Albert III Achille de Brandebourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Albert III.
Albert Achille de Brandebourg
AlbrechtAchilles.jpg

Titre Margrave de Brandebourg-Ansbach
(1440 - 1486)
Autre titre Électeur de Brandebourg
Prédécesseur Frédéric II
Successeur Jean Cicéron
Arme chevalerie
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Souverains Albert II
Suzerains Albert II, Frédéric III, Maximilien Ier
Conflits guerres hussites
Biographie
Dynastie Maison de Hohenzollern
Surnom l'Ulysse allemand
Naissance 9 novembre 1414
Tangermünde
Décès 11 mars 1486 (à 71 ans)
Francfort-sur-le-Main
Père Frédéric Ier de Brandebourg
Mère Élisabeth de Bavière-Landshut
Conjoint Marguerite de Bade (1431-1457), Anne de Saxe (1437-1512)
Enfants Jean-Cicéron, Frédéric
Adversaires Frédéric Ier, Louis IX de Bavière-Landshut

Albert, dit l'Achille ou l'Ulysse (9 novembre 1414, Tangermünde – 11 mars 1486, Francfort-sur-le-Main), est margrave de Brandebourg-Ansbach (Albert Ier, 1440-1486), margrave de Brandebourg-Kulmbach (Albert Ier, 1456-1486) et électeur de Brandebourg (Albert III, 1471-1486).

C'est l'un des plus célèbres reîtres de son époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert III est le fils de l'électeur Frédéric Ier de Brandebourg et d'Élisabeth de Bavière-Landshut.

Albert III participe à la guerre contre les Hussites, puis apporte son soutien à l'empereur Albert II contre la Pologne. Après le décès son père en 1440, Albert III reçoit en héritage la principauté d'Ansbach. Malgré son peu de ressources, il prend une place importante parmi les princes allemands en résistant aux villes désireuses d'obtenir leur indépendance.

En 1443, il forme une ligue dirigée principalement contre Nuremberg, où jadis ses ancêtres exerçaient le pouvoir de burgrave. Cette lutte démarre seulement en 1448. Après sa défaite à la bataille de Pilenreuther Weiher, le traité de Barnberg est signé le 22 juin 1450 : Albert III doit rendre les territoires conquis et reconnaître l'indépendance de Nuremberg et des villes avoisinantes.

Albert III soutient l'empereur Frédéric III lors de sa lutte contre les princes désireux d'apporter des réformes au Saint-Empire romain germanique. En échange de sa fidélité, l'électeur reçoit de l'empereur un grand nombre de faveurs, y compris des droits juridiques qui déclenchent l'irritation des princes voisins.

En 1457, Albert III arrange le mariage de son fils aîné Jean Cicéron avec Marguerite, fille de l'électeur Frédéric III de Saxe, héritier des droits de succession sur la Hongrie et la Bohême, et petite-fille de l'empereur Sigismond. Cette tentative d'acquisition de ces deux trônes pour la maison de Hohenzollern échoue ; une tentative de restauration du titre de duc de Franconie par Albert III échoue également.

Les dissensions entre les princes concernant la Réforme hussite aboutissent à une guerre ouverte en 1460. Albert III est confronté à une ligue conduite par le comte palatin Frédéric Ier et Louis IX de Bavière-Landshut. Défait dans ce conflit qui trouve son terme en 1462, Albert III s'allie avec son ancien ennemi, le roi de Bohême Georges de Podiebrady, une action qui pousse le pape Paul II à excommunier Albert III.

En 1457, lorsque son frère Jean IV de Brandebourg-Kulmbach abdique, Albert III de Brandebourg hérite de la principauté de Kulmbach, puis à la mort de son frère Frédéric II de Brandebourg en 1471, il hérite de l'électorat de Brandebourg. Par le traité de Prenzlau en 1472, il apporte à la maison de Hohenzollern la Poméranie. En février 1473, Albert III décrète que le margraviat de Brandebourg doit revenir en totalité au fils aîné, alors que les cadets recevront les possessions franconiennes (Ansbach, Kulmbach) de la maison de Hohenzollern.

Albert III participe à l'élection de Maximilien Ier. Il meurt le 11 mars 1486 à Francfort-sur-le-Main et est inhumé en la cathédrale de Heilsbronn. Il laisse une grosse fortune à ses héritiers. L'aîné, Jean Cicéron, obtient le Brandebourg, tandis que les cadets Sigismond et Frédéric II reçoivent respectivement Kulmbach et Ansbach.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Albert Achille et sa deuxième épouse, Anne de Saxe.

En 1446, Albert III de Brandebourg épouse Marguerite (1431-1457), fille du margrave Jacques Ier de Bade. Six enfants sont nés de cette union :

  • Wolfgang (1450-1450)
  • Ursule (25 septembre 1450 – 25 octobre 1508), épouse le duc Henri Ier de Münsterberg-Oels (de) ;
  • Élisabeth (29 octobre 1451 – 28 mars 1524), épouse le duc Eberhard II de Wurtemberg ;
  • Marguerite (18 avril 1453 – 27 avril 1509), abbesse à Hof ;
  • Jean Cicéron (2 août 1455 – 9 janvier 1499), électeur de Brandebourg ;
  • Frédéric (mort jeune).

Veuf, Albert Achille se remarie le 12 novembre 1458 avec Anne de Saxe (en) (1437-1512), fille de l'électeur Frédéric II de Saxe. Treize enfants sont nés de cette union :

  • Frédéric II (8 mai 1460 – 4 avril 1536), margrave de Brandebourg-Ansbach ;
  • Amélie (1er octobre 1461 – 3 septembre 1481), épouse en 1478 le comte Gaspard du Palatinat-Deux-Ponts (de) ;
  • Anne (1462-1462) ;
  • Barbara (30 mai 1464 – 4 septembre 1515), épouse en 1472 le duc Henri XI de Głogów, puis en 1476 le roi Vladislas IV de Bohême ;
  • Albert (1466-1466) ;
  • Sibylle (31 mai 1467 – 9 juillet 1524), épouse en 1481 le duc Guillaume de Juliers-Berg ;
  • Sigismond (27 septembre 1468 – 26 février 1495), margrave de Brandebourg-Kulmbach ;
  • Albert (1470-1470) ;
  • Georges (30 décembre 1472 – 5 décembre 1476) ;
  • Dorothée (12 décembre 1471 – 13 février 1520), abbesse à Bamberg ;
  • Élisabeth (8 avril 1474 – 25 avril 1507), épouse en 1491 le comte Hermann VIII de Henneberg-Aschach ;
  • Madeleine (29 juillet 1476 – avant le 4 février 1480) ;
  • Anastasie (14 mars 1478 – 4 juillet 1534), épouse en 1500 le comte Guillaume IV de Henneberg-Schleusingen.

Sur les autres projets Wikimedia :

Citation[modifier | modifier le code]

« L'incendie est pour la guerre, ce que le Magnificat est pour les Vêpres. »[1]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Âge, Paris : J.-P. Gisserot, 2005, collection « Les classiques Gisserot de l'histoire », 224 p., ISBN 2-87747-792-4., p. 35.