Candy Crush Saga

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Candy Crush Saga
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Développeur King

Date de sortie Facebook : 12 avril 2012

iOS : 14 novembre 2012

Android : 14 décembre 2012

Genre Puzzle temps réel
Plate-forme Facebook
Android
iOS

Candy Crush Saga est un jeu vidéo développé par King, disponible à l'origine comme une application Facebook et adapté pour les systèmes d'exploitations Android et iOS. Il s'agit d'une variation du jeu sur navigateur web Candy Crush. Il reprend les principes du jeu concurrent Bejeweled sorti en 2001 sous le nom initial de Diamond Mine[1] et en partie le design de CandySwype, sorti, en 2010[2].

Règles du jeu[modifier | modifier le code]

Le but du jeu, jeu décrit comme addictif[3], est d'exploser des bonbons colorés en associant des combinaisons d'au moins trois bonbons[3], afin de remplir l'objectif du niveau et de marquer un maximum de points. Le 27 août 2014, il existe 665 niveaux dans la « réalité », plus 395 nouveaux niveaux disponibles dans les « rêves ». Leur nombre est augmenté progressivement par l'éditeur[4].

Les objectifs peuvent être les suivants :

  • Gagner un nombre de points ;
  • Éliminer la gélatine ;
  • Faire descendre les fruits ;
  • Atteindre un nombre de points en un temps limité ou avec un nombre de déplacement réduit ;
  • Mélanger un nombre défini de supers-bonbons (bonbons rayés, bonbons emballés, cupcakes) ;
  • Éclater un nombre donné de bonbons d'une couleur définie.

Modèle économique[modifier | modifier le code]

En mars 2013, Candy Crush Saga a dépassé FarmVille 2 et Texas Holdem Poker de Zynga comme le jeu le plus populaire sur Facebook avec en moyenne 9,7 millions d'utilisateurs quotidiens[5] et 45 millions de joueurs au total dans le monde cette année là[4], puis près de 100 millions l'année suivante[3].

Le modèle économique de King.com repose sur l'intégration de publicités intensives (affichage de publicités rétribué au nombre de clics, propositions de cadeaux aux utilisateurs…). Les publicités incitent à l'achat qui est aussi rétribué. Par ailleurs, bien que la promotion du jeu annonce « gratuit », les joueurs ayant perdu les premières vies, créditées gratuitement à l'inscription, peuvent acheter de nouvelles vies s'ils ne souhaitent pas attendre les quelques heures nécessaires pour en recevoir de nouveau gratuitement. Il est à noter que selon Tommy Palm, le « Guru des jeux » de King, 70% des joueurs ayant atteint le niveau 450 n'ont rien payé[6].

Les sommes ainsi gagnées par l'opérateur lui permettent de dégager des bénéfices et de financer les campagnes de promotion (spots publicitaires), qui se chiffrent maintenant en millions d'euros. King Digital Entertainement, l'éditeur du jeu Candy Crush Saga, a annoncé le 18 février 2014 son intention d'entrer à la Bourse de New York[7].

Controverse sur les clones et les marques[modifier | modifier le code]

Bien que les jeux de la marque King.com, créatrice de ce jeu, soient grandement inspirés de jeu pré-existants (Bejeweled pour Candy Crush Saga, Farm Heroes Saga pour Pet Rescue Saga, Bust-a-Move (également appelé Puzzle Bobble) pour Bubble Witch Saga et Peggle pour Papa Pear Saga)[2] et que les termes aient été utilisés par des jeux plus anciens (Candyswype, 2010, Crush (2007), Rastan Saga, 1987), la société a décidé de déposer les marques « Candy » (« sucrerie » en anglais), « Crush » (« broyer » en anglais) et « Saga » (type de littérature épique islandaise) et commence à attaquer en justice les autres créateurs de jeu utilisant ces termes dans leur noms de jeu, et notamment CandySwype dont elle s'est très fortement inspirée[2],[8],[9].

En voyant cela, un auteur indépendant décide d'attaquer la marque pour avoir copié le jeu Scamperghost, sous le nom Pac-Avoid, à la fois dans le concept et dans la conception[10]. Le développeur du jeu commandé par King.com, explique lui-même que cette société lui a commandé de faire un clone de ce jeu[11]. Devant cette attaque, King.com répond que ce n'est pas une copie mais retire le jeu de son site[2],[12],[13]. Le nom Pac-avoid posait également d'autres problèmes, entre le nom et le conception, avec l'un des plus célèbres des jeux vidéo des années 1980, Pac-Man (1980).

King.com diffuse alors sur son site[14] :

« Let me be clear: This unfortunate situation is an exception to the rule. King does not clone games, and we do not want anyone cloning our games. »

Ce qui peut se traduire par :

« Soyons clair : Cette situation malencontreuse est une exception à la règle. King ne clone pas les jeux, et nous ne voulons que personne ne clone nos jeux. »

En réaction, des développeurs indépendants se sont mis à créer un nombre important de jeux contenant ces noms et plus ou moins moqueurs vis-à-vis de cette histoire. On pouvait ainsi en compter 368 le 3 février 2014[2].

Contenu téléchargeable[modifier | modifier le code]

Fin novembre 2013, un nouveau monde apparaît appelé le « Monde des Songes » avec 65 premiers niveaux. La seule différence réside dans la présence d'un hibou, le but étant de remplir la mission habituelle demandée tout en gardant en équilibre l'animal, perché sur une jauge. Une fois la jauge remplie, une aide temporaire sous forme d'une explosion permet de réduire le nombre de couleurs différentes de bonbons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Casual games make a serious impact », BBC,‎ 18 mars 2008 (consulté le 25 février 2014).
  2. a, b, c, d et e « Candy Candy Candy – I can’t let you go », Merlanfrit,‎ 4 février 2014 (consulté le 25 février 2014).
  3. a, b et c C.D., « Bonbon mania : au pays de Candy Crush », Le Nouvel Observateur, no 2591,‎ 3 juillet 2014, p. 77 (ISSN 0029-4713)
  4. a et b « Ma semaine Candy Crush », Le Nouvel Observateur, no 2549,‎ 12 septembre 2013, p. 126 (ISSN 0029-4713)
  5. Social games King talonne Zynga, Viuz
  6. [1]
  7. [2]
  8. « Candy Crush brise les bonbons d'un développeur indépendant », jeuxvideo.com,‎ 2014-02-13 (consulté le 2014-02-25)
  9. (en) « CandySwype®2010 – Candy Crush Saga 2012 » (consulté le 25 février 2014).
  10. (en) « King.com, makers of Candy Crush Saga... Trademark Trolls with a Double Standard? » (consulté le 2014-02-25)
  11. (en) « King Candy Crushes Developers, The Saga », gemfruit.com (consulté le 25 février 2014).
  12. (en) « King shuts down Pac-Avoid game in wake of cloning accusations », Gamasutra,‎ 24 janvier 2014 (consulté le 25 février 2014).
  13. (en) « 'Candy Crush Saga' Maker Takes Down Game It Claims Isn't A Clone », Forbes,‎ 24 janvier 2014 (consulté le 25 février 2014).
  14. (en) « An Open Letter on Intellectual Property », King.com,‎ 27 janvier 2014 (consulté le 25 février 2014).