 juillet 1722 (p. 523, note (b)). Cependant en critiquant cette nouvelle tendance, il ajouta : « Ce mauvais usage d'admettre des femmes dans la Musique de la Chapelle a continué jusque sous le règne de Louis XV : il faut espérer qu'il ne fera pas rétabli. »
  39. p.  523
  40. p.  595 ; le roi Louis XV demeurait donc dans le palais des Tuileries.
  41. p.  597 - 598
  42. p.  598 - 600
  43. p.  603
  44. p.  629
  45. p.  631
  46. a, b et c p.  635 - 639
  47. p. 227 ; ainsi, Philippe du Bec était issu de la maison du Bec-Crespin, l'une des plus anciennes de la Normandie ; Jean-François de Gondi était d'une ancienne famille originaire de Florence (même document, p. 140).
  48. p.  281
  49. p.  362
  50. p.  488
  51. p.  625
Sainte-Chapelle de Vincennes, fondée par Charles V. L'abbé Du Payrat se qualifiait dans ce livre : « de laquelle j'ay esté Trésorier pendant quelques années, (p. 19) » Selon la couverture, il était le prote-notaire du Saint-Siège, conseiller et aumônier d'Henri IV ainsi que de Louis XIII.
  • Guillaume Du Payrat, L'histoire ecclésiastique de la cour ou les antiquitez et les recherches de la Chapelle, et Oratoire du Roy de France, depuis Clovis I. jusques à nostre temps, Divisée en trois livres, & dediée au Tres-Chretien Roy de France, & de Navarre LOVIS XIIII, Henry Sara, Imprimeur & Libraire ordinaire de Monsieur le Duc d'Orléans, Paris 1645, 886 p. [lire en ligne] table des matières A - Z
  1. p.  25
  2. a et b p.  62
  3. p.  83
  4. p. 264
  5. p.  13
  6. p.  263
  7. p.  281
  8. p.  261
  9. p.  156
  10. p.  260
  11. p.  189
  12. a et b p.  273 ; texte complète : « Il semble que ce mot, Antiquitus, devroit estre rapporté au temps de Hugues Capet, lequel estant Maire du Palais, & Duc de France, fonda l'Abbaye de sainct Magloire, & y mit des Religieux de l'Ordre de S. Benoist, environ l'an 975 regnant en France Lothaire avec son fils Louys, lesquels confirmerent la fondation & donation d'icelle Abbye : car sous le regne de Lothaire, les guerres de Normans commencees du temps de Rollo leur premier Duc, & Charles le Chauve Roy de France, ne prenans fin, mais plustost s'augmentans, principalement en Bretagne, Salvator Evesque d'Alethe (c'est aujour-d'huy S. Malo) se retira à Paris, portant avec lui les corps de SS. Magloire, Sanson & Maclou, lesquels furent mis en la Chapelle Royale du Palais, maintenant erigee en Paroisse, & dite S. Barthelemy, où il y avoit des Chanoines Reguliers, qui furent transferez en la Chapelle de S. Nicolas, à présent dite S. Michel, dans la closture du Palais, & au lieu qu'ils avoient quitté, Hugues Capet fonda un Monastere en l'honneur des glorieux sainctes Barthelemy & Magloire, & y a apparence que Hugues Capet depuis estant parvenu à la Couronne de France l'an 987, a donné vraysemblablement ce previlege à l'abbé de S. Magloire, qu'il seroit Chapelain par excellence des Roys de France, c'est-à-dire, Archi-Chapelain & chef de leur Chapelle, qui est la mesme qualité que portoit le chef de la Chapelle des Roys de la seconde race, comme dit Hincmarus, lequel este nommé, Archi Chapellanus, ou, Capellanus, par excellens : mais neantmoins les Roys Robert & Henry I ayans eu d'autres Archi-Chapelains que l'Abbé de S. Magloire, comme nous vérifierons cy après, il est à presumer que ce mot, Antiquitus, contenu en ce titre du Roy Loüis le jeune ne peut estre entendu que depuis le regne de Henry I & que ses successeurs seulement, Philippes I & Loüis le Gros, sont les premiers qui ont fait joüir de ce titre d'honneur l'Abbé de S. Magloire, en considération de ce Hugues Capet, duquel ils sont descendus, qui avoit este fondateur de cette Abbaye ; »
  13. a et b p.  308
  14. p.  299
  15. p.  463
  16. p.  335
  17. p.  467
  18. p. 335 ; ainsi, avant l'abbé Archon, l'abbé Du Peyrat cita en 1645 le nom d'Étienne Ier de Nemours, mais il est difficile à établir cette nomination.
