Jardin botanique de l'université de Strasbourg
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| Géographie | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Alsace | |||
| Ville | Strasbourg | |||
| Quartier | Esplanade | |||
| Caractéristiques | ||||
| Création | 1619[1] | |||
| Type | Jardin botanique universitaire | |||
| Gestion | ||||
| Propriétaire | Université de Strasbourg | |||
| Ouverture au public | Oui | |||
| Protection | ||||
| Lien Internet | Site officiel | |||
| Accès et transport | ||||
| Tramway | C, E, F | |||
| Bus | 30 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Strasbourg Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin |
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Le Jardin botanique de l'université de Strasbourg est un jardin botanique fondé en 1619 au sein de l'ancienne Académie protestante de la ville, devenu deux ans plus tard université de Strasbourg. Sa création par des professeurs de la faculté de médecine de Strasbourg est due au besoin de formation de leurs des étudiants. Anciennement situé dans le quartier de la Krutenau, il déménage au cœur du campus historique allemand dans le prolongement du Palais Universitaire après l'annexion de l'Alsace-Lorraine, en 1871[1]. Il est le deuxième plus ancien jardin botanique de France après celui de Montpellier créé en 1593.
Sommaire |
Historique [modifier]
Le premier jardin [modifier]
L'université de Strasbourg trouve ses origines dans la création du Gymnase Jean-Sturm, devenu une Académie en 1566 alors doté de quatre facultés : Théologie, Droit, Médecine et Philosophie. L'Académie, souhaite la création d'un Jardin botanique. Des négociations entre le Sénat de la ville, le recteur Storck et le couvent Saint-Nicolas-aux-Ondes permettent d’obtenir une partie du cimetière situé dans l'actuel quartier maraîcher de la Krutenau signifiant « plaine à choux » en alsacien. Il est alors agencé à la française et ses collections sont progressivement enrichies avec la création de serres et des agrandisements successifs pour atteindre presqu'un hectare. Dès 1622, il est qualifié de « splendissimus » par le professeur de botanique et d'anatomie Gaspard Bauhin[1],[3].
Le jardin de l’université impériale [modifier]
La guerre franco-allemande de 1870 empêche l'accès aux cimetières extra muros. Le Jardin botanique est alors utilisé comme lieu de sépulture. Dès son couronnement comme Empereur d'Allemagne (en 1871), Guillaume Ier lance un programme ambitieux pour la reconstruction de Strasbourg, avec notamment la création de l’Université impériale dès 1880. Le jardin, sous la direction du botaniste Anton de Bary, est alors annexé à cette université impériale. Inauguré le 26 novembre 1884, on y aménage un arboretum et des serres monumentales[1].
Description du jardin botanique actuel [modifier]
Le cadran solaire [modifier]
Le cadran solaire du jardin a été remis en place en 1995, après avoir été oublié dans les entrepôts du Barrage Vauban, à Strasbourg où il a été retrouvé en 1993. Initialement, il se trouvait dans le premier jardin botanique de Strasbourg, avant d'être déplacé[4].
Il est en grès des Vosges et composé de deux parties : le bloc gnomonique et un socle.
- Le bloc gnomonique est un petit rhombicuboctaèdre (polyèdre à 26 faces) de 53 cm[5]. Il est gravé de tracés et pourvu de styles (tiges de métal) sur 23 de ses faces, permettant la lecture de la même heure sur chacune d'elles, quelle que soit la position du soleil ou la saison.
- Le socle porte l'incription « Academia decori horti ornamento ut quibus fovetur hortus radio solares ad hospitum commodum et oblectamentum in arte metiretur illustre coll scolarch pon cur MDCXCIV mens sept », qui se traduit par « Pour la gloire de l'Académie et pour l'ornementation du jardin afin qu'il mesure, selon les règles de l'art, les rayons du soleil grâce auxquels le jardin est réchauffé, pour la commodité et l'agrément des hôtes. Bien en lumière, le scholarque du collège l'a fait placer. Septembre 1694 »[6].
Ce cadran solaire a été découvert et restauré par Mr Paul Schott[7]. Il a aussi découvert un document (Notes extraites de l'Histoire du Jardin Botanique de Strasbourg, offerte en 1858 aux membres de la session extraordinaire de la Société Botanique de France.) permettant de confirmer la datation visible sur le socle : « Ce fut pendant la gestion de Mappus, en 1694, que l'on construisit le cadran solaire, encore debout aujourd'hui dans le petit jardin Villars ; ce cadran disposé d’une manière fort ingénieuse, est destiné à donner l’heure pendant toute les saisons de l’année et à toute les heures du jour. ». Document signé A.F. Strasbourg ce 10 juillet 1858. (Laurent Apollinaire FEE 1789 – 1870 directeur du Jardin Botanique de Strasbourg de 1833 à 1870).
Il existe d'autres cadrans solaires de ce type, un à Gundershoffen[8], un autre à Oberhausbergen, ou encore au Mont Sainte-Odile.
Les serres monumentales [modifier]
Les serres monumentales, détruites en août 1958 par un violent orage de grêle, étaient composées d'une coupole centrale qui abritait la serre à palmiers (Palmenhaus) et de petites serres attenantes qui représentaient différents milieux naturels[1], notamment la « Serre Victoria » avec sa cheminée de chauffage en briques bien reconnaissable[9].
Buts [modifier]
Ce jardin a une triple vocation, botanique (en liaison avec l’Institut de botanique[10], historique et universitaire.
Références [modifier]
- Historique du Jardin botanique, sur le site jardin-botanique.unistra.fr. Consulté le 06 février 2013.
- Notice no PA00085285, base Mérimée, ministère français de la Culture
- A. Chatel 1879, p. 23
- La part d'ombre du cadran solaire, sur sitemap.dna.fr, 24 août 2006. Consulté le 4 mars 2013
- Bloc gnomonique du Jardin Botanique de Strasbourg (67), sur michel.lalos.free.fr. Consulté le 4 mars 2013
- Cadran solaire, sur jardin-botanique.unistra.fr, 17 février 2011. Consulté le 4 mars 2013
- Cadran solaire, sur archi-strasbourg.org. Consulté le 4 mars 2013
- Bloc gnomonique du Moulin de Griesbach à Gundershoffen (67), sur michel.lalos.free.fr. Consulté le 4 mars 2013
- Serre Victoria
- Ancien Institut de botanique
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Albert Chatel, Université de Strasbourg : origines, historique, réorganisation et projets d'agrandissement, Paris, Hachette & Cie, 1879, 50 p. (notice BnF no FRBNF30820931x) [lire en ligne (page consultée le 3 février 2013)]

- A Gagnieu, La botanique universitaire en Alsace, au jardin, au laboratoire, S.A., 1988, 239 - 257 p.
Articles connexes [modifier]
- Observatoire astronomique de Strasbourg
- Musée de sismologie et de magnétisme terrestre
- Universite de Strasbourg, Jardin botanique de l'université de Strasbourg.
- Liste des jardins botaniques en France