Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar

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Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar
Jamhuri ya Watu wa Zanzibar (sw)
Revolutionary Government of Zanzibar (en)
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Carte du Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar (en clair)
Carte du Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar (en clair)
Administration
Statut politique Entité administrative autonome de la Tanzanie
Capitale Zanzibar
Gouvernement
- Président

Amani Abeid Karume
Démographie
Population 1 155 065 hab. (2007[1])
Densité 435 hab./km2
Langue(s) kiswahili, anglais
Géographie
Superficie 2 654 km2
Divers
Fuseau horaire UTC +3

Le Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar (en anglais Revolutionary Government of Zanzibar, en kiswahili Jamhuri ya Watu wa Zanzibar) est une entité administrative autonome de la Tanzanie qui réunit cinq régions de la Tanzanie couvrant deux des trois îles principales de l'archipel de Zanzibar : Unguja et Pemba[2].

Cette entité a été créée en 1964 à la réunion des deux États indépendants de Zanzibar et du Tanganyika qui ont alors formé la Tanzanie actuelle. Elle couvre le territoire insulaire correspondant à l'ancien sultanat de Zanzibar, la partie continentale de ce sultanat ayant été rattaché au protectorat de Tanganyika le 10 décembre 1963.

La troisième grande île de l'archipel de Zanzibar, Mafia, n'a jamais constitué une possession des différentes entités politiques basées dans le reste de l'archipel et après avoir été rattachée au protectorat du Tanganyika, elle fait aujourd'hui partie de la région de Pwani.

La capitale du Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar, Zanzibar, située sur Unguja est la plus grande ville de l'archipel et est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial.

Autrefois gros producteurs d'épices et notamment de clous de girofle, le tourisme se développe depuis la chute du socialisme et devient la principale source de revenus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Zanzibar a été donné au Moyen Âge par les navigateurs arabes et persans qui désignait sous le vocable de Zangibar ou Zanğibar, signifiant « la terre des noirs » (de zang ou zanğ, « noirs » ou « nègres », et bar, « terre », « pays »), la région côtière de l'Afrique orientale dont l'archipel de Zanzibar. Ce sont les Portugais qui, lors de leurs pérégrinations autour de l'Afrique au XVe et XVIe siècles, feront connaître l'archipel sous son nom actuel, puisqu'il s'agit d'une transcription en portugais du nom arabe (forme attestée chez Duarte Barbosa en 1516). Durant l'antiquité, l'archipel était connu sous les noms de Tangenae chez Pline l'Ancien, Azania chez Ptolémée et Zingion chez Cosmas Indicopleustès, ces noms étant tous empruntés aux langues sudarabiques (notamment la langue sabéenne du Royaume de Saba dont l'archipel aurait été une possession selon la légende)[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de l'île d'Unguja

Le Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar est composé des îles principales d'Unguja et de Pemba et des petites îles situées à proximité.

Unguja, la plus au sud des deux îles principales, est divisée en trois régions, Unguja Nord, Unguja sud et central, Unguja ville et Ouest, dont six districts.

Pemba, la plus au nord des deux îles principales, est divisée en deux régions, Pemba nord et Pemba sud, dont quatre districts.

L'autre île principale de l'archipel de Zanzibar, Mafia, ne fait pas partie du Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar et est gérée par la région de Pwani.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Zanzibar et Révolution de Zanzibar.

Politique[modifier | modifier le code]

Bien que rattaché à la Tanzanie, Zanzibar bénéficie d'une certaine autonomie politique mais dépend totalement du pouvoir tanzanien à propos des questions économiques, financières, juridiques, de politique étrangère et de maintien de la paix à l'étranger et dans l'archipel.

L'entité désigne son propre président placé à la tête d'un gouvernement local chargé des affaires régionales. La chambre des représentants est connue sous le nom de Baraza la Wawakilishi[2] (avec 50 sièges, élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans) chargée de voter des lois propres à l'entité. Le pouvoir est aux mains du président qui est ministre de Tanzanie. Il existe également un conseil révolutionnaire connu sous le nom de Baraza la Mapinduzi et dont le rôle n'est plus que secondaire[2].

Chefs de gouvernement[modifier | modifier le code]

Célébration du 40e anniversaire de la décolonisation de Zanzibar le 12 janvier 2004 : entrée du président de Zanzibar Amani Abeid Karume dans le stade Amani à Zanzibar.

Les élections du 30 octobre 2005 ont conduit à la réélection du président Amani Abeid Karume et la victoire de son parti, le Chama cha Mapinduzi. Ces élections sont contestées par l'opposition du Civic United Front et de son leader Seif Sharif Hamad qui dénonce des fraudes massives. Des affrontements ont causé la mort de neuf personnes le lendemain des élections après l'annonce des résultats officiels. Les élections de 2000, également contestées, avaient elles-aussi entraîné des manifestations ayant causé la mort de 35 personnes.

Nom Prise de Fonction Fin de mandat Parti
Skeikh Abeid Amani Karume 12 janvier 1964 7 avril 1972 ASP
Skeikh Mwinyi Aboud Jumbe 11 avril 1972 30 janvier 1984 ASP, 1977 CCM
Ali Hassan Mwinyi 30 janvier 1984 24 octobre 1985 CCM
Idris Abdul Wakil 24 octobre 1985 25 octobre 1990 CCM
Salmin Amour 24 octobre 1990 8 novembre 2000 CCM
Amani Abeid Karume 8 novembre 2000 3 novembre 2010 CCM
Ali Mohamed Shein 3 novembre 2010 en cours de mandat  ?

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture swahilie.

Zanzibar partage avec l'archipel de Lamu, les cités de la côte Est-Africaine et les Comores de nombreux éléments culturels Swahilis comme une langue proche, l'architecture, le commerce régional ou encore la musique taarab.

La population actuelle descendrait des shirazis et des esclaves noirs. Les Portugais et les Britanniques n'ont pas cherché à faire de Zanzibar une colonie de peuplement. L'apport des Britanniques a surtout été culturel : suppression de l'esclavage, instruction publique, système de santé publique et installation d'un système judiciaire basé sur les principes démocratiques. L'architecture coloniale britannique y a laissé de belles réalisations intégrant les arts décoratifs locaux comme dans le vieux quartier de Stone Town à Zanzibar.

Personnalités liées à l'archipel[modifier | modifier le code]

Freddie Mercury (de son vrai nom Farrokh Bulsara), leader du groupe britannique Queen, est né à Zanzibar le 5 septembre 1946 et l'a quitté à l'âge de 5 ans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zanzibar Statistical Abstract 2007
  2. a, b et c (en) Site d'information sur Zanzibar
  3. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire de noms de lieux, Le Robert,‎ 1992, 531 p. (ISBN 9780785992110, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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