Penguin Cafe Orchestra

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Penguin Cafe Orchestra

Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical New age, musique classique
Années actives 1974-1997
Site officiel http://www.penguincafe.com/
Composition du groupe
Membres Simon Jeffes, Helen Liebmann

Le Penguin Cafe Orchestra a été une sorte de libre assemblage de musiciens provenant d'horizons divers, mené par le guitariste, compositeur et arrangeur Simon Jeffes (Sussex, Angleterre, °19491997). Le groupe a été créé en 1974.

Le Penguin Cafe Orchestra s'est produit et a enregistré des albums pendant 24 ans, jusqu'à la mort de Jeffes en 1997, des suites d'une tumeur au cerveau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Création et inspirations[modifier | modifier le code]

Seul Jeffes et la cofondatrice du groupe, la violoniste Helen Liebmann furent membres permanents du groupe, les autres musiciens étant recrutés en fonction des besoins des enregistrements et des concerts. Leur style est difficile à définir, mais il est parfois proche de la musique du compositeur français Yann Tiersen, avec laquelle il partage un peu de l'exubérance de la musique folk. On y retrouve aussi l'esthétique minimaliste du compositeur américain Philip Glass.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après s'être lassé de ce qu'il appelait la « rigidité » de la musique classique et avoir pris conscience des limites du rock, styles qu'il avait tous deux expérimentés, Simon Jeffes s'intéressa à la musique traditionnelle, dans laquelle il décelait une certaine liberté. Il décida donc d'imprégner son travail de la spontanéité et de la spiritualité propre à cette musique.

En décrivant la façon dont l'idée du Penguin Cafe Orchestra lui était venue, Simon Jeffes déclara :

« I was on the beach sunbathing and suddenly a poem popped into my head. It started out 'I am the proprietor of the Penguin Cafe, I will tell you things at random' and it went on about how the quality of randomness, spontaneity, surprise, unexpectedness and irrationality in our lives is a very precious thing. And if you suppress that to have a nice orderly life, you kill off what's most important. Whereas in the Penguin Cafe your unconscious can just be. It's acceptable there, and that's how everybody is. There is an acceptance there that has to do with living the present with no fear in ourselves. »[1]
(ce qui peut se traduire : « Tandis que je prenais un bain de soleil sur la plage, un poème apparut dans mon esprit. Il commençait par 'Je suis le propriétaire du Penguin Cafe, je vais te dire des choses au hasard.' Et il me dit combien l'aléatoire, la spontanéité, la surprise, l'inattendu et l'irrationalité sont des choses importantes dans nos vies. Si tu supprimes cela pour avoir un jolie vie bien ordonnée, tu détruis ce qui est le plus important. Tandis que dans le Penguin Cafe, ton inconscient peut vivre librement. C'est un endroit où c'est possible et où les gens sont comme ça. On y trouve une tolérance à vivre le présent sans aucune peur en nous. »)

Le premier album, « Music From The Penguin Cafe » sortit en 1976 sur le label expérimental de Brian Eno, Obscure Records, une succursale de E.G. Records. Il comporte des morceaux enregistrés entre 1974 et 1976. Un deuxième disque suivit en 1981, baptisé « Penguin Cafe Orchestra », puis les albums sortirent à un rythme relativement régulier (tous les un à trois ans environ).

Le premier grand concert fut une première partie de Kraftwerk, au Roundhouse à Londres, en 1977. Le groupe enchaîna avec plusieurs tours du monde et se produisit dans de nombreux festivals.

Cette formation restera un cas à part dans l'histoire de la musique du XXe siècle. Elle a su créer, en une vingtaine d'années d'activité, un univers unique, tout à fait personnel, qui a rencontré l'adhésion de nombreux admirateurs à travers la planète. La musique de ce groupe brille par son sens évident de la liberté, ses nombreux possibles, sa grâce et son ouverture vers l'avant-garde, tout en ayant su préserver ses racines anglo-saxonnes (avec parfois même des souvenirs d'un folklore sans âge).

Morceaux célèbres[modifier | modifier le code]

Un de leur morceau le plus connu est « Telephone & Rubber Band », qui est construit autour d'un bruit de sonnerie de téléphone, tournant en boucle durant tout le morceau. Ce sample fut enregistré par Jeffes tandis qu'il passait un coup de téléphone. Il est constitué à la fois d'une sonnerie téléphonique et du son signalant la mise en communication. Jeffes l'enregistra immédiatement sur un répondeur. Le morceau fait partie de la bande originale du film australien Malcolm et de celle de Talk Radio. On le retrouve aussi dans une campagne publicitaire de la compagnie de télécommunication anglaise One20ne, filiale de T-Mobile. On retrouvera des samples tirés de téléphones dans « Pythagoras On The Line », de l'album « Union Cafe ».

On retrouve une autre piste du Penguin Cafe Orchestra sur la bande originale de Malcolm, « Music for a Found Harmonium ». Jeffes l'écrivit sur un harmonium abandonné qu'il trouva dans une rue de Kyoto, durant la première tournée du groupe au Japon[1]. Il l'installa « dans la maison d'un ami, située dans un des plus beaux quartiers de la périphérie de la ville » (« in a friend's house in one of the most beautiful parts at the edge of the city ») et il « lui rendit souvent visite les mois qui suivirent, le temps passé avec lui se déroulant dans une sorte d'enchantement entre lui [Simon Jeffes], le lieu et le temps. » (« [he] frequently visited this instrument during the next few months and remember the time fondly as one during which [he] was under a form of enchantment with the place and the time. »). Le morceau se fit connaître dans la première compilation du Café del Mar, sorti en 1994. Son rythme, son tempo et sa structure assez simple lui permit d'être adapté en reel, une danse irlandaise, et d'être repris par plusieurs musiciens traditionnels irlandais comme Patrick Street, De Dannan, Kevin Burke ou Sharon Shannon. En 2004 on le retrouva dans le film Napoleon Dynamite et l'année d'après dans Frankie Wilde (It's All Gone Pete Tong).

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • On dit que le « Penguin Café » le plus connu se situe à Aberystwyth (Pays de Galles). Coïncidence, un groupe proche du Penguin Cafe Orchestra, My Friend The Chocolate Cake a rendu un hommage à ce village dans une de ses chansons. Ce café existe depuis plus de 30 ans.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Lives[modifier | modifier le code]

  • 1988 : When In Rome... EEGCD 56
  • 1995 : Concert Program ZOPFD 002 (compilation d'anciens morceaux réenregistrés en studio dans des conditions live)

Bandes originales[modifier | modifier le code]

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • 1995 : Preludes, Airs & Yodels (A Penguin Cafe Primer)
  • 2001 : A Brief History CDV 2954
  • 2001 : History LCO 3098
  • 2004 : The Second Penguin Cafe Orchestra Sampler

Autres[modifier | modifier le code]

  • 1983 : The Penguin Cafe Orchestra Mini Album (compilation de 6 titres, incluant des titres inédits et/ou enregistrés live au Japon)
  • 1990 : "Still Life" At The Penguin Cafe DECCA 425 218-2 (publié sous le nom de Simon Jeffes, réorchestration d'anciens morceaux pour un ballet contemporain)
  • 2003 : Piano Music ZOPFD 003 - Une compilation d'œuvres solos de Simon Jeffes, parue après sa mort.
  • 2009 : Live At The Royal Albert Hall EPC023 - A l'initiative d'Arthur Jeffes, le fils de Simon, un nouveau groupe intitulé « Penguin Cafe » joue le répertoire du PCO, augmenté de créations personnelles dans le même esprit.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]