Zynga

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Zynga, Inc.

Description de l'image  Logo Zynga.png.
Création janvier 2007
Fondateurs Mark Pincus
Personnages clés Mark Pincus
Eric Schiermeyer
Michael Luxton
Justin Waldron
Andrew Trader
Steve Schoettler
Forme juridique Incorporated
Slogan Connecting the world through games
Siège social Drapeau des États-Unis San Francisco (États-Unis)
Direction Don Mattrick
Activité Industrie vidéoludique
Produits jeux sociaux
Effectif 2 369[1]
Site web zynga.com
Chiffre d’affaires 600 million USD (est. 2010)[2]
Résultat net 90,6 millions $ (2010)

Zynga (prononcer zin-gâh) est une société de jeux sociaux, basée à San Francisco, Californie, États-Unis. Cette société développe des applications pour navigateurs qui fonctionnent sous la forme de widget interactif sur les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace. Zynga a été introduit en bourse le 16 décembre 2011 à 1 milliard de dollars, faisant de cette entreprise la plus grosse introduction d'une entreprise internet depuis 2004, alors réalisée par Google[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Zynga fut fondé en janvier 2007 par Mark Pincus, Scott Sale, Kyle Stewart et John Doerr[4]. Au même moment, ils lancent YoVille, un monde virtuel pour réseaux sociaux. D'après le site web officiel de Zynga, en décembre 2009, ils possédaient déjà plus de 60 millions de joueurs actifs tous les jours[5].

Le nom de la compagnie « Zynga » était à l'origine celui du chien que possédait Mark Pincus et c'est également pour cela que le logo de la firme représente un pitt-bull [6],[7].

Le 17 février 2010, Zynga lance Zynga India à Bangalore, c'est le premier bureau de la firme qui ne se trouve pas sur le territoire américain[8].

Le 18 mars 2010, Zynga confirme officiellement qu'un second bureau international sera ouvert en Irlande[9].

Le 7 mai 2010, Michael Arrington de TechCrunch rapporte que Zynga menace de quitter Facebook suite à la déclaration de ce dernier de n'utiliser que des crédits Facebook comme monnaie dans ses applications[10]. Après de nombreuses négociations entre les deux grandes firmes, Facebook décide finalement de bloquer certaines notifications des jeux Zynga, notamment celles de FarmVille[10]. En créant cette monnaie, Facebook s'octroie 30 % des revenus générés pour chaque transaction. Avant cela, Zynga reversait entre 2 % et 10 % du moyen de paiement qu'elle utilisait. Zynga se ravise reconnaissant qu'elle ne peut se passer du réseau social.

Le 11 octobre 2011, Zynga a annoncé son projet de créer sa propre plate-forme sur laquelle les utilisateurs pourraient jouer aux jeux de la société. Bien que la plate-forme, dénommée pour l'instant « Projet Z », gardera des liens importants avec Facebook, celle-ci constitue le premier véritable pas que fait Zynga dans le sens de son émancipation[11].

Le 15 décembre 2011, l'entreprise rentre en Bourse dans le NASDAQ sous la cotation ZNGA.

En juillet 2012, « Zynga est l'objet d'une action collective, sur fond de soupçons de délit d'initié. »[12]

Modèle économique[modifier | modifier le code]

La société Zynga a deux sources principales de revenus : la vente de biens virtuels, achetés par le biais de cartes de crédit, et la publicité.

  • Au premier trimestre 2011, 94 % de son chiffre d'affaires a ainsi été apporté par la vente de biens virtuels.
  • Les 6 % restants sont générés par la publicité (bannières, biens virtuels gratuits aux couleurs d'un annonceur, etc.). Malgré un catalogue d'une dizaine de jeux, la quasi-totalité de ses revenus est apportée par deux ou trois titres, les plus populaires étant "Farmville", "CityVille" et "MafiaWars".

Sur les 148 millions de joueurs mensuels, seul un petit nombre génère des revenus. Zynga doit continuellement recruter de nouveaux joueurs pour maintenir la croissance de ses revenus liée à l'achat de biens virtuels. Bien que l'entreprise exploite à fond les opportunités virales de Facebook, Zynga a augmenté de 170 % ses investissements dans le marketing, soit 114 millions de dollars.

