La lettera anonima

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La lettera anonima (La Lettre anonyme) est un opéra-bouffe (farsa) en un acte, musique de Gaetano Donizetti, livret de Giulio Genoino, représenté pour la première fois au Teatro del Fondo de Naples le 29 juin 1822.

Histoire[modifier | modifier le code]

Donizetti était arrivé à Naples dans la seconde quinzaine de février 1822 muni d'un contrat avec l'impresario Domenico Barbaja. Six semaines seulement après la première de son premier opéra napolitain La zingara au Teatro Nuovo, le moins important des trois théâtres de la capitale des Deux-Siciles, il donnait un nouvel ouvrage au Teatro del Fondo, une farsa en un acte sur un livret du moine défroqué Giulio Genoino, qui était alors l'un des trois censeurs royaux de Naples. Ce dernier avait adapté pour la scène lyrique une comédie qu'il avait écrite d'après celle de Pierre Corneille, Mélite, ou les fausses lettres (1629).

La première de l'opéra eut lieu le 29 juin. Donizetti écrivit à son professeur Simon Mayr que bien qu'« à demi ruiné par une chanteuse novice[1], il n'a[vait] pas eu la pire des réceptions »[2]. Malgré les difficultés de distribution, La lettera anonima fut bien accueillie et tint l'affiche pendant vingt représentations consécutives[3].

Distribution[modifier | modifier le code]

Rôle Type de voix Distribution lors de la première
le 29 juin 1822
La contessina Rosina, destinata sposa di Filinto
La comtesse Rosine, promise comme épouse à Philinte
soprano Giuseppina Fabré
Filinto, capitano di marina
Philinte, capitaine de marine
ténor Giovanni Battista Rubini
Melita, vedova e segreta amante dello stesso
Mélite, veuve secrètement éprise de Philinte
mezzo-soprano Teresa Cecconi
Il conte don Macario, zio di Rosina
Le comte don Macario, oncle de Rosine
basse buffo de Franchi
Lauretta, cameriera della contessina
Laurette, femme de chambre de la comtesse
soprano Raffaela de Bernardis
Giliberto, maestro di casa del conte
Gilbert, maître d'hôtel du comte
basse Giovanni Pace
Mr Flageolet, maestro di ballo
M. Flageolet, maître à danser
basse buffo Calvarola
Coro di servi, camerieri, ecc. ecc. Un suonatore di violino che non parla.
Domestiques. Un joueur de violon (rôle muet).

Analyse[modifier | modifier le code]

« Donizetti se coule ici avec aisance dans le moule de l’opera buffa napolitain. L'influence de Rossini se fait nettement sentir, aussi bien dans le profil vocal des personnages – un ténor d'agilité, un contraltino, une basse bouffe – que dans l'écriture avec, en particulier, une scène finale qui rappelle La Cenerentola. »[4]

Discographie[modifier | modifier le code]

Année Distribution
(Rosina, Filinto, Melitta, Don Macario, Lauretta)
Chef d'orchestre,
Orchestre et chœur
Label
1972 Benedetta Pecchioli,
Pietro Bottazzo,
Rosa Laghezza,
Rolando Panerai,
Carla Virgili
Franco Caracciolo,
Orchestre symphonique de la RAI de Naples
CD Audio : On Stage 4702
Référence : UORC 146
Enregistrement live

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Teresa Cecconi
  2. Donizetti à Mayr, 22 juillet 1822 (in G. Zavadini, Donizetti: Vita - Musiche - Epistolario, Bergame, 1948, n° 14, pp. 234-235, cité par Ashbrook, pp. 26-27). Le compositeur poursuit en indiquant : « Je vous envoie un article de journal, non pour appeler votre attention sur les louanges qu'il me décerne, mais plutôt pour vous montrer combien j'essaie de ne pas m'écarter du beau style. Même si je n'ai pas la capacité de rendre à la musique son ancienne gloire, du moins n'ai-je pas la réputation d'être l'un de ses corrupteurs. » L'article auquel se réfère Donizetti est certainement celui paru le 1er juillet dans le Giornale del Regno delle Due Sicilie, qui signale particulièrement le quatuor Stelle! che intesi! (Ashbrook, ibid.).
  3. Kaminsky, p. 338
  4. Philippe Thanh, Donizetti, Arles, Actes Sud / Classica, 2005, p. 29

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]