Paul Viollet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Viollet.

Paul Viollet

alt=Description de l'image Paul Viollet.jpg.
Nom de naissance Marie Paul Viollet
Naissance 24 octobre 1840
Tours
Décès 22 novembre 1914
Paris
Nationalité française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession
archiviste
Autres activités
historien
Formation
Famille
Hélène Roger-Viollet, Jean Viollet, enfants

Paul Viollet est un historien et archiviste français né le 24 octobre 1840 à Tours[1] et mort le 22 novembre 1914 dans le 5e arrondissement de Paris[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Fulgence Viollet et de Louise Viot. Sorti premier de l'École des chartes en 1862, spécialiste de l'histoire du droit, archiviste de l'Indre-et-Loire puis historien, bibliothécaire de la faculté de droit à Paris, membre de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres) en 1887, il reçut deux fois le prix Gobert pour ses Institutions de saint Louis.

Rare écrivain catholique à écrire dans l'anticléricale Revue historique de Gabriel Monod, il s'engagea encore contre les excès de la colonisation de la IIIe République en fondant le Comité de protection et de défense des indigènes (en 1892) et en contestant, en pleine conférence à l'Institut de France, l'apologie de la mission Foureau-Lamy qui avait astreint au portage des dizaines de Noirs (en 1899). Il se fit encore remarquer en 1892 lors du scandale de Panama en regroupant autour de lui les petits obligataires spoliés, obtenant des résultats en faveur de la justice.

Catholique et intellectuel engagé, ses contacts avec les spécialistes qui étudièrent le Bordereau lors de l'affaire Dreyfus lui firent prendre fait et cause pour Alfred Dreyfus, en rassemblant autour de lui les catholiques dreyfusards. Il fut sollicité pour participer à la fondation de la Ligue des droits de l'homme dont il rédigea les statuts, mais dont il démissionna en constatant l'anticléricalisme qui régnait au sein de ladite Ligue, pour fonder le Comité catholique pour la défense du droit, dont la première œuvre fut de publier la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789.

Son œuvre littéraire et historique consiste en de nombreux articles parus dans la Revue historique et plusieurs ouvrages dont le plus célèbre est Lettres de mademoiselle de Condé. Ses Institutions de la France furent une référence pendant de longues années.

Collaborateur de l'archiviste Louis de Gaulle, il passe, selon Vincent Duclert, pour avoir été le maître à penser de la famille de Gaulle et aurait ainsi influencé la pensée catholique et moderne du général.

Ses archives de chercheur ont été données par son fils, le chanoine Viollet, aux Archives nationales où elles sont conservées sous les cotes AB/XIX/3201 à AB/XIX/3255[3]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Indre-et-Loire, commune de Tours, acte de naissance no 747, année 1840 (page 190/248) (sans mention marginale de décès)
  2. Avis de décès dans Base Léonore
  3. Base Bora

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vincent Duclert, Colloque du général de Gaulle, Lille 2001.
  • Émile Chatelain et Henri Stein, éloges funèbres, Bibliothèque de l'École des chartes, 1914, p. 442-448
  • Eugène Viollet, Paul Viollet, mon père, manuscrit, 1926.

Liens externes[modifier | modifier le code]