King (entreprise)

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King Digital Entertainment, anciennement King.com, dit King, est une entreprise britannique de jeu vidéo fondée en 2003 et basée à Londres. Elle est l'un des développeurs d'applications pour Facebook les plus notables. Elle réalise également des applications mobiles (iOS et Android), et est notamment connue pour son jeu Candy Crush Saga.

Pour son entrée en bourse en mars 2014, sa valeur est estimée à 7,1 milliards de dollars[1]. Le jour de son introduction, l'action King termine en baisse de plus de 15%[2].

Controverse sur les clones et les marques[modifier | modifier le code]

Bien que les jeux de la marque King.com, créatrice de ce jeu, soient grandement inspirés de jeu pré-existants (Bejeweled pour Candy Crush Saga, Farm Heroes Saga pour Pet Rescue Saga, Bust-a-Move (également appelé Puzzle Bobble) pour Bubble Witch Saga et Peggle pour Papa Pear Saga)[3] et que les termes aient été utilisés par des jeux plus anciens (Candyswype, 2010, Crush (2007), Rastan Saga, 1987), la société décide de déposer les marques « Candy » (« sucrerie » en anglais), « Crush » (« broyer » en anglais) et « Saga » (type de littérature épique islandaise) et commence à attaquer en justice les autres créateurs de jeu utilisant ces termes dans leur noms de jeu, et notamment CandySwype dont elle s'est très fortement inspirée[3].,[4],[5].

En voyant cela, un auteur indépendant décide d'attaquer la marque pour avoir copié le jeu Scamperghost, sous le nom Pac-Avoid, à la fois dans le concept et dans la conception[6]. Le développeur du jeu commandé par King.com, explique lui-même que cette société lui a commandé de faire un clone de ce jeu[7]. Devant cette attaque, King.com répond que ce n'est pas une copie mais retire le jeu de son site[3],[8],[9]. Le nom Pac-avoid posait également d'autres problèmes, entre le nom et le conception, avec l'un des plus célèbres des jeux vidéo des années 1980, Pac-Man (1980).

King.com diffuse alors sur son site[10] :

« Let me be clear: This unfortunate situation is an exception to the rule. King does not clone games, and we do not want anyone cloning our games. »

Ce qui peut se traduire par :

« Soyons clair : Cette situation malencontreuse est une exception à la règle. King ne clone pas les jeux, et nous ne voulons que personne ne clone nos jeux. »

En réaction, des développeurs indépendants se sont mis à créer un nombre important de jeux contenant ces noms et plus ou moins moqueurs vis-à-vis de cette histoire. On pouvait ainsi en compter 368 le 3 février 2014[3].

Extension de la controverse à d'autres domaines[modifier | modifier le code]

Un groupe de rock de Toulouse nommé « Bubblies », créé dans les années 1990 et ayant déposé à l'INPI en 2000 sa marque, se voit attaquer le 14 juin 2013, par King.com qui vient de déposer la marque Bubble Witch[11]. Le groupe développe également des jeux vidéo[12]. De nombreux internautes sont mobilisés par les Bubblies, et le conflit est relayé sur de nombreux sites français et à la télévision.

L'éditeur finit par abandonner sa plainte[13].

Jeux[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/03/26/king-digital-l-editeur-de-candy-crush-entre-en-bourse_4389726_651865.html
  2. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203400774362-candy-crash-pour-l-entree-en-bourse-de-king-660025.php
  3. a, b, c et d « Candy Candy Candy – I can’t let you go », Merlanfrit,‎ 4 février 2014 (consulté le 25 février 2014).
  4. « Candy Crush brise les bonbons d'un développeur indépendant », jeuxvideo.com,‎ 2014-02-13 (consulté le 2014-02-25)
  5. (en) « CandySwype®2010 – Candy Crush Saga 2012 » (consulté le 25 février 2014).
  6. (en) « King.com, makers of Candy Crush Saga... Trademark Trolls with a Double Standard? » (consulté le 2014-02-25)
  7. (en) « King Candy Crushes Developers, The Saga », gemfruit.com (consulté le 25 février 2014).
  8. (en) « King shuts down Pac-Avoid game in wake of cloning accusations », Gamasutra,‎ 24 janvier 2014 (consulté le 25 février 2014).
  9. (en) « 'Candy Crush Saga' Maker Takes Down Game It Claims Isn't A Clone », Forbes,‎ 24 janvier 2014 (consulté le 25 février 2014).
  10. (en) « An Open Letter on Intellectual Property », King.com,‎ 27 janvier 2014 (consulté le 25 février 2014).
  11. « L’éditeur de Candy Crush abandonne ses poursuites contre les Bubblies », Nouvel observateur,‎ 5 mai 2014 (consulté le 5 mai 2014)
  12. « L'éditeur de Candy Crush attaque le groupe de rock français Bubblies », Numérama,‎ 3 mai 2014 (consulté le 5 mai 2014)
  13. « King abandonne ses prétentions contre Bubblies », Numérama