Musée de minéralogie de Strasbourg

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Musée de minéralogie de Strasbourg
Image illustrative de l'article Musée de minéralogie de Strasbourg
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Strasbourg
Adresse 1 rue Blessig
67084 Strasbourg Cedex
Coordonnées 48° 35′ 01″ N 7° 45′ 47″ E / 48.583503, 7.76317948° 35′ 01″ Nord 7° 45′ 47″ Est / 48.583503, 7.763179  
Informations générales
Type Universitaire
Collections minéraux
météorites
instruments scientifiques
Informations visiteurs
Site web Site du Musée

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Musée de minéralogie de Strasbourg

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Musée de minéralogie de Strasbourg

Le Musée de minéralogie de Strasbourg est un musée de minéralogie français installé depuis 1890 sur le site de l'ancienne université impériale[1] et aujourd'hui au cœur du campus central de Strasbourg. Deux salles lui sont dédiées dans un bâtiment de l'École et observatoire des sciences de la Terre (EOST) hébergeant également le Laboratoire d'hydrologie et de géochimie[2]. Le musée est géré par l'EOST et partenaire du Jardin des sciences de l'université de Strasbourg.

La collection des minéraux[modifier | modifier le code]

L'origine de la collection de minéraux est l’œuvre d'un professeur de médecine strasbourgeois, Jean Hermann, qui avait constitué au XVIIIe siècle un cabinet d'histoire naturelle[3]. Après sa mort en 1800, la Ville de Strasbourg transforma son cabinet en musée avant de le dissoudre en 1880 en faveur des collections scientifiques de la nouvelle université[4] [5].

Le musée compte aujourd'hui 30 000 échantillons de minéraux[6] provenant de toutes les parties du monde. L’une des particularités des collections vient de la diversité d'origine et de la variété des minéraux datant pour l'essentiel du XIXe siècle, découverts dans des gisements aujourd'hui épuisés. Contemporaine des grandes découvertes en minéralogie-cristallographie de cette époque et utilisée comme matériaux d'analyse et d'identification, cette collection est considérée comme une collection historique de référence, la plus importante collection universitaire de France.

La collection des météorites[modifier | modifier le code]

Le musée conserve une remarquable collection de 450 échantillons de météorites[7] : c'est la deuxième collection de France après celle du Muséum national d'histoire naturelle de Paris.

La plupart des météorites ont été acquises autour de 1900 par l'Université impériale. Les principaux fondateurs de cette collection originale ont été des professeurs de réputation internationale : Paul Groth, minéralogiste[8], et Émile Cohen, pétrographe. Après leur départ, elle a été activement poursuivie par Wilhelm Brühns et Hugo Bücking (de)[9], minéralogistes. On doit surtout à Émile Cohen la constitution d'une collection de modèles en plâtre [10] d’après originaux dont il reste encore 44 échantillons. C'est la seule collection de ce type en France.

Bien qu'elle n'ait plus guère évolué depuis 1918, la collection est représentée par les différentes variétés de météorites identifiées à ce jour, dont un fragment de la plus ancienne, tombée en Europe vers 1400.

Elle a été rangée selon la classification de Wasson[11].

La collection des instruments scientifiques[modifier | modifier le code]

Des générateurs de rayons X, l'un des plus anciens diffracteurs à électrons construit en France après 1950, des tubes cathodiques de Crookes, de Coolidge, de Hadding, des appareils à émission de rayon X créés dans l'ancien laboratoire de minéralogie, des instruments anciens de cristallographie (microscopes polarisant et à lumière convergente, des goniomètres de Wollaston, de Groth, théodolite, à réflexion) constituent un remarquable lot d'appareils scientifiques [12] des XIXe et XXe siècles.

Les collections pédagogiques[modifier | modifier le code]

Modèles cristallographiques

Des modèles cristallographiques en verre et carton, bois et fil de fer colorié, ainsi que des pastels jadis destinés à l'enseignement occupent plusieurs vitrines. Ils constituent un précieux ensemble[13] de qualité européenne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Uberfill, « La Kaiser-Wilhelms-Universität ou l’Université impériale de Strasbourg (1872-1918) », Base numérique du patrimoine d'Alsace
  2. Laboratoire d'Hydrologie et de Géochimie de Strasbourg
  3. « Johannes (Jean) Hermann », Musée de minéralogie de Strasbourg
  4. Denis Leypold, « Richesse du patrimoine universitaire strasbourbeois : le musée de minéralogie », Bulletin de l'Association philomathique d'Alsace et de Lorraine, no 32,‎ , p. 69-81
  5. L'Université Impériale de Strasbourg, Région Alsace - Inventaire du patrimoine, Université de Strasbourg - Jardin des sciences,‎ , 72 p.
  6. « Minéraux », Musée de minéralogie de Strasbourg
  7. « Météorites », Musée de minéralogie de Strasbourg
  8. (de) Die Mineraliensammlung der Universität Strassburg, K. Trubner, Strassburg-London,‎ , 271 p.
  9. « Hugo Bücking, directeur de l'Institut de minéralogie », Musée de minéralogie de Strasbourg
  10. « Les modèles de météorites », Musée de minéralogie de Strasbourg
  11. (en) J. T. Wasson, Meteorites: Classification and Properties, Springer Science & Business Media, 2012, 318 p. (ISBN 9783642658631)
  12. « Les instruments », Musée de minéralogie de Strasbourg
  13. « Ressources pédagogiques », Musée de minéralogie de Strasbourg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]