Bombardier Produits récréatifs

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir BRP, BPR et Bombardier.

Bombardier Produits Récréatifs

alt=Description de l'image BRP Logo.png.
Création 1941
Dates clés 1936 et 2004
Personnages clés Joseph-Armand Bombardier, Laurent Beaudoin
Forme juridique Société privée
Slogan Au coeur de l'aventure
Siège social Drapeau du Canada Valcourt (Canada)
Produits Motocyclettes hors-route, quads, les véhicules Can-Am, motoneiges (Ski-Doo et Lynx), motomarines (Sea-Doo), moteurs hors-bord (Evinrude et Johnson) et moteurs légers Rotax
Filiales Can-Am, Lynx, Evinrude Outboard Motors, Johnson Outboards et Rotax
Effectif 6 200+
Site web www.brp.com
Chiffre d’affaires 2,5 milliards CAD (2005)

Bombardier Produits récréatifs ou BRP est une entreprise canadienne (québécoise) fondée en 1941 par Joseph-Armand Bombardier, sous le nom d’Auto-neige Bombardier Limitée. Cette dernière est devenue un géant des transports et de l'aéronautique, Bombardier Inc. La division des véhicules récréatifs, qui formait le cœur de l'entreprise originale, est redevenue une entreprise indépendante en 2004 sous le sigle de BRP. Ce sigle provient de son nom en anglais Bombardier Recreational Products malgré son nom officiel en français. En effet, le nom BPR appartenait déjà à une firme d'ingénierie de la ville de Québec en 2004. De plus, environ 70 % de ses produits sont vendus aux États-Unis et BRP est mieux retenu dans ce marché.

Son siège social est situé à Valcourt en Estrie au Québec. Elle fabrique différents véhicules récréatifs, dont les motoneiges de marque Ski-Doo et Lynx, des véhicules tout-terrain (Quad Can Am), des moteurs hors-bord de marques Evinrude et Johnson, des motomarines et bateaux de marque Sea-Doo, ainsi que les véhicules Spyder Can-Am et Côte À Côte Can-Am.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autoneige.
Autoneige B-12 de Bombardier

Joseph-Armand Bombardier[1], de Valcourt au Québec, a eu l'ambition de faire de l'hiver une saison où il est aussi facile de se déplacer que pendant les trois autres saisons. Il travaille depuis longtemps sur des prototypes et possède le garage Bombardier. Durant l'hiver 1936-1937[2],[1], il vend ses premières autoneiges B7 (B pour Bombardier et 7 pour sept passagers). Le B7 utilise son brevet du barbotin-chenille (29 juin 1937, brevet canadien no 367104[3]), un engrenage recouvert de caoutchouc et des chenilles sur les roues arrières. C'est ce système de traction partiellement en caoutchouc qui rend instantanément tous les véhicules de Bombardier hautement plus efficaces sur neige que tous les autres véhicules à chenilles de métal pouvant être inventés à l'époque.

Le B7 est un succès, mais ce n'est pas assez pour l'inventeur. Au lieu de vendre son brevet, il décide de créer une entreprise de fabrication en série d'autoneiges. Il déménage donc ses ateliers dans une nouvelle usine qui peut produire 200 unités annuellement en 1940 et fonde L'Auto-Neige Bombardier le 29 janvier 1941[4].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il produit de gros fourgons semi-chenillés à bandes de caoutchouc renforcées de lames d'acier pour les troupes[4] basés sur son B-12 (1942). Ils servent ensuite d'ambulance, d'autobus scolaires et de transport local en hiver en zone rurale au côté de la série des B (B-12 et B-18)[5]. L'avènement du déneigement des routes coupe drastiquement ce créneau de vente. Les Industries Bombardier se tournent alors vers le travail en forêt et produisent de grosses chenillettes de transport.

Plus tard, on produit également de gros véhicules qui servent à damer les pistes de ski et des petits comme le tracteur SW chasse-neige de trottoir[6], en plus d'inventer la motoneige moderne.

Motoneige[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Motoneige.
Un Ski-Doo XRS 800

Durant les années 1950, plusieurs constructeurs produisent des versions « mini » des autoneiges pour une ou deux personnes. Ce sont des véhicules lourds, mûs par des moteurs quatre cylindres et des chenilles. Cependant, la motoneige telle qu'on la connaît fut développée par Bombardier à la fin des années 1950[7]. En effet, à la suite de la perte d'un fils que J-Armand Bombardier n'avait pu amener à temps à l'hôpital en hiver, il rêvait d'équiper les gens des zones rurales de l'équivalent sur la neige d'une automobile individuelle. Il avait longtemps buté sur le fait que le poids des moteurs rendait l'autoneige individuelle difficilement réalisable. Mais après le développement de moteur plus légers et grâce aussi à l'utilisation d'une chenille sans fin révolutionnaire conçue et brevetée par son fils Germain[3], il put en 1959 lancer sous le nom commercial de Ski-Doo sa nouvelle invention. Devant originalement être Ski-Dog, le « g » mal imprimé dans le texte envoyé à la maison de publicité s'est transformé en « o » dans la campagne publicitaire.

