Champ funéraire

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Excavation d'un espace funéraire alémanique à Sasbach.

Un champ funéraire est un groupement de sépultures caractérisé par l'absence initiale de structures hors sol ou de monuments comme les stèles funéraires. Il se distingue des nécropoles antiques dont les sépultures monumentales sont séparées des lieux de culte, et du cimetière médiéval qui voit l'extension de la consécration des lieux de culte à leur environnement funéraire sacralisé[1].

Beaucoup de champs funéraires correspondent à la période préhistorique, typiquement de l'âge du bronze en Europe et l'âge du fer et regroupent des tombes à crémation ou à inhumation, ils peuvent également désigner des « cimetières » mérovingiens, gallo-romains, etc.

Types[modifier | modifier le code]

Les espaces funéraires peuvent être classés selon le type de rite funéraire :

Espaces funéraires celtiques[modifier | modifier le code]

Civilisation de Hallstatt
La Tène
  • Münsingen-Rain, Berne, Suisse

Espaces funéraires d'Europe du Nord[modifier | modifier le code]

Scandinavie[modifier | modifier le code]

Âge du bronze danois
Âge de Vendel
Âge des Vikings

Basses-terres d'Europe du Nord[modifier | modifier le code]

Culture de Jastorf

Espaces funéraires alémaniques et mérovingiens[modifier | modifier le code]

Un squelette méotes d'un champ funéraire du Kraï de Krasnodar, Russie

Les espaces funéraires alémaniques et mérovingiens apparaissent au Ve siècle. Avant le milieu du Ve siècle, les espaces funéraires sont de petite taille, comprenant souvent moins de cinq tombes et correspondant probablement à une ferme individuelle ou une famille. La rareté des tombes au cours de cette période peut s'expliquer par la pratique de crémations. Au milieu du Ve siècle, le rite funéraire évolue, les espaces funéraires s'agrandissent, les tombes sont alignées en rangées sur un terrain élevé, en dehors des habitats. La disposition des tombes est souvent d'est en ouest - la tête des dépouilles tournée vers l'est[3]

La christianisation des « barbares » au VIIe siècle voit la disparition de ces champs funéraires, les morts sont désormais inhumés et non plus incinérés dans les cimetières près des églises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Lauwers, Naissance du cimetière. Lieux sacrés et terre des morts dans l'Occident médiéval, Aubier,‎ 2005, 394 p.
  2. Terme impropre, le cimetière avec des monuments caractéristiques apparaissant au Moyen Âge
  3. (de)Gerhard Fingerlin: Zur alamannischen Siedlungsgeschichte des 3.-7. Jahrhunderts. In: Wolfgang Hübner (Hrsg.): Die Alamannen in der Frühzeit. in: Veröffentlichung des Alemannischen Instituts Freiburg/Br. Kuhn, Villingen-Schwenningen 1974, 34, S.47ff.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de)Die Alamannen. ed. Archäologisches Landesmuseum Baden-Württemberg, Stuttgart 1997.
    • Dieter Quast: Vom Einzelgrab zum Friedhof. Beginn der Reihengräbersitte im 5. Jahrhundert.
    • Ingo Stork: Als Persönlichkeit ins Jenseits. Bestattungssitte und Grabraub als Kontrast.
  • (de) Michael Hoeper: Alamannische Besiedlungsgeschichte im Breisgau, Reihengräberfelder und Gemarkungsgrenzen. In: Römer und Alamannen im Breisgau. Studien zur Besiedlungsgeschichte in Spätantike und frühem Mittelalter. Sigmaringen 1994. (In dr Reihe Archäologie und Geschichte. Freiburger Forschungen zum ersten Jahrtausend in Südwestdeutschland. Rüsgä vum Hans Ulrich Nuber, Karl Schmid, Heiko Steuer un em Thomas Zotz.)

Articles connexes[modifier | modifier le code]