Luis Carrero Blanco
| Luis Carrero Blanco | |
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| Fonctions | |
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| 2e président du gouvernement espagnol (147e chef de gouvernement espagnol) |
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| 9 juin – 20 décembre 1973 (6 mois et 11 jours) |
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| Chef de l'État | Francisco Franco |
| Prédécesseur | Francisco Franco |
| Successeur | Carlos Arias Navarro Torcuato Fernández Miranda (intérim) |
| Vice-président du gouvernement | |
| 22 juillet 1967 – 9 juin 1973 | |
| Chef de l'État | Francisco Franco |
| Président du gouvernement | Francisco Franco |
| Prédécesseur | Agustín Muñoz Grandes |
| Successeur | Torcuato Fernández Miranda |
| Sous-secrétaire de la Présidence | |
| 18 juillet 1951 – 22 juillet 1967 | |
| Chef de l'État | Francisco Franco |
| Président du gouvernement | Francisco Franco |
| Prédécesseur | Aucun |
| Successeur | Aucun |
| Biographie | |
| Date de naissance | 4 mars 1903 |
| Lieu de naissance | Santoña (Espagne) |
| Date de décès | 20 décembre 1973 (à 70 ans) |
| Lieu de décès | Madrid (Espagne) |
| Nationalité | Espagnole |
| Parti politique | FET de las JONS |
| Profession | Marin militaire |
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| Chefs du gouvernement espagnol | |
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Luis Carrero Blanco (Santoña, 4 mars 1903 - Madrid, 20 décembre 1973) était un homme d'État et un amiral espagnol.
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Biographie[modifier]
Un nationaliste de la première heure[modifier]
En 1936, quand éclata la guerre civile espagnole, il se trouvait derrière les lignes républicaines et dut traverser le front afin de rejoindre le camp nationaliste, où il servit dans la marine pendant le conflit. Après la victoire des nationalistes et le début de la dictature de Francisco Franco, il devint l'un de ses plus proches collaborateurs ainsi que le directeur des opérations navales. Il est dit qu'il fut un opposant à l'entrée de l'Espagne aux côtés de l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale, en opposition aux phalangistes. Lui-même était en fait un monarchiste.
Premier président du gouvernement de Franco[modifier]
Devenu ministre en 1957, vice-amiral en 1963 puis amiral en 1966, il est vice-président du gouvernement de 1967 à 1973. Il atteignit sa plus haute position quand il fut nommé président du gouvernement le 6 juin 1973, faisant de lui le successeur probable de Franco. Les historiens estiment que la mort de Carrero Blanco, symbole du « franquisme pur et dur » et principal homme de confiance du chef de l'État, a ruiné toutes les chances de subsistance de la dictature après la mort de Francisco Franco en 1975.
Assassinat par l'ETA[modifier]
Il est tué à Madrid par quatre membres d'ETA, organisation indépendantiste basque d'extrême gauche, qui font exploser une bombe[1] située dans un tunnel creusé sous la rue au passage de sa Dodge Dart GT 3700 lors de son retour de la messe. La voiture, non conçue pour résister à une attaque, sous l'explosion d'une charge de 75 kg de dynamique, s'envola par-dessus le toit d'un couvent adjacent pour retomber dans sa cour. Outre Luis Carrero Blanco, le chauffeur et un officier furent tués dans l'explosion. Le véhicule, qui ne fut pas désintégré mais resta d'un seul tenant, est conservé par le Musée de l'Armée à l'Alcazar de Tolède. Cet assassinat (surnommé Operación Ogro, Ogro = L'ogre, le surnom donné par ses opposants) constitue le principal coup porté par ETA à la dictature franquiste. Dans le communiqué revendiquant cet attentat, ETA explique d'ailleurs que Carrero Blanco a été choisi comme cible parce qu'il constituait un élément essentiel à l'équilibre du franquisme (le récit de la préparation ainsi que de l'attentat par des membres de l'ETA a été publié dans un livre, longtemps interdit et clandestin : Opération Ogro[2]). [réf. nécessaire]
Trivia[modifier]
La violence de l'explosion qui a coûté la vie à Luis Carrero Blanco a donné naissance à un slogan largement scandé au cours des défilés contestataires des années 1970 : « Et hop, Franco, plus haut que Carrero !. » Une boutade populaire en Espagne fait également de lui « le premier astronaute espagnol ».
Références culturelles[modifier]
Dans son film Balada Triste, Alex De La Iglesia traite, entre autres, du sujet du fascisme, qui rongea l'Espagne durant pas moins de quarante ans. À un passage du film, le réalisateur mêle l'histoire et la fiction : le personnage principal, Javier le clown triste (interprété par Carlos Areces), assiste à l'attentat contre Blanco, et est accusé à tort d'y avoir participé.
Œuvres[modifier]
- La Victoria del Cristo de Lepanto
- Arte naval militar. Tomo segundo. El buque de guerra (de la galera al portaaviones)
- Espana y el mar, ed nacional, 1941
- Lepanto (1571-1971), Salvat editorial/Alianza editorial, 1971.
- sous le pseudonyme de Juan de la Cosa
- La gran baza soviética
- Las modernas Torres de Babel
- Comentarios de un espanol. Las tribulaciones de don Prudencio. Diplomacia subterranea,
- Espana ante el mundo. (Proceso de un aislamiento), Publicaciones Españolas, 1975.
Notes et références[modifier]
- Un article du Monde libertaire n°1509 (20 mars 2008), intitulé « État et ETA », parle d'une tonne de TNT.
- Julien Agirre,Opération Ogro, comment et pourquoi nous avons executé Carrero Blanco, Seuil, 1974
