Nom de personne en hongrois

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Hongrois
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Nom de personne en hongrois

Le nom de personne en hongrois se présente sous la forme du nom de filiation (vezetéknév ou családnév, équivalent du nom de famille) suivi du postnom (utónév, équivalent du prénom). Cette terminologie de « postnom » retranscrit l'usage de placer le nom individuel après le nom de filiation. Cet usage est également présent dans d'autres langues non indo-européennes comme le japonais par exemple.

Noms de filiation[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Postnoms[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les postnoms sont en grande partie d'origine hébraïque, latine, grecque, allemande, slave, turque et magyare.

Surnoms[modifier | modifier le code]

Joschka Fischer, Joseph de son vrai prénom, tient son nom public du surnom hongrois Jóska.

En hongrois, la pratique du postnom hypocoristique ou surnom (becenév) est particulièrement répandue. Celui-ci est attribué par les membres de la famille et les amis avec une vocation affective certaine, mais aussi de différenciation entre porteurs du même postnom. Parfois, celui-ci est formulé sans aucun lien avec le postnom du porteur (par exemple Öcsi, Potyi, Csöpi, Baba, Babi, Babus, Mókus, Zizi, Pipi, Zsuzsu). Lorsque le surnom est attribué à une personne au cours de son enfance, celui-ci peut lui rester collé à vie. Ferenc Puskás était surnommé Puskás Öcsi par ses supporters notamment ; dans un autre registre l'ancien ministre allemand d'origine hongroise Joschka Fischer tient son nom public du diminutif de Joseph/József (Jóska, [ˈjoːʃkɒ]), son prénom à l'État civil.

À chaque postnom hongrois correspondent plusieurs possibilités de surnoms dérivés. Il existe ainsi quatre façon de former un surnom à partir du postnom : par troncation (csonkítással), par ajout d'un suffixe diminutif (kicsinyítőképzővel), par ajout d'un suffixe diminutif au nom tronqué (csonkított név kicsinyítőképzővel), par redoublement (ikerítéssel).

Formation par troncation[modifier | modifier le code]

Cette pratique concerne surtout les noms plutôt longs, comportant plus de trois syllabes, ramenés ainsi à une ou deux syllabes. Pour les hommes, il en va ainsi de Bene (Benedek), Kele (Kelemen), Ágos (Ágoston), Barna (Barnabás), Berta/Barta/Bertal/Bartal (Bertalan, anciennement Bartalan), Csép (Csépán), Dán/Dány/Dani (Dániel), Deme/Döme (Demeter, Dömötör), Dien (Dénes), Gede (Gedeon), Boldi/Bódi (Boldizsár), Lesta (Leustachius/Lesták), Pongor (Pongrác/Pongorác). Concernant Bene et Kele par exemple, ils peuvent également s'écrire avec un -i à la place du -e, ce qui les rangerait dans la catégorie des surnoms formés par suffixe diminutif.

Pour les femmes, il en va également de Kata (Katalin), Zsófi (Zsófia), Erzse/Erzsi/Örzse (Erzsébet).

Formation par suffixe[modifier | modifier le code]

Ce procédé consiste à ajouter un suffixe diminutif à des prénoms courts. Concrètement, le sens de ces surnoms en français équivaudrait à « petit (ou dérivé) + surnom » (Jánoska, de János : « p'tit Jean »). C'est aussi le cas d'Ivánka (Iván), Péterke (Péter), Katalinka (Katalin), Mihálka (Mihály), Miklóska (Miklós), Andráska (András), Sala (Saul/Sál/Salamon). L'ajout d'un suffixe au prénom originel peut également ne pas revêtir de sens particulier et ne consister qu'en un dérivatif neutre du nom de baptême : Balassa (Balázs), Lőrince (Lőrinc), Gyenese, Márka, Jánosa, Petra, Vida, Miklósa ou encore Iváncs/Iváncsa/Ivanis, Peterd, Miháld, Endréd voire Paló/Palló (Pál), Vidó, Petró, Pall.

Formation par suffixe ajouté au nom tronqué[modifier | modifier le code]

La formation par suffixe ajouté au nom tronqué consiste principalement à mélanger les deux premiers procédés et représente ainsi une façon de multiplier substantiellement les possibilités de créer des dérivés à partir d'un même nom.

Avec -a et -e , cela donne : Anda (András), Bona (Bonifác), Bóda~Bolda (Boldizsár), Csépe~Csépa (Csépán), Doma (Domokos), Dóra (Dorottya), Fora (Forján, Flórián), File/Füle (Filep, Fülöp), Gera (Gerhard, Gellért), Gere/Göre (Gergely), Györe (György), Jana (János), Józsa (János ou József), Kalya/Kala (Kálmán), Lőre (Lőrinc), Mihe (Mihály), Mike (Miklós), Pete (Péter) ou encore Sike (Szixtus).