  19. p.  19
  20. p.  668
  21. p.  140
  22. p.  538
  23. p.  98
  24. p.  861 ; (texte intégral en latin)
  25. p.  791 - 792
  26. p.  479
  27. p. 474 ; auparavant, l'abbé Du Peyrat donna l'année 1543 pour la naissance de toutes les deux chapelles. Cependant, la création de celles-ci remonterait plus tôt.
  28. p.  434
  29. p.  480
  30. p. 481 ; le nom du troisième maître fut disputé pendant longtemps, car la Chambre des comptes n'avait donné que l'Evesque d'Auxerre puis Abbé de Bellozane etc. De nos jours, l'identification fut établie.
  31. p.  881 ; dans la lettre patente d'Henri IV, le 9 mars 1606
  32. p.  878
  33. p.  555
  34. a et b p.  475
  35. p.  879-884 (texte intégral)
  36. a, b et c p.  482
  37. a et b p.  481 ; « Mre Philippe du Bec, Archeveque & Duc de Reims, & premier Pair de France, fut appellé à cet office de maistre de la Chapelle de Musique, lequel quelques années avant son trépas, il resigna à Mre de l'Estang, lors Eveque de Lodeve, & depuis de Carcassonne. »
  38. p.  474
  39. p.  291 ; l'abbé Du Peyrat donnait la date le 1er août 1559 ; il s'agit du jour juste après le décès d'Henri II, le 10 juillet 1559.
L'abbé Jean-Louis Archon († 1717) était l'un des chapelains de la Chapelle royale sous le règne de Louis XIV.
  • Jean-Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, dédiée au Roy, par Monsieur l'abbé ARCHON, Licentié de Sorbone, Chapelain de Sa Majesté, & de Madame la Duchesse de Bourgogne, tome I, Nicolas Le Clerc, Paris 1704, 344 p. [lire en ligne]
  1. p.  56
  2. p.  118
  3. p. 25 ; l'abbé Archon précisait sa référence : Vita Patrum (Vies des Pères), tome VI
  4. p.  48 - 49
  5. p.  47
  6. a et b p.  7 ; à cette époque-là, l'existence des reliques était quasiment obligatoire. En effet, il fallait que la célébration soit exécutée sur la table, à savoir autel (christianisme), au-dessus du martyr ou de la relique importante, c'est-à-dire le sacrifice, au lieu des animaux sacrifiés selon la tradition hébraïque. Le terme latin religieux altare (m. pl.), l'origine du mot autel, signifiait donc un support placé sur la table des sacrifices. (Le Robert, Dictionnaire historique de la langue française, p. 261).
  7. p.  334
  8. a et b p.  153 : « De licentia, Hildeboldi Archicappellani, dixit etiam Dominus Rex... »
  9. p.  336
  10. p.  291
  11. p. 8 ; d'après l'abbé Archon, l'abbé Marculfe employait déjà le mot capella au milieu du VIIe siècle, sous le règne de Clovis II : « Tunc in Palatio nostro super Cappellam Domin. Martini, ubi reliqua Sacramenta percurrunt, debeant conjurare. »
  12. p.  225
  13. p.  173
  14. p.  275
  15. p.  199
  16. p.  304
  17. p.  330
  18. a et b p.  328
  19. p.  196
  20. p.  240
  21. p.  273
  22. a et b p.  236
  23. p.  244
  24. a et b p.  257
  25. p.  243
  26. p.  272
  27. p.  271
  28. p.  260
  29. p.  332 ; cette manière pourrait remonter au règne de Charlemagne qui posséderait sa bibliothèque dans sa chapelle.
  1. a et b p.  8
  2. p.  12
  3. p.  18
  4. p.  70
  5. p.  114
  6. a et b p.  115
  7. p. 92 ; l'abbé Archon citait dans son livre une hypothèse de l'abbé Du Peyrat ; Louis VII était le premier roi de France qui ait visité la Terre Sainte où il aurait rencontré le patriarche d'Alexandrie, en qualité d'aumônier.
  8. p. 100 ; il existait une lettre de l'évêque Étienne de Tournai († 1203) destinée à l'aumônier du roi de France. On ignore encore le nom de l'aumônier.
