Fred & Farid Group
Fred & Farid Group
| Création | 9 novembre 2006 |
|---|---|
| Dates clés | 2012 Fred & Farid Paris devient Fred & Farid Paris-Shanghai |
| Personnages clés | Frédéric Raillard, Farid Mokart, Emmanuel Ferry, Feng Huang, Gregoire Chalopin, Pascal Crifo, François Grouiller |
| Forme juridique | société par actions simplifiée (SAS) |
|---|---|
| Siège social | |
| Direction | Fredéric Raillard (Président) et Farid Mokart |
| Activité | Communication, Marketing, Conseil |
| Filiales | Kids Love Jetlag, Fred & Farid Media, Hello Sunshine, Eddi&Son, Furious Monkeys |
| Effectif | 250[1] |
| Site web | http://www.fredfarid.com |
Fred & Farid Group, initialement FFL Paris, est une agence de publicité française.
Le groupe comporte 2 agences intégrées (Fred & Farid Paris-Shanghai, Hello Sunshine), 3 agences digitales (Kids Love Jetlag Paris-Shanghai, Eddi&Son, Furious Monkeys) et une agence média (Fred & Farid Media)[2].
Elle est fondée en novembre 2006 avec le soutien financier de Vincent Bolloré par Frédéric Raillard, Farid Mokart et Christophe Lambert (ce dernier quitte la société deux ans plus tard).
Sommaire |
Historique [modifier]
Fréderic Raillard et Farid Mokart débutent respectivement leur carrière en tant que planneur stratégique et commercial à Paris[3]. Suite à leur rencontre en 1996 chez Euro RCSG BTC, ils décident de travailler en équipe en tant que créatifs et rejoignent consécutivement les agences TBWA, BDDP/TBWA, Publicis Conseil, Leo Burnett[4].
En 1999, Fred & Farid entrent chez CLM/BBDO et travaillent sur les budgets Europe de Pepsi et Fedex[5]. Suite à un spot pour Pepsi, Robbie Williams approche le duo pour la conception du clip « Rock DJ », réalisé par Vaughan Arnell. Le clip est récompensé par un Brit Awards et un MTV Awards[6].
John Hegarty les remarque : chez BBH London, ils conçoivent la campagne de lancement de la Microsoft Xbox, dont le spot "Champagne" primé par un Lion d'Or à Cannes[7]. Jeff Goodby, membre du jury, leur propose alors de rejoindre Goodby Silverstein & Partners en Californie[8], où ils s'occupent des budgets Netflix et Pony[9].
En 2005, Maurice Lévy, patron de Publicis, propose au duo d'ouvrir une agence créative à Paris. Il s'agira de Marcel, du nom du fondateur du groupe, Marcel Bleustein Blanchet[10]. Suite à certaines divergences avec Maurice Lévy et à ce qu'il considère comme un manque de reconnaissance au sein de Publicis Groupe, Christophe Lambert quitte fin 2006 la présidence de l'agence Publicis Conseil qu'il occupait depuis 2003[11],[12]. et s'associe avec Frédéric Raillard et Farid Mokart, présidents de l'agence Marcel[13],[11]. Les trois publicitaires collaborent déjà ensemble à la fin des années 1990 au sein de l'agence CLM-BBDO[14].
En novembre 2006, le trio créent sa propre agence de publicité : FFL Paris[15],[16] (« FFL » pour « Fred Farid Lambert »). Le capital de cette structure se répartit à parts égales entre les trois actionnaires à hauteur de 70 %, les 30 % restants étant financés par l'homme d’affaire Vincent Bolloré[17].
Mais l'association des trois publicitaires ne dure pas : Christophe Lambert est remplacé à la présidence de FFL Paris par Frédéric Raillard en mai 2008 puis quitte la société en septembre pour un projet d'advertainment en compagnie de Luc Besson[18].
En 2009, le groupe, qui porte désormais le nom de Fred & Farid Group[19], revendique plus de 80 collaborateurs et une marge brute de près de 10 millions d'euros[20].
En 2012, Fred & Farid Group compte cinq agences, dont deux généralistes (Fred & Farid Paris et Hello Sunshine) et trois digitales (Kids Love Jetlag, Furious Monkeys et Eddi&Son), et le webzine BCKSTG[21].
En octobre 2012, le groupe annonce l'ouverture d'une agence à Shanghai[22]. À cette occasion, l'agence Fred & Farid Paris se renomme Fred & Farid Paris-Shanghai, adopte un logo franco-chinois et lance le webzine Creative China sur la créativité chinoise[23]. En partenariat avec Havas Media, le groupe lance une agence média intégrée pilotée par Pascal Crifo : Fred & Farid Media[24].