Le véhicule trouve dès le début une clientèle auprès des missionnaires, des trappeurs, des prospecteurs, des arpenteurs et d'autres personnes appelées à se déplacer sur les neiges des régions isolées[7]. Mais le grand succès est auprès des sportifs et des amateurs de randonnée, un marché qui lui ouvrira les portes de la production de masse[7].

Développement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bombardier Inc..

Bombardier se développe rapidement ensuite. Durant les années 1970, elle rachète plusieurs compétiteurs après le premier choc pétrolier de 1973 qui porte un coup de massue aux ventes de motoneiges. Le nombre de motoneiges vendues diminue de plus de la moitié pour n'être que de 195 000 en 1977, répartit entre six producteurs[8]. Bombardier développe également d'autres produits récréatifs comme les motomarines Sea-Doo. La compagnie se diversifie également en rachetant des entreprises dans le domaine du transport aérien et aéronautique. Elle devient Bombardier Inc. et les produits récréatifs ne sont plus alors qu'une filiale.

Nouveau début[modifier | modifier le code]

Les problèmes financiers dus à la crise dans l'industrie aéronautique après le 11 septembre 2001 forcent le groupe Bombardier à se défaire de certaines activités. En 2003, la filiale de Valcourt est vendue à un consortium composé de Bain Capital, des membres de la famille Bombardier ainsi que de la Caisse de dépôt et placement du Québec pour 2,5 milliards CAD et devient Bombardier Produits récréatifs[9],[10]. L'activité cédée comprennent notamment les motoneiges Ski-Doo et Lynx, ainsi que les moteurs hors-bord Johnson et Evinrude.

La division des véhicules industriels de Bombardier, qui fabrique les autoneiges, a été achetée en août 2004 par la compagnie Camoplast[11] de Sherbrooke au Québec. BRP a également cessé en 2006 la production de motoneiges de travail Élite à doubles chenilles laissant le marché à des concurrents comme Alpina S.R.L.

Profil[modifier | modifier le code]

BRP comptait en 2005, plus de 6 200 employés au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Chine, en Autriche et en Finlande. La même année, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de CAD[12].

Musée Bombardier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée J. Armand Bombardier.

Juste à côté du garage original du fondateur, on retrouve le Musée Joseph-Armand Bombardier dans un édifice moderne datant de 1971, sur les terrains de BPR, où on retrouve la vie et l'œuvre de Bombardier. Rénové en 1990, on y trouve également une panoplie de souvenirs dont des livres et des jeux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « La motoneige de Bombardier », Les archives de Radio-Canada, Société Radio-Canada
  2. (fr) « De 1926 à 1938 : Premiers succès », Musée J-Armand Bombardier (consulté le 20 avril 2007)
  3. a et b (fr) « Liste de brevets de J. Armand Bombardier », Musée J-Armand Bombardier (consulté le 20 avril 2007)
  4. a et b (fr) « De 1939 à 1945 : Les années de guerre », Musée J-Armand Bombardier (consulté le 20 avril 2007)
  5. (fr) « De 1946 à 1948 : Essor d'après guerre », Musée J-Armand Bombardier (consulté le 20 avril 2007)
  6. (fr) « De 1949 à 1958 : Les véhicules industriels », Musée J-Armand Bombardier (consulté le 20 avril 2007)
  7. a, b et c (fr) « De 1959 à 1964 : La motoneige Ski-Doo », Musée J-Armand Bombardier (consulté le 20 avril 2007)
  8. (fr) « Hauts et bas de l'industrie », Musée J-Armand Bombardier,‎ 2003 (consulté le 23 avril 2007)
  9. (fr) « Publication des résultats financiers pour l'exercice 2003 », Communiqué de presse, Bombardier Inc.,‎ 3 avril 2003 (consulté le 20 février 2009)
  10. (fr) « Bombardier annonce la signature d'une entente pour la vente du secteur des produits récréatifs », Communiqué de presse, Bombardier Inc.,‎ 27 août 2003 (consulté le 20 février 2009)
  11. (fr) « Marchés et Produits », Camoplast (consulté le 3 mai 2007)
  12. (fr) « Profil de l'entreprise », Bombardier Produits récréatifs,‎ 2006 (consulté le 62006-07-06)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]