  9. p.  88
  10. a et b p.  110
  11. p.  155
  12. p.  143
  13. p.  140
  14. p.  161
  15. p.  149
  16. a et b p.  189
  17. p.  187
  18. p.  190 - 191
  19. p.  182 ; l'abbé Archon précisait qu'à cette époque-là, tous les clercs aussi étaient ecclésiastiques ainsi que les médecins à la cour.
  20. p.  193
  21. p.  205
  22. p.  206
  23. p.  214
  24. p.  222 ; selon l'abbé Archon, trois sommeliers de chapelle au lieu de deux.
  25. p.  219
  26. p.  281
  27. p.  276
  28. p. 277
  29. a et b p.  284
  30. p.  297
  31. a et b p.  343
  32. p.  345
  33. p.  356 - 357
  34. p.  260
  35. a et b p.  307 - 308
  36. p.  305
  37. p.  387 ; s'il faut établir l'analyse musicale afin d'identifier l'année de composition, qui reste encore difficile même de nos jours, l'œuvre pour Charles VII est plus probable. En effet, il fallut que son corps se transporte de Mehun-sur-Yevre à la cathédrale Notre-Dame de Paris alors que Louis XI décéda le 30 août 1483 au Plessis-du-Parc-lèz-Tours et que ses obsèques furent tenues le 2 septembre à la basilique Saint-Martin de Tours. Donc, c'était trop court pour écrire un nouveau Requiem pour Louis XI, même si l'œuvre pourrait être exécutée de nouveau.
  38. p.  404 ; il semble que la Chapelle royale équivalût, à cette époque-là, de celle du duc de Bourgogne, car Louis XI connaissait effectivement la cour de Bruxelles depuis son exil. Lorsque Philippe III de Bourgogne, oncle de celui-ci, était décédé en 1467, la chapelle du duc comptait six chapelains et six clercs de chapelle, soit douze, ainsi que trois aumôniers, six sommeliers de chaplle, six valets de chapelle et un confesseur. Étant donné que douze est très symbolique, à savoir le nombre des apôtres, même la Chapelle de plain-chant créée par François Ier conservait ce chiffre.
  39. p.  468- 470
  40. p.  510
  41. a et b p.  527
  42. p.  524 : « qu'on connoissoit un des plus sages Ministres qu'il y eût dans le Conseil. »
  43. p.  637
  44. p.  513 - 514 ; avant le décès de François Ier, elle conservait six chapelains à 120 livres de gages et quatre clercs de chapelle à 100 livres tandis que son premier aumônier était évêque de Nice Jérôme de Capitani d'Arsago puis Charles de Tournon à 600 livres de gages.
  45. p.  596
  46. p.  623
  47. a et b p.  646
  48. p. 526
  49. p.  634
  50. p.  589
  51. p.  789 - 790
  52. p.  708
  53. p.  771
  54. p.  721
  55. p.  718 - 721
  56. p.  683 - 684 ; voilà une histoire : « C'est par Monsieur Dupeirat que nous sçavons que Henry le Grand [IV] alloit souvent entendre la Messe & le Sermon dans differentes Eglises de Paris, & que c'etoient Ecclesiastiques de sa Chapelle qui avoient l'honneur de l'y servir ; cet Aumosnier raconte dans son Histoire, que Sa Majesté ayant oüi dans l'Eglise Nôtre-Dame la prédication du docte Monsieur de Fenoillet, Elle y étoit restée pour assister à Vêpres ; que les Chantres de la Chapelle étant prêts à les commencer, le Sieur Ruelle Chantre de cette Eglise Président aux Enquêtes du Parlement de Paris, avoit répresenté au Roy que l'honneur de les commencer appartenoit aux Chantres de leur Eglise, à l'exclusion de ceux de la Chapelle ; que la contestation s'étant emuë de part & d'autre, le Roy avoit bien voulu écouter les raisons des deux Parties, & que lui M. Dupeirat Aumosnier, en quartier en l'absence du Grand & du premier Aumosnier, après que le Sieur Ruelle eût dit les raisons qu'il croyoit favorables à son Eglise, avoit ensuite repliqué & rapporté quels étoient les droits des Ecclesiastiques de la Chapelle ; que là-dessus le Roy avoit décidé que c'étoit aux Chantres de la Chapelle à qui il appartenoit de chanter Vêpres devant lui, & par tout où il étoit présent ; que néanmoins pour gratifier Messieurs de l'Eglise Nôtre-Dame, les Vêpres seroient ce jour-là chantées à deux chœurs ; mais que les Chantres de la Chapelle auroient l'avantage de commencer : Entre les raisons qu'allegua M. Dupeirat, il avança tres à-props que par tout où étoit le Roy, étoit la Cour ; ainsi que par tout où le Roy entendoit le service divin, là étoit la Chapelle. Nous devons en loüant une si sage & si juste décision être édifié de la pieté qui avoit donné sujet de la rendre. »