Clients [modifier]
L’agence travaille pour des marques telles que Schweppes (dans le cadre d'une campagne mondiale avec l'actrice Nicole Kidman en 2009[25]), 1664 en 2009[26], Le Rustique[précision nécessaire], Orangina[précision nécessaire] [27], Diesel en 2007[28], Wrangler en 2009[29], ainsi que Lagardère Active Media[30]. En 2011, ils assurent aussi la publicité de la banque Société générale[31].
Lors d'un match dans le cadre de la Coupe du monde de rugby à XV 2007, elle est l'une des premières agences à avoir pratiqué l'ambush marketing (littéralement « marketing en embuscade ») en France[32]. En 2008, elle est chargée par la chaîne de télévision Euronews de revoir sa communication et sa charte graphique[33].
Les autre clients de l'agence incluent : Audi, Sara Lee (L'Or, Senseo), Yves Saint Laurent, Weight Watchers, Kronenbourg[34], Martini, United Biscuits, Bongrain[35], Interparfums, Quechua (groupe Oxylane)[36], Montblanc, Giorgio Armani[37], Van Cleef & Arpels[38], Morgan[39].
Campagnes notables [modifier]
Audi [modifier]
- "Millimeter", 2012[40]
Diesel [modifier]
- "Are you alive?", 2007
Martini [modifier]
- "Luck is an Attitude", 2011
Orangina [modifier]
- "Naturellement", 2008
Schweppes [modifier]
- "What did you expect?" (Nicole Kidman), 2009
- "What did you expect?" (Uma Thurman), 2011
Société générale [modifier]
- "L'esprit d'équipe", 2011
Tribord [modifier]
- "Back to Water", 2012
Weight Watchers [modifier]
- "Réapprenez à manger", 2012
Wrangler [modifier]
- "We are animals", 2009
Carambar [modifier]
- "La fin des blagues Carambar, c'était une blague", 2013
Récompenses [modifier]
En 2009, Fred & Farid Group reçoit le grand prix Presse au Cannes Lions International Advertising Festival pour sa campagne « We are animals » pour la marque Wrangler[41]. Le groupe a également gagné depuis plus de 300 prix internationaux (FWA, Lovie Awards, Webby Awards, Clio, Epica, New York Festival, Eurobest, Creative circle, London International Awards, World Luxury Awards, MTV Awards, D&AD, Andy’s, Cannes Lions)[42]
Controverses [modifier]
L'agence Fred & Farid Group a été citée plusieurs fois au cours d'évènements qui ont enflammé la toile, et particulièrement les réseaux sociaux. Ainsi en 2011, l'agence est suspectée d'avoir acheté des followers [43] pour gonfler artificiellement son compte Twitter. La réponse en image [44] du groupe à cette accusation n'a fait que médiatiser encore plus cette affaire. En février 2012, un employé du groupe reconnaît avoir créé et utilisé de faux comptes Facebook pour générer artificiellement des conversations [45] sur la page Facebook d'Orangina, alors client de l'agence. Face aux critiques, le groupe finit par condamner ces pratiques par un communiqué publié sur sa page Facebook le 22 février[46]. En avril 2012, le groupe menace d'attaquer en justice le blogueur ayant mis à jour leur achat de followers quelques mois auparavant. Faisant face à une vague de protestations sur les réseaux sociaux, ce projet est finalement abandonné[47].
Notes et références [modifier]
- (fr) (fr) Isabelle Otto, « Pascal Crifo, Fred & Farid Media « Tout est média ! » », sur Électron Libre, novembre 2012
- (fr) (fr) Alexandre Debouté, « Fred & Farid fait le pont avec la Chine », Le Figaro, 23 octobre 2012 [texte intégral]
- (fr) (fr) Christophe Gaillard, Nathalie Lamoureux, « Fred & Farid », Le Point, 4 mars 2010 [texte intégral]
- (fr) (fr) Emmanuel Berretta, « Fred & Farid », Le Point, 4 janvier 2007 [texte intégral]
- (en) (en) Jenny Watts, « Fred & Farid », Campaign, 2 mars 2001 [texte intégral]
- (en) (en) Jenny Watts, « Fred & Farid », Campaign, 2 mars 2001 [texte intégral]
- (en) (en) Mae Anderson, « Fred & Farid Open Marcel in Paris », Adweek, 17 mai 2005 [texte intégral]
- (en) (en) Justin M. Norton, « Goodby, Silverstein Hires "Fred and Farid », Adweek, 19 septembre 2002 [texte intégral]
- (en) (en) Mae Anderson, « Pony: Another Round of Knockouts », Creativity, 17 février 2005 [texte intégral]
