Adolphe-André Porée

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Adolphe-André Porée, né le 14 mars 1848 à Bernay et mort le 28 février 1939 à Saint-Aubin-d’Écrosville, est un archéologue et historien français.

D’une famille originaire de Beaumont-en-Auge, son père Adolphe Porée dirigeait une teinturerie à Bernay. Très pieux, Porée embrassa la prêtrise à l’âge de vingt-trois ans. En 1871, il devint vicaire à la collégiale des Andelys et en 1875, curé de Bournainville-Faverolles où il restera cinquante-trois ans. Se consacrant, le jour, à ses ouailles, il passait ses nuits à des études d’archéologie, s’intéressant tout particulièrement aux églises de l’Eure, vendues au cours du Premier Empire, aux notabilités locales et à l’impact de la Révolution française.

Le chanoine Porée, qui était également archiviste du diocèse, entreprit, de 1890 à 1892, des expéditions archéologiques à travers la France, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie[1].

En 1882, il découvrit, en collaboration avec l’abbé de La Balle et Gaston Le Breton une statue perdue de Pierre Puget, dans l’ancien parc du château de La Londe à Biéville-Beuville. Cette statue représentant Hercule terrassant l’hydre de Lerne, qui s’élevait à l’origine au château de Vaudreuil, est maintenant au Musée des beaux-arts de Rouen[2].

Disciple d’Auguste Le Prévost et de Léopold Delisle, il fut directeur de la Société des antiquaires de Normandie[1], membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres[3] et officier de l’Instruction Publique[4]. En 1926, il fut fait chevalier de la Légion d’honneur. Plusieurs rues reçurent son nom après sa mort, comme au Bec-Hellouin, Bournainville-Faverolles, Pont-Audemer et Bernay. En 1964, une stèle à sa mémoire fut érigée au cimetière de Bournainville. En 2000, un local de l’ancien presbytère (aujourd’hui la mairie) fut aménagé en musée Porée[1].

L’œuvre magistrale du chanoine Porée est son Histoire de l’abbaye du Bec.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Michel et Thérèse Mesnil, Le Canton de Thiberville : son histoire, son patrimoine, Conches-en-Ouche, Imprim'eure,‎ juin 2003, p. 42-6.
  2. Musée des Beaux-Arts de Rouen, « Pau Puget: Hercule terrassant l’hydre de Lerne »,‎ 2012-08-07.
  3. Charles Picard, Séance du 10 mars : Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 83,‎ 1939 (in Persée lire en ligne), chap. 2, p. 152-6.
  4. Adolphe-André Porée, « L’art normand », collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux,‎ S. Pestel (consulté le 2010-06-26).

Publications partielles[modifier | modifier le code]

  • Description du vitrail de Saint-Léger à Notre-Dame d’Andely, Tours, P. Bousrez,‎ 1877 (Gallica lire en ligne)
  • Guide historique et descriptif de l’étranger aux Andelys, Les Andelys, Caron,‎ 1879
  • Notice sur la seigneurie et le château du Blanc-Buisson, Caen, F. Le Blanc-Hardel,‎ 1884 (Gallica lire en ligne)
  • Guillaume de La Tremblaye, sculpteur et architecte, 1644-1715, Caen, F. Le Blanc-Hardel,‎ 1884 (Gallica lire en ligne)
  • L’Hercule terrassant l’hydre de Lerne de Puget, Bernay, Vve A. Lefèvre,‎ 1884 (in Gallica lire en ligne)
  • Un peintre bernayen : Michel Hubert-Descours, 1707-1775, Bernay, J. et A. Lefèvre,‎ 1889 (Gallica lire en ligne)
  • Histoire de l’abbaye du Bec, Évreux, Charles Herrissey,‎ 1901 (réimpr. Bruxelles, Éd. Culture et Civilisation, 1980) (Archive.org lire en ligne)
  • Note sur Auguste Le Prévost et Charles Nodier, Rouen, L. Gy,‎ 1903 (Gallica lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, vol. 46-47, Société des antiquaires de Normandie, Caen, 1939, p. 15 passim.