René Brouillet

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René Brouillet
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
5 mars 19745 mars 1983
Prédécesseur Henri Monnet
Successeur Pierre Marcilhacy
Secrétaire général du gouvernement tunisien
19461950
Biographie
Date de naissance 9 mai 1909
Lieu de naissance Cleppé (Loire)
Date de décès 28 novembre 1992 (à 83 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Diplomate

René Brouillet (9 mai 1909 à Cleppé (Loire) - 28 novembre 1992 à Paris), normalien et auditeur à la Cour des comptes, est un diplomate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève à l'École normale supérieure, où y fait la connaissance de Georges Pompidou, de Julien Gracq, d'Étiemble (une correspondance nourrie avec Georges Pompidou témoigne de leur constante proximité[1]), puis à l'École libre des sciences politiques, il devient auditeur à la Cour des comptes en 1937.

Résistant et collaborateur de Georges Bidault, et membre du Conseil national de la Résistance, il introduit en 1944 Georges Pompidou dans l'entourage du Général de Gaulle.

À la Libération, il devient directeur de cabinet du général de Gaulle, puis secrétaire général du gouvernement tunisien de 1946 à 1950.

Il fait un passage au Quai d'Orsay durant la quatrième République, comme premier conseiller à Berne de 1951 à 1953, puis à Rome (Saint-Siège) de 1953 à 1958.

Secrétaire général à la Présidence du Conseil pour les affaires algériennes en 1958, directeur de cabinet du Général de Gaulle à la Présidence de la République entre 1958 et 1961, ami de Michel Debré, il sera mêlé de près à l'histoire des débuts de la cinquième République.

Il est ambassadeur de France à Vienne de 1961 à 1963. Nommé ambassadeur représentant auprès du Saint-Siège de 1964 à 1974, il fait jouer à plein les synergies entre la diplomatie gaullienne et l'action du pape Paul VI au service de la paix, du développement et de l'entente entre les peuples[2].

Siégeant en fin de carrière au Conseil constitutionnel, de 1974 à 1983, il a incarné une image de « grand serviteur de l'État, discret par conviction, doté d'une éthique élevée du service public. » [3].

Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques de 1987 à 1992 (section générale).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le livre d'Alain Pompidou et d'Eric Roussel "Georges Pompidou, Lettres, Notes et portrait 1928-1973" aux éditions Robert Laffont
  2. Hommage de Jean-Yves Perrot, Conseiller maitre à la Cour des Comptes, La Croix 28 novembre 2012, p. 25
  3. Jean-Yves Perrot, op cit.