Que Viva Mexico !

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Que Viva Mexico !

Titre original Да здравствует Мексика!
Réalisation Sergueï Eisenstein
Scénario Sergueï Eisenstein
Acteurs principaux

acteurs non professionnels, Martin Hernandez, Felix Baldreras, David Liceaga

Pays d’origine Drapeau de l’URSS Union soviétique
Sortie 1979
Durée 85 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Que Viva Mexico ! (en russe : Да здравствует Мексика!) est un long-métrage de Sergueï Eisenstein monté par Grigori Aleksandrov presque cinquante ans après le tournage.

« Eisenstein a décidé de faire un film original sur un pays original dont l’histoire tragique peut être contée sans acteurs professionnels, ni décor. » Grigori Aleksandrov[1].

Échec du tournage[modifier | modifier le code]

Grigori Aleksandrov affirme en préambule du film diffusé en 1979 qu’Eisenstein[1], lors de sa tournée américaine en 1930, voulait tourner un film sur le continent américain. Mais il ne trouve pas d’accord avec les producteur d’Hollywood et se tourne vers Upton Sinclair pour produire le film. Il se décide alors à choisir le Mexique comme lieu de l’action et surtout comme sujet à part entière. Avant de commencer le tournage, Eisenstein et ses proches collaborateurs (Alexandrov et Tissé) rencontrent des intellectuels mexicains (Rivera, Siqueiros et Orozco) qui leur font découvrir le pays. Ils parcourent alors le Mexique du sud au nord : « Des milliers de kilomètres sur des routes difficiles » dit Alexandrov. L’équipe de tournage est réduite : elle se limite au réalisateur et à ses deux collaborateurs.

En 1932, Upton Sinclair arrête de financer le tournage et confisque les 70 000 mètres de pellicule[2]. On ne connaît pas précisément la raison qui a conduit à cette mésentente.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le montage final[modifier | modifier le code]

Les bobines du tournage sont restés à Hollywood pour y être développées puis elles ont séjourné au musée d'art moderne de New York. Ce n’est que dans les années 1970 que les archives Gosfilm d’URSS en ont pris possession. Le problème est alors de taille : Eisenstein et Tissé sont morts. Alexandrov monte alors le film « tel que l’avait conçu Eisenstein, tel que je me l’imaginais et tel que je me le rappelle ». Alexandrov relit le scénario, consulte des dessins d’Eisenstein. Le film devait comprendre plusieurs épisodes, « certains presque documentaires, d’autres romancés » :

  1. Fiesta ;
  2. Sandunga ;
  3. Maguey ;
  4. Soldadera.

Il a été possible de monter les trois premiers épisodes mais pas le dernier qui n’a pas été filmé. Soldadera devait montrer le Mexique à l’époque du soulèvement de 1910 qui aboutit à la Révolution mexicaine. « Le héros de l’épisode devait être le simple Mexique en lutte ». Les soldaderas sont les femmes des soldats qui allaient de village en village pour assurer l’approvisionnement des troupes. « Elles étaient constamment aux côtés des soldats et notre soldadera devait être le symbole du Mexique qui commence à comprendre que la force est non dans les dissensions mais dans l’union du simple peuple contre la réaction »[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Que Viva Mexico !, DVD zone 2, collection « Les chefs-d’œuvre du cinéma russe », Paris, Bach films, 2005.
  2. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2391.html