Jean-Baptiste Annibal Aubert du Bayet

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Jean Baptiste Annibal Aubert du Bayet
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste Annibal Aubert du Bayet

Naissance 19 août 1757
La Mobile (Louisiane)
Décès 17 décembre 1797 (à 40 ans)
Constantinople
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Grade Général de division
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Commandement Armée des côtes de Cherbourg
Faits d'armes Siège de Mayence
Autres fonctions député de l’Isère
Président de l’Assemblée nationale législative
Ministre de la guerre
Ambassadeur à Constantinople

Jean Baptiste Annibal Aubert du Bayet ou Aubert-Dubayet, né le 19 août 1757 à La Mobile alors en Louisiane (actuellement en Alabama) ou à Bâton-Rouge[1] et mort le 17 décembre 1797 à Constantinople, est un homme politique et général de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Jean Baptiste Michel Aubert, originaire de Grenoble, est capitaine d’infanterie en Louisiane où il arrive en 1751. Nommé à La Mobile, il y commande pendant huit ans, c'est-à-dire jusqu'en 1762, les soldats français stationnés dans cette ville. C'est sans doute là qu'il rencontre sa femme, Louise Marguerite Bernoudy qui appartient à une famille de colons implantée à la Nouvelle-Orléans et La Mobile, et que naît son fils Jean Baptiste Annibal. En 1762, suite à la défaite des Français face aux Anglais et l'abandon d'une partie de la Louisiane, la famille se replie sur la Nouvelle-Orléans[2]. Jean-Baptiste Annibal est envoyé ensuite en France pour faire une carrière d'officier. Grâce à l'appui de plusieurs officiers membres de sa famille dont le maréchal de camp Jean-Baptiste Martin du Bayet, il est nommé sous-lieutenant au régiment de Bourbonnais. Alors que son père est reparti pour la France en 1774, Jean-Baptiste Aubert participe en 1775, à 18 ans, à la guerre d’Amérique. À la mort de son père en 1779 il est adopté par son oncle, Jean-Baptiste Martin du Bayet, qui lui lègue sa fortune et son nom[3]. Il se fait désormais appeler Aubert du Bayet, nom qu'il modifiera à la Révolution en Aubert Dubayet. Du 28 août 1791 au 20 septembre 1792, il est député indépendant de l’Isère à l'Assemblée nationale législative dont il devient président du 8 juillet 1792 au 22 juillet 1792.

À la fin de son mandat le 21 septembre 1792, il rejoint l'armée. Il est promu général de brigade le 2 avril 1793. Pendant le siège de Mayence (1793), il défend la ville, aux côtés du général Kléber avant de capituler le 23 juillet 1793. Les coalisés acceptent de libérer les régiments défaits contre la promesse de ne plus être utilisés contre eux. L'armée de Mayence est envoyée dans l'ouest pour renforcer les armées républicaines en lutte contre les insurgés vendéens.

Aubert du Bayet défile le 3 septembre à Nantes à la tête de cette armée, qui est engagée le 8 septembre à la bataille de Torfou (défaite républicaine), puis le 22 septembre à la bataille du Pallet. À la suite de ces deux revers, il est accusé de « tiédeur républicaine » par les deux représentants en mission de la Convention ; démis de ses fonctions ; rappelé à Paris et incarcéré durant la Terreur.

Libéré sous le Directoire, il est nommé général en chef de l’armée des côtes de Cherbourg du 1er mai au 11 novembre 1795. Le 8 février 1796 il quitte le ministère de la guerre où on vient de le nommer l’année précédente.

Il devient ambassadeur à Constantinople où il arrive le 17 janvier 1797. Il a pour mission de renouer des relations diplomatiques entre la France et l'Empire ottoman en vue d'une alliance contre la Russie. Il obtient que les ambassadeurs de France retrouvent leur privilège de protection des Églises chrétiennes dans l'Empire. Atteint d'une fièvre, il meurt le 17 décembre 1797.

Les papiers personnels du général Jean-Baptiste Annibal Aubert du Bayet sont conservés aux Archives nationales sous la cote 170AP[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le cri du citoyen contre les Juifs de Metz, Lausanne, 1786. En ligne sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k48102p
  • Loi Relative à la correction des décrets portant vente de biens nationaux, et qui suspend l'impression de ces mêmes décrets, donnée à Paris, le 6 mars 1791 ; J. M. Cuchet, Grenoble, 1791.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Suivant les biographies il est né en Louisiane, sans autre précision, à La Mobile ou à Bâton rouge. Son acte de baptême n'étant pas connu, l'incertitude demeure. Toutefois le plus probable est qu'il soit né où résidaient ses parents, c'est-à-dire à La Mobile.
  2. Dossier de Jean-Baptiste Aubert conservé au Centre des archives nationales d'outremer, en ligne sur http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/ark:/61561/up424liikc
  3. Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1939, p. 138.
  4. Archives nationales

Sources, bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comte de Fazi du Bayet : Les Généraux Aubert du Bayet, Carra de Saint-Cyr et Charpentier. Correspondances et notices biographiques 1757-1834. Paris, Champion, 1902.
  • François Vermale, « Aubert Du Bayet, ministre de la guerre et ambassadeur à Constantinople », Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme, 1939, p. 138–140.

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