Pour la société Zynga, Facebook représente son principal allié mais aussi sa plus grosse contrainte. Le réseau social demeure encore sa principale source de revenu et de trafic. Zynga est également soumis aux évolutions de règlementation que Facebook peut choisir d'imposer. Zynga utilise une monnaie virtuelle, les zCoins, qui récompense les internautes qui visionnent des vidéos publicitaires sur Facebook. Cette monnaie peut être utilisée pour acheter des biens virtuels dans les jeux de Zynga. En contrepartie, Facebook reverse à Zynga une commission sur ses recettes publicitaires. Mais depuis que Zynga a officialisé sa monnaie virtuelle, ses jeux subissent une baisse de fréquentation[13].

Exemple de fonctionnement des jeux Zynga[modifier | modifier le code]

La plupart des jeux de Zynga nécessite un rechargement d'un type d'énergie caractéristique pour pouvoir effectuer des "missions" et évoluer dans le jeu. Cette énergie se recrée progressivement jusqu'à la limite du personnage dans le jeu (qui évolue selon l'expérience). Cela peut prendre de quelques minutes à plusieurs heures. Dès que le joueur a suffisamment d'énergie pour effectuer une mission, il peut l'utiliser. L'attente de la remise à niveau énergétique est un facteur d'élimination ou du moins de temporisation de l'évolution dans le jeu. Pour pallier cela, les joueurs peuvent acheter des packs énergétiques avec leur carte de crédit. Dans certains jeux comme Mafia Wars, les joueurs de la même mafia (appartenant au même réseau) peuvent offrir à leur mafia une remise à niveau complète de leur énergie.

Avant novembre 2009, Zynga renvoyait aussi ses joueurs vers certains de ses partenaires pour obtenir des packs énergétiques, que ce soit en achetant via carte de crédit, ou en participant à des sondages. Les joueurs peuvent aussi acheter des crédits de jeu directement depuis Zynga avec carte de crédit ou PayPal. Zynga est d'ailleurs le deuxième plus gros client de PayPal, juste après eBay[14]. Depuis mars 2010, Zynga permet à ses joueurs d'acheter sa monnaie virtuelle depuis des boutiques en ligne.

Également, les joueurs peuvent financer leur achat de biens virtuels par le biais des crédits Facebook, ceci étant considéré comme une monnaie virtuelle acceptée aujourd'hui par de nombreux jeux. Sur ce système quasi hégémonique que Facebook semble avoir imposé à toutes les sociétés vendant du bien virtuel, le réseau social perçoit 30 % de l'argent versé.

Studios de développement[modifier | modifier le code]

Zynga possède de nombreux studios à travers le monde.

Actuels[modifier | modifier le code]

  • Zynga Headquarters (San Francisco).
  • Zynga India (Bangalore, Inde)
  • Zynga China (formerly XPD Media, based in Beijing) – acquired May 2010
  • Zynga Austin (formerly Challenge Games) – acquired June 2010
  • Zynga ATX (formerly MarketZero, Inc.) – acquired April 2011
  • Zynga Germany (formerly Dextrose AG, based in Frankfurt) – acquired September 2010
  • Zynga With Friends (formerly Newtoy, Inc., based in McKinney, Texas) – acquired November, 2010
  • Zynga Seattle, opened October 2010[15]
  • Floodgate Entertainment – acquired March 2011
  • Zynga Toronto (formerly Five Mobile) specialized in mobile platforms, acquired July 2011
  • OMGPOP (Draw Something creators), acquired March 2012
  • Wild Needle, a casual games company that makes games which appeal to females, acquired May 2012[16]
  • Zynga Eugene (formerly Buzz Monkey Software), acquired on June 4, 2012.

