Convoi ONS 5

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Convoi ONS 5
Informations générales
Date 22 avril - 6 mai 1943
Lieu Atlantique Nord
Issue Victoire des alliés
Belligérants
War Ensign of Germany 1938-1945.svg Allemagne Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royaume-Uni
Commandants
Amiral Karl Dönitz Commandant du convoi: JK Brook
Escorte: Cdr Peter Gretton
Forces en présence
Star 16 U-Boote
Amsel 27 U-Boote
43 navires
7 navires d'escorte
Pertes
7 U-Boote coulés
7 U-Boote endommagés
12 navires coulés
(63 000 Tonneaux)
Seconde Guerre mondiale

Le convoi ONS-5 est un convoi transatlantique allié durant la Seconde Guerre mondiale. La bataille autour de ce convoi en mai 1943 est vu comme un tournant dans la bataille de l'Atlantique. Le convoi se composait de 43 navires marchands et d'une escorte de 4 destroyers et de 4 vedettes rapides. Il se rendait au Canada pour charger du matériel militaire. Il subit les attaques de plus de 30 U-Boot allemands. Les deux parties eurent des pertes importantes mais ce fut un des derniers convois alliés à en subir d'aussi lourdes alors que les pertes de sous-marins allemands allaient devenir elles de plus en plus importantes. C'est pourquoi, cette attaque est vue comme le moment où l'avantage dans l'Atlantique passa du côté des Alliés et le début d'une période surnommée "Mai noir" dans la Kriegsmarine.

La bataille de l’Atlantique[modifier | modifier le code]

La bataille de l'Atlantique est l’un des plus longs épisodes de la seconde guerre mondiale. L’enjeu pour le troisième Reich est essentiel : le contrôle des couloirs maritimes entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

Durant la bataille de l’Atlantique (1939-1943) les meutes de U-boots de l'Amiral Dönitz sèment le chaos parmi les convois marchands alliés dans l’Atlantique Nord. À la conférence de Casablanca en 1943, les deux grands, Roosevelt et Churchill, décident que pour ouvrir un second front en Europe de l'Ouest, il faut d’abord remporter la bataille de l’Atlantique. L'amiral Britannique Max Horton est alors nommé à la tête de la flotte de l’Atlantique. Il installe son QG au port de Liverpool d’où il organise chaque convoi.

Devant la menace que représentent les U-boot allemands, les Alliés mettent au point des technologies pour pouvoir garder le contact avec leurs convois et surtout pour améliorer l’efficacité des escortes. Ils mettent au point le radar centimétrique qui permet de repérer le périscope d’un sous-marin malgré la météo, ils déploient de grandes antennes sur les côtes qui permettent d’intercepter les transmissions des U-boote. En outre, les alliés étaient parvenus à capturer une machine Enigma, machine qui codait les messages allemands et à déchiffrer leurs codes.

À cela il faut ajouter les patrouilles de reconnaissance aérienne avec des avions à long rayon d’action comme le bombardier quadrimoteur américain B-24 « Libérateur » (2 000 km de rayon d’action). L’association de tous ces moyens de repérages n’empêchait tout de même pas l’existence du fameux « trou noir » de l’Atlantique, sans protection aérienne alliée et où sévissaient les meutes de U-boot et où sombraient la plupart des convois alliés.

Karl Dönitz décida de changer le codage de la machine Enigma et passa en codage « Triton » que les Alliés ne réussirent pas à décoder.

Le convoi ONS-5[modifier | modifier le code]

Le convoi quitte le port de Liverpool le 22 avril 1943 et sa destination était le Canada pour y charger du matériel militaire. Il est considéré comme un convoi lent.

Les sous-marins en patrouille dans cette zone de l’Atlantique Nord opèrent en trois groupes : Specht, Amsel et Star. 8 jours après son départ, l’ONS-5 apprend que le QG de Horton est incapable de déchiffrer les codes « Triton » de la machine Enigma. Le convoi doit donc recourir aux méthodes traditionnelles : le radar centimétrique et le sonar.

Le 5 mai 1943, alors que le convoi se situe dans le « trou noir », un U-boot du group Amsel repère un navire du convoi et le prend en chasse tout en avertissant le reste de la meute par radio. Le groupe Amsel poursuit le convoi jusqu'à la nuit tombée. Dans la nuit du 5 au 6, l’ONS-5 est encerclé par les trois « meutes de loups » (Amsel a été rejoint par Specht et Star). Ils lancent 25 attaques en 8 heures et coulent 5 navires marchands et 2 vedettes rapides.

Par radio, Dönitz ordonne d’anéantir le convoi pour porter un coup fatal à l’Angleterre et la forcer à capituler. De Liverpool, Horton envoie du renfort depuis le Canada (4 destroyers). Les U-boot se préparent à l’attaque ultime. Mais la situation change du tout au tout le 6 mai 1943. Un épais brouillard tombe sur l’Atlantique Nord, ce qui empêche les 44 U-boot d’attaquer. De plus, les escortes arrivent et repèrent quelques U-boot en surface et parviennent à les couler à la grenade sous-marine.

Le 6 mai 1943, qui aurait dû être une victoire éclatante pour les Allemands, se révèle être une défaite cuisante : 7 U-boot sont coulés, sept autres endommagés dont certains sombreront avant d’arriver à leur base. L'ONS-5 arrive perd 12 navires (63 000 tonneaux).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The fiercest battle; the story of North Atlantic convoy ONS 5, 22nd April-7th May 1943. ; Ronald Seth; New York, Norton 1961. (OCLC 1407443)

Références[modifier | modifier le code]

  • DVD Vadis Éditions "La bataille de l'Atlantique"
  • Version Anglaise : "Clash of Warriors : Doenitz vs Horton"