- (en) (en) Victoria Marchand, « L’agence Marcel à Paris : Lorsque la pub et le cinéma convergent », Com.in, décembre 2005 [texte intégral]
- (fr) (fr) Emmanuel Berretta, « Fred & Farid - Les putschistes de la pub », Le Point, no 1790, 4 janvier 2007 [texte intégral]
- (fr) Laurence Girard, « Christophe Lambert quitte Publicis pour passer dans le giron de Bolloré », Le Monde, 11 octobre 2006 [texte intégral]
- (fr) Véronique Richebois et Grégoire Poussielgue, « Christophe Lambert, Frédéric Raillard et Farid Mokart (FFL) : "Nous ne voulons pas déstabiliser Publicis" », Les Échos, 11 octobre 2006 [texte intégral]
- (fr) « L'agence Fred Farid Lambert compte doubler de taille en 2008 », Le Figaro, 9 octobre 2007 [texte intégral]
- (fr) « Fred & Farid » sur le site officiel des greffes des tribunaux de commerce, consulté le 15 juillet 2009
- (fr) Annonces avec le numéro de Registre du commerce et des sociétés 492 722 822 sur le site officiel de Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, consulté le 15 juillet 2009
- (fr) (fr) « Christophe Lambert et Fred & Farid créent leur agence avec le soutien de Bolloré », Stratégies, 10 octobre 2006 [texte intégral]
- (fr) (fr) Fouzia Kamal, « La fin du trio Fred Farid Lambert », CBNEWS, 17 septembre 2008 [texte intégral]
- (fr) (fr) « Fred & Farid tissent leur toile », Stratégies, 19 février 2009 [texte intégral]
- (fr) « Bientôt une pub Schweppes «démentielle» avec Kidman », Le Figaro, 21 avril 2009 [texte intégral]
- (fr) Interview Fred & Farid, sur Fubiz, 16 novembre 2012
- (fr) (fr) Alexandre Debouté, « Fred & Farid fait le pont avec la Chine », Le Figaro, 23 octobre 2012 [texte intégral]
- (fr) (fr) Frédéric Roy, « Fred & Farid jettent un pont entre Paris et Shanghai », CBNEWS, 24 octobre 2012 [texte intégral]
- (fr) (fr) Pascal Crifo, Fred & Farid Media «Tout est média !», sur Électron Libre, 05 novembre 2012
- (fr) (fr) Virginie Baucomont, « Schweppes et Nicole Kidman en TV avec Fred & Farid », CBNEWS, 29 avril 2009 [texte intégral]
- (fr) « 1664 lâche Young & Rubicam pour Fred & Farid », Stratégies, 16 février 2009 [texte intégral]
- (fr) « Ça secoue dans la pub! », Paris Match, 6 avril 2009 [texte intégral]
- (fr) (fr) Francine Rivaud, « L'Oréal épaule Diesel pour lancer Fuel for Life », Challenges, 25 octobre 2007 [texte intégral]
- (fr) Justine Valletoux, « Wrangler et Fred & Farid auréolés du Grand Prix Presse à Cannes », CBNEWS, 25 juin 2009 [texte intégral]
- (fr) Alexandre Dinin, « Lambert : "La pub n'invente rien" », Le Journal du dimanche, 13 mai 2007 [texte intégral]
- (fr) (fr) « Fred & Farid Group vise 20 millions d'euros de marge », Le Figaro, juin 2011 [texte intégral]
- (fr) « Les Dim Dim Girls se lâchent au stade », Metro, 25 septembre 2007
- (fr) communiqué de presse d'Euronews « Euronews, tout change! » sur mass-media.fr, 5 juin 2008
- (en) (en) « Is the China market ready for Fred&Farid? », More about advertising, mars 2012 [texte intégral]
- (fr) (fr) « Fred & Farid Group vise 20 millions d'euros de marge », Le Figaro, juin 2011 [texte intégral]
- (fr) (fr) Frédéric Roy, « Fred & Farid jettent un pont entre Paris et Shanghai », CBNEWS, 24 octobre 2012 [texte intégral]
- (fr) (fr) « Fred & Farid Group vise 20 millions d'euros de marge », Le Figaro, juin 2011 [texte intégral]
- (fr) (fr) « Fred & Farid tissent leur toile », Stratégies, février 2009 [texte intégral]
- (fr) (fr) « Morgan choisit Fred & Farid Group », Doc News, octobre 2012 [texte intégral]
- (en) Fred & Farid, sur Ads of the world, 2012
- (en) Rajiv Banerjee, « JWT wins 2nd gold for India » The Economic Times (en), 25 juin 2009
- (en) Fred & Farid Group Agency Awards, sur Adforum, 2012
- (fr) Fred&Farid font du mass following de bots pour jouer les influents, 16 décembre 2011
- (fr) (fr) La Fingerwar de Fred et Farid, 22 décembre 2012
- (fr) (fr) Orangina trompe ses fans sur Facebook, 14 février 2012
- (fr) (fr) Veille 22 février, 22 février 2012
- (fr) (fr) Cette note de Cyroul va t elle être censurée, 2 avril 2012