Dalton McGuinty (fils)

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Dalton McGuinty
Dalton McGuinty, en 2007.
Dalton McGuinty, en 2007.
Fonctions
24e Premier ministre de l'Ontario
23 octobre 200311 février 2013
Monarque Élisabeth II
Lieutenant-gouverneur James K. Bartleman
David Onley
Prédécesseur Ernie Eves
Successeur Kathleen Wynne
Député de Ottawa-Sud
6 septembre 199012 juin 2013
Prédécesseur Dalton McGuinty (père)
Successeur John Fraser
Biographie
Nom de naissance Dalton James Patrick McGuinty Jr.
Date de naissance 19 juillet 1955 (59 ans)
Lieu de naissance Ottawa, Ontario (Canada)
Nationalité canadienne
Parti politique Parti libéral de l'Ontario
Conjoint Terri McGuinty
Diplômé de Université McMaster
Université d'Ottawa
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Signature

Dalton McGuinty (fils)
Premiers ministres de l'Ontario

Dalton James Patrick McGuinty Jr., né le 19 juillet 1955 à Ottawa, est un homme politique canadien du Parti libéral de l'Ontario, Premier ministre de l'Ontario de 2003 à 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Fils du professeur et homme politique anglophone Dalton McGuinty et d'Elizabeth Pexton, infirmière francophone, McGuinty est élevé de manière parfaitement bilingue au sein d'une grande famille irlando-canadienne, avec neuf frères et sœurs. Il étudie la biologie et obtient une maîtrise de l'université McMaster et un diplôme en droit de l'université d'Ottawa avant de devenir avocat à Ottawa.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

McGuinty est généralement vu comme un conservateur modéré sur le plan fiscal. Il a déclaré que son objectif premier est d'attirer plus d'investissement international vers l'Ontario, et vise un budget provincial équilibré pour l'année 2008-2009. Bien que son gouvernement ait augmenté les impôts des particuliers dans son premier budget, malgré sa promesse électorale solennelle de ne pas augmenter les impôts, le budget incluait également un plan pour éliminer la taxe sur le capital des entreprises afin d'encourager l'investissement.

Sur les questions sociales, les positions de McGuinty sont progressistes. Il appuie le droit à l'avortement même s'il se dit personnellement pro-vie. Il a ouvertement appuyé le mariage homosexuel dans la campagne électorale qu'il a remportée, et fait voter une loi modifiant la définition du mariage en Ontario tôt en 2005. Il est aussi intervenu auprès de la société maçonnique Shriners pour conserver un hôpital local.

Il est le deuxième premier ministre catholique dans l'histoire de la province, le premier étant John Sandfield Macdonald de 1867 à 1871. Toutefois, il est passible d'auto-excommunication en raison de son appui à la législation pro-avortement[1]. Il est aussi controversé en raison de son appui aux expérimentations sur les cellules embryonnaires[2],[3].

Il a démissionné de son poste de chef du Parti Libéral et il a prorogé le gouvernement le 15 octobre 2012[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

McGuinty a épousé Terri McGuinty, une enseignante à l'école primaire. Ils ont quatre enfants : Carleen, Dalton, Liam et Connor. Depuis 2004, son frère David représente la circonscription d'Ottawa-Sud à la Chambre des communes du Canada, la même circonscription que Dalton représentait autrefois au niveau provincial.

Député provincial[modifier | modifier le code]

Son père a été député à l'Assemblée législative de l'Ontario pour la circonscription d'Ottawa-Sud jusqu'à sa mort en 1990. On raconte souvent que les dix enfants de Dalton, père, se sont réunis pour décider lequel d'entre eux devrait être candidat pour remplacer leur père et ont sélectionné Dalton, fils, étant donné qu'ils avaient déjà 2000 pancartes portant ce nom dans le garage. Dalton, fils, remporte l'investiture du Parti libéral de l'Ontario dans Ottawa-Sud pour l'élection provinciale de 1990 et est élu à l'Assemblée législative en tant que député de l'ancienne circonscription de son père.

Le gouvernement libéral de David Peterson est défait par surprise par le Nouveau Parti démocratique de l'Ontario (social-démocrate) lors de cette élection, et McGuinty est l'unique nouveau député libéral à être élu. Dans l'opposition, McGuinty assume les fonctions de critique libéral pour l'Énergie, l'Environnement et les Collèges et universités. Il est réélu dans Ottawa-Sud dans l'élection provinciale de 1995 sans grande difficulté. Il quitte sa fonction de député d'Ottawa-Sud le 12 juin 2013 après presque 23 ans.

Chef du Parti libéral[modifier | modifier le code]

Lors de sa candidature à l'investiture du Parti libéral en 1996, il est appuyé par John Manley, Murray Elston et Robert Chiarelli. Il est élu chef du parti lors du congrès d'investiture de 1996 lors d'une victoire-surprise sur l'avant-coureur Gerard Kennedy. McGuinty devient de ce fait le Chef de l'Opposition officielle à Queen's Park.

Kennedy, ancien dirigeant de la banque alimentaire torontoise Daily Bread, était populaire dans l'aile progressiste du parti, tandis que McGuinty a récolté ses appuis dans l'establishment du parti et l'aile droite plus libérale, que certains ont appelé le "mouvement n'importe-qui-sauf-Kennedy". McGuinty est arrivé quatrième lors des deux premiers tours de vote, mais il n'était pas loin derrière la troisième place Dwight Duncan. Il dépasse Duncan et Joe Cordiano lors des troisième et quatrième tours, recevant l'appui de leurs délégués pour remporter le cinquième tour contre Kennedy. McGuinty demeure le seul chef de parti canadien à avoir remporté l'investiture de son parti après avoir terminé quatrième au premier tour.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Deuxième mandat[modifier | modifier le code]

Premier ministre de l'Ontario[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Deuxième mandat[modifier | modifier le code]

Troisième mandat[modifier | modifier le code]

Démission[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2012, il démissionne de son poste de premier ministre et proroge le parlement jusqu'à l'élection de son successeur, notamment en raison des multiples controverses du gouvernement, soit le scandale du blanchiment d'argent aux service d'ambulances aériennes ORNGE, l'annulation de la construction de centrales au gaz ou encore le conflit opposant le gouvernement aux syndicats d'enseignants de la province concernant la loi 115 et les nouvelles conditions de contrats de travail. Il restera député de sa circonscription, Ottawa-Sud, jusqu'au 12 juin 2013, où il annonce sa démission, après plus de 23 années en fonction[5].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Radio-Canada, « McGuinty ne craint pas l'excommunication », sur www.radio-canada.ca,‎ 15 mai 2007 (consulté en 16 août 2013)
  2. Steven Ertelt, « Canada Pro-Life Group Attacks Embryonic Stem Cell Research Deal », sur http://www.lifenews.com,‎ 3 juin 2007 (consulté en 16 août 2013)
  3. John Jalsevac, « Ontario Premier McGuinty Visits Catholic School After Mocking Catholic Principles, Again », sur http://www.lifenews.com,‎ 15 juin 2007 (consulté en 16 août 2013)
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées lapresse.ca.
  5. François Pierre Dufault - La Presse canadienne, « Dalton McGuinty quitte son siège de député », sur www.lapresse.ca,‎ 12 juin 2013 (consulté en 16 août 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]