Château de Nymphembourg

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Château de Nymphembourg
(de) Schloss Nymphenburg
Image illustrative de l'article Château de Nymphembourg
Panorama du château de Nymphembourg (vu du parc).
Période ou style Architecture baroque
Début construction 1664
Propriétaire initial Ferdinand-Marie, prince-électeur de Bavière
Destination initiale Résidence d’été
Coordonnées 48° 09′ 30″ N 11° 30′ 12″ E / 48.158222, 11.503311 ()48° 09′ 30″ Nord 11° 30′ 12″ Est / 48.158222, 11.503311 ()  
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Bavière
Commune Munich

Géolocalisation sur la carte : Bavière

(Voir situation sur carte : Bavière)
Château de Nymphembourg   (de) Schloss Nymphenburg

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Château de Nymphembourg   (de) Schloss Nymphenburg

Le château de Nymphembourg (en allemand, Schloss Nymphenburg ; littéralement, le « château de la Nymphe ») à Munich était autrefois la résidence d’été des princes-électeurs et des rois de Bavière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment central (le plus ancien) a été commandé dans le style d’une villa italienne en 1664 par le prince-électeur Ferdinand-Marie de Bavière en cadeau à son épouse Henriette-Adélaïde de Savoie, à l’occasion de la naissance de son fils Maximilien-Emmanuel. L’architecte en est Agostino Barelli.

Le château a été agrandi petit à petit et transformé au cours du temps, notamment par l’ajout d’ailes latérales, des écuries et d’une orangerie. Terminé en 1730, l’aménagement circulaire (le Schlossrondell) devant l’aile principale était considéré à l’époque comme une merveille architecturale. Le château fut la résidence d’été des Wittelsbach et fait partie aujourd’hui, avec le parc qui le jouxte, des curiosités les plus connues d'Allemagne.

Le roi Maximilien Ier y est mort en 1825, et Louis II y est né en 1845.

Le palais[modifier | modifier le code]

La Steinerner Saal, avec les fresques au plafond des frères Johann Baptist et Dominikus Zimmermann et les décorations de François de Cuvilliés, est impressionnante. Elle occupe, en tant que hall d’entrée, trois niveaux du pavillon central du palais. Quelques salles ont conservé leur décoration baroque originelle, d’autres ont été transformées en style rococo ou néoclassique. Une pièce abrite aujourd’hui la galerie des Beautés du roi Louis Ier de Bavière. Le premier étage montre une collection des productions de la manufacture de porcelaine de Nymphembourg, fondée par Maximilien III Joseph de Bavière.

La galerie des Beautés du pavillon sud rassemble les portraits de femmes célèbres pour leur beauté part Joseph Karl Stieler, portraits commandés par Louis Ier de Bavière.

Le parc[modifier | modifier le code]

Le pavillon d’Amalienbourg à Nymphembourg.

Le parc fut très largement agrandi au XVIIIe siècle et transformé en style français (modèle Versailles) par Girard (élève de Le Nôtre) à partir de 1715. Lorsqu’au XIXe siècle le style anglais « naturel » détrôna le goût français « artificiel », Sckell transforma le parc du château en un jardin de type anglais, mais en conservant toutefois les bases du jardin baroque, agrémenté de plusieurs fabriques.

Dans le pavillon de chasse d’Amalienbourg, construit vers 1740, la salle des Glaces-Rondes (décoration argent sur fond bleu), avec ses allégories de chasse, est considérée comme unique en son genre. À côté de la salle de repos et de la salle de chasse, toutes les deux décorées en argent et en or, la cuisine dotée de carreaux hollandais est aussi une pièce remarquable.

Le Badenburg est l’une des premières piscines couvertes chauffées des temps modernes. La construction à deux étages fut érigée de 1719 à 1721 par Josef Effner comme petit château de bains de la cour pour Max-Emmanuel. La salle des fêtes comporte de riches stucs de fruits et coquillages, la peinture du plafond Apollon dans le char du Soleil est due à J. Amigoni.

Le Pagodenburg, également d’Effner, est un pavillon de thé avec un plan en croix. Autrefois, le pavillon servait au repos après les jeux de cour. Les pièces sont aménagées à la mode d’autrefois d’Extrême-Orient avec des chinoiseries. L’extérieur est décoré de masques de Bacchus, de Flore, de Neptune et de Cérès.

La Magdalenenklause fut aménagée à titre d’ermitage par Effner de 1725 à 1728 pour Max-Emmanuel, prince électeur déjà fort âgé. L’architecture de cette « retraite », avec intention, ruineuse, a des éléments mauresques en plus des romans et gothiques. La peinture du plafond de la chapelle (sujets de la vie de la pénitente Marie-Madeleine) est due à Cuvilliés.

Le Marstallmuseum (musée des Écuries) dans l’aile sud du château présente une collection de carrosses luxueux dans les salles des anciennes écuries de la cour ainsi que des traîneaux, des harnais et des selles qui rappellent les époques brillantes des Wittelsbach. Les objets exposés les plus connus sont les carrosses d’apparat du roi Louis II.

Le Monopteros, temple néoclassique, fut dessiné par Leo von Klenze.

Film tourné[modifier | modifier le code]

Images[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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