Joram Lindenstrauss

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Joram Lindenstrauss à Jérusalem en 1975

Joram Lindenstrauss (hébreu : יורם לינדנשטראוס), né le 28 octobre 1936 et mort le 29 avril 2012, est un mathématicien israélien spécialiste d'analyse fonctionnelle. Il était professeur à l'Institut Einstein de mathématiques à l'université hébraïque de Jérusalem[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Tel Aviv, Joram Lindenstrauss était fils unique d'un couple de juristes émigrés de Berlin. Il commença à étudier les mathématiques à l'université hébraïque de Jérusalem en 1954, pendant son service militaire. Il devint étudiant à temps plein en 1956 et passa sa maîtrise en 1959. En 1962, il soutint un Ph. D. dirigé par Aryeh Dvoretzky et Branko Grünbaum, sur les opérateurs compacts[2]. De 1962 à 1965, il fut post-doctorant à Yale et à l'université de Washington à Seattle. Il fut nommé à l'université de Jérusalem, assistant en 1965, professeur associé en 1967 et professeur titulaire en 1969. À partir de 1985, il occupa la chaire de mathématiques Leon H. et Ada G. Miller[3]. Il prit sa retraite en 2005. Assaf Naor (de) a fait partie de ses étudiants de thèse[2].

Lindenstrauss était marié à la chercheuse en informatique théorique Naomi Lindenstrauss. Deux de leurs quatre enfants[3], Ayelet Lindenstrauss et le médaillé Fields Elon Lindenstrauss, furent également mathématiciens. Joram était aussi cousin du juge et contrôleur Micha Lindenstrauss (en).

Travaux[modifier | modifier le code]

Lindenstrauss a travaillé en analyse fonctionnelle et en géométrie, en particulier en théorie des espaces de Banach, de la convexité en dimension finie et infinie, en analyse fonctionnelle non linéaire géométrique et en théorie géométrique de la mesure[3].

Parmi ses résultats les plus connus figure le lemme de Johnson-Lindenstrauss (en) sur les plongements à faible distorsion d'un ensemble de points d'un espace euclidien de grande dimension dans un espace de petite dimension. Un autre de ses théorèmes établit que dans un espace de Banach possédant la propriété de Radon-Nikodym, tout fermé borné a un point extrémal, sans hypothèse de compacité[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lindenstrauss a reçu le prix Israël pour les mathématiques en 1981.

En 1997, il fut le premier mathématicien non polonais à recevoir la médaille Stefan Banach de l'Académie polonaise des sciences.

Il a été membre de l'Académie israélienne des sciences et lettres.

En 1970, il a été orateur invité au Congrès international des mathématiciens à Nice.

Publications[modifier | modifier le code]

Lindenstrauss a écrit plus de cent articles et quelques-uns des traités les plus influents sur les espaces de Banach[5],[6].

  • Classical Banach spaces (avec Lior Tzafriri), Springer-Verlag, vol. 1 et 2, 1977 et 1979
  • « Banach spaces with a unique unconditional basis, up to permutation » (avec Jean Bourgain, Peter George Casazza et Lior Tzafriri), Memoirs of the American Mathematical Society, vol. 322, 1985
  • Geometric nonlinear functional analysis (avec Yoav Benyamini), coll. « Colloquium publications » (n° 48), AMS, 2000 [lire en ligne]
  • Handbook of the Geometry of Banach Spaces (éditeur, avec William B. Johnson (en)), Elsevier, vol. 1 et 2, 2001 et 2003 [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Joram Lindenstrauss » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) Joram Lindenstrauss (1936-2012), Studia Mathematica, vol. 209, n° 2, 2012
  2. a et b (en) Joram Lindenstrauss sur le site du Mathematics Genealogy Project
  3. a, b et c « Joram Lindenstrauss CV », sur EMIS
  4. (en) Zvi Artstein, « Discrete and continuous bang-bang and facial spaces, or: Look for the extreme points », SIAM Review, vol. 22,‎ 1980, p. 172-185 (DOI 10.1137/1022026, JSTOR 2029960)
  5. (en) « Author profile », sur MathSciNet
  6. (en) Virtual display of books written by members of the Einstein Institute of Mathematics

Voir aussi[modifier | modifier le code]