Fermés[modifier | modifier le code]

  • Zynga East (Baltimore) – started in May 2009
  • Zynga Boston (formerly Conduit Labs) – acquired August 2010
  • Zynga Japan (formerly Unoh Games, based in Tokyo) – acquired August 2010
  • Zynga New York (formerly Area/Code) – acquired January 2011
  • Zynga Dallas (formerly Bonfire Studios) – acquired October 2010
  • Zynga Los Angeles – opened February 2010[17]

Catalogue de jeux[modifier | modifier le code]

  • Attack!
  • Adventure World!
  • Blackjack
  • Café World
  • CastleVille (Bêta)
  • ChefVille (Bêta)
  • CityVille
  • CityVille 2
  • CoasterVille
  • Dope Wars (arrêté)
  • Dragon Wars
  • Empires et Alliés
  • FarmVille
  • FarmVille 2
  • FarmVille (iPhone)
  • Fashion Wars
  • FishVille
  • Football (arrêté)
  • Friends for Sale
  • FrontierVille
  • Gang Wars (arrêté)
  • Ghost Racer
  • Guild of Heroes
  • Heroes vs. Villains (arrêté)
  • Hidden Chronicles
  • Live Poker
  • Mafia Wars
  • Mafia Wars (iPhone)
  • Mafia Wars 2
  • My Heroes Ability
  • Pathwords
  • PetVille
  • Pirates: Rule the Caribbean!
  • Poker Blitz
  • Ponzi Inc. (arrêté)
  • Prison Lockdown (arrêté)
  • Roller Coaster Kingdom (arrêté)
  • Space Wars (arrêté)
  • Scramble
  • Scramble (iPhone)
  • Scramble Live
  • Special Forces (arrêté)
  • Street Racing
  • Street Racing (iPhone)
  • Sudoku
  • Texas Hold'Em
  • The Pioneer Trail
  • Treasure Isle
  • Triumph
  • Vampire Wars
  • WarStorm
  • Word Twist
  • YoVille
  • Vampires: Bloodlist (iPhone)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.gamasutra.com/view/news/193513/Zynga_laying_off_520_staff_shuttering_multiple_offices.php
  2. http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/zynga/activite.shtml?f_id_newsletter=5365
  3. http://www.lefigaro.fr/societes/2011/12/16/04015-20111216ARTFIG00531-debut-mitige-de-l-editeur-de-jeux-video-zynga-en-bourse.php
  4. About Zynga from Zynga
  5. Zynga's front page with user statistics
  6. (en) Jessica Shambora, « Zynga suddenly is everywhere. What gives? », Fortune,‎ 2009-12-02 (consulté le 20 avril 2011) : « Zynga is named after Pincus's deceased American Bulldog, Zinga »
  7. (en) « The American Bulldog gives you Chips! », Texas Hold'em Poker Facebook Page, Zynga,‎ 2011-01-11 (consulté le 20 avril 2011) : « Zynga is named after our founder's American Bulldog, Zinga! »
  8. (en) « Zynga Opens First International Office in India », Zynga,‎ 2010-02-17 (consulté le 2010-02-17)
  9. (en) John Mulligan, « Irish base for US online gaming giant to boost our 'smart economy' », The Irish Independent,‎ 2010-03-18 (consulté le 2010-03-18)
  10. a et b (en) Michael Arrington, « Zynga Gunning up (and Lawyering up) for War Against Facebook with Zynga Live », TechCrunch,‎ 2010-05-07 (consulté le 8 mai 2010)
  11. (en) Ash Anderson, « ZYNGA UNVEILS NEW GAMES AND NEW PLATFORM, PROJECT Z »,‎ 2011 (consulté le 12 octobre 2011)
  12. (fr) « Zynga objet d'une action collective, sur fond de soupçons de délit d'initié. », Clubic,‎ 1 août 2012 (consulté en 1 août 2012)
  13. (en) Marine Goy, « Zynga tente de s'affranchir de Facebook avec Project Z », Les Numériques,‎ 2011-10-13 (consulté le 2011-10-13)
  14. PayPal Confirms It: Zynga Is Huge And Growing Huger
  15. Eric Caoili, « Zynga Opening Seattle Studio », Gamasutra
  16. Kim-Mai Cutler, « Zynga Picks Up Mobile Gaming Startup Wild Needle In A Talent Deal », TechCrunch, AOL,‎ Monday, May 14th, 2012 (lire en ligne)
  17. Opening LA Studio. Gamasutra.com. Retrieved on July 9, 2011.

Lien externe[modifier | modifier le code]