Messanges (Côte-d'Or)

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Messanges
Image illustrative de l'article Messanges (Côte-d'Or)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Gevrey-Chambertin
Intercommunalité C.C. de Gevrey-Chambertin
Maire
Mandat
Christian Hoquet
2014-2020
Code postal 21220
Code commune 21407
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 47″ N 4° 52′ 24″ E / 47.1630555556, 4.87333333333 ()47° 09′ 47″ Nord 4° 52′ 24″ Est / 47.1630555556, 4.87333333333 ()  
Altitude Min. 282 m – Max. 487 m
Superficie 3,05 km2
Localisation

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Messanges

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Messanges

Messanges est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bévy L'Étang-Vergy Rose des vents
Collonges-lès-Bévy N Curtil-Vergy
Segrois
O    Messanges    E
S
Chevannes Meuilley Villars-Fontaine

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1589[1] une célèbre bataille s'y déroula entre les ligueurs d'une part et les royalistes commandés par le baron de CHANTAL (futur époux de sainte Chantal, aïeule de Madame de Sévigné).

En 1621 la commune fut vendue par le chapitre d'Autun au seigneur de Villars-sous-Vergy puis au XVIIIe siècle à la famille Pasquier.

La vigne était la principale culture de la commune mais les ravages du phylloxera et les méventes successives d'un vin médiocre ont découragé les vignerons. La renouveau de l'activité vinicole dans les Hautes Côtes avec l'attribution, en 1961, de l'appellation Bourgogne Hautes Côtes de Nuits n'a pas permis de relancer la vigne sur la commune. Une confrérie de Saint Vincent a fonctionné jusqu'en 1915. Elle a repris son activité en 1937 sous une forme plus festive[2]. Aujourd'hui les vignerons de Messanges et Curtil-Vergy se sont regroupés pour fêter dignement leur saint patron au cours du traditionnel office religieux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Nom d'origine burgonde Maginsinds (force et chemin) transformé par les Francs au VIe siècle en Maginsingas puis Mainzangiae au XIe siècle.
  • Mainzangiae (1023), Menchanges (1180), Mecenges (1271), Messange (1793).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Gilbert Goujon    
1969 2001 Valère Gouachon    
1945 1969 Georges Bonnard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150 222 206 260 256 237 236 229 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
222 230 243 230 217 199 200 180 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 157 154 125 118 107 89 85 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
107 105 105 121 173 194 232 240 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Moulin Chevalier[modifier | modifier le code]

La création du Moulin Chevalier[5] sur les rives du Meuzin remonte à 1256. Depuis cette date il a vécu plusieurs remaniements dont on peut discerner les différentes étapes. L'établissement bien conservé -il a fonctionné jusqu'en 1983- est aujourd'hui transformé en écomusée et présente, sur quatre niveaux, un remarquable éventail de matériel de meunerie ainsi que des expositions sur les thèmes de l'eau. Le moulin est labellisé patrimoine 2000 et classé site clunisien sur le grand itinéraire culturel du conseil de l'Europe.

La Croix du moulin[6][modifier | modifier le code]

Imposant et original calvaire érigé en 1864 par le meunier André Picard. Garnie de symboles religieux et astronomiques elle peut paraître mystérieuse voire ésotérique. C'est pourquoi des visites guidées sont organisées régulièrement.

Hauteur : 4,60 m. Poids : 4 tonnes.

Église[modifier | modifier le code]

Dans l'église paroissial de la Visitation on remarque :

  • Une pierre tombale du XVIIe siècle. Cette dalle funéraire classée (en 2005) est gravée aux noms de Philibert Belin châtelain et prévôt de Vergy mort en 1684, et Jeanne Le Blanc son épouse morte en 1679.
  • Une statue de saint Nicolas du XVe siècle classée depuis 1927.

Cimetière[modifier | modifier le code]

À l'entrée de l'ancien cimetière, jouxtant l'église, une borne est disposée de façon à permettre le passage de deux personnes tout en empêchant l'entrée des animaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Picard (1788 - 1870). Meunier au Moulin Chevalier qu'il agrandit et modernise. Il construit la plus belle maison de l'époque : "la Picardie" et déplace le lit de la rivière Meuzin pour améliorer le système hydraulique. Sa passion pour l'astronomie naît avec le passage de la comète de 1811.

C'est au soir de sa vie -en 1864- qu'il fait ériger le calvaire qui témoigne de son originalité, de sa culture religieuse et de son sens de l'humour.

"Étrange était ce lieu où un meunier fantasque

délaissait son moulin par amour du zodiaque

on le voyait souvent, armé d'une lunette,

chercher dans un ciel pur le secret des planètes."


Charles Baroche poète bourguignon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le livre de Gil Colas : Le Château de Vergy.
  2. La Saint-Vincent à Messanges de 1937 à nos jours, exposition photos au moulin Chevalier.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Le moulin Chevalier sur le site [1]
  6. La croix du moulin Chevalier par Henri Bonnard


Liens externes[modifier | modifier le code]

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