Collandres-Quincarnon

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Collandres-Quincarnon
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement d'Évreux
Canton Canton de Conches-en-Ouche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Conches
Maire
Mandat
Bruno Frichot
2014-2020
Code postal 27190
Code commune 27162
Démographie
Population
municipale
207 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 34″ N 0° 50′ 42″ E / 48.9927777778, 0.845 ()48° 59′ 34″ Nord 0° 50′ 42″ Est / 48.9927777778, 0.845 ()  
Altitude Min. 142 m – Max. 167 m
Superficie 7,98 km2
Localisation

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Collandres-Quincarnon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village du pays d'Ouche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Collandres est attesté pour la première fois sous la forme Chorlandis en 1035 dans une copie du XIIe siècle[1].

Ce toponyme a été rapproché de Collandres (autrement Colandres) dans le Cantal[2], attesté sous les formes Colandre en 1333 et Calandre en 1443[3].

Albert Dauzat et Charles Rostaing y ont vu un composé basé sur les appellatifs toponymiques court et lande[4], bien que ni les formes anciennes de Collandres[-Quincarnon], ni celles de Collandres (Cantal) n'attestent de la présence d'un t. De plus ce type de composé est plutôt insolite en Normandie[5]. En outre, aucune forme ancienne de Collandres (Cantal) ne postule lande mais bien -landre[s], ce qui rend le rapprochement avec Chorlandis, ancienne forme de Collandres[-Quincarnon], hypothétique.
C'est pourquoi Ernest Nègre préfère pour Collandres (Cantal) un nom de personne pris absolument et attesté : Calandre[6], auquel il n'associe pas Collandres[-Quincarnon].

François de Beaurepaire décompose le toponyme en Coll-andres et il voit dans le second élément -andres, le même que celui que l'on trouve dans Nassandres, à savoir Nass-andres, autre commune de l'Eure, située à 20 km de Collandres-Quincarnon. En effet, la forme la plus ancienne de Nassandres est Naçandes en 1179. François de Beaurepaire croit reconnaître une finale gauloise -anda, semblable à celle que l'on retrouverait dans Esglandes (Manche), Bréviande (Aube) ou encore Chamarande[5]. Cependant, le plupart des spécialistes voit dans Esglandes ou Chamarande, des toponymes en -randa, c'est-à-dire le mot gaulois randa « frontière ». Cette solution est possible pour Collandres si l'on considère la forme Chorlandis comme une cacographie ou une métathèse pour *Colrandis. Le premier élément est de toute façon obscur[5].

Quincarnon est une ancienne paroisse et une ancienne commune rattachée en 1837 à Collandres pour former la commune de Collandres-Quincarnon.

Elle n'est connue que par une forme tardive Esquerquenon en 1269. François de Beaurepaire rapproche Quincarnon des nombreux Écaquelon de Normandie, dont Écaquelon (Eure, Schacherlon en 1174)[7], à la suite de Jean Adigard des Gautries.
Jean Renaud dénombre cinq Écaquelon, en tenant compte d'Écatelonde (Seine-Maritime, Scakerlonde en 1165).

Pour associer étymologiquement Quincarnon aux différents Écaquelon, il faut préalablement supposer que la forme Esquerquenon soit une cacographie pour *Esquequernon (*Eskekernon), car le premier élément des nombreux Écaquelon est manifestement Scaker- (et non pas *Scarke-) comme en témoignent les formes anciennes du type Scakerlonde, Schacherlon ou Escakerlon. Elles s'expliquent toutes très bien phonétiquement : Scaker- a régulièrement abouti à Escaker-, puis Écaque-, le [r] final d’Escaker- s'étant finalement assimilé au [l] suivant de -lon. Quant à la graphie Schacher- en ancien français, elle note simplement Scaker en réalité.
François de Beaurepaire reprend la proposition d'Adigard des Gautries d'expliquer Skaker- par le vieil anglais sceacre « voleur »[5]. En réalité, il s'agit du vieil anglais noté scēacere. Le second élément -non résulte de la nasalisation du [l] de -lon. La finale -lon remonte au vieux norrois lundr « bois, forêt », comme le montrent les attestations de différents noms en -lon, dont les plus anciennes portent la trace du [d] sous la forme d'un t : -lunt cf. Lignon (Venon, Lillunt en 1011) ou Iclon (Seine-Maritime, Ichelunt en 1088). La forme Lunda a donné les différents la Londe de Normandie, mot qui faisait encore sens au XVe siècle, c'est-à-dire « forêt, bois ».

Le sens global du toponyme Quincarnon serait donc « bois des voleurs »[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Bruno Frichot    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 207 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 225 251 234 227 220 321 318 324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344 324 311 283 274 242 231 248 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
228 246 238 194 205 206 215 235 221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
191 171 175 155 165 192 197 199 207
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Collandres
  • Église Saint-Jacques de Quincarnon

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armand Aimé Dieudonné Semelaigne né le 30 octobre 1820 à Collandres-Quincarnon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 978-2-7084-0067-2, liens OCLC? et LCCN?), p. 92-93
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1979, p. 200a.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. a, b, c et d François de Beaurepaire, Op. cit.
  6. Ernest Nègre, op. cit.
  7. François de Beaurepaire, Op. cit., p. 163.
  8. François de Beaurepaire, op. cit.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]