Luis Carrero Blanco

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanco.
Luis Carrero Blanco
Illustration.
Fonctions
2e président du gouvernement espagnol
(147e chef de gouvernement espagnol)
9 juin
(&&&&&&&&&&&&01946 mois et 11 jours)
Chef de l'État Francisco Franco
Prédécesseur Francisco Franco
Successeur Carlos Arias Navarro
Torcuato Fernández Miranda (intérim)
Vice-président du gouvernement
Chef de l'État Francisco Franco
Président du gouvernement Francisco Franco
Prédécesseur Agustín Muñoz Grandes
Successeur Torcuato Fernández Miranda
Sous-secrétaire de la Présidence
Chef de l'État Francisco Franco
Président du gouvernement Francisco Franco
Prédécesseur Aucun
Successeur Aucun
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Santoña (Espagne)
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès  Madrid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique FET de las JONS
Profession Marin militaire

Luis Carrero Blanco
Chefs du gouvernement espagnol

Luis Carrero Blanco (Santoña, - Madrid, ) était un homme d'État et un amiral espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un nationaliste de la première heure[modifier | modifier le code]

En 1936, quand éclata la guerre civile espagnole, il se trouvait derrière les lignes républicaines et dut traverser le front afin de rejoindre le camp nationaliste, où il servit dans la marine pendant le conflit. Après la victoire des nationalistes et le début de la dictature de Francisco Franco, il devint l'un de ses plus proches collaborateurs ainsi que le directeur des opérations navales. Il est dit qu'il fut un opposant à l'entrée de l'Espagne aux côtés de l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale, en opposition aux phalangistes. Lui-même était en fait un monarchiste.

Premier président du gouvernement de Franco[modifier | modifier le code]

Devenu ministre en 1957, vice-amiral en 1963 puis amiral en 1966, il est vice-président du gouvernement de 1967 à 1973. Il atteignit sa plus haute position quand il fut nommé président du gouvernement le , faisant de lui le successeur probable de Franco. Les historiens estiment que la mort de Carrero Blanco, symbole du « franquisme pur et dur » et principal homme de confiance du chef de l'État, a ruiné toutes les chances de subsistance de la dictature après la mort de Francisco Franco en 1975 [réf. nécessaire].

Assassinat par l'ETA[modifier | modifier le code]

Il est tué à Madrid par quatre membres d'ETA, organisation indépendantiste basque d'extrême gauche, qui font exploser une bombe[1] située dans un tunnel creusé sous la rue au passage de sa Dodge Dart GT 3700 lors de son retour de la messe. La voiture, non conçue pour résister à une attaque, sous l'explosion d'une charge de 75 kg de dynamite, s'envola par-dessus le toit d'un couvent adjacent pour retomber dans sa cour. Outre Luis Carrero Blanco, le chauffeur et un officier furent tués dans l'explosion. Le véhicule, qui ne fut pas désintégré mais resta d'un seul tenant, est conservé par le Musée de l'Armée à l'Alcazar de Tolède. Cet assassinat (surnommé Operación Ogro, Ogro = L'ogre, le surnom donné par ses opposants) constitue le principal coup porté par ETA à la dictature franquiste. Dans le communiqué revendiquant cet attentat, ETA explique d'ailleurs que Carrero Blanco a été choisi comme cible parce qu'il constituait un élément essentiel à l'équilibre du franquisme (le récit de la préparation ainsi que de l'attentat par des membres de l'ETA a été publié dans un livre, longtemps interdit et clandestin : Opération Ogro[2]). [réf. nécessaire]

Trivia[modifier | modifier le code]

La violence de l'explosion qui a coûté la vie à Luis Carrero Blanco a donné naissance à un slogan largement scandé au cours des défilés contestataires des années 1970 : « Et hop, Franco, plus haut que Carrero ! » On raconte[réf. nécessaire] également que les chauffeurs de taxi priés de rejoindre la rue de l'attentat demandent volontiers "¿ a que altura ?, jeu de mots où "altura" signifie à la fois l'emplacement dans la rue et la hauteur. "Une boutade populaire[réf. nécessaire] en Espagne fait également de lui « le premier astronaute espagnol ».

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Dans son film Balada Triste, Alex De La Iglesia traite, entre autres, du sujet du fascisme, qui rongea l'Espagne durant pas moins de quarante ans. À un passage du film, le réalisateur mêle l'histoire et la fiction : le personnage principal, Javier le clown triste (interprété par Carlos Areces), assiste à l'attentat contre Blanco, et est accusé à tort d'y avoir participé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Victoria del Cristo de Lepanto
  • Arte naval militar. Tomo segundo. El buque de guerra (de la galera al portaaviones)
  • Espana y el mar, ed nacional, 1941
  • Lepanto (1571-1971), Salvat editorial/Alianza editorial, 1971.
sous le pseudonyme de Juan de la Cosa
  • La gran baza soviética
  • Las modernas Torres de Babel
  • Comentarios de un espanol. Las tribulaciones de don Prudencio. Diplomacia subterranea,
  • Espana ante el mundo. (Proceso de un aislamiento), Publicaciones Españolas, 1975.

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un article du Monde libertaire n°1509 (20 mars 2008), intitulé « État et ETA », parle d'une tonne de TNT.
  2. Julien Agirre,Opération Ogro, comment et pourquoi nous avons executé Carrero Blanco, Seuil, 1974