  57. p.  544
  58. a et b p.  573 - 574 ; l'abbé Louis Archon précisait qu'il était fils de François II de La Rochefoucauld (1494 - † 1533) et Anne de Polignac ainsi que frère de François III de La Rochefoucauld et comte de Rendan Charles de La Rochefoucauld donc père de François de La Rochefoucauld (1558-1645) ; cité également p. 576, p. 687, p. 613 et p. 627
  59. p.  650
  60. p.  651
  61. p.  685 ; « Philippe du Bec Archevêque de Rheims, Maître de la Chapelle de Musique ne pouvant plus excercer sa Charge à cause de son grand âge, obtint du Roy l'agrément qu'il pût s'en démettre en faveur de Christophle de l'Estang Evêque de Lodéve : »
  62. p.  731
  63. a et b p.  769
  64. p.  558

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102695k/f43
  2. Encore, au début de la deuxième partie de la Vie de saint Éloi, y a-t-il une autre description : « ... la troisième année du règne de Clovis [II], lorsque ce prince était encore jeune, et, le dimanche avant les Litanies, au milieu d'un immense concours de peuple, d'un grand nombre de clercs qui chantaient des psaumes, les évêques nous conférèrent gratuitement le sacre épiscopal, à moi pour Rouen, et à Éloi pour Noyon. » Ce passage était critiqué en raison de son anachronisme. Toutefois, Dom Daniel Saulnier auprès de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, docteur ainsi que professeur de l'Institut pontifical de musique sacrée, il est indiscutable que les psaumes étaient chantés dans les offices de la liturgie romaine aux premiers siècles, tel les psaume 63 (62), psaume 141 (140) dont l'usage fut redécouvert (http://palmus.free.fr/session_2004.pdf p. 20).
  3. http://www.paristric.com/fr/paris-visite/tourisme-arrondissements/paris-6eme-arrondissement/paris-6eme-la-statue-de-sainte-clotilde.html
  4. http://books.google.fr/books?id=f-CjsK1EhR4C&pg=PA219
  5. http://books.google.fr/books?id=-60lsR6rGI8C&pg=PA75
  6. a et b http://books.google.fr/books?id=f-CjsK1EhR4C&pg=PA261
  7. http://books.google.fr/books?id=f-CjsK1EhR4C&pg=PA317 ; selon Grégoire de Tours, la reine restait à Paris (Livre III, 18)
  8. http://www.auxerre.culture.gouv.fr/fr/his/f_bas.htm
  9. a, b, c, d, e et f http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1975_num_119_3_13148 Robert Folz, Tradition hagiographique et culte de sainte Bathhilde, reine des Francs, 1975
  10. http://books.google.fr/books?id=xNX_k6vLnIwC&pg=PA5 Histoire des Francs, Livre IV, 1
  11. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1982_num_126_2_13958
  12. http://sanctuaires.coldev.org/index.php?r=cons&sr=cons&id=461
  13. [PDF]http://memoireauvergne.free.fr/bnf/sainte-theodechilde.pdf
  14. http://books.google.fr/books?id=f-CjsK1EhR4C&pg=PA285 Histoire des Francs, livre III
  15. http://books.google.fr/books?id=0oSAAVTnH1xC&pg=PA789
  16. a, b, c, d, e et f http://books.google.fr/books?id=E-HNaiDcXB4C&pg=PT41 Georges Minois, Le Confesseur du Roi
  17. a et b http://expositions.bnf.fr/fouquet/reperes/34/index34e.htm site de la BNF : voir Le bon roi Dagobert
  18. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102113h/f1
  19. Bernard-Jean Berger, Saint-Denis, Un prêtre raconte sa cathédrale, p. 17, Les Éditions de l'Atelier, Paris 1999
  20. http://expositions.bnf.fr/fouques/reperes/34/index34i.htm
  21. http://www.cn-telma.fr/originaux/charte4505/
  22. http://data.bnf.fr/16246929/vie_de_dagobert
  23. a et b http://books.google.fr/books?id=GA1Kj2N8FuwC&pg=PA83 p. 83-84
