Kurzeme

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Les quatre régions administratives lettonnes : le Kurzeme est en bleu.
Région historique de la Lettonie : le Kurzeme est en orange.

Le Kurzeme est une région de la Lettonie qui occupe le front de mer sur la Baltique. C'est la partie ouest de la région historique du Duché de Courlande.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Courlande.

Géographie[modifier | modifier le code]

Talsi dans le Kurzeme

Le territoire de 13,600 km² (21 % de la Lettonie) est légèrement vallonné suite à la fonte des glaciers durant le Quaternaire avec une plaine côtière s'étendant sur quelques kilomètres par endroits. Le réseau hydrographique est dominé par la Venta qui draine les cours d'eau de la région, hormis ceux situés au plus près de la côte vers Liepaja ou Talsi.

Les deux villes principales, qui ont le statut de lielpilseta, sont Liepaja (85915 hab.) et Ventspils (43806 hab.). Elles regroupent à elles seules plus d'un tiers de la population totale. Les autres villes importantes sont Saldus, Kuldiga, Talsi et Tukums.

Démographie (2005)[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants est de 310 673[Quand ?].

  • la répartition par âge est la suivante : 49 281 de moins de 18 ans, 194 920 entre 18 et 60 ans enfin 64 232 de plus de 60 ans
  • la densité est de 23,04. Le taux de chômage est bien plus élevé que la moyenne nationale, à 9,9 % contre 8,6 %. Il touche principalement Liepaja et sa région qui était axé principalement sur le secteur secondaire et les services aux militaires qui étaient basés à Karosta. Cependant, la croissance économique de la région couplée au tourisme peut laisser espérer une reprise de l'emploi.

La répartition ethnique est semblable à celle du reste du pays. Les grandes villes comptent autour de 50 % de Lettons et 30 % de Russes, le reste étant composé principalement de biélorusses et d'ukrainiens. Alors que les campagnes comptent entre 84 % et 91 % de Lettons avec pour seconde ethnie en nombre les Lituaniens dans les régions frontalières.

Le taux de masculinité est de 0,88 avec une chute jusqu'à 0,82 à Liepaja. Deux facteurs expliquent cet écart. D'une part, la plus forte mortalité masculine qui s'élève à 1,566 ‰ chez les hommes contre 1,3041‰ chez les femmes. Les principales sources d'écarts sont le cancer et les maladies respiratoires (sur l'ensemble du pays). D'autre part, à un taux migratoire négatif pour la région dont les hommes sont plus particulièrement responsables.

La situation est particulièrement préoccupante car à l'instar du taux migratoire, l'accroissement naturel est aussi négatif et de l'ordre de 4,46 ‰.

Économie (2003)[modifier | modifier le code]

Le produit intérieur brut de la région est de 758 428 000 lats (soit 1 019 392 473 €) ce qui équivaut à un PIB par habitant de 2412 ls/hab (soit 3242 €/hab). En 2005, le salaire moyen était de 209 ls (soit 280 €) pour l'ensemble de la région. L'investissement hors secteur financier atteignait en 2004, pour l'ensemble de la région, 297,5 millions de Lats (soit 375 millions d'euros) dont plus de la moitié pour la construction. C’est-à-dire 1,5 fois plus qu'en 2001 ce qui est légèrement supérieur au reste du pays si on enlève Rīga.

Religion[modifier | modifier le code]

Le Kurzeme compte aujourd'hui environ 25 % de protestants (luthériens), 25 % d'orthodoxes (suite aux périodes d'occupation par l'empire russe puis à l'arrivée de migrants russes pendant l'occupation soviétique) et 21 % de catholiques.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Au niveau administratif, cette région comprend les Rajons de

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Champonnois, François de Labriolle, Dictionnaire historique de la Lettonie, Crozon, Éditions Armeline, 2001. (ISBN 2-910878-25-2)
  • Suzanne Champonnois, François de Labriolle, Estoniens, Lettons, Lituaniens. Histoire et destins, Crozon, Éditions Armeline, 2004. (ISBN 2-910878-26-0)
  • Jean Meuvret, Histoire des pays baltiques, Paris, Armand Colin, 1934.
  • Yves Plasseraud, Les États baltiques. Des sociétés gigognes. La dialectique majorités-minorités, 2e éd., Brest, Éditions Armeline, 2006. (ISBN 2-910878-23-6)
  • Jean-Paul Kauffmann, Courlande, Librairie Arthème, Fayard, 2009. (ISBN 978-2-253-13343-8)

Sources[modifier | modifier le code]