Parti islamique Dawa

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Le Parti islamique Dawa (arabe : حزب الدعوة الإسلامية ou Ḥizb al Daʿwa al-Islāmiyya) est un groupe chiite, qui fut engagé dans la lutte armée, et est aujourd'hui devenu l'un des principaux partis conservateurs irakien, dirigé par le Premier ministre Nouri el-Maliki. C'est l'une des principales composantes de l'Alliance irakienne unifiée. Le vice-président irakien de 2004 à 2005, Ibrahim al-Jaafari, était alors le principal porte-parole du Dawa.

Le Dawa des années 1960 aux années 1980[modifier | modifier le code]

Durant la guerre Iran-Irak, le parti soutenait la Révolution iranienne de Khomeiny et recevait du soutien de Téhéran malgré quelques divergences de vues. Il a été créé en 1957 ou 1967, à un moment où la politique irakienne était dominée par le pan-arabisme nationalisme et laïc, avec l'intention de renforcer les valeurs islamiques et de créer un « Etat musulman » en Irak. Mohammed Bakr al-Sadr, le beau-père de Moqtada al-Sadr, devint vite l'une des figures les plus importantes du parti, tandis que des théologiens ayant étudié à Najaf et proche de Mohammed al-Sadr fondèrent au Liban un parti frère (en) lié au Hezbollah. Dans les années 1970, le Dawa irakien entama une lutte armée contre le régime de Saddam Hussein, ce qui l'exposa à une répression de plus en plus intense. Soutenant la Révolution iranienne, ils déménagèrent leur QG à Téhéran en 1979, et tentèrent d'assassiner en 1980 Tariq Aziz. Le Parti baath irakien vota le une loi condamnant à mort tous les membres du Dawa.

Le , le Dawa organisa les attentats au Koweit (en), celui visant l'ambassade américaine étant l'un des premiers attentats-suicides au Moyen-Orient [1]. 17 membres de Dawa ont été condamnés à mort au Koweït pour cet attentat, dont Mustafa Yousef Badreddin, le cousin et beau-frère d'Imad Moughniyah, un haut responsable du Hezbollah, tué à Damas par une voiture piégée en février 2008[2]. Le Hezbollah kidnappa des Américains en 1984, suite à l'emprisonnement de membres du Dawa accusés d'avoir participé à l'attentat: ce fut l'un des points de départ de l'affaire Iran-Contra.

Des années 1990 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Après la guerre du Golfe, le Dawa se rapprocha toutefois des États-Unis, participant de 1992 à 1995 au Congrès national irakien soutenu par Washington.

Notes et références[modifier | modifier le code]