Joseph-Armand Bombardier

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Joseph-Armand Bombardier

Description de cette image, également commentée ci-après

Joseph-Armand Bombardier au volant d'un véhicule militaire canadien, fabriqué par son entreprise, en mars 1943.

Nom de naissance Joseph-Armand Bombardier
Naissance 16 avril 1907
Valcourt
Décès 18 février 1964 (à 56 ans)
Sherbrooke
Nationalité Drapeau du Canada Canadienne
Pays de résidence Drapeau du Canada Canada
Profession Inventeur
Distinctions
Ascendants
Alfred Bombardier
Anna Gravel
Conjoint
Yvonne Labrecque

Joseph-Armand Bombardier[1],[2], né le 16 avril 1907 à Valcourt (Québec), et mort le 18 février 1964 à Sherbrooke est un inventeur canadien. Il a notamment conçu la motoneige moderne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph-Armand Bombardier est né dans une grande famille à Valcourt, au Québec. Dès son enfance, il est très curieux de savoir comment fonctionnent les appareils mécaniques. Autodidacte, il acquiert des informations en lisant, en prenant des notes, et en réparant ce qu'il pouvait. Âgé de 19 ans, il ouvre son propre garage à Valcourt, où il répare des voitures et vend de l'essence pendant l'été.

L'hiver, il travaille à développer un véhicule capable de circuler sur la neige car le gouvernement du Québec ne déneigeait pas les routes des petites villes et les habitants devaient alors remiser leurs voitures pour l'hiver. Tous devaient utiliser des carrioles tirées par des chevaux et les personnes qui devaient se déplacer pour des urgences, comme les médecins, étaient retardées. Ainsi pendant une tempête de neige qui dure quelques jours, Joseph-Armand Bombardier perd son jeune fils, faute d'avoir été transporté à l'hôpital avant que les conditions météorologiques ne se soient améliorées. Cela lui donne l'ambition de faire de l'hiver une saison où il serait aussi facile de se déplacer que pendant les trois autres saisons.

Autoneige Bombardier de série R[réf. nécessaire]

Durant l'hiver 1936-1937, il vend ses premières autoneiges B7 (B pour Bombardier et 7 pour sept passagers). Le B7 utilisait son brevet du barbotin-chenille (1937), un engrenage recouvert de caoutchouc et des chenilles sur les roues arrière. C'est ce système de traction partiellement en caoutchouc qui rend instantanément tous les véhicules de Bombardier hautement plus efficaces sur neige que tous les autres véhicules à chenilles de métal inventés à l'époque.

Le B7 eut un franc succès. En 1939, l'usine de Valcourt ne suffit plus à répondre à la demande. Une nouvelle usine est construite en 1940, avec une capacité de production de 200 véhicules par année. En cherchant à perfectionner le B7, il remarque l'accumulation de neige dans les roues et en 1940, il commercialise des B7 à roues pleines. En 1941, Bombardier met au point l'autoneige B12, qui pouvait transporter jusqu'à 12 personnes. Les demandes grandissantes seront freinées du fait de l'entrée en guerre du Canada.

Plus tard durant la guerre, Bombardier, ayant offert ses services au ministère des Munitions et des Approvisionnements, fabrique des véhicules militaires pour l'armée canadienne et ses alliées. La société s'installe alors dans une usine préexistante de Montréal pour répondre spécifiquement à cette demande. Pendant cette période, l'usine de Valcourt produit les pièces pour l'usine de Montréal, ainsi que quelques autoneiges civiles, ce qui aide les employés de sa région natale à survivre. Plus de 1 900 véhicules chenillés destinés à des fins militaires sont produits, d’après des concepts de Bombardier, entre 1942 et 1946. à la fin du conflit, l'usine de Montréal est fermée et la production reprend à Valcourt.

En 1948, le gouvernement du Québec décide de déneiger les routes et Bombardier perd la plupart de sa clientèle. Il se diversifie alors en fabriquant des véhicules tous-terrains. Le Muskeg, véhicule créé pour l'industrie forestière et minière, en est un bon exemple. Insatisfait des fournisseurs de caoutchouc pour le Muskeg, Bombardier commence à fabriquer ses propres chenilles. Ceci rend possible la production de petites motoneiges pour une ou deux personnes lorsque de petits moteurs fiables et légers à deux temps apparaissent dans les années 1950. Le premier prototype apparaît en 1958, et la production débute en 1959. Il vend peu dans les premiers temps, environ 200 unités par année, mais lorsqu'il meurt en 1964, les ventes sont de 8 200 unités par année.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bombardier, Joseph-Armand », sur L'Encyclopédie canadienne (consulté le 26 mai 2012)
  2. « Généalogie », sur Musée J. Armand Bombardier (consulté le 26 mai 2012)
  3. « Du rêve à l'empire : De nombreux hommages posthumes », La Tribune,‎ 26 avril 2007, S6
  4. Canadian Business Hall of Fame, liste officielle.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]