Asclepias syriaca

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L’Asclépiade de Syrie (Asclepias syriaca) ou Herbe à la ouate, parfois appelée Herbe aux perruches, est une plante herbacée vivace de la famille des Asclépiadacées.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Noms communs : asclépiade commune, langue de vache (à cause de la forme de ses feuilles), herbe à ouate, herbe aux perruches.

Cette plante a été l'une des premières espèces de l'Amérique du Nord à faire l'objet d'une description. Elle apparaît dans la Canadensium plantarum historia de Jacques Philippe Cornut. Le nom d'espèce a été réutilisé par Linné en raison d'une confusion faite par Cornut avec une plante d'Asie mineure.

Distribution[modifier | modifier le code]

Originaire d'Amérique du Nord, elle est parfois cultivée pour l'ornement dans les jardins ; elle est subspontanée ou naturalisée en Europe méridionale et centrale et en Asie mineure.

Utilisation[modifier | modifier le code]

On peut manger les fruits, les feuilles et la tige de l'asclépiade à condition de les faire bouillir avant.[réf. nécessaire]

Anciennement[modifier | modifier le code]

Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande écrit :

« La plante appellée Apocynum majus Syriacum erectum[1], dans l'histoire des plantes du Canada de M. Cornut, et Asclepias Syriaca dans Linnæus (Spec. p. 214)[2] porte des gousses qui sont pleines d'une soie végétale, assez abondante et assez douce pour mériter d'être employée dans les arts[3] ; plusieurs personnes ont tenté d'en faire usage ; M. Rouvière à Paris en avait obtenu le privilège mais il faisait un grand mystère de ses procédés ; voici ceux qu'on emploie à Naples.

On nettoie ce duvet, ou cette soie, de manière qu'il n'y ait ni semences, ni feuilles, ni membranes ; on le met en macération pendant l'espace de 12 ou 15 jours, suivant la saison, dans de l'eau de pluie, où l'on aura fait fondre du savon, une once et demie pour chaque pinte d'eau. Dans les premiers jours cette matière jette une couleur jaune, capable de teindre les mains ; il faut alors changer l'eau et le savon, afin qu'elle macère ou mûrisse mieux. On ôte ensuite cette soie de dedans l'eau ; on la presse avec les mains, on la lave plusieurs fois dans de l'eau fraiche de pluie jusqu'à ce qu'on en ait enlevé tout le savon, et que l'eau en sorte claire. On la fait sécher à l'ombre, on la peigne et on la carde avec beaucoup de délicatesse et de ménagement, et on la file comme du coton avec de petits fuseaux.

Cette opération qui est de même espèce que celle de faire rouir le chanvre dans les marais, attendrit et emporte la gomme végétale, ou la partie visqueuse qui enveloppant les filets de l'apocin, leur donne de la raideur et les rend trop lisses pour qu'ils puissent s'accrocher, se tortiller et s'unir dans la filature.

Cependant l'apocin après cette macération n'est propre encore qu'à faire des bas, des gants, ou autres tissus qui ne demandent pas beaucoup de souplesse et de velouté ; mais pour faire des étoffes, elle exige une préparation ultérieure, dont je n'ai pas eu communication[4]. »

Au début du 21e siècle[modifier | modifier le code]

La confection de tissus à partir de la partie fibreuse du fruit est de nouveau envisagée[5],[6].

Toxicité[modifier | modifier le code]

C'est une plante toxique, consommée par la chenille du papillon monarque, qui devient lui-même toxique grâce à elle (chenille et adulte), ce qui lui permet d'échapper à de nombreux prédateurs.

Plante hôte[modifier | modifier le code]

Asclepias syriaca est, comme d'autres Asclepias, la plante hôte des chenilles du papillon Monarque (Danaus plexippus)[7].

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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