Avec -ó et -ő , cela donne : Ambó/Ambró (Ambrus), Andó (András), Baló (Balázs), Balló (Barnabás), Bazsó (Basileus), Bonó (Bonifác), Bendő/Bende (Benedek), Benő (Benedek vagy Benjámin), Domó (Domokos), Doró (Dorottya), Estő (Estván), Fabó (Fábián), Filó (Filep), Galó~Galló (Gál), Gazsó (Gáspár), Gerő/Gergő (Gergely), Gedő (Gedeon), Igó (Ignác), Imrő (Imre), Istó (István), Janó (János), Kaló (Kálmán), Kató (Katalin), Kelő (Kelemen), Markó (Márk), Mató (Máté vagy Mátyás), Mikó (Miklós), Pető (Péter), Radó (Radimir, Radislav), Sebő (Sebestyén), Zsigó (Zsigmond)

Le suffixe -i reste le plus courant dans la formation des diminutifs : Anti (Antal), Bali (Balázs), Berti (Bertalan), Feri (Ferenc), Gazsi (Gáspár), Jani (János), Kati (Katalin), Matyi (Mátyás), Misi (Mihály), Peti (Péter), Trézsi (Terézia), Viki (Viktória).

Le suffixe -s se décline selon la règle de l'harmonie vocalique en -is, -us, -es, -os : Annus (Anna), Antos (Antal), Benyus (Benedek), Dános (Dániel), Ipos (Ippolit/Hippolit), Petes (Péter), Katus (Katalin), Terus (Terézia), Julis (Júlia), Bónis (Bonifác), Petüs (Péter), Mortus/Martus (Márton), Andos (András), Mikus/Mikos (Miklós), Benis/Benes (Benedek), Fóris (Flórián), Gyüres (György) Gedes/Gödes (Gedeon), Kalis (Kálmán), Mikes (Miklós), Ábris (Ábrahám), Lidus (Lídia).

À partir du -ny, les surnoms sont plus rares : Györény/Györkény (György) en est l'exemple le plus frappant. C'est également le cas du -d : Gerd (Gergely) ou du -k : Jánk/Jánok (János), Lök (Lőrinc), Petk (Péter).

À partir du -cs enfin : Adacs (Ádám), Andocs/Andics (András), Ipacs (Ipoly-Ipót-Hippolit), Lőcs (Lőrinc), Pócs (Pál), Bencs (Benedek), Dancs (Dániel), Jakucs (Jakab), Benics (Benedek), Berics (Bertalan), Gerecs (Gergely), Kálics (Kálmán), Petecs (Péter).

Formation par redoublement[modifier | modifier le code]

Les surnoms par redoublement sont des dérivés phonétiques de surnoms par troncation. Il en va ainsi de Bandi (issu d'Andi-Bandi, András), Bözsi (Özsi-Bözsi : Erzsébet), Pörzsi (Örzsi-Pörzsi, Erzsébet), Pista (Ista-Pista, István), Pila (Ila-Pila), Panna/Panni (Anna-Panna, Anni-Panni).

Cadre juridique de la nomination des personnes[modifier | modifier le code]

Transmission des noms de filiation[modifier | modifier le code]

Choix des postnoms[modifier | modifier le code]

En Hongrie, le choix d'un postnom pour l'enregistrement d'un enfant à l'État civil (anyakönyv), est beaucoup plus strict qu'il ne l'est dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest. Malgré une certaine libéralisation récente du choix des postnoms, l'usage restreint consiste encore à les choisir parmi une liste officielle, sauf dans le cas d'enfants nés de parents étrangers.

La liste ci-dessous reprend intégralement le Magyar utónévkönyv (« livre des postnoms hongrois ») élaboré par János Ladó. Celle-ci comporte deux grandes catégories de postnoms masculins et féminins. Ceux-ci peuvent être « recommandés » (ajánlott) car d'usage fréquent en Hongrie, d'une part ou « acceptés » (elfogadható) bien que moins classiquement hongrois (magyaros). Les prénoms qui, en revanche, ne figurent pas sur la liste officielle, ne sont pas acceptés. Ils peuvent être utilisés dans l'usage courant, mais ne seront que des prénoms d'usage n'ayant jamais un statut officiel. La liste qui suit ne figure que les postnoms recommandés.

Liste des postnoms hongrois[modifier | modifier le code]

Mariages[modifier | modifier le code]

Magyarisation[modifier | modifier le code]