Expansion du christianisme du Ve siècle au XVe siècle

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L'expansion du christianisme du Ve siècle au XVe siècle peut se diviser en plusieurs périodes: celles de la conversion de l'Europe barbare durant le Haut Moyen Âge, qui s'achève au VIIe siècle, l'Occident se définissant alors comme une Chrétienté formé d'États catholiques [1]. L'évangélisation procède alors davantage de contraintes subtiles, notamment d'ordre économique, plutôt que de persécutions massives, qui n'en existent pas moins, particulièrement dans le royaume wisigoth, qui couvre l'Espagne et une partie de la France[1]. L'Église catholique affronte alors diverses hérésies (arianisme, etc.). Vient ensuite la période carolingienne et le grand schisme d'Orient, qui marque la rupture définitive entre l'Église catholique et l'Eglise orthodoxe.

L'évangélisation au temps du premier christianisme[modifier | modifier le code]

  •      Expansion du christianisme en 325.
  •      Expansion du christianisme en 600
  • .

L'Évangile selon Matthieu rapporte les paroles du Christ :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (XXVIII, 19-20)

Là se trouve la première définition de l'« évangélisation » : apporter la parole du Christ aux différents peuples, c'est-à-dire diffuser les Évangiles dans lesquels elle a été recueillie, et donner les sacrements, dont le premier est le baptême. L'évangélisation entraîne ainsi la constitution d'une « Église » au sens premier, c'est-à-dire d'une assemblée des fidèles (l’ecclesia).

Elle est d'abord le fait des Apôtres, c'est-à-dire des « envoyés » du Christ, selon un mot grec. Parmi eux se distingue notamment Paul de Tarse, dont les Épîtres adressés à divers païens servent de référence aux évangélisateurs ultérieurs. Par analogie, les principaux évangélisateurs des nations païennes sont qualifiés d'apôtres durant le Moyen Âge.

Durant l'Antiquité, les chrétiens étaient plus nombreux à l'orient de Jérusalem, soit en Mésopotamie, Perse, Asie centrale, Inde, Chine[2], etc. que dans l'Empire romain, et ce, jusqu'au XIVe siècle[3]. En Afrique du Nord, les tribus berbères étaient déjà christianisées dès avant l'époque de saint Augustin[4] qui demandait à ses prêtres de connaitre la langue numide[5], et jusqu'à Djorf Torba où la stèle représentant des maures chrétiens, par exemple, le prouve par l'archéologie [6], sortant ainsi des villes romaines où s'étaient constituées les premières Églises. La parole des Évangiles est propagée dans les campagnes de l'Empire surtout par des moines de tradition érémitique (du grec « monos » : seul), comme Martin de Tours en Gaule, à la fin du IVe siècle. D'autres ermites itinérants permettent au christianisme de dépasser les frontières de l'Empire romain, comme Patrick d'Irlande (389461) en Irlande, au Ve siècle. En plus Tertullien écrit déjà au II-IIIe siècle dans son œuvre Adversus Judaeos "qu'il y a des endroits (dans l'Ouest), qui ne sont pas occupés par les Romains, qui se sont rendus au Christ". Origène (IIIe siècle) parle plusieurs fois dans ses Homélies de Chrétiens en Bretagne (province romaine).

Saint Augustin (354-430) interdit fermement le recours à l'usage de la violence pour forcer les conversions au christianisme, comme le fera toujours l'Église catholique, admonestant ceux qui les avaient pratiquées, au mépris de sa doctrine constante[7], comme Charlemagne, ou les différents hérétiques, ariens, wisigoths,etc.

La mission chrétienne durant le haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'évangélisation des Slaves (bas-relief en céramique à Berlin).

Dès le VIe siècle et durant tout le haut Moyen Âge, la « mission chrétienne » se développe aux confins d'un monde chrétien qui avait été jusque-là, à peu de différences près, superposable à l'empire romain de Constantin Ier : œuvre d'évangélisation effectuée par les envoyés d'une Église, ou « missionnaires », elle continue à s'appuyer sur l'élan monastique, mais gagne souvent un caractère « officiel », parfois moins spontané, dû aux mandats et aux soutiens d'une Église organisée, d'un royaume, ou des deux.

