Archevêché de Riga

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Territoire de l'archevêché actuel de Riga.

L'archevêché de Riga (Archidiocesis Rigensis) a été fondé en 1201 comme siège épiscopal de Riga sous le nom d'archidiocèse de Riga.

Histoire[modifier | modifier le code]

Archidiocèse médiéval de Riga[modifier | modifier le code]

L'évêché obtient ses droits de fief par le Saint-Empire romain germanique en 1207 et l'empereur attribue le titre de prince-électeur à l'évêque en 1224. L'évêché est érigé par le pape en archevêché en 1255. Dépendent de lui les diocèses suffragants de Dorpat, de Varmie, de Culm, de Courlande, d'Ösel-Wiek, de Pomésanie et de Sambie.

Le chapitre de la cathédrale et la résidence de l'archevêque sont incorporés à l'ordre Teutonique par la suite. L'archevêque est à la fois seigneur temporel et autorité spirituelle. L'archevêché catholique est supprimé par la Réforme luthérienne en 1563.

Refondation contemporaine[modifier | modifier le code]

Un nouvel évêché catholique de Riga est formé le 22 septembre 1918, après l'écroulement de la Russie impériale. Son territoire se détache du diocèse de Minsk-Moguilev. Il est érigé en archevêché en 1923 par Pie XI qui avait été protononce auparavant dans la région. Le premier évêque est le comte Eduard O'Rourke (1876-1942) de 1918 à 1920. En 1920, on y ajoute les territoires de la Courlande et de la Sémigalle, mais il perd une partie de ses territoires en faveur du nouveau territoire apostolique de Reval (aujourd'hui Tallinn).

Il devient archidiocèse métropolitain de Riga en 1937. L'archevêque actuel depuis 2010 est Mgr Zbignew Stankiewicz (prononcer Stankévitch), né en 1955 en république socialiste soviétique de Lettonie dans une famille d'origine polonaise. Son siège est à la cathédrale Saint-Jacques de Riga. Il succède au cardinal Pujats.

Population[modifier | modifier le code]

Les catholiques de l'archidiocèse représentent en 2004 environ 200 000 baptisés (14,8 %) sur une population d'1 350 000 habitants. Ils sont dans leur grande majorité d'origine polonaise ou lituanienne. Le diocèse de Rezneke-Aglona est la seule région à ne pas avoir vu disparaître le culte catholique après la Réforme protestante.

L'archidiocèse dispose aujourd'hui d'une quarantaine de prêtres.

Diocèses suffragants[modifier | modifier le code]