Virginie Déjazet

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Virginie Déjazet

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Gravure de Ludwig Richter

Nom de naissance Pauline Virginie Dejazet
Naissance 30 août 1798
Paris
Décès 1er décembre 1875 (à 77 ans)
Belleville
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Actrice
Récompenses Pension de 2 000 francs par Napoléon III

Pauline Virginie Déjazet née à Paris le 30 août 1798 et morte à Belleville (Paris) le 1er décembre 1875, est une actrice française.

Elle a donné son nom au théâtre Déjazet, dont elle est la propriétaire de 1859 à 1870.

Biographie[modifier | modifier le code]

Treizième et dernière enfant de modestes artisans, elle débute à l'âge de cinq ans comme danseuse et s'initie à la comédie avec sa sœur Thérèse, figurante à l'Opéra de Paris, et débute au théâtre des Jeunes-Artistes en 1806, puis au théâtre du Vaudeville l'année suivante.

Engagée au théâtre des Célestins de Lyon en 1817, elle passe à Bordeaux en 1820 mais y reste moins d'un an, puis elle fait partie de la troupe du nouveau théâtre du Gymnase qui venait d'ouvrir en décembre 1820, où elle excelle dans les emplois de soubrettes.

À la suite de l'engagement de Jenny Vertpré en 1828, elle préfère abandonner le Gymnase pour le théâtre des Nouveautés, où elle joue pendant trois ans, avant de passer au théâtre des Variétés.

Elle donne son nom aux « Folies-Déjazet » (actuel théâtre Déjazet), salle de spectacle parisienne située sur le boulevard du Temple qu'elle avait acquise en 1859 pour son jeune protégé, le dramaturge Victorien Sardou et dont elle cèdera la direction à son fils, Joseph Eugène Dejazet. Elle avait également une fille, prénommée Hermione, morte le 18 décembre 1877, connue comme chanteuse et pour une composition.

Elle se retire de la scène en 1868, avant d'y remonter en 1874. En effet, plusieurs personnalités du monde artistique - dont Victorien Sardou - se sont alors associées pour organiser un « bénéfice » à son intention, qui lui rapporte 60 000 francs - pour une représentation.

Le 2 octobre 1874, s'étant rendu à la réunion de la quatrième société du Caveau, sur la proposition de Eugène Grangé l'assemblée lui décerne à l'unanimité la présidence honoraire, vacante par le décès de Jules Janin [1]. Elle sera l'unique membre féminin de l'histoire du Caveau avec la chanteuse Thérésa.

Son extraordinaire vivacité, son esprit, son talent, et sa capacité à dire ambiguïtés de telle sorte qu'elles lui soient pardonnées, et une indescriptible espièglerie de tout son être contribuèrent à en faire l'une des étoiles les plus brillantes de la scène parisienne.

Karl Moritz von Beurmann a dit d'elle : « Elle est la reine du vaudeville, la grisette par excellence, la plus charmante et la plus douce pécheresse de Paris, la salonnière la plus spirituelle et la plus drôle de la capitale. »

En 1869, Napoléon III lui attribue une pension de 2 000 francs.

Un recueil de ses saillies toujours justes et spirituelles a fait l'objet d'un ouvrage intitulé le Perroquet de Déjazet.

Elle repose au cimetière du Père-Lachaise (division 81).

Tombe de Dezajet (cimetière du Père Lachaise, division 81)

Comédienne[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Perroquet de Déjazet, recueil authentique de bons mots, reparties, saillies, etc. ; suivi de la Notice biographique de cette actrice, in-12, Paris, Les marchands de nouveautés, 1837. [lire en ligne (page consultée le 27 septembre 2010)]
  • Emilie Roger, Une comédienne en son temps : Virginie Déjazet (1798-1875). Contribution à l'étude de la femme de spectacle au XIXe siècle, UVSQ (mémoire de master en histoire culturelle et sociale, 2007), 337 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Henry Lecomte, Galérie de chansonniers, Déjazet, La Chanson, 3 juillet 1880, page 59.

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Louis-Henry Lecomte, Virginie Déjazet d'après ses papiers et sa correspondance, Paris, Montgredien et Cie, 1873. [lire en ligne (page consultée le 28 septembre 2010)]
  • Georges Duval, Virginie Déjazet, 1797-1875. Avec une eau-forte de Gonzague Privat, Paris, Tresse, 1876.[lire en ligne (page consultée le 28 septembre 2010)]