Le nom même de « mission » revêt un sens particulier, au moins jusqu'au XVIe siècle siècle, qu'il faut expliquer : il fait référence à l'envoi du Fils par le Père pour sauver les Hommes ; le missionnaire est donc l'« envoyé » (missus) pour le salut. Une idéologie liée à ce sens se développe, notamment aux VIIe et VIIIe siècles : dans celle-ci, l'action du missionnaire s'inscrit dans le cadre plus vaste de la propagation de la foi et de l'expansion de l'Église catholique jusqu'aux confins de la terre, dans une perspective eschatologique, qui est celle du salut de l'humanité.

À travers la mission, l'évangélisation gagne incidemment un caractère « national » plus affirmé : l'évangélisation et la naissance d'une Église peuvent correspondre à la naissance ou à l'affirmation de l'identité d'un peuple (latin gens) chrétien issu d'une nation « barbare » (latin natio). C'est, par exemple, ce que décrit Bède le Vénérable dans son Histoire ecclésiastique du peuple anglais (latin historia ecclesiastica gentis anglorum) achevée vers 732. La notion de « peuple élu », telle qu'elle est exprimée dans l'Ancien Testament, a un rôle à jouer dans cette évolution : ainsi Bède considère-t-il que son peuple a servi les desseins de Dieu en envahissant les terres des Bretons touchés par l'hérésie pélagienne. Encore selon cette idéologie, les Anglo-Saxons ont un autre rôle à jouer en apportant les Évangiles dans les régions d'où ils sont originaires et qui sont demeurées païennes : la Frise et la Saxe médiévales.

L'évangélisation devient encore un enjeu politique pour les souverains chrétiens, qui cherchent à accroître leur influence : le rôle des rois francs, appuyés par l'Église depuis le baptême de Clovis, en 496, est aussi important à cet égard pour la Germanie que celui des Empereurs d'orient auprès des Slaves, des Magyars et des Russes. Le pouvoir temporel sait, au gré des conquêtes et des victoires, appuyer la mission, susciter la conversion de souverains des peuples païens entrés dans sa sphère d'influence, et, lorsque cela s'avère insuffisant, il peut avoir recours à la force pour étendre la chrétienté.

Ainsi, après que les rois mérovingiens ont appuyé l'expansion vers l'est de leur royaume sur l'expansion de l'Église catholique, notamment en Bavière, Pépin le Bref appuie l'action de saint Boniface en Frise païenne ; il reçoit peut-être le sacre des mains de ce dernier, en 751. À sa suite, Charlemagne se heurte à la résistance des Saxons. Il tente finalement de les convertir par la force, lors de sanglantes campagnes menées à la fin du VIIIe siècle. Ce procédé extrême a vraisemblablement peu de succès.

Dans tout l'Occident, le rôle « directeur » de l'Église romaine s'affirme, entre autres, à travers la mission. Rome, « siège apostolique », devient le point de départ, ou de « reconnaissance », de plusieurs missions : celle d'Augustin de Canterbury, envoyé en 596 par le pape Grégoire le Grand auprès des Angles dans le Kent, connaît le succès avec le baptême d'Æthelbert, en 610.

Elle est immédiatement suivie, en 616625 par celle de Paulinus auprès des Angles du nord, en Northumbrie, qui entraîne le baptême du roi Edwin. Après s'y être heurtée à l'influence du christianisme irlandais, autre grand fournisseur de missionnaires, l'influence de l'Église romaine l'emporte dans l'Église anglaise.

Des moines anglo-saxons, désireux d'évangéliser les Germains demeurés païens sur le continent, prennent le relais aux VIIe et VIIIe siècles : Willibrord († 739) est envoyé en Frise en 695 par le pape Serge II. Peu de temps après, Winfrid le suit. Ce dernier se rend à Rome et y reçoit le sacre épiscopal des mains du Pape en 722. Prenant le nom de Boniface, il est sanctifié à la suite de son martyre à Dokkum, en Frise orientale, en 754.