  24. De plus, l'existence de la salle est attribuée au milieu du VIe siècle Ainsi, en 1959, l'on découvrit la tombe de la reine Arégonde inhumée vers 580 (Bernard-Jean Berger, Saint-Denis, Un prêtre raconte sa cathédrale, p. 46)
  25. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102695k/f4
  26. a et b http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102695k/f69
  27. http://www.tourisme93.com/basilique/le-tombeau-de-dagobert.html
  28. http://www.cn-telma.fr/originaux/charte4504/
  29. http://www.tourisme93.com/basilique/de-denis-de-paris-a-denys-l-areopagite.html
  30. http://www.senat.fr/visite/jardin/map_femmes.html
  31. a et b http://books.google.fr/books?id=WXL0BGSc0tMC&pg=PA511
  32. http://www.cn-telma.fr/originaux/charte4481/
  33. http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/editions/livres.php?cmY9MTMw
  34. [PDF]http://orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/mars/wulfran.pdf
  35. http://www.cn-telma.fr/originaux/charte4487/
  36. http://books.google.fr/books?id=f-CjsK1EhR4C&pg=PA331
  37. http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=189
  38. http://books.google.fr/books?id=Uu8-AAAAcAAJ&pg=PA62
  39. http://books.google.fr/books?id=Uu8-AAAAcAAJ&pg=PA65
  40. http://books.google.fr/books?id=8JsUAAAAQAAJ&pg=PA73 texte original en latin
  41. Il s'aggissait d'un officiel ou serf de Frédégonde pour assassiner le roi. http://books.google.fr/books?id=Uu8-AAAAcAAJ&pg=PA231 Histoire des Francs, Livre X
  42. a et b http://eglise-orthodoxe-de-france.fr/les_racines_orientales_du_chant.htm
  43. a, b et c [PDF]http://palmus.free.fr/session_2004.pdf p. 67, Daniel Saulnier, Session intermonastique de chant grégorien, 2004
  44. [PDF]http://articles.instrumentsmedievaux.org/demollierenotamessin.pdf
  45. a et b Dictionnaire historique de la langue française, p. 702, Le Robert, Paris 1998
  46. http://books.google.fr/books?id=bbP_y6VxTcEC&pg=PA313
  47. Daniel Saulnier, Session intermonastique de chant grégorien, 2004, p. 70
  48. http://books.google.fr/books?id=AwP4Ba7-VSoC&pg=PA110
  49. http://books.google.fr/books?id=Kld4UebM2HkC&pg=PA36
  50. Études grégoriennes, tome XXXIII, p. 159, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2005
  51. http://books.google.fr/books?id=3Ixu87NjyLwC&pg=PA220
  52. Paul Delatte, Commentaire sur la règle de Saint Benoît, 2e édition, p. 372, Librairie Plon, Paris 1913
  53. a et b Dictionnaire historique de la langue française, p. 701 - 702, Le Robert, Paris 1998
  54. Selon l'évolution phonétique, notamment celle de c muet. http://books.google.fr/books?id=6qwCAAAAMAAJ&pg=PA270
  55. http://books.google.fr/books?id=2owxAQAAMAAJ&pg=PA34
  56. [PDF]http://cdigital.dgb.uanl.mx/la/1080020550/1080020550_45.pdf
  57. http://books.google.fr/books?id=cS4O01IHnWIC&pg=PA140
  58. http://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/cgi-bin/bluemtn?a=d&d=bmtnabh19091215-01.1.39
  59. http://books.google.fr/books?id=XBtAbIrtj6IC&pg=334
  60. http://www.auxerre.culture.gouv.fr/fr/his/f_car.htm
  61. a, b, c et d [PDF]http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/pub/depavf_compiegne_extrait/files/docs/all.pdf
  62. http://www.histoire-compiegne.com/shc-collegiale-marie-saint-corneille%20.asp
  63. Un autre exemple est le manuscrit de la bibliothèque municipale de Valenciennes, ms 148, Aurélien de Réomé, attribué au milieu du IXe siècle et avant 870 (Dom Jacques Hourlier, La notation musicale des chants liturgiques latins, p. 13-14, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1996)
  64. http://expositions.bnf.fr/carolingiens/arret/06_3.htm
  65. http://www.histoire-compiegne.com/shc-abbaye-saint-corneille-compiegne.asp
  66. http://books.google.fr/books?id=7G3Y4wyFUU8C&pg=PA361
  67. C'était lui qui sacra Hugus Capet le 3 juillet 987 à la cathédrale Notre-Dame de NoyonCharlemagne aurait été sacré auparavant, en 768 (Olivier Guillot, Hugues Capet et les premiers Capétiens, p. 18, 2002).
