International Watch Co.

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47° 41′ 40″ N 8° 38′ 13″ E / 47.69444444, 8.63708333

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International Watch Co.

alt=Description de l'image 596px-IWC logo.svg.png.
Création 1868
Personnages clés Florentine Ariosto Jones
Siège social Drapeau de Suisse Schaffhouse (Suisse)
Activité horlogerie
Produits montres
Société mère groupe Richemont
Sociétés sœurs Baume & Mercier, Piaget, Roger Dubuis, Cartier
Effectif 550 employés
Site web www.iwc.ch

International Watch Co, plus connu sous le sigle IWC, est une manufacture de montres située à Schaffhouse en Suisse, appartenant au groupe Richemont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

IWC Da Vinci (Musée international d'horlogerie, La Chaux-De-Fonds, Suisse)

C'est à Schaffhausen que débuta en 1868 l'histoire d'IWC.
Âgé de 27 ans, l'ingénieur et horloger américain Florentine Ariosto Jones était directeur de F.Howard Watch & Cie, l'une des manufactures horlogères dominant le marché des montres américaines à cette époque. Alors que la plupart des hommes partaient chercher fortune à l'Ouest, Jones prit la direction opposée : il traversa l'Atlantique pour se rendre en Suisse, réputée alors pour ses bas salaires et son personnel qualifié. Mû par son esprit de pionnier, il voulait y produire des montres de qualité supérieure pour le marché américain, en alliant le savoir-faire de la main d'œuvre helvétique et la modernité des dernières machines développées aux États-Unis. En Suisse romande, dans la région de Genève et dans les vallées reculées du Jura les projets de Jones se heurtèrent au scepticisme des ouvriers. Depuis le XVIIe siècle, la tradition voulait que ceux-ci travaillent à la maison ou dans de petits ateliers. Jones, lui, rêvait d'une manufacture moderne et d'une fabrication centralisée.

C'est alors que Jones rencontra l'industriel Shaffhousois Johann Heinrich Moser. À l'époque, la ville suisse de Schaffhausen pouvait s'enorgueillir d'une longue tradition horlogère. C'est à Schaffhausen, que la dynastie d'horlogers Habrecht créa l'une des plus grandes horloges astronomiques pour la cathédrale de Strasbourg. Moser avait fait construire une usine hydraulique alimentée par les eaux du Rhin. Via de longs câbles et des tiges, l'énergie cinétique était transmise directement à la fabrique nouvellement construite en assurant directement le fonctionnement des machines. C'est ainsi qu'en 1868, F.A.Jones fonda sa manufacture horlogère baptisée IWC International Watch Co. Florentine Ariosto Jones ne resta que quelques années à Schaffhausen, préférant revendre sa manufacture à des entrepreneurs suisses qui continuèrent sur ces principes de fabrication industrielle en série[1]. 17 ans après la création de la marque, apparait la première montre numérique mécanique.

En 1991, fondation du groupe LMH (Les Manufactures Horlogères S.A), avec Jaeger-LeCoultre et Lange & Söhne ; neuf ans plus tard, LMH est intégré au groupe Richemont[1].

En 2012, la marque ouvre une boutique en nom propre rue de la Paix à Paris.

Notoriété[modifier | modifier le code]

La marque est connue pour ses grandes complications, pour avoir été la première à utiliser le titane, et pour avoir intégré très tôt la céramique dans sa fabrication[1].

IWC est traditionnellement associée aux aviateurs, et à la plongée ou courses de bateaux comme la Volvo Ocean Race[2]. La Portugaise, la Portofino, l'Ingénieur et la Da Vinci sont quatre modèles haut de gamme de la marque particulièrement reconnus. En 2006, IWC rent hommage à F. A. Jones avec la Portugaise F. A JONES en série limitée ; ce nom de « Portugaise » vient d'une commande passée en 1938 par des portugais pour une montre de grand diamètre. Cette collection de montres conçues avec plusieurs complications, a été relancée en 1993[1].

Tony Parker, Zinédine Zidane et Orlando Bloom entre autres sont partenaires pour les publicités d'IWC.

IWC est très proche de l'organisation humanitaire Laureus qui a pour but de faire découvrir le sport à des enfants défavorisés provenant des quatre coins du globe[3]. IWC est régulièrement associé à la branche sportive de Mercedes, AMG.

Références et sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Vincent Daveau, « L'épopée IWC », L'Express, no 3194,‎ 19 septembre 2012, p. 132 à 133 (ISSN 0014-5270)
  2. « IWC et la Volvo Ocean Race », L'Express, no 3194,‎ 19 septembre 2012, p. 133 (ISSN 0014-5270)
  3. « Site du partenariat entre IWC et Laureus » (consulté le 15 septembre 2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]