Occupant les sphères d'influence franque et byzantine, une certaine compétition a lieu pour convertir les païens entre les Églises de Rome et de Constantinople : les Églises des Bavarois et des Slaves de l'ouest (ainsi que la principautée de Carantanie qui compte parmi le Slaves du sud) sont fondées sous l'aile bienveillante du Pape romain et placées sous l'autorité d'évêques de Salzbourg. En effet, selon le texte de la Conversion Bagoariorium et Carantanorum (du 3e quart du IXe siècle)[8], l'évêque de Salzbourg Virgil envoya vers 757, dans la tradition iro-scote/iro-écossaise respectueuse de la langue des peuples des évangélisés[9], son évêque auxiliaire Modestus à la demande du prince de la principauté de Carantanie Borut pour y répandre la foi chrétienne[10]. C'est dans ce cadre que fut élaborée la terminologie chrétienne slovène et slave basée sur la terminologie ladine ancienne (la langue parlée à l'époque à Salzbourg et langue de la plupart des évangélisateurs en Carantanie, si l'on considère l'origine de leurs noms)[11]. Celle-ci fut ultérieurement confirmée dans les premiers écrits slaves et slovènes en alphabet latin (les monuments de Freising, allemand: Freisinger Denkmäler, slovène Brižinski spomeniki) - élaborée dans le cadre de l’évangélisation à partir du VIIIe siècle et écrits sur « papier » vers la fin du Xe siècle). C'est cette terminologie déjà fortement établie qui fut utilisée ultérieurement par Cyrille et Méthode dans le cadre de leur traduction intégrale de la Bible dans l'actuelle Zalavár au lac Balaton, c'est-à-dire lors de leur mission dite en Grande Moravie[12].

Les Slaves de l'est, la majorité des Slaves du Sud, puis les Russes, reçoivent le baptême des Grecs : parmi ces derniers, Cyrille et Méthode sont les apôtres des Slaves.

Ils effectuent une première mission en Grande Moravie à l'initiative du patriarche de Constantinople, Photius, durant la seconde moitié du IXe siècle (en 862863). S'ils peuvent y constituer rapidement une Église slavonne, celle-ci est éphémère, en raison de l'absence d'un réel soutien de la part de Rome, de la dégradation des relations entre les deux Églises et, surtout, à cause de la résistance du clergé germanique à la liturgie grecque. Cyrille meurt en 869 et Méthode, en 885. Par la suite, leurs disciples sont chassés par le clergé catholique. Ils obtiennent néanmoins les fruits de cette première expérience en Bulgarie : munis d'une écriture et d'une liturgie adaptées, ils posent les bases de l'Église slave.

En Orient, l'évangélisation joue un rôle important dans la diffusion de l'écriture : au IVe siècle, l'évêque arien Wulfila a créé, avec succès, un alphabet gotique pour rendre accessibles les saintes Écritures aux Goths. Aux IXe et Xe siècles, l'alphabet glagolitique a la même portée chez les Slaves. L'alphabet cyrillique que nous connaissons et qui doit son nom à Cyrille en est l'héritier.

En Occident, si des œuvres vernaculaires à caractère missionnaire existent, l'usage exclusif du latin pour la liturgie limite le rôle de l'évangélisation à cet égard, mais l'iconographie chrétienne joue un rôle pédagogique auprès des païens. Ainsi, les motifs végétaux typiquement germaniques de la période des migrations des peuples ont tendance à disparaître, en Germanie intérieure, de l'art des Alamans et des Thuringes au VIIe siècle, alors que le christianisme progresse dans leurs régions. La transition d'un art « barbare » vers un art chrétien se fait progressivement. Dans l'île de Grande-Bretagne, le poème anglo-saxon du Christ sur la Croix (connu à travers une version datée du IXe siècle) dépeint le martyre et le triomphe du Christ-Roi. Il est probablement l'indice d'une méthode pour la conversion qu'utilisent les missionnaires, à savoir l'association du dieu-roi Woden au Christ-Seigneur. Ce poème fait écho à la Croix de Ruthwell, en Écosse, œuvre antérieure quant à elle ornée d'un poème runique sur le même thème.

L'action des missionnaires romains est éclipsée, après la fin du VIIIe siècle, par le rôle des souverains nouvellement convertis, comme en Scandinavie. Dans cette dernière région, le rôle des rois danois, à la suite d'Harald à la Dent bleue baptisé vers 960, est le premier déterminant. En Suède, il faut attendre la dynastie du Götaland pour que le christianisme s'impose dans les années 1060. L'influence politique des rois chrétiens est également déterminante en Pologne. Le duc Mieszko Ier reçoit le baptême en 966, à la suite d'un voyage chez le prince de Bohême Boleslas Ier, dont il a épousé la fille chrétienne.