  68. « Reims était une des toutes premières cités du royaume franc d'Occident. Paris n'était encore qu'une bourgade qui se trouvait non dans les mains du roi, mais dans celles du puissant duc des Francs, Hugues Capet. Le royaume n'avait pas à proprement parler de capitale : le roi, suivi de sa cour, allait de ville en ville, visitant l'une après l'autre ses possessions. Il n'était le maître que dans les villes et les seigneuries dont il avait hérité. » (Florence Trystram, Histoire de Gerbert, le pape de l'an mil, p. 57, 2000)
  69. http://books.google.fr/books?id=iPZ4wISuJ_8C&pg=PA223
  70. a et b http://tombes-sepultures.com/crbst_1011.html
  71. Pierre Riché, Gerbert d'Aurillac, Le pape de l'an mil, p. 311, Fayard, Paris 1987
  72. http://expositions.bnf.fr/fouquet/reperes/34/index34b.htm
  73. a et b http://expositions.bnf.fr/fouquet/grand/f624.htm Le site de la Bibliothèque nationale ne donne pas d'identification de l' « enlumineur » de cette œuvre.
  74. a, b, c et d Olivier Guillot, Hugues Capet et les premiers Capétiens, p. 28-29, Tallandier, Paris 2002
  75. Pierre Riché, Gerbert d'Aurillac, Le pape de l'an mil, p. 77, Paris 1987
  76. a et b Florence Trystram, Histoire de Gerbert, Le pape de l'an mil, p. 99-101, Mesnil-sur-l'Estrée 2000
  77. Pierre Riché, même document, p. 51
  78. « Robert est certainement l'un des souverains les plus instruits de son temps car il a été l'élève de Gerbert à Reims, lequel incarne un savoir total, hérité de l'Antiquité et de la culture wisigothique à travers l'encyclopédie d'Isidore de Séville. Il connaît donc les lettres et les sciences. À la différence de son père, Robert sait le latin, aime les livres et les emporte même en voyage, connaît les arts libéraux, en particulier la musique, et on pense qu'il a composé la mélodie d'un certain nombre de prières encore en usage de nos jours. Il apprécie la théologie et il a de nombreux échanges, parfois houleux avec l'évêque de Chartres, Fulbert, qui fait partie de ses conseillers. ... » (Claude Gauvard, Joël Cornette et Emmanuel Fureix, Souverains et rois de France, p. 30, Éditions du Chêne, Paris 2005
  79. a et b http://www.corpusetampois.com/cls-11-helgaldus-vitarotberti1824guizot.html
  80. a et b Cette époque se remarquait de l'arrivée des reliques de saint Nicolas en Europe, notamment à la basilique San Nicola de Bari
  81. a et b http://missel.free.fr/Sanctoral/12/06.php
  82. La proximité parmi ces trois établissements est évidente (voir l'image dans Le Point, 18 - 25 décembre 2008, p. 236, Île de la Cité : Le palais et ses dépendances (no 41, Église Saint-Barthélemy ; no 29, Chapelle Saint-Michel et no 5, Sainte-Chapelle)
  83. Olivier Guyotjeannin, Atlas de l'histoire de France, IXe-XVe siècle, p. 22, Séjours et itinéraires de Robert le Pieux,
  84. Elisabeth Kirchhoff, Rois et reines de France, p. 27, Le Scribe, Paris 2005 ; non seulement pour la raison politique mais aussi par la passion de la reine pour la chasse.
  85. http://www.perspectives-ukrainiennes.org/article-anne-de-kiev-reine-de-france-comtesse-de-valois-119252568.html
  86. http://books.google.fr/books?id=FRCgCGS1PDcC&pg=PT246 Éric Bournazel, Louis VI, Fayard 2007
  87. Bernard-Jean Berger, Saint-Denis, p. 56, Paris 1999
  88. Olivier Guillot, Hugues Capet et les premiers Capétiens, p. 107, Paris 2002
  89. https://commons.wikipedia.org/wiki/File:Senlis_chateau_royal_04.JPG photo actuelle (2010)
  90. Définitions lexicographiques et étymologiques de « aumônier » (sens onglet 2) du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales .
  91. a et b Dictionnaire historique de la langue française, p. 258, Le Robert, Paris 1998
  92. Voir Chant grégorien § Origines, Décret de saint Grégoire Ier en 595
  93. Georges Duby, Le Dimanche de Bouvines: (27 juillet 1214), Gallimard, coll. « Folio histoire / 1 », 384 p. (ISBN 9782070322954, lien OCLC?, lire en ligne)
  94. http://www.charpentier.culture.fr/fr/html/bio/chap/bio_chap.htm
  95. Georges Bordonove, Saint Louis, p. 113, Pygmalion, Paris 1984
  96. Jean Richard, Saint Louis, p. 194, Fayard, Paris 1983(lire en ligne http://books.google.fr/books?id=eTk4gIoYej8C&pg=PA144)
  97. Jean Richard, Saint Louis, p. 201, Fayard, Paris 1983
  98. Georges Bordonove, Saint Louis, p. 167
  99. Gérard Sivéry, Louis IX, Le roi saint, p. 67, Tallandier, Paris 2002
  100. http://www.sorbonne.fr/la-sorbonne/histoire-de-la-sorbonne/la-fondation-de-la-sorbonne-au-moyen-age-par-le-theologien-robert-de-sorbon
  101. a et b Sylvie Le Cleche, Philippe IV le Bel et les derniers Capétiens, p. 44, Tallandier, Paris 2002
  102. Georges Bordonove, Saint Louis, p. 297
  103. Sylvie Le Cleche, Philippe IV le Bel et les derniers Capétiens, p. 75
  104. a et b http://www.cn-telma.fr/ordonnances/ordonnance6/ n° 19 (Écurie)
  105. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA589 exemples : lettre patente de Louis XI sacré le 15 août 1461, expédiée le 4 décembre 1462 ainsi que celle de Charles VIII en français datée le 4 décembre 1483 à la suite du décès de Louis XI le 30 août http://books.google.fr/books?id=VORZAAAAYAAJ&pg=PA212
  106. a, b, c et d http://books.google.fr/books?id=vtSxIhxghTIC&pg=PA160 Sauveur-Jérôme Morand, Constitution des trésoriers, chanoines et collège de la Sainte-Chapelle, p. 160 - 163
  107. http://www.musicologie.org/publirem/docta_sanctorum.html
  108. Georges Bordonove, Charles V, p. 204, Pygmalion, Paris 1985 ; la journée de Charles V était essentiellement renseignée par le Livre des fais et bonnes mœurs du sage roy Charles V de Christine de Pisan.
  109. http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ead.html?id=FRBNFEAD000078535&c=FRBNFEAD000078535_e0000015&qid=sdx_q95
  110. Thierry Pécout, Charles V et les premiers Valois, p. 104-105 ; il est vrai que le roi aimait la musique, parce que, pendant le déjeuner à dix heures, une douce musique accompgnait son repas.
  111. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/116/Presentation-de-la-Vierge-Marie.html
  112. Si cette fête est moins connue de nos jours, il est possible que la célébration de la fête de sainte Cécile de Rome, le lendemain 22 novembre, ait remplacé celle d'Orient en musique.
