Grégoire Péradzé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Grégoire Péradzé (1899 - 1942) est un saint des Églises orthodoxes géorgienne et polonaise.

Grégoire Péradzé est né le 13 septembre 1899 à Bakourtsikhé, en Kakhétie. Après le décès de son père, prêtre orthodoxe, il intègre le petit et le grand séminaire de Tbilissi, d'où il sort en 1918. Il poursuit ensuite des études de littérature et d'histoire à l'université d'État récemment créée.

En novembre 1921, après l'invasion de la Géorgie par l'armée rouge, il part en exil en Allemagne. En 1926, il obtient à l'université de Bonn un doctorat sur le thème « l'histoire monastique géorgienne jusqu'en 1064 », Nommé professeur associé, il entreprend des travaux de recherche, notamment sur le moine géorgien du Mont Athos Georges l'Hagiorite (1000 - 1065).

Le 24 mai 1931, il est ordonné prêtre par le métropolite Germanos, Exarque du Patriarcat œcuménique, à la cathédrale orthodoxe grecque saint Étienne de Paris. Le 31 mai, sa première liturgie en langue géorgienne est célébrée à la paroisse Sainte Nino, sa dernière le sera en janvier 1939. Entre temps, il participe à différentes publications, dont « Djvari Vazisa », « La Croix de sarment » en français. En 1933, il devient professeur de patrologie à la Faculté de théologie orthodoxe de l'université de Varsovie. En 1934, il est nommé Archimandrite.

Durant les années trente, il effectue des recherches de manuscrits géorgiens en Europe (Autriche, Bulgarie, Italie, Grèce, Roumanie) et au Moyen-Orient (Palestine, Syrie). Outre le géorgien et le russe, il s'approprie aussi bien des langues modernes (allemand, anglais, arménien) que des langues anciennes (copte, hébreu, latin, syriaque). En 1939, après l'invasion de la Pologne par l'armée allemande, il soutient toutes les personnes inquiétées qu'elles soient juives, polonaises ou géorgiennes. Il est arrêté le 5 mai 1942 et transféré au camp d'Auschwitz en novembre : il y décède officiellement le 6 décembre. Certains témoignages affirment qu'il se serait proposé à la place d'autres déportés.

En 1995, Grégoire Péradzé est canonisé, par l'Église orthodoxe de Géorgie et par celle de Pologne.

Liens externes[modifier | modifier le code]