Le modèle du missionnaire du haut Moyen Âge – inspiré par les apôtres, notamment par saint Paul – est promis à un bel avenir : il est l'héritage majeur de la période. Mise en sommeil lorsque les royaumes chrétiens organisent leur Église, l'idéologie qui s'est formée autour de l'action des missionnaires, surtout au VIIIe siècle, perdure dans les monastères.

Elle ressurgit à travers l'idéal de vie apostolique qui connaît un nouvel essor dans les ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, à la fin du XIIe siècle. Les premiers, en particulier, prennent le nom de « frères prêcheurs ».

Le XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Un nouvel essor de la mission chrétienne se prépare en Occident au XIIe siècle, principalement avec la création de nombreux ordres religieux et avec l'affirmation, à travers l'idéologie de la Croisade, d'un « esprit de conquête » dans l'Église.

Parmi les participants à cette évolution, au début du XIIIe siècle, deux personnalités se distinguent : Dominique de Guzmán et François d'Assise. Reprenant à leur compte l'idéal de vie apostolique dans les ordres qu'ils fondent, ils donnent naissance à deux nouvelles pépinières de missionnaires, dont le champ d'action déborde largement les frontières du monde chrétien.

Les Dominicains, à l'instar de leur fondateur, tournent assez rapidement leur attention vers la lutte contre les hérésies à l'intérieur de l'Occident chrétien. En cela, ils s'illustrent notamment par une action d'évangélisation des campagnes, que leur rôle ultérieur dans l'Inquisition a pu ternir mais ne doit pas faire oublier.

Les Franciscains, quant à eux, commencent à s'ouvrir à des cultures non-chrétiennes avec le monde musulman, dans l'Espagne chrétienne et mozarabe. De là, ils lancent des missions en Afrique du Nord, non sans avoir développé la connaissance et l'usage de la langue arabe, mais aussi du Talmud (Raymond Lulle). Ils ont ainsi leurs premiers martyrs.

L'Ordre de Cîteaux dépêche un évêque missionnaire nommé Christian pour organiser les croisades baltes visant à évangéliser les Vieux-Prussiens et les peuples baltes avec l'appui des ordres militaires germaniques. Lui et l'Ordre teutonique trouvent un allié séculier en 1222 en la personne de Conrad Ier de Mazovie, qui leur permet de s'installer dans la basse-Vistule.

Après 1233, lorsque les Mongols font irruption aux confins des mondes chrétien et musulman, des frères prêcheurs se trouvent aux avant-postes, envoyés par la Hongrie auprès des premières victimes de la Horde d'or. Ayant réussi à convertir certains des voisins orientaux des Russes (les Coumans), ils jouent le rôle d'ambassadeurs de l'Occident auprès des khans, non sans que certains d'entre eux connaissent la déportation ou le martyre.

Après le concile de Lyon (1245), plusieurs émissaires des deux ordres sont envoyés par le Pape Innocent IV pour aider les chrétiens des Églises lointaines. Suivant les voies vers l'Orient que ces derniers ont été parmi les premiers à explorer, la mission de ces deux ordres se porte ensuite en Asie, dans le Caucase, en Perse et jusqu'en Chine ou en Inde. Ces « missionnaires-ambassadeurs » évangélisent et constituent de nouvelles Églises, comme chez les Alains de Crimée ou dans certains khanats mongols.

Les contacts qui ont lieu entre les envoyés du pape, Jean de Plan Carpin, en 1244, ou du roi de France Louis IX, Guillaume de Rubrouck, en 1253, sont infructueux du point de vue de l'évangélisation. Mais ces deux franciscains rapportent de précieux renseignements sur l'organisation des Mongols, et suscitent un certain engouement de leurs confrères pour la mission lointaine.

En Chine, la mission de Jean de Montecorvino, envoyée en 1289, découvre même un noyau chrétien nestorien qui subsiste chez les Önguts dans un total isolement depuis l'antiquité. Ce frère fonde enfin l'Église de Pékin (ou Khambaliq), dont il devient évêque, après avoir converti un certain nombre de victimes des Mongols. Plusieurs frères franciscains viennent le rejoindre pour poursuivre la mission.

La fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le succès des entreprises missionnaires du XIIIe siècle est cependant limité dans le temps. L'isolement de ces Églises « lointaines », ou encore l'hostilité des pouvoirs locaux au christianisme, finit par avoir raison de la majorité de leurs fondations, durant les XIVe et XVe siècles.

Une nouvelle ère s'ouvre pour l'évangélisation à la fin du Moyen Âge, en 1492, avec l'achèvement de la Reconquista par la prise de Grenade, en Espagne et avec la découverte de l'Amérique, bientôt suivie de sa conquête.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Vers 300 : évangélisation de l'Arménie

Vers 400 : évangélisation de l'Éthiopie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bruno Dumézil, « Les conversions forcées ont-elles existé? », L'Histoire no 325, novembre 2007, p. 69-73
  2. Pierre Perrier, Xavier Walter, Thomas fonde l'Église en Chine (65-68 après Jésus-Christ), Sarment Éditions du Jubilé, 20 août 2008, ISBN 2-86679-482-6 - ISBN 978-2-86679-482-8, p. 165-173
  3. « les Derniers Assyriens » de Robert Alaux http://www.youtube.com/watch?v=AhRXoo5XR3E
  4. « En serais-tu donc arrivé jusqu’à oublier que tu es un Africain, écrivant à des Africains, et que l’un et l’autre nous habitons en Afrique ; » (Lettres, 17, 4) »
  5. Lancel Serge, Études sur la Numidie d'Hippone au temps de saint Augustin, in Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité, année 1984, volume 96, numéro 96-2, p. 1085-1113,http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-5102_1984_num_96_2_1439
  6. http://www.dossiers-archeologie.com/numero-286/l-algerie-antique.1786.php, p. 23
  7. DUMZEIL Bruno, Les racines chrétiennes de l'Europe : Conversion et liberté dans les royaumes barbares Ve ‑ VIIIe siècles, Paris, Fayard, octobre 2005 (ISBN 2-213-62287-6>)
  8. Conversio Bagoariorum et Carantanorum (=Razprave Znanstvenega društva v Ljubljani 11/3, éd. et traduction Milko Kos). Ljubljana 1936; Conversio Bagoariorum et Carantanorum (=MGH. Studien und Texte 15, é. et traduction F. Lošek). Hanovre, 1997.
  9. J. H. A. Ebrard: Die iroschottische Missionskirche des sechsten, siebten und achten Jahrhunderts und ihre Verbreitung und Bedeutung auf dem Festland. (Gütersloh 1873) Hildesheim 1971; H. Löwe: Die Iren in Europa im frühen Mittelalter I. Stuttgart 1982; H. Dopsch, R. Juffinger (Hg.): Virgil von Salzburg. Salzburg 1985.
  10. Otto Kronsteiner: Virgil als geistiger vater der Slawenmission und der ältesten slawischen Kirchensprache. Dans: Virgil von Salzburg. Salzburg 1985, 122-128
  11. Otto Kronsteiner: Salzburg und die Slawen. Mythen und Tatsachen über die Entstehung der ältesten slawischen Schriftsprache. Dans: Die Slawischen Sprachen" 2, Salzburg 1982, 27-51; Otto Kronsteiner: "Alpenromanisch" aus slawischer Sicht. Dans: Das Romanische in den Ostalpen. éd. D. Messner. ÖAW Philosophsich-Historische Klasse. SB 442, Vienne, 1984, 73-93; Otto Kronsteiner: Ladinisch, das Romanisch des Alpenraums. Dans: Nichts als Namen. Ljubljana 2003, 99-107.
  12. P. G. Parovel: Cenni di storia del popolo sloveno sino ai tempi dei monumenti di Frisinga. In: J. Jež: Monumenta Frisingensia = Brižinski spomeniki : la prima presentazione in Italia dei Monumenti letterari Sloveni di Frisinga del X–XI secolo coevi alle prime tracce scritte della lingua italiana : con traduzione dei testi cenni di storia degli Sloveni e dati sugli Sloveni in Italia. Trieste, Florence, 1994, 91–105. Franz Miklosich: Die christliche Terminologie der slavischen Sprachen. Vienne, 1875.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]