  113. Georges Bordonove, Charles V, p. 121
  114. a et b Thierry Pécout, Charles V et les premiers Valois, p. 109, Tallandier, Paris 2001
  115. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1274186
  116. http://corpus.enc.sorbonne.fr/testaments/testament_056
  117. Jean Favier, Louis XI, p. 878, Fayard, Paris 2001
  118. Ivan Gobry, Louis XI, La force et la ruse, p. 151, Paris 2000
  119. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n http://books.google.fr/books?id=rc5RfYo2VTsC&pg=PAc
  120. a, b et c Dictionnaire de la musique, p. 789, Larousse, Paris 2005
  121. a, b, c, d, e, f et g [PDF]http://www.musee-renaissance.fr/documents/dossier%20musique.pdf
  122. http://books.google.fr/books?id=cPFaAAAAQAAL&pg=PA424
  123. http://lamentations.lesourd.eu/index.php?title=Claudin_de_Sermisy
  124. http://books.google.fr/books?id=E-HNaiDcXB4C&pg=PAc Le clergé de la chapelle d'Henri II (1547-1558)
  125. a et b http://auxerre.historique.free.fr/Personnages/eveques/robert_lenoncourt.htm
  126. http://books.google.fr/books?id=hfNAAAAAYAAJ&pg=PA20
  127. http://books.google.fr/books?id=Ws5BN7aoFjQC&pg=PA35
  128. L'écrivain avait été aumônier de ce roi
  129. a et b La voix légèrement plus grave que celle de dessus ; voir aussi http://books.google.fr/books?id=Np6EKWLIJHAC&pg=PA311
  130. http://books.google.fr/books?id=FWa7o2xKERgC&pg=PA147
  131. Janine Garrisson, Henri IV, Le roi de la paix, p. 126, Tallandier, Paris 2000
  132. http://www.chateauversailles-spectacles.fr/fr/spectacles/2013/du-caurroy-requiem-des-rois-de-france
  133. Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p. 153 ; d'après Mercure galant avril 1683, p. 310-313
  134. Jean-François Paillard, La musique française classique, p. 65, collection Que sais-je ?, PUF, Paris 1960
  135. a et b Pierre Perrin, Cantica pro capella Regis, avant-propos, (Ballard, Paris 1665) : « Pour la longueur des cantiques, comme ils sont composés pour la messe du roi, où l'on en chante d'ordinare trois, un grand, un petit pour l'élévation et un Domine salvum fac regem. J'ai fait les grands de telle longueur, qu'ils peuvent tenir un quart d'heure, étant bien composés et sans trop de répétitions, et occuper depuis le commencement de la messe jusqu'à l'élévation. Ceux d'élévation sont plus petits, et peuvent tenir jusqu'à la post-communion, que commence le Domine. » cité par Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p. 246, Fayard, Paris 2004
  136. Préface de la publication posthume des partitions (1729)
  137. Il ne s'agit pas de tradition ancienne ; au contraire, les premières scholas établies à Milan, à l'époque de saint Ambroise de Milan au IVe siècle, étaient composaient de deux chœurs, la schola des virgines et celle des clercs. (Dom Jean Claire, Saint Ambroise et la psalmodie, p. 17, dans les Études grégoriennes, tome XXXIV, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, 2007) ; cependant, l'interdiction de la voix féminine fut adoptée plus tard, selon des textes de saint Paul, Première épître aux Corinthiens 14,34 « que les femmes se taisent dans les assemblées......... » ainsi que Première épître à Timothée Première épître à Timothée 2,11-12 ((en)http://www.religioustolerance.org/rcccast.htm) ; au regard du castrat, c'est un phénomène particulier dès XVIe siècle.
  138. À cette époque-là, le chant grégorien perdait sa propre rythme et devenu chant syllabique (voir aussi http://www.liturgiecatholique.fr/Gregorien.html)
  139. L'abbé Pierre Robert était d'ecclésiastique (Préface des partitions de Michel-Richard de Lalande, publiées en 1729, tome I, p. 3-4).
  140. En réalité, la plupart d'instruments étaient interdits par le pape Benoît XIV depuis 1749. Cependant, cette interdiction n'était pas nécessairement respectée. Ainsi, la cathédrale de Rodez conserve une liste des instrumentistes entre 1722 et 1778, ceux de basse de viole, de violon, de basson et de serpent. Les noms de 18 musiciens y étaient précisés (http://philidor.cmbv.fr/Publications/Periodiques-et-editions-en-ligne/Cahiers-PHILIDOR/Etudes-PHILIDOR Cahier PHILIDOR 031 Françoise Talvard, La Maîtrise de la cathédrale de Rodez aux XVIIe et XVIIIe p. 29).
  141. http://books.google.fr/books?id=icA9AAAAcAAJ&pg=PA22
  142. http://revel.unice.fr/rmusicotherapie/?id=3037
  143. a, b, c et d http://www.courduroi-versailles.fr/Pages/Chapellemusique.aspx
  144. http://www.musicologie.org/Biographies/sermisy_claudin.html
  145. http://www.claudin-de-sermisy.com/biographie.html
  146. http://books.google.fr/books?id=_aBKPfs3GT4C&pg=PA165
  147. http://beauchesne.immanens.com/appli/article.php?id=12465
  148. En raison de son âge, il dut quitter sa fonction avant sa mort. Il est assez probable qu'il tomba vers 1599 en paralysie (http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1965_num_51_148_1739 p. 61).
  149. Après ses études de la théologie, chapelain du roi Louis XIV ; † le 25 février 1717 (Abbé Étienne Oroux, p. 518-519, 1777)