Conseil suprême islamique irakien

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Le Conseil suprême islamique irakien (en arabe : المجلس الأعلى الإسلامي العراقي), auparavant nommé Conseil suprême de la révolution islamique en Irak, est un parti politique irakien, qui se réclame de l'Islam chiite. Il a été fondé en 1982 à Téhéran, en pleine guerre Iran-Irak, comme parti d'opposition au régime de Saddam Hussein. Le changement de nom date de mai 2007.

Dirigé par Mohammed Baqer al-Hakim, qui meurt en août 2003, puis par son frère Abdul Aziz al-Hakim, mort le 26 août 2009, c'était le principal parti de l'Assemblée nationale irakienne formé après l'invasion de l'Irak par les États-Unis et participe à l'Alliance irakienne unifiée, principal groupe parlementaire depuis les élections de décembre 2005[1]. Abdel Abdel-Mehdi, son président est un des deux vice-présidents de l'Irak depuis 2005. Le Conseil suprême islamique irakien est aujourd'hui l'un des plus proches alliés de l'Iran en Irak[1].

Avant les élections provinciales irakiennes (en) du 31 janvier 2009, Bagdad ainsi que les provinces chiites de Babel, Bassora, Mouthanna, Najaf, Qadisiya et Wassit étaient sous son contrôle depuis 2003. Suite aux élections, il les a toutes perdues, mais possède toujours une puissante milice de 10 000 hommes formé par l'Iran [réf. nécessaire] qui bien qu'officiellement dissoute serait très présente dans les forces de sécurité[2],[3].

En août 2009, le Conseil suprême s'est éloigné du Premier ministre Nouri al-Maliki pour annoncer la création d'une coalition électorale chiite, l'Alliance nationale irakienne[4], qui remplace l'Alliance irakienne unifiée et qu'il présiderait. Celle-ci inclurait le mouvement de Moqtada al-Sadr, le Parti al-Fadhila (en) (ou « Parti islamique de la vertu »), l'ancien allié des Américains Ahmed Chalabi et l'ancien Premier ministre Ibrahim al-Jaafari [1].

Le 4 mai 2010 deux mois après les élections légisiatives du 7 mars, l'Alliance nationale irakienne et la coalition de l'État de Droit d'Al Maliki se mettent d'accord pour faire alliance et former une seule et même coalition au parlement irakien[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ernesto Londoño et K.I. Ibrahim, Major Shiite Political Parties Exclude Maliki in Forming Coalition, Washington Post, 25 août 2009
  2. Un parti proche de l'Iran sort affaibli des élections provinciales en Irak, Le Monde, 7 février 2009
  3. Elections en Irak : triomphe du premier ministre, Le Figaro, 5 février 2009
  4. Attentats contre des minibus en Irak, au moins 11 morts, dépêche Reuters sur le site du Monde, 24 août 2009
  5. Les deux blocs chiites d'Irak font alliance, article publié sur le site de L'Express le 4 mai 2010