Jean-Léonard-Marie Poiseuille

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Jean-Léonard-Marie Poiseuille

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Naissance 22 avril 1797
Paris (France)
Décès 26 décembre 1869
Paris (France)
Nationalité française
Champs mécanique des fluides
Diplôme École polytechnique (X1815)
Renommé pour Loi de Poiseuille

Jean-Léonard-Marie Poiseuille (né le 22 avril 1797, Paris — mort le 26 décembre 1869, Paris) est un physicien et médecin français, diplômé de l’École polytechnique (X1815).

On lui doit différents mémoires sur le cœur et la circulation du sang dans les vaisseaux (l’hémodynamique), qui lui permirent d’établir en 1844 — à travers son ouvrage Le Mouvement des liquides dans les tubes de petits diamètres — les lois de l’écoulement laminaire des fluides visqueux dans les tuyaux cylindriques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Poiseuille était élève de l'École polytechnique en 1815 et 1816.

La thèse de doctorat de Poiseuille (« Recherches sur la force du cœur aortique », 1828) fut couronnée par la médaille d'or de l'Académie des sciences. Il y montre le premier comment mesurer la pression sanguine (à l'aide d'un manomètre à mercure qu'il appelait « hémodynamomètre ») et grâce à cet instrument démontre que la tension augmente à l’expiration et diminue lorsque l'on inspire. Par la suite, Poiseuille poursuivra ses recherches sur la physiologie de la circulation sanguine : la circulation du sang dans les veines (1832), dans les vaisseaux capillaires (1839) et influence du froid sur la circulation sanguine dans les vaisseaux capillaires (1839).

Ces travaux amenèrent Poiseuille à étudier l'écoulement des liquides dans les conduites (1840–1847) : il précisa la forme analytique du profil de vitesse d'écoulement selon le rayon et la viscosité (loi de Hagen-Poiseuille formulée en 1840, publiée en 1846). D'une manière générale, Poiseuille s'appliquait à transposer les conclusions tirées d'expériences de physique à l'étude des lois de la physiologie. Il étudia par ce moyen l'effet des substances actives (1844), l'aération dans les navires (1845), la respiration (1855), le cycle du glucose chez les animaux (1858, 1859), et la synthèse de l'urée (1859). Il formula l'hypothèse que les capillaires se dilatent longitudinalement (et non radialement) pendant l’inspiration et fit remarquer le ralentissement du flux sanguin pendant cette phase.

En 1842, il fut élu à l'Académie de médecine et devint membre de la Société philomatique de Paris. Par la suite, il devint membre des Académies de médecine de Stockholm, Berlin et Breslau. Ses recherches sur la physiologie furent récompensées à plusieurs reprises du prix Montyon (en 1829, 1831, 1835, 1843). En 1860, il fut nommé inspecteur des écoles de la ville de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Annales de Physique (Sér. 10) no 15 (1913) p. 411

Voir aussi[modifier | modifier le code]